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Colette Gaillard » … il faut sonner la fin de la croissance illimitée et du pillage des ressources fossiles … » !


UFFP  a rencontré Colette Gaillard dans le cadre d’un atelier qu’elle avait animé durant les premières assises citoyennes dans la Province de l’Orientale à Oujda ce mois de mai passé.

Une magnifique rencontre humaine comme UFFP aime, autour des combats d’une française devenue marocaine d’adoption et qui cultive sa vision d’une planète protégée et respectée.

Femme de terrain et de conviction, elle porte son combat pour l’écologie et l’agriculture agroécologique du Nord au Sud avec grande passion et conviction !

Ingénieur agronome, d’abord enseignant-chercheur, puis animatrice économique d’une communauté de communes rurales, co-créatrice et directrice d’un Centre d’Ecologie Pratique dans la Drôme (France) pendant 15 ans, elle est aujourd’hui consultante au Maroc et fait le lien afin  de transmettre son expertise en développement durable.

Militante de l’agriculture agroécologique, de l’alimentation saine, propre et juste, de la création d’entreprises sociales et solidaires, elle initie les étudiants à ces valeurs, encourage l’innovation éthique et écologique, et tout concept apte à réussir la transition vers un monde plus responsable et plus humain.

Activités 2015/2016 :

-       Préparation de manifestations avant et autour de la COP22 avec l’Ambassade de France, l’ONU Femmes, en collaboration avec le RIAM (réseau des initiatives agroécologiques au Maroc, dont elle est membre fondateur, ) et Orange Bleue Maghreb ;

-       Accompagnement à la structuration du RIAM ;

-       Organisation et animation de séminaires, forums, tables rondes pour initier et faire connaître à différents publics (étudiants Licence et Mastères, acteurs de terrain, décideurs) les problématiques et solutions du changement climatique et du développement durable ;

-       Etudes et recherches dans le cadre de son bureau d’études Eco Transition Concepts : élevage ovin traditionnel au Maroc, observatoire de l’entrepreneuriat, coaching de créateurs d’entreprise éthiques ;

-       Agricultrice productrice de plantes aromatiques biologiques dans la Drôme.

Colette Gaillard militante ecologiste

Colette Gaillard militante ecologiste

Entretien avec  UFFP :

Vous êtes une militante du mieux vivre en respect de la planète ?

Mieux vivre, pour moi c’est d’abord être heureuse et satisfaite par ce qui m’est accessible, sans chercher le « toujours plus » à tout prix. C’est donner de l’importance à ce qui en a, c’est-à-dire vivre en harmonie avec mes proches, mon réseau d’ami(e)s, respecter les autres espèces animales, m’émerveiller devant la beauté d’une fleur, la majesté d’un arbre ou d’un paysage, pouvoir voyager (sobrement), oui c’est cela mon bonheur. Cette planète nous nourrit, nous habille, nous donne de la joie, respectons-là. C’est d’ailleurs notre intérêt, et celui des générations futures. Si nous continuons à l’exploiter sans vergogne, je ne donne pas cher de la survie de notre espèce.

Du Nord au Sud les dégâts sur notre planète ne sont plus à prouver, et la COP 21 à Paris a laissé quelques empreintes d’une certaine forme de prise de conscience qu’en pensez-vous?

Il ne passe pas un jour sans qu’on annonce localement des catastrophes climatiques. Les experts du GIEC ont clairement établi les responsabilités des activités humaines, notamment de l’industrie et de l’agriculture industrielle, productrices de GES (gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote), dans l’accélération des changements climatiques. Les conséquences dramatiques sont connues et analysées par les scientifiques depuis plus de 50 ans : inondations et sécheresses accrues, montée du niveau des mers, acidification des eaux ; les citoyens commencent à découvrir l’ampleur des phénomènes et de leurs causes.

Habitant et travaillant au Maroc, je n’ai suivi la COP 21 en France que de loin. J’ai donc lu la presse et suivi sur les réseaux sociaux la large sensibilisation des citoyens français autour des enjeux environnementaux. Le nécessaire recours aux énergies renouvelables, la préservation des forêts, l’adaptation de l’habitat, semblent être entendus. L’évolution des habitudes alimentaires, manger moins de viande, plus de fruits et légumes bio, éveillent d’avantage d’intérêt, plus pour des raisons de santé que pour l’environnement, d’ailleurs, mais peu importe si on va dans le bon sens. En revanche, il ne semble pas que la majorité des citoyens soient prêts à revoir leurs comportements en ce qui concerne par exemple leurs habitudes de transports, terrien, aérien et maritime.

