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Mathieu DECROIX  » donner du travail aux autres : oui, mille fois oui. Mais à quel prix « ?


 

L’association Made in France – Citoyen & Responsable est née il y un an. Cette structure a  un beau projet et surtout un projet durable comme UFFP aime.  L’Association est entourée  de   9 sociétés partenaires, TPE et PME engagées dans la bataille du Made in France, elle a pour objectif de défendre le made in local et de valoriser les marques et les filières qui en découlent.

A noter que les  TPE et le petites PME sont à l’origine de la quasi-totalité des créations nettes d’emplois salariés en France ces dix dernières années ( selon une étude KPMG datant de  Juin 2012). Ces entreprises créent souvent de la valeur ajoutée en France bien au-delà des 45% du code des douanes ou des 50% du néanmoins précieux label Origine France Garantie.  Cette donnée est réelle mais peu connue du public et des consommateurs, trop facilement attirés par le fast trash consuming à prix concurrentiel.

Le  faire savoir et crucial et c’est l’objectif de l’ Association  Made in France, citoyen responsable « C’est une véritable force qui une fois maîtrisée peut sensiblement faire changer la donne actuelle » explique Mathieu DECROIT  le Président  de l’association Made in France – Citoyen & Responsable.

A l’heure actuelle, l’Association compte également sur une levée de fond pour leur projet et qui sera financé par le grand public   sur www.kisskissbankbank.com/fr/projects/annuaire-collaboratif-du-made-in-france

En plus des neuf sociétés partenaires, l’Association compte déjà  quelques milliers de sympathisants sur les réseaux sociaux. UFFP la plateforme de mode éthique internationale, est partenaire de cette belle Association. Car du Nord au Sud, la valorisation du Made in MONDE local est la clé du développement durable et de la paix entre les peuples.

UFFP qui est  née du désespoir des jeunes ( révolution du jasmin, printemps arabe et crise au Sahel), des femmes et des petites mains du Sud, est plus que jamais engagée à soutenir ses « frères du Nord » !

Mathieu, Président, Resp. Entreprises (Copier)

Entretien avec Mathieu DECROIX Président de  Made in France – Citoyen & Responsable

Vivre citoyen et vivre responsable, qu’est ce que cela signifie pour vous?

Il s’agit de deux approches qui nous réunissons sous le concept de « vivre autrement ». Vivre autrement c’est (re)considérer les impacts de son existence et de ses choix sur soi-même, sur les autres et sur son environnement d’une manière générale. D’un point de vue consommation, c’est tenter de consommer moins et mieux, tenter de consommer local et durable.

Je me souviens avoir été stupéfait par exemple lorsque j’ai réalisé que notre plus grosse empreinte environnementale et sociétale se situe non pas dans nos choix de consommation et notre manière de vivre mais de très loin dans nos choix d’épargne, lorsque nous la plaçons sur un livret A ou pire encore sur un PEA. Cet argent finance nombre d’activités extrêmement polluantes ou socialement inacceptables (ex : les extractions de minerai réalisés par Areva en Afrique). Etant conscient de cela, placer son argent dans des établissements financiers solidaires tels que La Nef par exemple constitue pour nous un acte non seulement citoyen puisqu’il finance (réellement) l’économie locale mais aussi responsable puisqu’il finance des projets d’entreprises à vocation sociale et/ou durable (ex : l’ouverture de magasins BIOCOOP).

Parlez nous de votre Association ?

Notre association a été créée il y a tout juste un an. Sa vocation est à la fois pédagogique et logistique.

Pédagogique dans le sens où nous tentons de sensibiliser et conseiller tout ceux qui pensent qu’une autre relation aux autres, aux choses et à la vie est possible mais ne savent pas forcément comment s’y prendre ni par quoi commencer. Nous tentons de donner des pistes, issues de notre propre expérience, permettant par exemple de concilier une consommation locale et durable avec son pouvoir d’achat (cf. http://goo.gl/Htc4T1).

