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Dr Thomas LAMOTTE neurologue »… nous avons une stratégie dans la vie qui dépend de notre histoire… » !

Ajouté par , Le février 1, 2017 , dans Buzz, Ethical Planet, Evénement, PSY, Santé

Et si la maladie était aussi une question de représentation affective et symbolique? Une grande question existentielle, que nous allons vous faire découvrir, au travers de cet entretien inédit avec le neurologue le Dr Thomas Lamotte.

Après son ouvrage majeur «Et si la maladie n’était pas un hasard» sorti en 2008, le Dr Thomas- Lamotte publie enfin la suite de ses travaux résultant de ses 40 années d’expérience en tant que médecin des hôpitaux et neurologue.Ce que Sigmund Freud a montré (l’inconscient agissant à travers nos paroles, actes et rêves) le Dr Thomas-Lamotte nous prouve que notre inconscient régule aussi nos maladies, blessures et accidents selon des schémas dont il expose les logiques, et cela afin de compenser des «non-dits».

L’auteur développe avec des cas pratiques une nouvelle approche de la médecine et du malade qui, dans la grande très grande majorité des cas, est devenu souffrant à cause d’un conflit de séparation, de territoire ou de non-dits.

Et clairement, la lecture de ce livre paru aux éditions des Jardins du Livre,  nous enseigne infiniment plus sur nous-mêmes en une semaine que ne pourraient le faire des années de psychanalyse.E

lamotte

Brillant, intelligent et logique. Le travail du Dr Thomas-Lamotte illustre parfaitement le «s’en rendre malade» de la langue française.

9782369990420
Entretien avec UFFP :
Pourquoi ce livre maintenant ?
Sans le savoir, les êtres humains vivent à longueur de temps de compensations symboliques inconscientes (CSI). Une CSI est un processus déclenché automatiquement par le cerveau inconscient
au réveil d’un mauvais souvenir refoulé (du fait d’une culpabilité qui n’a jamais été dite à personne). Malgré un éventuel changemement de stratégie, à un moment donné la culpabilité se réveille : il faut alors l’atténuer en l’exprimant sous forme d’alibi symbolique. Ray Charles devient aveugle après avoir vu son petit frère se noyer. S’il ne peut voir, c’est « comme si » il n’avait pu voir cette scène qui le culpabilise encore maintenant. Cette déculpabilisation est ridicule car elle se fait a posteriori, éventuellement dangereuse (maladie grave). Le rôle du soignant est de recueillir l’aveu qui n’a jamais été fait : il permet la disparition du symptôme. Il m’a fallu trente ans d’écoute pour comprendre ce mécanisme inconscient qui existe à l’échelon personnel, familial transgénérationnel, social, et même de l’univers et que l’on retrouve dans la maladie, l’accident, l’incident, les goûts, les croyances. Ce livre sur la maladie est le premier volume portant sur la « médecine des mauvais souvenirs ». Il sera suivi de l’étude de la CSI dans la vie quotidienne, familiale puis de l‘apport de la lecture de la bible par rapport à ces compensations symboliques.
UN cheminement ET  toute une réflexion sur le comportement que l’on a  face à la maladie?

Nous avons une stratégie dans la vie qui dépend de notre histoire. Chacun vit comme si les traumatismes les plus infantiles allaient se reproduire et comme s’il fallait rechercher le paradis perdu du début. Et là où l’écoutant découvre des stratégies similaires, des culpabilités similaires, il découvre des pathologies identiques. Cela n’a donc rien à voir avec les facteurs de risque incriminés par les médecins tels que le tabac, les microbes, ou le mode d’alimentation. Mais comme tout être vivant, les médecins raisonnent à partir de leurs propres compensations symboliques, avec un besoin de maîtriser le mal. Pour se défaire définitivement d’un symptôme,il ne s’agit pas de LUTTER contre lui, il convient de se soulager du poids d’une culpabilité (au sens large du terme). Comme notre inconscient est plein de vieux souvenirs culpabilisants, sans savoir quand, nous sommes susceptibles de voir l’un ou l’autre se réveiller un jour ou l’autre.   C’est alors que le cerveau inconscient déclenchera le symptômequi convient.