Là où la COP21 marque vraiment une évolution positive et une prise de conscience, c’est par la très large mobilisation de la société civile à Paris en décembre 2015. Les associations et ONG ont beaucoup communiqué sur le sujet et sur tout ce qui gravite autour des changements climatiques, avant, pendant et depuis la COP ; les jeunes ont pris une part particulièrement active, ce qui est très intéressant.

De la rhétorique à l’action que faire aujourd’hui? qu’attendez vous de la COP 22 à Marrakech?

Les conséquences dramatiques des activités émettrices de GES existent partout, et en particulier dans les pays du Sud, aux écosystèmes et populations fragiles. Partout en Afrique des voix s’élèvent dans la société civile pour protester contre cette injustice qu’ils subissent au quotidien, victimes d’agissements dont ils ne sont que peu responsables. S’il est opportun, et urgent, de parler d’atténuation des émissions de GES dans les pays industrialisés, on doit plutôt parler de besoin d’adaptation au Sud. Et prendre conscience que la majorité des pays du Sud ont encore un besoin crucial de développement et de croissance.

C’est là que la COP22 devra se distinguer, en reconnaissant la distribution inégale des responsabilités, donc une nécessaire différenciation des actions à mettre en œuvre, et des moyens à y consacrer par les Etats. Ces mêmes Etats qui  composent en permanence entre leurs intérêts économiques et financiers, en général envisagés sur le court terme, et l’impératif de penser leur politique durablement, en prenant en compte le facteur environnemental. Cela produit des décisions contradictoires.

Donc  au-delà des négociations et décisions politiques, il faut bien voir que seul un changement des consciences peut présider à un changement profond de nos comportements. C’est de la société civile que viendront l’information, l’éducation, et les actions qui feront évoluer les comportements énergivores vers plus de sobriété. L’ébullition visible cette année au Maroc autour de la préparation de la COP22 est un excellent présage. Parmi les très nombreuses initiatives de communication et de sensibilisation en cours, je cite l’organisation du Sommet des Consciences pour l’Avenir, du 3 au 7 novembre à Marrakech en prélude de la COP22, porté par le Centre de recherches et de formation en relations interreligieuses, dans l’objectif de « réveiller les consciences et prendre des décisions communes pour un avenir environnemental durable et soutenable ».

Les discours alarmistes de Yann Arthus Bertrand de Nicolas Hulot ou encore de Pierre Rabhi ne suffisent pas pourtant ?

Ils ont fait beaucoup, et de belle façon, pour communiquer et éveiller des consciences aux drames écologiques qui se jouent. Partout dans le monde les lanceurs d’alerte sont nombreux. Mais voilà, nous savons aujourd’hui que nous sommes dans un monde en transition, qu’il faut sonner la fin de la croissance illimité et du pillage des ressources fossiles ; ne perdons pas de temps à chercher des coupables, il est temps de se tourner vers l’avenir, c’est-à-dire de s’engager sur la voie des solutions.

Pourquoi le film « Demain » a-t-il autant de succès ? justement parce qu’il parle des nombreuses expérimentations, des pionniers dans les voies innovantes, qui ouvrent vers d’autres façons de voir le monde, et surtout d’agir, qui nous sortent de cette dépression culpabilisante et immobile.

Mes modèles sont Vandana Shiva, Ana Primavesi, Wangari Maathai, et toutes les femmes qui ont le courage d’agir.

 Partout dans le monde des associations, des fondations, des ONG, leur emboitent le pas. Ils n’ont peut-être pas LA solution, mais les solutions naîtront des initiatives de ces pionniers courageux. Initiatives multiples, diverses, exprimant une créativité infinie et porteuses d’espérance.

Militante de l’agriculture agroécologique, de l’alimentation saine, propre et juste mais dans le Nord cela est presque limité à un effet de mode, et dans le Sud, on peut dire que même si cela peut paraître coûteux, le recyclage et le bio existent déjà non ?

