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Assane Mboup de Télé Ecole Sénégal « … dans une ère de prolifération et de foisonnement de médias , l’éducation mérite sa place  » !


A l’heure du numérique et des médias citoyens , UFFP est allée à la rencontre d’Assane Mboup et de Télé Ecole, dans le cadre des Assises citoyennes sur Oujda.
Ce média est dans l’innovation de l’information et de l’éducation, il ne  remplace pas l’école,  mais  l’appuie.  La conviction est aussi que le support ne peut prendre la place de l’homme qui fait le contenu du support. Et de ce point de vue, le support numé- rique vient participer au processus de démocratisation de l’accès à l’information éducative par sa mise à disposition efficiente sans contrepartie financière et sans barrières géographiques.
Télé-Ecole, est  la Télé 100% éducation.
mister blue
Entretien avec UFFP
Parlez nous de votre parcours ?
Je me nomme Assane Mboup, je viens d’avoir 40 ans et je me pose encore des questions sur mon parcours. Qui suis-je? La recherche de réponses est tellement problématique que je me suis résigné à adopter un nom de fonction, citoyen ami du monde, Mister Blue. C’est non seulement plus simple mais surtout plus juste car le monde est fait de valeurs d’amitiés et d’amour. Un parcours de folies, c’est le vecteur de mon cursus. Elève je me proposais à réaliser toutes les cartes géographiques de tous les pays du monde. J’y croyais fermement. Je démarrais avec l’Afrique, j’en fis quelques unes, je devais préparer mon Brevet de Fin d’Etudes Moyennes, il me fallait suspendre. En classe de terminale je publiai mon premier livre en anglais pour me rendre compte plus tard que j’étais dans un pays francophone. Je devais repasser en mode traduction, des folies qui ne se justifiaient pas. Et parallèlement je poursuivais des études en sciences spirituelles qui me menaient à approfondir des recherches sur les relations humaines sur terre. Où trouver l’équilibre? La philosophie devient mon domaine phare et pourtant je devais me retrouver au département d’anglais. Finies les études universitaires j’enchaînai en études supérieures en comptabilité. ensuite troisième cycle en Communication et en management. J’étais déjà Directeur Administratif et Financier d’une industrie de peinture au Sénégal. Un an après je suis DGA et au bout de trois ans de services couplés d’études et de recherches approfondies en communication, spiritualité et management, ma passion à l’écriture m’amène à la production d’une dizaine de livres dont huit (8)déjà publiés. Le dernier en date VALEURS DE PAIX, aux Editions l’harmattan à Paris. 2003, je décidais de créer ma société.
Un cabinet d’expertise en Communication et en Management du nom de Show Me. L’histoire des jeunes savants m’intéresse. Les jeunes surdoués, les hauts potentiels. J’essayais de les comprendre, de comprendre leurs problèmes, les désynchro qui existait entre eux et les autres et ce que leur réservait la vie comme ignorance, comme incompréhension. Je décidais alors d’organiser un forum national dans l’objectif de dénicher ces incompris, de leur offrir une plateforme d’épanouissement pour les accompagner à la réalisation de leur rêve : c’est le FORUM DES JEUNES CRACKS ET CREATEURS DU SENEGAL. La valeur de ce Forum révéla des talents impressionnants. Des jeunes génies informaticiens hors pairs, des non-voyants presque savants, des artistes innés jusqu’à ce que l’on tombe sur un jeune créateur de Fusées. Les gens ont peur, je suis traqué, contrôlé, suivi même alors que mon ambition était de faire comprendre aux Sénégalais que ma patrie était riche de valeurs et de savoirs-faire qu’il fallait accompagner. Heureusement que c’est maintenant compris, ou du moins je l’espère. J’enseignais la Communication, expert formateur, je fais le tour du monde d’universités à universités. Un peu de fougue, de folies et de rêves, je devais me calmer pour ne pas tomber dans le piège des artifices de fonctions et de statuts mondains. Ma passion pour l’échange par les voyages me fit comprendre que le monde existait en dehors de mon CENTRE. Il fallait partager, écouter l’autre. EN 2006, je suis sélectionné par le Département d’Etat Américain pour représenter l’Afrique de l’Ouest avec 24 autres jeunes chercheurs et experts pour travailler sur la thématique du Business Development avec les plus grandes universités des Etats Unis dont Harvard University. Notre travail fut le fruit de profondes réflexions sur les relations entre l’humain et le business avec l’apport des médias. C’est le déclic d’un nouveau rêve. Encore une folie avancée : créer une télévision 100% éducative au service de la citoyenneté du partage et de l’échange. une télévision au service de la santé, du civisme, de l’innovation pour le développement durable, de la démocratie, du genre, de l’éthique, du rapprochement des peuples dans la paix et la tolérance. Une télévision POSITIVE, une télévision hors business… Est-ce possible? tel était la question que me posaient les gens, toujours et toujours. J’acceptais de rêver, car oui le monde est aussi fait de rêves et de folies. Je devais alors travailler à l’existence de cette télé de folie. une première en Afrique et me dit-on dans le monde toute entière. Je racolais les morceaux financiers, de mes consultantes professionnels, du fruit des marchés de mon cabinet, de l’engagement volontaire de mes amis, j’installais petit à petit la télé tout en ayant à l’esprit qu’il ne fallait pas que je pense qu’il faut des milliards pour faire une télé, mais qu’il fallait juste rester intelligent et innover tout en s’ouvrant aux autres. Des studios en mode récupération, des cabines de montage recyclés, je fis appel aux jeunes créateurs qui avaient participer à mes forums des inventeurs, et ensemble nous créâmes une plateforme technologique révolutionnaire haute définition nous menant à la création d’une IPTV désormais téléchargeable en mode mobile et en mode Box international
 2012 : la Télé allait naître ?