Comment apprendre à s’écouter? comment faire le lien avec la maladie? peut on réellement l’apprivoiser sans s’en « rendre malade » ?
C’est difficile de s’écouter, c’est-à-dire d’être constamment à la recherche de nos « mauvaises actions » même quand on est averti , car nous sommes ni véritablement, ni entièrement coupables de ces mauvaises expériences et parce que le processus de maladie se met automatiquement en place à un niveau inconscient. Mais il est vrai que dans une famille idéale où on a l’habitude de se raconter aussi bien tout ce dont on est fier que tout ce qui nous culpabilise, la santé sera meilleure aujourd’hui et dans la descendance.
Aujourd’hui pensez vous que la médecine souffre d’une forme de déshumanisation? et le malade n’est il pas également dans la peur des non dits?comment doit il faire face à la pathologie?

Il faut toujours se méfier des mots. Je pense que la médecine a fait de gros progrès d’humanisation dans la prise en charge du malade (compassion, accompagnement de fin de vie, prise en charge pluridisciplinaire …). La peur du procès a également obligé les médecins à prendre des gants avec le patient. Par contre, les médecins ont perdu de vue ce qui fait l’humain : l’être humain est constitué d’un corps et d’une âme qui anime le corps. Si le corps fonctionne différemment, de façon dite pathologique, c’est peut-être que son animation est perturbée par une blessure de l’âme. Pour s’occuper de l’âme, il faut écouter le patient sur sa vie intérieure de façon fouillée et non pas appliquer au malade un discours « prêt à porter » du cas qu’il représente. Beaucoup de maladies sont malheureusement liées aux conflits induits par le comportement et le discours stéréotypés des médecins qui ne s’adapte pas à la singularité de chaque malade.

Une nouvelle relation thérapeute patient est à redéfinir? dompter la maladie c’est dompter sa psyché?

Il paraît nécessaire aujourd’hui de proposer à certains malades une double approche de la maladie : la médecine traditionnelle avec son enquête aussi complète que possible est toujours nécessaire, indispensable pour pouvoir comprendre la symbolique qui se joue au niveau du corps. C’est le rôle du médecin de faire cette enquête. A côté, il y a l’écoute qui idéalement doit être confiée à un praticien motivé qui doit s’investir pour apprendre le langage symbolique des symptômes, les règles de développement et pour ensuite les traduire les symptômes en souffrance inavouée. Dompter le symptôme, c’est souvent le rôle de la médecine traditionnelle (par un traitement « anti » ). Libérer la psyché, soulager une culpabilité, c’est une relation d’aide.

Quel est la part de l’inconscient du réel, du fantasme dans notre perception face à la maladie?Vous proposez plusieurs cas pratiques pour cela?

Actuellement, il est difficile de proposer un schéma exact des différents maillons qui s’imbriquent dans l’abord de la maladie. Nous savons tous qu’une disparition du symptôme peut être liée à la croyance et à la confiance du malade effet que l’on appelle placebo. Inversement un effet nocebo peut maintenir le symptôme. Nous savons que nous sommes en liaison avec les personnes et l’univers. C’est compliqué …  Mais confiant ou méfiant, l’abord du malade va rester le même. Il faudra peut-être plus de salive pour la personne réticente. Prenons le cas des douleurs. Elles surviennent quand le contact qui nous a été donné par une personne (éventuellement nous-mêmes) n’est pas celui que nous attendions. Je commence toujours l’entretien par cette nécessité de trouver un nom de personne et la situation traumatisante pour faire disparaître la douleur.

- Un cadre se plaint de ressentir une douleur de la fesse droite lorsqu’il s’asseoit le matin à son nouveau bureau. Quand on sait que la fesse est un symbole d’identité (les chiens qui se flairent), que la douleur siège à droite parce qu’une (ou des) personne (s) n’a pas reconnu  l’identité de ce cadre, le mauvais souvenir et l’aveu de l’humiliation subie revient aussitôt. Avant son départ pour un nouveau poste, le cadre a organisé un pot de départ. Aucun de ses subalternes n’y est venu !!!
- Une fermière est informée de la mort subite du neveu de son mari (crise cardiaque). Elle développe une névralgie faciale gauche. En l’absence de culpabilité pour cet événement déclenchant, il faut chercher le souvenir culpabilisant qui fait qu’elle n’a plus le contact affectueux (joue)qu’elle regrette (côté gauche). Elle confie que des années auparavant, son amant est décédé dans un petit bosquet près de la ferme pendant une relation sexuelle…

merci docteur Thomas-Lamotte !
Editions Le Jardin des Livres 14 rue de Naples 75008 PARIS www.lejardindeslivres.com


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