Le Bio coûteux ? la bonne question serait plutôt : pourquoi les produits issus de l’agriculture industrielle polluante sont-ils  si peu chers ? Le jour où le prix des produits tiendra compte de la quantité de CO2 qu’il a fallu pour les produire (pesticides, transport, etc) on aura la surprise de voir les rapports s’inverser ! Sans compter qu’une agriculture propre et locale préserve les petits producteurs, maintient un tissu social rural vivant, entretient les paysages, joue un rôle de puits de carbone, limite les migrations vers des périphéries de villes surpeuplées, précaires, socialement et culturellement difficiles.

Ceci est vrai au Nord comme au Sud. Certes dans les pays en voie de développement, le gaspillage n’est pas comparable, le moindre déchet est recyclé dans les campagnes. En revanche le consumérisme gagne les villes où la gestion des déchets se développe très lentement. Et en ce qui concerne le bio, on voit jusque dans les zones reculées des sacs d’engrais chimiques déposés généreusement en bord de champ par les services des agences de développement des Ministères de l’Agriculture, pour des paysans qui ne savent pas lire leur composition…

Si on veut maintenir une agriculture familiale propre et durable, on doit pouvoir garantir une rémunération « juste » des paysans qui leur permette une vie décente, l’éducation de leurs enfants, des soins de santé, etc.

Voici un exemple qui exprime l’importance du défi, et montre que tout est lié, l’économique, la prise en compte des populations, et les effets écologiques. Dans le Sud marocain, où les exportateurs achètent des dattes pour des prix ridicules,  les oasis sont peu à peu vidées de leur paysans  qui vont chercher ailleurs des moyens de subsistance, et on voit en quelques années et dans des proportions alarmantes les surfaces cultivées peu a peu céder la place au sable ; elles étaient pourtant de magnifiques écosystèmes, de formidables réserves de biodiversité, et le dernier rempart contre le désert. C’est toute la Méditerranée qui est menacée si les oasis disparaissent, dans l’indifférence générale.

Les aléas climatiques ont amené leur lot de servitudes, ces réfugies climatiques de plus en plus nombreux aux portes de nos frontières, assistons nous à de nouvelles formes d’exodes ?

Depuis que la vie existe sur Terre (2,2 milliards d’années), les espèces vivantes ont migré au rythme des changements climatiques, et se sont adaptées. L’ère industrielle (200 ans) voit les phénomènes climatiques s’accélérer, et la réponse des populations d’humains ne peut que s’amplifier. On dispose aujourd’hui pour première fois dans l’histoire d’outils scientifiques de mesure et de modélisation plus performants que jamais. Ils démontrent que les changements climatiques s’emballent, et qu’on va provoquer en 150 ans un réchauffement qui se produisait en cycles de 80 000 ans auparavant (Cf. les travaux de Claude Lorius, glaciologue français du GIEC), d’où un impératif d’adaptation extraordinairement accélérée, défi sans précédent.

Les experts prévoient que les « réfugiés climatiques » pourraient être  de plus de 250 millions d’ici 2050, fuyant principalement les pénuries d’eau et l’insécurité alimentaire. Les populations les plus pauvres étant les plus menacées, les flux migratoires se dirigent d’abord vers les pays développés. Ces mouvements vont intensifier les tensions géopolitiques qui existent déjà.

Pourquoi croyez-vous que des sociétés chinoises investissent de plus en plus massivement dans le foncier en Afrique ? et même en France ?

Une prise en compte intelligente et humainement solidaire des phénomènes migratoires fait partie des défis environnementaux.

Vous êtes investie aussi dans tout ce qui est ’entreprises sociales et solidaires, et vous  initiez les étudiants à ces valeurs, encourageant l’innovation éthique et écologique, et tout concept apte à réussir la transition vers un monde plus responsable et plus humain ? vaste programme?