Photo Projet Carte Partenaires (Copier)

Logistique dans le sens où nous  mettons à disposition un annuaire des marques Made in France en y intégrant un niveau de détails inédit sur le web concernant la chaîne de fabrication des produits mais également sur les aspects d’écoconception et de RSE. Nous prenons soin de  contrôler très sérieusement l’exactitude du contenu que nous publions. Lorsque nous indiquons qu’un produit est à 95% Made in France par exemple, c’est bien parce que nous avons pu identifier tous les acteurs de la chaîne de production du produit et que nous avons contrôlé la réalité de leur part de valeur ajoutée dans le produit fini (cf. illustrations ci-dessous). Aucun des annuaires et blog du Made in France à ce jour ne procède à ce type de vérifications (source : l’étude de marché 2013 de notre association auprès des 8 premiers « annuaires » Made in France référencés par Google). Notre valeur ajoutée réside en cela.

Qui sont les partenaires qui vous rejoignent ?

Depuis un an, nous avons rencontré de nombreux acteurs du Made in France et du Vivre Autrement, que ce soit sur des salons, à l’occasion d’évènements presse ou simplement autour d’un café. Nous avons tissé des relations de confiance et d’entre-aide avec nombre d’entre eux.

Qu’ont-ils tous en commun ? Un engagement réel envers une fabrication locale, conviviale et durable. Il n’y a ni frenchwashing, ni greenwashing, mais seulement des convictions et des actions concrètes. Pour eux, les enjeux sociétaux et environnementaux sont tout aussi importants que les enjeux économiques et financiers. Hervé Croquette et sa marque La Fibre Câline, que nous présentons dans notre dernière publication, fait typiquement partie de ceux-là.

Le Made in France, c’est plus qu’un logo, il y va de la survie économique du pays, pourtant les grands groupes industriels ne l’entendent pas toujours ainsi ? 

Il y a en effet un enjeu réel de survie économique, quoiqu’en disent les détracteurs du Made in France qui ont tout à perdre dans cette bataille.

Les PME et TPE sont à l’origine de la quasi-totalité des créations nettes d’emplois salariés en France ces dix dernières années (source : étude KPMG, Juin 2012). Elles  créent très souvent de la valeur ajoutée en France bien au-delà des 45% du code des douanes ou des 50% du label Origine France Garantie. Nous souhaitons le faire savoir. C’est une véritable force économique et sociale. Nous souhaitons redonner un sens réel au concept du « made in ».

Nombre de grands groupes industriels, dans le textile notamment, tirent quant à eux leurs revenus des marges réalisées en compressant leurs coûts de revient à l’extrême, en faisant fabriquer dans des pays à bas salaires où le droit international du travail n’est pas contraignant, ou encore en misant sur des matières premières de piètre qualité et dévastatrices pour l’environnement et ceux qui les produisent. Ces groupes là  sont bien implantés en France et ils ont tout à perdre face au changement de mentalité de leurs clients ; ceux-là même qui, en tant que collectif, ont un pouvoir immense. Le véritable acte politique repose dans nos choix quotidiens à tous. Il est possible de faire bouger les lignes si chacun joue, à hauteur de ce qu’il peut, sa  carte la plus puissante : celle de son porte-monnaie.

Quels sont vos principaux obstacles et défis aujourd’hui?

Notre principal obstacle, ou contrainte plutôt, se situe dans le « temps long ». Changer pour un autre mode vie est une démarche personnelle qui prend du temps, beaucoup de temps. Il y a plusieurs étapes à franchir pour passer d’un état d’indifférence à une prise de conscience et enfin au  passage à l’acte. Ce cheminement, nous le connaissons et l’acceptons puisque chacun d’entre nous est passé par là. Je n’ai pas oublié non plus qu’il n’y a pas si longtemps encore je rigolais au nez de mon frère lorsqu’il me parlait de développement durable.

