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Fatma Cherif une réalisatrice résistante post révolution !

Ajouté par , Le octobre 2, 2012 , dans Afrique des Droits des Femmes, Buzz, Ethical Planet, Evénement

Elle fait parti de cette génération éprise de liberté Fatma Cherif réalisatrice, était  désireuse de voir son pays la Tunisie,  mais également ses idées avoir droit de cité pour le meilleur d’une société en pleine mutation. Ce témoignage avait été receuilli les premiers mois de la post révolution du jasmin, et laissait déjà entrevoir une vision quelque peu alarmiste d’un scénario cauchemar en devenir. Loin de penser qu’alors,   le pire était en train de se construire…

Fatma Cherif en bref

Native de Sidi Bou Said en 1975, après une scolarité dans un lycée tunisien , elle a  intégré l’université pour faire un cursus cinéma suivi d’une école où elle se spécialise en prise de vue  » J’ai fait une vingtaine de long métrage comme assistante prise de vue(http://www.imdb.com/name/nm1458200/) » nous explique t elle. A partir de 2008, elle commence la transition de l’assistanat vers le cadre et la direction de la photographie : quelques documentaires (dont Ouled Lenine et laïcité inchallah de Nadia El Fani et Les enfants de 48 de Ula Tabari, la mode à Berlin de Prune Antoine pour arte.tv, documentaire de Noujoum al Ghanem…) et des court-métrages de fiction (Ta mère a été formidable de Olivier Lanaurie , Infantania de Eric Borg…)

Après une formation continue à la FEMIS en documentaire. Fatma Cherif, a   réalisé son premier film documentaire SWEET HOME (Bent Eddar) qui a été selectionné dans plusieurs festivals dont le festival du film d’Amiens, les JCC….

En 2009, elle  coréalise un reportage pour médiapart, Tunisie une campagne sans soucis, qui va lui valoir une arrestation toute une après midi et l’arrêt officiel du tournage : http://www.dailymotion.com/video/xawek4_tunisie-une-campagne-sans-souci_news?search_algo=2

Parallèlement à son cursus professionnel, elle porte un grand intérêt à la question politique spécifiquement en Tunisie  » parce que c’est mon pays mais aussi parce que l’injustice était de mise et l’est toujours. La question des droits des femmes est aussi un de mes grands centres d’interêt : mon prochain film documentaire en cours de montage traite de cette question, après  la révolution, qu’en est-il réellement de l’exception du statut des femmes tunisiennes, est-ce une réalité ou une illusion? » tout un programme !

Passage à tabac  après le 14 janvier, une révolution qui est un leurre ?

Le tabassage par la police à la  Kasbah 3, pour ne pas tomber dans la lamentation habituelle des opposants à Ben Ali,  à  l’époque désarmés, alors que les gens  ne faisaient que dénoncer dans les journaux étrangers le fait qu’ils se soient faits tabassés, vont lui ouvrir les yeux  » personnellement cette expérience après le 14 janvier m’a été importante parce qu’elle m’a démontré à quel point les choses sont en places et bien ancrés et que si on veut aller vers une vraie révolution, il faudrait réformer les institutions et en premier le ministère de l’intérieur parce que 14 janvier ou pas, les méthodes de peur et d’intimidation sont exactement les mêmes. Triste constat que choses ne vont pas changer et qu ‘elles pourraient aller vers le pire.

 » Si je me suis faite tabassé à la kasbah 3 c’est parce que j’avais une caméra et  le plus rageant c’est que le 24 octobre nous avions fait un rassemblement pour demander la transparence du fonctionnement de l’assemblée constituante, j’étais une des organisatrices et les policiers qui sont venus veiller au bon déroulement du rassemblement étaient les mêmes que ceux qui m’ont enlevé ma caméra le jour de la Kasbah 3, toujours avec l’idée d’intimider, une fois en étant violent une autre fois en étant gentils, c’est ce qu’ils ont appris de ben Ali. je pense que cette  expérience d’après 14   janvier m’a servi à comprendre à quel point le système est toujours en place.

Voici le témoignage d’une jeune femme en plein désenchantement il y avait quelques mois déjà, avant les horribles exactions que subissent encore aujourd’hui une certaine société civile tunisienne désireuse de ne pas voir sa révolution  usurpée. Après le viol de la jeune femme par deux policiers et leur impunité rendue possible par un Ministère Public complaisant, le pire est à craindre pour nous les femmes non voilées, modérées et démocrates…

 

Et pourtant il faudra lutter au bout de la vie contre cette révolution dévoyée!

UFFP le fera de toutes ses forces…


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