Les compétences que j’ai développé successivement, gestion d’entreprise, pédagogie, communication, agroécologie, développement durable, ont trouvé naturellement une application dans l’accompagnement d’initiatives écologiquement responsables. Avec la formation et le coaching de jeunes porteurs de projets, c’est-à-dire dans la transmission de mon expérience et de mes savoir-faire, je me sens à ma place. Et comme on a beaucoup moins de chances de se tromper quand on travaille en réseau, et qu’un faisceau de visions et de méthodes différentes sont enrichissantes et souvent complémentaires, d’une part j’interviens le plus souvent en équipe, d’autre part j’accompagne l’éclosion et le développement d’un réseau des initiatives agroécologiques au Maroc (RIAM.ma). Notre dernière action en date est la mise en place de « Marchés Paysans éco-responsables » dans plusieurs centres urbains à proximité desquels nous avons repéré des petits producteurs en agroécologie ou permaculture. La réponse des consommateurs est très positive, et les paysans valorisent leurs efforts.

Parlez nous de votre atelier pour les assises citoyennes à Oujda? selon vous quels sont les défis pour la Province de l’Oriental ?

Les 1ères Assises Citoyennes de la Région de l’Oriental, voulues par les élus de la Wilaya et de la Région, sont venues conclure une série de Forums de Consultations Citoyennes qui se sont tenus dans les provinces sur les semaines précédentes. C’était l’occasion de présenter des éléments de réponses attendus par les populations et les acteurs de la Région, et de les entendre. Une dizaine d’ateliers ont mis en synergie des citoyens et acteurs locaux en vue d’améliorer l’efficacité et le suivi des projets de développement sur des thèmes très divers.

J’y animais un atelier qui analysait les conséquences des changements climatiques et les voies d’adaptations. Les études les plus récentes pour le Maroc et le Maghreb, indiquent que les questions de la sécurité alimentaire, la santé, de l’agriculture, l’érosion, la biodiversité, la vulnérabilité des régions côtières, mais aussi la question de la migration, de l’emploi, sont impactées par les changements climatiques. Les participants de l’atelier, chercheur(e)s universitaires et acteurs de la société civile, s’accordaient pour constater que la vie quotidienne des gens s’en ressent de plus en plus : coupures d’eau, d’électricité (l’électricité est produite par les barrages essentiellement) par exemple.

Ce sujet sensible dans l’Oriental pose de nouvelles questions quant aux stratégies et axes d’action de la Région.

Les participants de l’atelier, très réactifs, sensibilisés et motivés par le thème, ont commencé à constituer un Atlas des différents écosystèmes et des zones particulièrement impactés par les changements climatiques dans l’Oriental ; ils ont insisté sur les actions différenciées qui devront être engagées selon les secteurs, et commencé à recenser les initiatives résilientes au changement climatique, les tentatives d’adaptation ou d’atténuation. Ils ont surtout émis des recommandations pour les élus et acteurs des territoires, suggérant ainsi comment ils peuvent être attentifs à la façon dont les politiques régionales et locales intégreront cette dimension.

J’espère que cette expérience de participation et d’engagement sera écoutée, renouvelée, et suivie d’effets !

Que tirez vous de cette première expérience?                                                

Il y a presque 30 ans que je travaille de façon interactive et participative avec les acteurs de terrain. Il m’apparait évident que les modèles importés, même avec la plus grande compétence et la meilleure intention du monde, dès lors qu’ils ne sont pas imaginés localement par les populations concernées, sont voués à l’échec. Seul le paysan, l’entreprise, le groupe d’habitant, l’association,…, impliqués sont à même d’expliciter leurs besoins et leurs motivations, et d’imaginer leurs propres solutions. Il suffit de leur donner la parole dans le respect et la bienveillance, de leur faire confiance et de les accompagner, en leur fournissant à la demande les éléments de formation et d’information qui les aideront à faire eux-mêmes leur chemin.  Je suis heureuse de constater que cette idée se répand activement.

Dès lors tout devient facile et se résume à quelques principes : travailler en coopération avec la nature et non contre elle, parce que la nature a sa propre capacité de résilience ; que chacun développe, là où il vit, là où il travaille, à la mesure de ses moyens, des solutions qui lui permettent de vivre sainement, ici et maintenant ; qu’enfin ces modèles de vie soient en harmonie avec les autres groupes humains.

Résumé de l’atelier des Assises Citoyennes Régionales de l’Oriental animé par   Colette Gaillard

L’atelier visitait le thème des changements climatiques, réalité tangible affectant de plus en plus la vie quotidienne des gens. Les études les plus récentes pour le Maroc et le Maghreb, indiquent que les questions de la sécurité alimentaire, la santé, de l’agriculture, l’érosion, la biodiversité, la vulnérabilité des régions côtières, mais aussi la question de la migration, de l’emploi, sont impactées par les changements climatiques.