Nous savons donc qu’il est impossible de sensibiliser une personne qui en est au stade de l’indifférence. Il faut lui laisser le temps de mûrir. Peut-être que cette personne ne changera jamais, ou bien peut-être changera-t-elle. Notre rôle est de créer les conditions pour que ce changement se fasse, mais cela devra rester au final du ressort de chacun. Par contre, nous portons toute notre énergie sur ceux qui sont à la croisée des chemins. Ceux là ont souvent besoin du dernier coup de pouce, du fameux « déclic » qui les fera évoluer votre une nouvelle relation aux choses et à la consommation en particulier. Ceux qui en sont à ce stade comprennent alors que le Made in France et le Durable n’est pas quelque chose de « trop cher ». Ils comprennent que les prix sont simplement justes et reflètent la rétribution normale du temps de travail passé à la production d’un produit de qualité. Ces personnes comprennent aussi qu’il serait vain que de vouloir remplacer un pour un nos achats de produits importés par des achats français. Leur comportement évolue : ils achètent moins, mieux, cuisinent, recyclent, économisent, fabriquent des choses eux-mêmes… Au final, les surcouts générés par le Made in France sont tout à fait compensés par la réduction des volumes et l’appel à d’autres modes de consommation économiques et durables. Un véritable cercle vertueux !

Alors, lorsque j’ai vu Benjamin Carle dans son reportage « L’année ou j’ai vécu 100% Made in France » qui explique avoir dû s’endetter de 5000 EUR pour acheter français, je me suis dit, mince, mais ce n’est pas cela le made in France ! Ce n’est pas le message que doit retenir le public ! C’est dommage car le reportage était pour le reste très pertinent et nous saluons son initiative.

Un autre obstacle est de faire comprendre aux gens et à certains leader d’opinion que privilégier le made in France est bon pour l’emploi. L’argument qui consiste à dire qu’acheter un produit étranger, moins cher, libère du pouvoir d’achat pour consommer un service en France qui génère alors de l’emploi ne tient pas la route. Je développerai un seul point à ce sujet : ces dernières décennies, la France a tout misé sur les services, tout comme l’Angleterre et de nombreux autres pays, pour expliquer l’abandon de son industrie. Aujourd’hui, nous nous en mordons les doigts. Pourquoi ? Parce que même les services, y compris ceux à forte valeur ajoutée, peuvent aujourd’hui se délocaliser, et se délocalise. Cela a commencé avec les plateformes téléphoniques, cela se poursuit avec l’informatique, le conseil, les hautes technologies, la médecine… Que restera-t-il alors lorsque l’industrie et les services auront été délocalisés ? Il restera le tourisme, quelques services non délocalisables tels que l’aide à la personne, ou certains secteurs de recherches de pointe ou innovant. Faudra-t-il alors que tous nos emplois se situent dans ces secteurs ? Que tous nos diplômés soient ingénieurs et que tous les autres soient cafetiers ou assistants aux personnes âgées ? Et faudra-t-il que toutes les personnes qui perdent leur emploi soient condamnées au mieux à changer de vie – dans la douleur bien souvent – ou  à rester au chômage ?

Bientôt, même l’aide à la personne pourra être délocalisée ou remplacée par des robots. Alors que ferons-nous ? Je pousse mon discours un peu à l’extrême, mais conscience doit être prise qu’un emploi perdu ne pourra pas toujours, très loin de là, être remplacé par un autre. La croissance nous a fait croire que c’était possible hier. Les règles du jeu ont changé.

Vous êtes également un annuaire, quels sont les critères pour vous rejoindre ?

Dans notre annuaire, pour être estampillées « Made in France » au sens de notre cahier des charges, nous avons établis plusieurs conditions. Parmi ces conditions, au moins 75% du prix de revient des produits doit être réalisé en France et l’activité d’exploitation associée (la vente, le service clientèle, la logistique, le SAV…) doit également être située en France; a minima pour les produits destinés au marché français. En tout état de cause, cela signifie qu’au moins 80% du prix de vente TTC que vous paierez sera redistribué en France sous une forme ou une autre (paiement des sous-traitants, des fournisseurs, des factures, des salaires, des taxes & impôts…). Nous réussissons à réaliser ces contrôles car les sociétés et leurs fournisseurs réellement impliqués dans le Made in France sont prêts à jouer le jeu de la transparence.

