Share
Suivez nous

SOS working woman and mum !

Ajouté par , Le avril 9, 2013 , dans Buzz, Ethical Planet, Rendez-vous des Entrepreneurs, Société

Un dossier réalisé par Fériel Berraies Guigny
Harmoniser vie privée et vie professionnelle quand on est une femme active, cela reste un vœu pieu car la réalité est bien complexe. Mener respectivement vie professionnelle et vie personnelle épanouie? rien n’est moins sure !
Pour la working woman d’aujourd’hui, cela est véritablement un grand cas de conscience car les femmes affrontent au quotidien le difficile rééquilibrage de leurs priorités.

FemmeActive_Nutrisaveurs (Copier) (Copier)

Nos choix privés se font souvent au détriment d’une certaine autonomie financière. Mais quelle est la place réelle que nous accordent nos sociétés dites modernes? du Nord comme au Sud la quête est la même. Les femmes d’aujourd’hui sont face à de nouvelles ambitions et à de nouvelles valeurs. Face à certaines frilosités qui persistent à leur égard, une conjoncture économique et politique qui est en leur défaveur, elles en viennent même à se demander si c’est réellement dans le milieu de l’Entreprise qu’elles pourront s’épanouir ! faut il rester à la maison et s’occuper de notre foyer vu le manque de perspectives en terme d’égalité, de parité d’évolution de carrière, de salaire et ainsi conforter les mouvances les plus conservatrices voire mysogines du Nord au Sud? ou faut il continuer à se battre? tout un débat d’idées autour de cette problématique de la femme et l’Entreprise.
Le travail permet de gagner sa vie mais il a aussi une fonctionnalité latente: conditions matériels, santé et conditions de travail. Aujourd’hui, la transformation profonde des structures familiales entraine aussi ses contraintes: on a de plus en plus de familles monoparentales, dont des femmes célibataires parent, un couple sur cinq est uni en France. En Europe par ex, on est de plus en plus dans un modèle de double pourvoyeur de soins, de double pourvoyeur de biens. De plus en plus, le travail n’est plus un libre choix pour les femmes, dans un monde où finalement la famille change et l’emploi devient précaire. Rien que par ex dans la région parisienne, il y aurait un divorce sur trois. C’ est plus une question de survie donc. On est de plus en plus dans un schème de dissociation du conjugal et du parental et de plus en plus on se resserre autour du parental quand le conjugal s’écarte. Il y a donc un risque très fort de pauvreté pour la femme et donc aussi pour les enfants.

L’autonomie financière des femmes: premier instrument de liberté !
Le monde du travail est et doit rester une réalité pour les femmes, la question de l’opportunité ne se pose même pas ! le fait d’être salariée, c’est la grande révolution dans le monde tertiaire pour les femmes. En France, 3% des femmes âgées de 25 à 49 ans travaillent, le taux d’emploi des françaises au niveau européen reste assez correct. La femme est non seulement aujourd’hui une réalité salariale mais elle aussi créatrice d’entreprise. Le travail permet aux femmes de se construire une identité, une reconnaissance importante pour elles. Il ne faut plus se leurrer, le travail n’est plus un libre choix, c’est une nécessité dans un Monde très sélectif, sexiste, qui a son lot de contraintes. La souffrance au travail, ça existe aussi et les risques psychosociaux également et ils sont doublés pour les femmes qu’on se le dise.

ValérieToranian Directrice de Rédaction Elle magazine
Il y a un nouveau tournant qui se profile pour la working girl ou woman avec un désir de positionnement nouveau « On assiste à de nouvelles volontés, les femmes sont de plus en plus désireuses de décliner différemment leur vie  » explique la directrice de Rédaction du magazine Elle. Un choix qui donne des sueurs froides à nous toutes. Mais cela révèle aussi un profond malaise en nous  » C’est comme si l’entreprise après avoir suscité tous les espoirs notamment en France durant les années 80 quand les femmes se sont emparées du Monde du travail, commençait à afficher ses limites » explique t elle. Avec la crise économique mondiale actuelle, n’ est il pas aussi à craindre que le place de la femme ne soit en question ? certaines femmes se demandent aujourd’hui si c’est dans l’entreprise qu’elles ont leur place. Car comment lutter contre la précarisation au féminin si d’emblée la femme démissionne de l’univers entrepreneurial par pure découragement ?
Rétablir le lien avec l’Entreprise
Il faut aujourd’hui redonner confiance aux femmes et l’Entreprise doit devenir un lieu de développement personnel, non une voie d’impasse pour elles. Il faut que cela soit un facteur de progrès social et d’opportunité et faire en sorte que ce profond désamour des femmes vis-à-vis de l’Entreprise soit revu et corrigé. L’entreprise contemporaine doit se repenser, se moderniser, accepter de réviser ses lacunes en tout cas, c’est une mouvance qui doit se développer. Il faut aussi repenser le rapport aux salariés  » les femmes sont aussi une chance pour les hommes à l’intérieur de l’Entreprise, à elle de repenser ses relations »! ajoute Valérie Toranian. Il faut réellement un égal accès des hommes et des femmes dans cet univers qui est resté foncièrement masculin. Le partage inégale du temps parental et professionnel est le noyau dur de l’inégalité homme femme à l’heure actuelle. Changer la vie des femmes en Entreprise c’est pas si compliqué au fond quand on y réfléchit, des fois il suffit de quelques petites idées pratiques et surtout de beaucoup de bonne volonté!