Ce sujet sensible dans l’Oriental pose de nouvelles questions quant aux stratégies et axes d’action de la Région.

L’atelier les a abordé de manière ouverte, concrète, pragmatique et pédagogique : comprendre les dynamiques d’évolution climatiques (responsabilité des activités humaines, conséquences, enjeux…), recenser les secteurs particulièrement impactés, les actions résilientes au changement climatique, les initiatives d’adaptation ou d’atténuation.

Les participants de l’atelier, chercheures et acteurs de la région, sensibilisés et très motivés par le thème, ont commencé un Atlas des impacts des changements climatiques dans les différents écosystèmes (principalement 5) composant la Région de l’Oriental.

Ils ont en conclusion émis des recommandations pour les élus et acteurs des territoires, suggérant ainsi comment ils peuvent être attentifs à la façon dont les politiques régionales et locales intégreront cette dimension.

 

Le Centre d’Ecologie Pratique de  St-Ferréol (Drôme)

 

Avec mon compagnon et partenaire Dominique Linossier, nous avons conçu le premier éco-centre (en 1994) articulant des activités de production, formation, expérimentation et accueil autour d’un cœur de projet fondé sur l’agriculture biologique. Nous avons voulu créer un lieu de vie écologique, centre de ressources pour l’environnement, ou toutes les activités sont interaction et synergie les unes avec les autres, et surtout en cohérence avec le projet d’éco-centre. Nous étions déjà tout près de la permaculture.

Dès son acquisition en 1995, nous avons fait le choix de réhabiliter le Château de Saint-Ferréol, ferme fortifiée du XIII° siècle, dans une démarche de Haute Qualité Environnementale pour concilier respect de l’environnement et santé, respect de la tradition et confort moderne.

De son ouverture en 1997, jusqu’à 2010, j’ai assuré la fonction de direction administrative et financière du Centre, le management de l’équipe de salariés, et l’animation de l’association « les Sources de Saint-Ferréol », créée pour appuyer le Centre d’Ecologie Pratique sur son orientation stratégique et les relations avec nos partenaires.

 

Mes activités :

 

  • Conception et commercialisation des formations agri-environnementales ou d’éco-construction en résidentiel : agriculture biologique, construction de capteurs solaires thermiques, construction d’éoliennes domestiques, construction de serres et de maisons bioclimatiques en terre et paille … (Cf blog http://actusaintferreol.canalblog.com/)

 

  • Cycle de conférences sur de nombreux thèmes liés à l’environnement (alimentation, santé, construction,…)

 

  • Conception et montage de programmes de séminaires en résidentiel pour des entreprises : team building, coaching, développement personnel, stratégie d’entreprise ;

 

  • Conception de projets et participation au développement de l’Ecotourisme dans le département  (la bicyclette fleurie, Accueil Paysan,…)

 

  • Jardinage et basse-cour (mes passions) pour produire les volailles, fruits, légumes, et herbes bios de la table d’hôte

 

 

 

J’ai tout donné à ce projet d’éco-centre pendant plus de 15 ans, et j’ai voulu, suite à quelques alertes de santé, lever le pied. Je n’ai pas cessé pendant toute cette aventure de répondre à des demandes d’expertise, à l’international en particulier. Lorsque des opportunités de mission se sont présentées du côté du Maroc, pays que j’aime depuis longtemps et qui me rappelle l’Andalousie de mon enfance, j’ai sauté dans l’avion ! Et j’y suis tellement bien, avec de nombreux amis qui comme moi défendent la cause d’une agriculture durable, respectueuse des paysans et de l’environnement, que j’y reste, 6 ans après.

 

Si aujourd’hui l’association « les Sources de Saint-Ferréol » a dû être dissoute suite à notre départ, je suis heureuse et tranquille d’avoir transmis les clés et l’esprit du lieu à « l’Ecole de la Nature et des Savoirs », qui a ouvert une école primaire laïque privée : «  Caminando », dans la filiation de l’Ecole du Colibri.

(www.ecolenaturesavoirs.com/projets/caminando-le-lieu/)

 

 


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