Pour eux et pour nous, transparence rime avec confiance et… Made in France !

Comment comptez-vous financer votre initiative?

Notre annuaire actuel, au format Excel, n’est plus adapté au volume de sociétés référencées (plus de 400 sociétés du textile !) ni au niveau d’information que nous apportons. Nous avons alors décidé à l’automne 2013 de réaliser un nouvel annuaire web du Made in France. Celui-ci sera 100% collaboratif et disposera d’un moteur de recherche basé sur une dizaine de critères originaux : le pourcentage de Made in France, le taux de remplissage des fiches, les labels des produits, la part d’écoconception, la politique RSE…

Les sociétés tout comme le grand public pourront créer, modifier ou demander la suppression de fiches sociétés à travers un formulaire web. Chaque demande sera soumise à contrôles de notre part avant d’être publiée.

Carte de sites impliqués La Fibre Câline

Le Wikipédia du Made in France ? En quelque sorte, oui !

Pour financer ce projet ambitieux et unique en son genre, que nous avons fait évalué à 5 000 EUR, nous avons décidé de faire appel au financement participatif. Parce qu’il s’agit aussi d’un réel pari et engagement de notre part, la moitié de cette somme sera néanmoins financée sur nos deniers personnels. Le site, quant à lui, sera bien évidemment développé en France, dans le Val de Marne (94) pour être précis.

Nous nous sommes entourés pour cela de 9 partenaires, ardents défenseurs du Made in France et du développement durable, pour proposer de belles contreparties à tous ceux qui choisiront de nous soutenir. A ce sujet, je vous invite à consulter notre page projet sur www.kisskissbankbank.com/annuaire-collaboratif-du-made-in-france

Nos partenaires KKBB (Copier)

On reproche les délocalisations, également les fermetures d’usines, la précarisation de la force ouvrière, pour la seule recherche du profit, cependant on oublie aussi que l’on fait « du mal » aux petits ouvriers du Sud » ? Quel est votre sentiment?

Privilégier le Made in France ne signifie pas vivre en autarcie, bien au contraire. Le raccourci est tellement facile pour ses détracteurs. Privilégier le Made in France ce n’est finalement que du bon sens. Pourquoi devrai-je acheter un polo, des pommes ou une brosse à dents fabriqués à l’autre bout du monde alors qu’à 100 km de chez moi des sociétés en fabriquent aussi ?

Notre sentiment est qu’il existe une réelle dichotomie entre notre comportement de consommateur et notre comportement de salarié. Dans le premier cas, nous cherchons toujours à payer le moins cher possible, dans le second, à avoir un emploi pérenne et si possible bien payé. Il a y ici a une réelle contradiction. N’oublions nous pas que pour garder nos propres emplois il faut bien que quelqu’un achète ce que nous produisons ? Nous ne pouvons pas compter que sur les autres pour le faire. Qui sont-ils « les autres » d’ailleurs ? Les autres, c’est nous tous…

Quant aux producteurs des pays du Sud, il est préférable de n’acheter leurs productions que si celles-ci sont produites dans des conditions décentes et qu’aucun produit de substitution n’existe sur notre territoire. Pour ceux qui n’ont pas les moyens de consommer exclusivement local – nous parlons donc de l’essentiel de la population –  il est important alors de considérer les modes de fabrication des produits que nous importons. Acheter des vêtements éco-conçus, en coton équitable et labellisés GOTS par exemple ne demande pas de réel investissement supplémentaire. L’offre est large aujourd’hui et reste tout à fait accessible. Le site de Modetic en est une parfaite illustration.

A contrario, acheter des vêtements fabriqués au Bangladesh, quand on repense au drame de 2013 mais aussi à tous les autres dont on ne parle pas, est-il vraiment bénéfique pour les ouvriers travaillant dans ces usines ? Est-il normal que plus du tiers des rivières en Chine soient tellement polluées qu’elles ont été rendues impropres à la consommation et même à la baignade ?