Armelle Carminati DG Capital humain de la diversité et fondatrice de Accent sur Elles » supprimer le talent des femmes c’est une mondialisation du gâchis  » !
Créer la culture commune de l’Entreprise fondée sur la diversité, c’est son cheval de bataille. Armelle Carminati est Vice-présidente en 2005 d’ »Engagement et Diversité » d’Accenture France.
Son rôle est de favoriser l’engagement des collaborateurs d’Accenture et de promouvoir la diversité sous toutes ses formes. Pionnière dans ce domaine, elle fait de la mixité une stratégie et un engagement managérial.
En 2007, elle est nommée Human Capital and Diversity Lead Accenture monde, pour établir la stratégie en matière de capital humain dans les 49 pays où Accenture est présent.
Depuis huit ans, Armelle Carminati dirige également le programme « Accent sur Elles », destiné à favoriser la progression de carrière des femmes car  » on ne peut plus se permettre de se priver des talents féminins car c’est juste du gâchis national en tout cas déjà en France » ! explique telle.
Mondialisation du gâchis que de supprimer le talent des femmes dans le Monde

Faire bouger les lignes est un combat au quotidien pour Armelle Carminati. C’est une conviction qu’il faut d’abord partager à deux, car la problématique interroge aussi les hommes  » on ne peut pas féminiser le problème, et pour progresser à plusieurs c’est plus simple et plus efficace » ! ajoute telle dans cette histoire de carrière, il faut donner la chance aux invisibles que sont les femmes. Il s’agit avant tout que les femmes aient une très grande conviction qu’elles vont se faire plaisir en menant leur carrière et en même temps, autour d’elles, il faut un corpus de dirigeants qui rende la chose possible: un système bienveillant et vigilent. Il faut mettre en route les femmes et mettre en route les patrons. Il faut que la femme se dise je suis différente déjà mais qu’elle n’oublie jamais ses spécificités, car le système de l’entreprise peut l’amener à se nier. Un système qui peut la ratatiner au final, elle doit également penser à sa vie personnelle et comment l’incorporer dans ses priorités. Il faut aider aussi le système à se mettre en place pour  » les aider à accuser réception que sans les femmes c’est moins bien » des performances gâchées, de clients potentiellement perdus surtout quand il s’agit de consommatrices etc. Des occasions perdues, également aider les Patrons qui sont aussi tenus de faire face à énormément de devoirs de non risques sur le marché, les aider à penser qu’avoir des femmes d’abord, c’est peut être un tout petit peu surprenant au début mais sur la durée, la mixité est importante bien qu’elle se mérite.
Quand on est patron, il faut mettre en place des systèmes de vigilance et de rappel. Au final, tout faire afin d’aider les femmes à y croire, elles aussi. Le bon sens et la bonne foi, est là mais la façon de faire et la conviction durable que cela demandera de la vigilence tout au long du chemin et que les femmes ont peut les perdre par inadvertance c’est important  » juste par ex on n’y faisant pas très attention pendant six mois, on peut le perdre, juste pour le coup et il faut être très convaincu de cela » affirme Armelle Carminati.
Au niveau des ressources humaines mettre des structures incitatives
Il faut obliger et contraindre à prendre des femmes mais pas n’importe lesquelles  » rouvrir plutôt les nouvelles règles du jeu pour s’assurer qu’ on leur a donné les bonnes bases, les bons dossiers, les bons sujets, les bonnes rubriques si elles sont journalistes, les bons dossiers si c’est une avocate etc. » si elles sont bonnes, cela se verra. Il ne faut pas non plus pour le patron sombrer dans le paternalisme par excès de bienveillance. Avoir des aprioris c’est se donner des œillères, femmes ou hommes car ce n’est pas du tout une histoire de complot des hommes ou contre les dirigeants  » c’est une ignorance totale sur le fait qu’il faut ouvrir les portes et donner les clés et aider les femmes à s’en saisir plutôt que de présupposer ce qui va être bon pour elle « 