 TELE-ECOLE est lancée. Avec le moyens du bord mais assurant une qualité TOP de diffusion et un programme 100% éducatif avec l’engagement de personnes ressources bénévoles et expertes. L’Etat du Sénégal s’intéresse à travers son ministère de l’Education, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Ministère de la Formation Professionnelle. C’est l’occasion de remercier le Président du Conseil de Télé-Ecole, Mr Mazide Ndiaye un encadreur de talents, mon associé, bénévole et surtout patient à supporter mes folies. Des personnes ont cru en mon rêve dès le début; Mr David Applefield aujourd’hui, Président de la Commission relations internationales de Télé-Ecole et ambassadeur itinérant, Mr Mouhamet Diop Président de la Commission IT. Et en 2014, des acteurs de la télévision éducatives se réunissent à Lyon (France) pour créer l’Union Internationale des Télévisions Educatives Francophones. Je suis alors élu président à l’unanimité avec comme mission d’élargir les champs des TV éducatives à travers le monde par la prise en charge des préoccupations éducatives dans leur globalité et leur diversité. Que propose Télé Ecole? Notre optique est qu’on ne remplace pas l’école, on l’appuie. Notre conviction est aussi que le support ne peut prendre la place de l’homme qui fait le contenu du support. Et de ce point de vue, le support numérique vient participer au processus de démocratisation de l’accès à l’information éducative par sa mise à disposition efficiente sans contrepartie financière et sans barrières géographiques. Notre objectif est de participer au renforcement des actions d’aide à l’éducation, l’échange inter-écoles, mais aussi et surtout l’appui aux élèves, étudiants et professionnels de l’entreprise de tous niveaux par la création d’une plateforme média gratuite de révisions, d’études, de formation et d’entraide pour le développement.
Qu’est ce qui vou fait de vous  une école unique ?
La particularité de Télé-Ecole est que les présentations sont faites par les élèves et étudiants en collaboration avec les citoyens, encadrés par des professionnels. Par sa grille des programmes, TELE-ECOLE invite les élèves et les étudiants à investir les médias mais dans une approche différente de celle de la distraction mais plutôt orientée vers des émissions de langue, de science, de culture générale, de débats entre élèves et étudiants sur des questions liées à leur cursus scolaire avec l’encadrement de personnes ressources compétentes. Par sa grille des programmes, TELE-ECOLE participe au développement de l’entreprise, de l’éducation environnementale, de la citoyenneté et du civisme… à travers des contenus élaborés et présentés par les élèves avec l’encadrement des spécialistes. Nous avons voulu instituer un espace de rivalité de classes dans l’excellence à travers des contenus pédagogiques filmés et diffusés à la télé. Une autre façon de voir un media et la presse? Oui, je pense que c’est une façon logique de voir les médias dans un monde où la communication s’impose en pouvoir. Oui il me semble qu’il faille redistribuer les rôles de façon légale et autonome au point de donner à l’humain sa part du pouvoir de décision pour mériter son droit de participer à son bien être sans conditions imposées de façon virtuelle par les médias, vecteur soit de valeurs soit d’anti-valeurs. C’est aussi une autre façon de faire de la télé en donnant la primeur non pas aux artifices des pratiques mais à la valeur des contenus tout en impliquant toutes les couches socioprofessionnelles. une façon de faire de la télé pour le peuple et par le peuple en toute transparence. Et c’est là toute la valeur de la télé éducative dont les programmes naissent des besoins exprimés par les citoyens. Que pensez vous des médias citoyens et engagés à l’heure de la globalisation et du journalisme épicerie, comment vous différenciez vous? En réalité, on n’essaie pas de nous différencier. On fait ce que l’on estime devoir faire. C’est à dire donner la parole aux citoyens pour assurer un traitement équitable de l’information dans sa valeur éducative.