Donner du travail aux autres : oui, mille fois oui. Mais à quel prix ? A quels sacrifices ? Il est important de bien mettre en balance ces différents enjeux dans les choix que nous faisons.

Lorsque nous disons vouloir privilégier le « produire local pour consommer local », il est évident que les principes que nous appliquons chez nous doivent aussi être appliqués dans les autres pays. Nous refusons par exemple de soutenir un fabriquant de produits Made in France qui inonderait de t-shirts ou de slips le marché asiatique. Chercher la croissance à tout prix pour le Made in France ne trouve pas grâce à nos yeux. C’est ce principe même qui a conduit notre économie là où elle en est aujourd’hui. Qui plus est, ces sociétés n’ont généralement que quelques milliers de clients en France. Il en reste 65 millions donc. Pourquoi ne pas chercher à les atteindre en premier lieu ?

A chaque territoire ses usines donc. C’est vraiment ce qu’il faut essayer d’atteindre. En ce sens, nous soutenons bien volontiers les investissements français à l’étranger pour construire des usines localement et alimenter des marchés locaux, tout comme nous soutenons les fabricants étrangers qui investissent en France pour leur production à destination du marché français.

Les exceptions à la règle se situent finalement dans la fabrication de produits émanant d’un savoir faire ou de technologies très spécifiques qui sont propres à une région. On pourra citer les dentelles de Calais par exemple mais plus largement certains produits cosmétiques ou pharmaceutiques, les nouvelles technologies des énergies renouvelables…

Il est essentiel de rester cohérent jusqu’au bout dans notre démarche, sans quoi celle-ci n’aurait aucun intérêt ni valeur morale. Sans considérer le monde et sa complexité dans son ensemble, nous serions les premiers à nous qualifier d’extrémistes.

C’est quoi la spécificité du MADE IN FRANCE et comment faire face à la concurrence asiatique?

Au-delà de l’aspect citoyen et responsable de consommer une fabrication française et durable, l’autre atout du Made in France est celui de la qualité : celle du produit à proprement parler (finition impeccable, matières premières de qualité) mais également celle du service qui l’accompagne (garantie longue durée, service clientèle, personnalisation de l’offre, relations humaines…). Il existe bien sûr des exceptions (frenchwashing), mais acheter français est l’essentiel du temps synonyme d’achat de qualité.

Pour faire face à la concurrence asiatique, il ne faut plus compter sur les barrières douanières à l’entrée de l’Europe. Elles ont terminé d’être levées au début des années 2000 sans contrepartie contraignante (la Chine est censée respecter le DIT…) au nom de la liberté de la concurrence. L’étiquetage d’indication d’origine ne peut pas être imposé non plus pour les mêmes raisons. A nos frontières, un produit sur trois contrôlés en provenance de la Chine est saisi car non conforme aux normes européennes. C’est ainsi que des centaines de milliers d’emplois ont disparu depuis le début des années 2000, dans le textile en particulier. Avec le traité transatlantique actuellement en gestation, nous allons avoir droit au même topo sur le front Europe / Amériques cette fois-ci.

La seule solution en laquelle nous croyons est celle d’un changement par le bas. Chacun a son rôle à jouer. Chacun peut faire « sa part », comme le dit si bien Pierre Rabhi. Si nous arrivons à redonner une place de choix au Made in France dans nos vies, ce seront des volumes de production qui seront révisés à la hausse, des emplois qui seront (re)créés, des prix de revient qui seront révisés à la baisse (économies d’échelle), et finalement des prix de vente qui eux aussi se réduiront, permettant à plus de gens encore de consommer français… Là aussi, un cercle vertueux peut se former. Pour cela, il faut que les producteurs, les distributeurs et les consommateurs œuvrent de concert pour créer les conditions propices à ce changement.

 Merci Mathieu DECROIX !

 

 

 


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