Dunya Bouhacene Fondatrice et Présidente de Women for Equity for Growth  » il faut travailler selon un mode collaboratif et non frontal » !
Women for Equity for Growth est un fond de capital investissement spécialisé dans l’accompagnement des femmes Chef d’Entreprise en Europe. Promouvoir les sociétés innovantes qui favorisent l’équilibre hommes femmes. En Mars dernier, Dunya Bouhacene a crée Women Equity 50, premier classement des entreprises dirigées par des femmes. La question que l’on se pose aujourd’hui est aussi de savoir si les Entreprises dirigées par les Femmes sont différentes dans leur gestion du personnel, si cela leur profite ou pas? les entreprises dirigées par des femmes sont elles plus éthiques ?
Le monde de l’Entreprise n’est ni féminin ni masculin, selon la PDG car la gestion est la même qu’elle que soit le sexe bien que nous ayons des particularités féminines qui nous sont propres. Face à la discrimination qu’elle soit voilée ou patente, les femmes trouvent des stratégies pour les contourner. A force d’avoir ces stratégies pour faire face, elles finissent par créer tout un groupe. Mais c’est uniquement la rencontre entre un sujet et une situation et elle est la même face à tout sujet rationnel insiste Dunya Bouhacene » il faut toujours chercher à collaborer selon un mode collaboratif plutôt que frontal » ajoute telle car c’est simplement ainsi que les femmes seront comprises « en disant aides moi je ne vais pas y arriver toute seule, on sera mieux entendue »! explique Dunya Bouhacene.
L’Entreprise est un lieu d’identité et de patrimoine
Women Equity for Growth apporte des capitaux aux PME féminines en croissance, pour grandir et pour qu’elles reprennent leurs activités selon certains cas. Des fast tracks pour les femmes. Pour Dunya Bouhacen, ce n’est pas un choix évident certes que de monter une entreprise quand on est femme mais sa réussite dépendra aussi du bon réseau, commencer au bon moment et être capable de générer des choses qui prennent vie, que des gens vous suivent ensuite parce qu’ils y croient. Il faut véritablement être dans ces dispositions, c’est en tout cas un des premiers échelons de la réussite à venir. Ce n’est pas tant que l’on est une femme telle que l’employeur nous voit ou la manière que le monde nous renvoie à cette image de nous. Pour Dunya Bouhacene, c’est l’effet miroir qu’il faut à tout prix éviter !
Il est vrai qu’il y a une plus grande facilité à nommer une femme quand on est soi même femme patron d’une entreprise car on sait simplement que cela marche  » il faut avoir un modèle au dessus et cela reste un argument de motivation assez important » ajoute Mme Bouhacene. Cela encourage certaines femmes à prendre leur courage et à se démarquer aussi. L’effet de masse est important, mais le risque de se rapporter à notre spécificité n’est jamais loin pour autant et en conséquence, la façon dont vous vous comporteriez en entreprise « on reproduit ainsi sans le vouloir, la norme »