Notre conviction est que dans une ère de prolifération et de foisonnement de médias et de presse, l’éducation mérite sa place. Et pour ce faire, le Business-Education constituerai l’antimodèle à ne surtout pas promouvoir dans une approche télé-éducative. Il faut alors s’engager avec beaucoup de conviction projetant les risques devant soi tout en restant disposé à endurer des épreuves avant la consécration. Vous formez une certaine élite de la réflexion, on reproche beaucoup à la presse de chez nous d’être dans le marketing, la communication , la propagande et de ne pas être libre et indépendante? Vous savez, la presse et les médias, c’est par essence la liberté. Il est cependant regrettable de constater des abus par ci des écarts par là, mais toujours est-il que dans la profession, il y’a toujours de la crème d’éthique qui pousse et pousse encore pour sauvegarder l’image. Je dis souvent à mes étudiants que si on veut être bon en communication ou en journalisme, on doit toujours se dire qu’on aura jamais beaucoup d’argent. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas être riche en pratiquant le métier mais qu’il y’a tellement de sacrifice dans la protection des valeurs que l’on est souvent confronté à la problématique de la GRANDE DECISION; à savoir : CEDER ou RESISTER. Pour nous qui sommes les défenseurs de la Télévision éducative, le Business est notre pire ennemi.
Non au journalisme épicerie ?
Oui pour éviter le chantage, et le dicta du sponsor, nous avons opté pour une télé participative dans laquelle les population sont au sein du centre de décision dan les choix à opérer ainsi que dans les programmes à valider. Comment vous positionnez vous? – Une Télé qui pousse de pépinière à chaîne de valeur, à démultiplier en Afrique pour démocratiser l’accès à l’éducation gratuite tout en offrant l’opportunité aux élèves et étudiants de participer de façon positive à la marche de leur Nation par l’implication aux grandes problématiques de développement : – l’école et les études – La santé – La démocratie – Le Genre – L’environnement – La citoyenneté, le civisme – L’échange solidaire – la Paix – La lecture pour l’éveil et l’ouverture – etc – En tant que 1ère chaîne de télé Educative de l’Afrique, servir de tremplin pour imposer l’Education pour tous.
Parlez nous de votre participation aux assises citoyennes à Oujda?
Pour moi, les assises citoyennes de l’Oriental organisées à OUJDA constituent la grande opportunité de partage avec des concitoyens du monde mais aussi et surtout l’occasion de passer à la vitesse supérieure. En effet, j’ai le plaisir d’informer le monde entier qu’à la suite de l’atelier que j’ai eu le privilège d’animer sur la problématique de l’Education et des Médias, une télévision éducative est née à Oujda: OUJDA TV. Et c’est l’occasion pour moi de remercier la confiance du programme de coaching territorial dirigé par Mr Gautier Brygo qui m’a permis de valoriser une expérience qui risque de faire le tour du monde dans la solidarité et l’échange. En quoi les nouveaux médias peuvent réellement faire évoluer les mentalités et nos sociétés? Les nouveaux médias jouent à mon avis un rôle de sentinelle et de cellule de veille. 
Que propose Télé Ecole? Notre optique est qu’on ne remplace pas l’école, on l’appuie. Notre conviction est aussi que le support ne peut prendre la place de l’homme qui fait le contenu du support. Et de ce point de vue, le support numérique vient participer au processus de démocratisation de l’accès à l’information éducative par sa mise à disposition efficiente sans contrepartie financière et sans barrières géographiques. Notre objectif est de participer au renforcement des actions d’aide à l’éducation, l’échange inter-écoles, mais aussi et surtout l’appui aux élèves, étudiants et professionnels de l’entreprise de tous niveaux par la création d’une plateforme média gratuite de révisions, d’études, de formation et d’entraide pour le développement. La particularité de Télé-Ecole est que les présentations sont faites par les élèves et étudiants en collaboration avec les citoyens, encadrés par des professionnels. Par sa grille des programmes, TELE-ECOLE invite les élèves et les étudiants à investir les médias mais dans une approche différente de celle de la distraction mais plutôt orientée vers des émissions de langue, de science, de culture générale, de débats entre élèves et étudiants sur des questions liées à leur cursus scolaire avec l’encadrement de personnes ressources compétentes. Par sa grille des programmes, TELE-ECOLE participe au développement de l’entreprise, de l’éducation environnementale, de la citoyenneté et du civisme… à travers des contenus élaborés et présentés par les élèves avec l’encadrement des spécialistes. Nous avons voulu instituer un espace de rivalité de classes dans l’excellence à travers des contenus pédagogiques filmés et diffusés à la télé.
