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Zohra Drif-Bitat, Sénatrice et vice présidente du Conseil de la Nation

Ajouté par , Le mars 27, 2012 , dans Femmes et Hommes d’Ethique

Par Hakima Kernane

photos DR

Héroïne de la révolution algérienne


Zohra Drif Bitat est une figure emblématique de l’histoire de l’Algérie. Veuve de un des neuf chefs historiques de la révolution algérienne, Mme Drif est une Moudjahida (résistante) de premier ordre.
Née en 1934, dans les environs de Tiaret, à 200 km du Sud Est d’Oran, d’une famille de notable, elle effectue ses études secondaires au lycée Fromentin et ses études supérieures à la faculté de droit d’Alger.
Agée à peine d’une vingtaine d’années, elle était révoltée par l’injustice du colonialisme envers les indigènes musulmans, elle s’est engagée dans la résistance. C’est ainsi qu’elle a rejoint la cellule chargée, à cette époque de la guerre, de poser des bombes dans des endroits fréquentés par les Européens. Elle a, d’ailleurs, participé à l’opération de la bombe du Milk Bar, en 1956, où on a enregistré trois morts et plusieurs blessés. « Le réseau de la bombe », dont faisait partie Mme Drif, était un axe central dans la bataille d’Alger. Ces compagnons sont des figures emblématiques de la guerre de libération algérienne comme Ali la pointe, Hassiba Ben Bouali et Yacef Saadi. Elle a été arrêtée avec ce dernier en 1957.
Condamnée, en 1958, à vingt ans de travaux forcés par le tribunal militaire d’Alger pour terrorisme, elle a été emprisonnée, dans un premier temps, dans le quartier des femmes de la prison de Barberousse puis transférée, par la suite, dans diverses prisons françaises. Le général De Gaulle l’a gracie, en 1962, après l’indépendance du pays. Zohra Drif est considérée par les algériens comme une héroïne de la révolution algérienne.

Zohra Drif, connue pour son militantisme et son franc parler, occupe la scène politique et n’hésite pas à critiquer – ouvertement et librement – les prises de position ou les décisions des responsables politiques en poste dans le gouvernement algérien.
Dans ce même contexte, elle a été révoltée par la promulgation du code la famille en 1984. Avocate de métier, elle a critiqué, haut et fort, ses articles de lois qui ont considéré la femme algérienne comme étant un être mineure à vie.
Actuellement, elle est sénatrice et vice présidente du conseil de la nation. Elle n’a pas hésité, lors d’un meeting, de fustiger la politique du chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, concernant le malaise et la mal-vie des algériens. En s’adressant à lui, en décembre 2010, elle a déclaré : « je ne comprends pas pourquoi est ce que les chiffres indiquant la bonne santé du pays ne se répercutent pas sur la situation des citoyens algériens ? (….) Les Algériens ne sont pas heureux et ne vivent pas dans la quiétude ».
Plus récemment encore, au sujet de la levée de l’état d’urgence, Mme Drif a considéré que c’est une décision capitale et historique. « Le chef de l’État a répondu aux aspirations de son peuple » a t-elle précisé lors de l’émission « Invité de la rédaction » de la radio algérienne chaine III. Elle aspire, aujourd’hui, à un changement radical dans l’exercice du pouvoir dans le pays.
Militante en faveur de la jeunesse algérienne :
Au sujet des malaises de la jeunesse algérienne, elle appelle les pouvoirs publics à lancer un débat général et transparent pour élucider tous les problèmes de la jeunesse algérienne qui représente 70% de la population. L’objectif de cette consultation est de répondre aux aspirations et aux attentes d’une jeunesse dont les droits ont été négligés et non respectés, répète-elle souvent lors des débats organisés au Senat.
Les harragas (les clandestins) : Les algériens se souviennent de cette phrase adressé au premier ministre algérien : « Y a –t-il une solution pour les harragas, M. Ouyahia ». Un cri du cœur, un moyen pour interpeller le gouvernement sur l’épineuse question des harragas. « J’ai déjà attiré, par le passé, votre attention sur ce fléau et ses conséquences désastreuses si les problèmes réels poussant les jeunes à la harga ne sont pas solutionnés ».
Concernant le secteur éducatif, Zohra Drif propose d’organiser un débat pour améliorer la qualité de l’enseignement dans le pays. Il faut savoir que le système éducatif algérien est considéré, par les spécialistes du secteur, comme étant très préoccupant. L’aspect quantitatif a été pris en compte par les pouvoirs publics au détriment de la qualité de l’enseignement. Pour donner un vrai sens à l’enseignement de l’histoire, la sénatrice préconise la création d’une commission réunissant des spécialistes et des historiens de haut niveau ainsi que des experts pour mettre en place un programme d’enseignement répondant aux différentes facettes de l’histoire multiculturelle et multicivilisationnelle du pays.

Très concernée également par les problèmes sociaux de ses concitoyens, Mme Drif a réagi au sujet de la crise cruciale et interminable en Algérie. Malgré le lancement du programme d’un million de logements, les résultats ne sont pas visibles et les algériens peinent à trouver un logement décent. A ce sujet, elle a intervenue sur la question du budget consacré à ce secteur en déclarant que : « Il y’a des sommes colossales qui sont dégagées et il y’a des projets fantastiques, mais seront-ils laissés aux mêmes acteurs qui n’ont pas réussis ».
A l’approche de la célébration du 50e anniversaire de l’indépendance, la sénatrice propose qu’on ouvre, enfin, un débat profond sur la situation politique, économique et sociale de l’Algérie. « Nous devons réfléchir aux défis du 21e siècle car rien n’est acquis pour la stabilité et la souveraineté de notre pays ». Une stabilité et une souveraineté pour lesquelles elle a cru, militer et gagner avec ses compagnons en 1962. A en entendre les cris du cœur de cette dame qui a marqué, à sa façon, l’histoire de son pays, les idéaux d’hier sont également ceux d’aujourdhui


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