Role model féminin oui mais ca marche quand on est plusieurs !
L’effet d’entrainement est certain. Quand il s’agit de performance, il est vrai qu’il y a une tendance à aller accompagner les PME dirigées par des femmes, c’est une vertu que de le faire, d’abord parce que déjà elles sont peu nombreuses. Elles deviennent remarquables. La réalité est que si on ne rentre pas une démarche positive de mise en avant de ces modèles, on ne pourra pas évoluer.
Anne Cécile Sarfati rédactrice en Chef Adjoint de Elle  » le monde du travail a ses codes masculins » !
Auteur de « Etre au femme au travail: ce qu’il faut savoir » ( éditions Odile Jacob) un des premiers enseignements à tirer de ce livre pour nous les femmes : faites vous-même votre promo! c’est vraiment la grosse idée générale à tirer. Le livre de la journaliste est intéressant car il donne plein d’idées de fond et de forme et de proximité, utiles aux femmes, surtout quand on se sent un petit peu seule dans l’Entreprise. Les femmes ont beaucoup à gagner dans le milieu du travail, mais il leur faut s’adapter au milieu et à ses contraintes, bien se positionner par rapport à la hiérarchie mais aussi savoir mettre certains freins  » le monde du travail fonctionne beaucoup avec des codes masculins » explique Anne Cécile Sarfati avec  » une totale absence de la prise en compte de la parentalité de surcroit » des réunions tôt le matin et tard en fin de soirée. Le réseau qui continue de se faire par les petits camarades masculins toujours tard le soir dans les lieux d’influence où pourquoi pas dans le bureau du patron. Toutes ces choses sont liées à une certaine mentalité macho qui reste excluante pour les femmes car elles ne sont pas allées au bout de leurs démarches individuelles et personnelles. Ces codes personnes ne les enseigne nulle part or il y en a plein, ce sont des codes pensés par les hommes pour les hommes  » tant qu’on ne les maitrisera pas, car c’est à travers eux qu’ on sera continuellement jugées, tant que la femme restera invisible » le fait de penser que l’évolution professionnelle viendra par la compétence technique est un leurre, c’est la base mais cela ne suffit pas quand on est femme; s’il n’y a pas un peu de promotion autour et du relationnel autour cad du marketing de soi  » pour gagner autant qu’un homme, même si la discrimination existe, tant qu’on ne demande pas et qu’on revendique pas et bien y aura pas de changement » ! conclut la journaliste.
Les femmes sont très scolaires!
Autre règle à adopter pour les femmes, se constituer un réseau professionnel, ce n’est pas de la perte de temps. Il faut arrêter l’autocensure au féminin qui amène la peur des responsabilités; surtout pour ces femmes qui se sont lancées dans des études très compliquées et qui sont diplômées. Toutes ces femmes qui ont fait les grandes écoles, les prépas, ont obtenu des diplômes, dix ans plus tard on les retrouve pas dans des postes de dirigeants bien qu’elles aient la compétence technique, ce sera plutôt les petits camarades masculins qui auront raflé le poste.
Le problème de compétence relationnel, de marketing de soi, de savoir gérer la hiérarchie avec les collègues qui parfois n’ont pas un caractère facile, tout ceci sont les obstacles majeurs à contourner pour la femme.
Conclusion
La disparité entre les hommes et les femmes dans le Monde du travail, vient souvent du fait de la disparité qui existe dans la prise en charge des tâches domestiques. Un combat pour l’égalité passe aussi par cela, même si cela peut paraitre terriblement trivial. Nous sommes véritablement dans cette dynamique du partage des tâches si l’on veut parler un jour d’égalité professionnelle réelle !
Finalement on arrivera pas à régler la question de l’égalité des salaires et des carrières sans mettre sur la table le fait que les hommes profitent aussi du temps domestique et du mi temps parental des femmes, sans que cela soit pris en compte. C’est ce qui explique d’emblée l’inégalité des carrières. Aujourd’hui, malgré les difficultés, l’Entreprise reste une chance pour les femmes, surtout aujourd’hui dans un contexte économique de plus en plus difficile car il nous faudra justement, nous battre pour garder cette place que nous avons réussi à arracher. Les femmes ne peuvent se permettre de fuir l’entreprise, il faut redonner confiance aux femmes. L’Entreprise est un lieu de développement personnel mais aussi un facteur de progression sociale et d’opportunités contemporaines par lesquelles il faudra aussi se demander pourquoi ce désamour des femmes d’où est il né ? et se dire surtout que l’entreprise doit faire un peu acte de modernisation, se repenser en tout cas. Beaucoup d’entreprises sont en train de le faire et il va falloir bien sur aussi, repenser ce rapport aux salariés. Après tout les femmes sont aussi une chance pour les hommes à l’intérieur de l’entreprise. Avoir le libre choix, pour une femme c’est un choix challengé avant tout. Pour la femme, ce n’est pas tant choisir le scénario le plus facile pour elle, c’est plutôt le scénario le plus adapté à elle et ses ambitions de femme. Il faut aider les femmes à avoir des choix éclaires sur lesquels elles feront tous les questionnements nécessaire avant d’opter pour le choix classique. Dans l’entreprise on a l’opportunité d’explorer non seulement de nouvelles voies mais également de se découvrir soi même, sa propre identité. Il reste que concilier vie professionnelle et vie privée restera un challenge pour nous femmes, certaines PME en tout cas, essayent d’être plus à l’écoute et de proposer des horaires adaptés au personnel, ce qui a augmenté la productivité, qui n’est pas liée du tout et au contraire aux horaires indéfinis. La performance, c’est aussi relativiser le temps par rapport aux équilibres de vie. Cela concerne tout le Monde tout sexe confondu ! l’entreprise doit amener l’envie de faire progresser tout le monde au-delà de la seule rentabilité. L’Entreprise est le lieu de l’efficacité sociale. Les progressions en chiffre sont là quand il y a du donnant donnant, tout est interelié  » tout le Monde a intérêt que cela progresse » !


Mots clés: , ,

Suivez-Nous

Ne manquez plus nos astuces, buzz, bons plans et dernières tendances en les recevant par mail.

ok

Afrique des Droits des Femmes

Demain sera ou ne sera pas !

Please: don't use the images and text of UFFP WEBZINE on websites, blogs or other media without my explicit permission_ 2010 ©UNITED FASHION FOR PEACE_ All Rights Reserved
United Fashion For Peace 2013 :: Powered by PiVO