Une autre façon de voir un média et la presse? Oui, je pense que c’est une façon logique de voir les médias dans un monde où la communication s’impose en pouvoir. Oui il me semble qu’il faille redistribuer les rôles de façon légale et autonome au point de donner à l’humain sa part du pouvoir de décision pour mériter son droit de participer à son bien être sans conditions imposées de façon virtuelle par les médias, vecteur soit de valeurs soit d’anti-valeurs. C’est aussi une autre façon de faire de la télé en donnant la primeur non pas aux artifices des pratiques mais à la valeur des contenus tout en impliquant toutes les couches socioprofessionnelles. une façon de faire de la télé pour le peuple et par le peuple en toute transparence. Et c’est là toute la valeur de la télé éducative dont les programmes naissent des besoins exprimés par les citoyens. Que pensez vous des médias citoyens et engagés à l’heure de la globalisation et du journalisme épicerie, comment vous différenciez vous? En réalité, on n’essaie pas de nous différencier. On fait ce que l’on estime devoir faire. C’est à dire donner la parole aux citoyens pour assurer un traitement équitable de l’information dans sa valeur éducative. Notre conviction est que dans une ère de prolifération et de foisonnement de médias et de presse, l’éducation mérite sa place. Et pour ce faire, le Business-Education constituerai l’antimodèle à ne surtout pas promouvoir dans une approche télé-éducative. Il faut alors s’engager avec beaucoup de conviction projetant les risques devant soi tout en restant disposé à endurer des épreuves avant la consécration. Vous formez une certaine élite de la réflexion, on reproche beaucoup à la presse de chez nous d’être dans le marketing, la communication , la propagande et de ne pas être libre et indépendante? Vous savez, la presse et les médias, c’est par essence la liberté. Il est cependant regrettable de constater des abus par ci des écarts par là, mais toujours est-il que dans la profession, il y’a toujours de la crème d’éthique qui pousse et pousse encore pour sauvegarder l’image. Je dis souvent à mes étudiants que si on veut être bon en communication ou en journalisme, on doit toujours se dire qu’on aura jamais beaucoup d’argent.
Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas être riche en pratiquant le métier mais qu’il y’a tellement de sacrifice dans la protection des valeurs que l’on est souvent confronté à la problématique de la GRANDE DECISION; à savoir : CEDER ou RESISTER. Pour nous qui sommes les défenseurs de la Télévision éducative, le Business est notre pire ennemi. Et pour éviter le chantage, et le dicta du sponsor, nous avons opté pour une télé participative dans laquelle les population sont au sein du centre de décision dan les choix à opérer ainsi que dans les programmes à valider. Comment vous positionnez vous? – Une Télé qui pousse de pépinière à chaîne de valeur, à démultiplier en Afrique pour démocratiser l’accès à l’éducation gratuite tout en offrant l’opportunité aux élèves et étudiants de participer de façon positive à la marche de leur Nation par l’implication aux grandes problématiques de développement : – l’école et les études – La santé – La démocratie – Le Genre – L’environnement – La citoyenneté, le civisme – L’échange solidaire – la Paix – La lecture pour l’éveil et l’ouverture – etc – En tant que 1ère chaîne de télé Educative de l’Afrique, servir de tremplin pour imposer l’Education pour tous.
Parlez nous de votre participation aux assises citoyennes à Oujda? Pour moi, les assises citoyennes de l’Oriental organisées à OUJDA constituent la grande opportunité de partage avec des concitoyens du monde mais aussi et surtout l’occasion de passer à la vitesse supérieure. En effet, j’ai le plaisir d’informer le monde entier qu’à la suite de l’atelier que j’ai eu le privilège d’animer sur la problématique de l’Education et des Médias, une télévision éducative est née à Oujda: OUJDA TV. Et c’est l’occasion pour moi de remercier la confiance du programme de coaching territorial dirigé par Mr Gautier Brygo qui m’a permis de valoriser une expérience qui risque de faire le tour du monde dans la solidarité et l’échange. En quoi les nouveaux médias peuvent réellement faire évoluer les mentalités et nos sociétés? Les nouveaux médias jouent à mon avis un rôle de sentinelle et de cellule de veille. A l’instar des « monitoring room » en période électorale, les nouveaux médias, de par leur capacité de massification et de transparence, devraient se constituer davantage en réseaux pour rester les yeux et les oreilles des citoyens qui, de plus en plus exigent leur implication responsable dans les affaires de la cité.


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