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Femme leader tunisienne femme en danger ? !


 

Le mot de la Présidente d’UFFP 

De retour de Casablanca où nous étions invitée au lancement du réseau WIMEN, le réseau international des femmes leaders, nous avons pu livrer avec beaucoup d’émotion notre vision de l’excellence au féminin.

Oui  les défis  pour nous les femmes, restent bien grands !

Cela fait plus de vingt ans que le Monde et la communauté internationale toute entière avaient unanimement accepté de faire front uni pour l’avancement des droits des femmes africaines durant le Sommet de Beijing. Une date importante qui nous avaient permis de faire le point sur les avancées mais également ce qui reste encore à faire pour les femmes africaines de nos jours. Bien que nous ayons des raisons de célébrer une réelle avancée dans nos droits, notamment s’agissant de l’égalité des genres dans le Continent, il faut cependant ne pas se voiler la face, car ces progrès furent aussi long douloureux qu’inégaux, si l’on examine les 12  domaines où la femme africaine peine encore à jouir pleinement de ses droits.

Sans être dans l’angélisme, je suis consciente qu’il faudra énormément d’investissements financiers mais également de travail en terme de qualifications et en ressource humaine. Mais ce qu’il faudra aussi avoir c’est surtout une certaine manière de travailler, pour que tout se fasse dans la transparence et l’éthique.

Fériel Berraies Guigny Pdte UFFP chercheur activiste et thérapeute credit photo Tao Paris novembre 2018

Fériel Berraies Guigny
Pdte UFFP chercheur activiste et thérapeute crédit photo Tao Paris novembre 2018

 

Mais voilà que même le modèle tunisien qui est unique dans la région risque d’être ébranlé !!!

Chadlia Caïd Essebsi, l’épouse du président tunisien Béji Caïd Essebsi, mort le 25 juillet quelques semaines avant la fin de son mandat, ce dimanche 15 septembre, le jour de l’élection présidentielle anticipée est un signe prémonitoire de la fin d’une ère. Chadlia Caïd Essebsi n’apparaissait que rarement en public, contrairement aux Premières dames de la Tunisie post-indépendance, Wassila Bourguiba et Leïla Ben Ali. A  83 ans, elle avait accueilli en juillet les nombreux chefs d’Etat venus rendre hommage à son mari  (dont le Président Macron), disparu à l’âge de 92 ans après avoir été le premier président démocratiquement élu au suffrage universel en Tunisie.

Une mort qui sonne la fin d’une ère

La disparition de l’ex-Première dame survient alors que sept millions d’électeurs tunisiens devaient voter, ce dimanche, pour une élection présidentielle avancée de sept semaines en raison de le mort du président Essebsi. Notre pays pionnier du Printemps arabe,s’oriente vers un avenir des plus incertains.

Comment peut on voter  pour un monsieur corrompu  en prison et pour l’islamisme ?

Encore une fois, je suis rattrapée par ce destin écrasant, un rappel des plus douloureux pour nous les femmes des « Don Quichotte »  éternelles gardiennes désespérés et non moins lucides et courageuses; sommes encore une fois en danger.  Mais nous nous levons encore et toujours, pour   cet idéal de liberté constamment remis en question, pour faire entendre nos voix, là où les magouilles, la cupidité, le manque d’éthique fait sa loi.

Oui nous payons encore une fois les dérives véreuses de  nos politicards.

Attention la Rupture peut entraîner le pire !!!

L’arrivée au second tour de la présidentielle en Tunisie de deux candidats ayant fait campagne sur des plateformes «anti-système», laisse présager de profonds bouleversements dans la société. Nous payons inévitablement l’ abstention-sanction. Les tunisiens étaient lassés des guerres de clan.

Même s’il est clair que le message veut être cinglant :l’ abstention exprime un réel rejet du système et est l’expression d’un ras le bol politique.

Un corrompu au Pouvoir? vaut  mieux alors BEN ALI !!!

L’affaire n’a guère de précédent dans le monde, et aucun en Tunisie. «S’il gagne, on est dans une impasse juridique», estime le procureur général adjoint de la Cour d’Appel de Tunis, Ibrahim Bouslah.

Néanmoins, être condamné ne l’empêcherait pas d’être président, selon Mohamed Tlili Mansri, membre de l’instance chargée des élections: une peine de prison «ne constitue pas un empêchement pour être un candidat ou même gagnant des élections en droit tunisien», à condition que le jugement ne prévoit pas de déchéance des droits civiques et politiques.

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Rare cas comparable: au Niger, Hama Amadou, candidat au 2e tour de la présidentielle en mars 2016, avait été emprisonné en novembre 2015 dans le cadre d’une affaire controversée de trafic de bébés, puis hospitalisé en France à quatre jours du scrutin.

Le sortant Mahamadou Issoufou avait été réélu lors d’un scrutin dont l’opposition n’a pas reconnu les résultats.

Condamné à un an de prison en mars 2017 pour cette affaire qu’il a toujours qualifiée de complot du pouvoir pour l’écarter, Hama Amadou vit depuis en exil. Il est de nouveau candidat pour 2021.

Quelles conséquences pour le paysage politique tunisien  à trois semaines des législatives?

que le Seigneur vienne en aide à ma patrie, aux femmes et aux personnes intègres de mon pays!

 

 

Femmes tunisiennes restons mobilisées !!!

Je ne connais que trop, la nécessité pour nous « femmes africaines et maghrébines «  d’être constamment mobilisées et sur le pied de guerre, auprès des institutions  mais aussi auprès de la société civile, nous avons toutes notre mot à dire pour faire bouger les choses !

Il est temps de valoriser encore plus le leadership régional et  continental au féminin et  de se dire que beaucoup de nos sœurs nous ont  montré le chemin,  et que beaucoup d’entre elles  vont continuer à le faire. Mais il ne faudra pas oublier l’héritage de certaines dont Gertrude Mongella que l’on appelle à juste titre « Mama Beijing » puisqu’elle fut la  Presidente de la Conférence de Beijing en 1995.

Aujourdhui, l’heure est grave pour mon pays, aujourd’hui, plus qu’hier, nous savons que le voyage sera long et semé d’obstacles, mais il ne faudra jamais renoncer qu’importe les retards, les contretemps, le prix.

Nous devons arrêter d’être des prétextes, des alibis, des instruments pour affaiblir une société voire une Nation.

Cette deuxième moitié de  la société qui reste indissociable de tout développement durable pour nos Nations.

Que le Seigneur vienne en aide à mon pays la Tunisie, aux femmes et aux hommes propres, intègres et de bonne volonté car le pire de nos cauchemars est en train de se réaliser si nous ne mesurons pas encore les conséquences terribles de notre désengagement civique.

Feriel Berraies Guigny


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