Nous vivons des temps bien obscurs et incertains mais surtout avec la montée des populismes et des extrêmes, des temps bien racistes où la violence devient l’expression de la norme. Où le racisme devient décomplexé voire institutionnalisé pour certains.On estime à 1,2 million de personnes se déclarant victimes de racisme selon les fondateurs de l’Institut d’études et d’actions citoyennes.
Seuls 4 % portent plainte, un chiffre possiblement sous-estimé « car les personnes ont peur de déclarer ». Or « Le racisme est une plaie de l’humanité, comme le disait Frantz Fanon…
Dans une France actuelle, qui a de plus en plus de peine à intégrer les différences religieuses et culturelles, on voit un déni et une stigmatisation de certains individus et catégories sociales.
Ce que l’on ignore de tout ceci, c’est que pour ceux qui les vivent, la rançon psychologique est énorme. Une sorte d’anxiété sociale et une grosse souffrance mentale au quotidien.

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On pensait révolues les années des ratonnades en France, les crimes racistes, les violences policières qui amènent la mort. Ces spectres qui ont longtemps hanté certaines communautés et qui reviennent de plus belle à l’heure actuelle.
En France, le racisme demeure un phénomène structurel et ordinaire à la fois : il s’exprime autant par des actes explicites (insultes, agressions, discriminations avérées) que par des mécanismes plus diffus (stéréotypes, biais implicites, soupçons de non-appartenance). Avec plus de 1,2 million de personnes déclarant être victimes d’au moins une atteinte raciste annuellement et seulement 4 % de plaintes sont enregistrées, la France traverse une crise identitaire « meurtrière ». De plus, il est certain que ce chiffre est largement sous-estimé du fait de la peur et des réticences à déclarer ces situations.
Pourtant en France, le racisme est un délit. On ne le sait pas toujours et on ose par toujours porter plainte.
La France n’est pas plus raciste qu’avant, mais il demeure un imaginaire collectif colonial bien présent, qui continue de gangrener une certaine façon de penser et de se comporter face à l’autre, s’il est différent. Le traitement n’est pas le même…

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Les racailles pour certains politiques, Oui le racisme est multiple il vise toutes les communautés, il a de nombreux visages, il s’attaque autant à l’intégrité physique, que psychique et émotionnelle, chez l’individu qui le subit. Quand il est tu, relativisé, mis dans l’ombre, il tue lentement mais il tue aussi de façon VIOLENTE FOUDROYANTE ET FRONTALE.
Trop de fois ces actes ont été relativisés, tus, mis en sourdine, trop de fois on a tenté de détourner le regard. Avec ce qui se passe aussi actuellement aux Etats Unis, c’est comme si les sociétés dites modernes et leurs politiques s’octroyaient le droit de « punir et de stigmatiser la différence » le grand retour du « délit de facies » avant même le passage à l’acte, retrouve till « ses belles lettres de noblesse » ?

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Point besoin d’aller si loin aux USA, pas besoin non plus de penser que cela ne se passe qu’aux USA avec les MILICES ICE Même s’ il est vrai que cela fait les chou gras de nombreux médias. Car ici aussi, on matraque, on met à terre, on bat on met en détention préventive et parfois à tort et ca tue lentement.
Cette violence policière raciste est de plus en plus présente dans notre société. De cette violence parfois, injuste, injustifiée, aux relents racistes, exercées par des autorités censées nous protéger. Car assurément, le traitement n’est pas le même si on a le malheur d’être dans le mauvais quartier ou de s’appeler Mohamed de s’exprimer avec des Wach ou hamdoullah… ou de dire « Allah Akbar » une censure des paroles, de la pensée, de la façon de vivre, c’est glaçant en y réfléchissant.

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Pourquoi la culpabilité avant l’acte ?
Se satisfaire de lois qui existent sur le papier mais qui ne sont pas appliquées, n’est plus possible. Oui, nous avons un arsenal juridique contre les discriminations, mais quand 97% des victimes ne portent pas plainte et le racisme institutionnel persiste.
Il faut donc se poser les bonnes questions. Les mentalités sont effectivement lentes à changer, mais cette lenteur est aussi entretenue par un système qui trouve un bénéfice politique à désigner des boucs émissaires plutôt qu’à s’attaquer aux vraies causes structurelles de nos problèmes sociaux.
Qu’a cela ne tienne, il faut réagir, résister, il faut aujourd’hui, alerter, prévenir contre la répétition de ces actes.
Il est difficile de vivre dans la peur et l’hypervigilance en continu, car l’on est “différent”, avoir peur de sortir, de vivre normalement, d’être interpellé, se sentir coupable avant même d’avoir fait quelque chose. Avoir peur en tant que » mère » quand ses enfants sortent, qu’ils leur arrivent quelque chose un soir…
Qu’on se le dise, ce n’est pas uniquement des statistiques, c’est une condition humaine, il y a un lien direct, entre le vécu raciste et le trauma vécu, les souffrances ressenties, les conséquences psychosociales que l’on peut éprouver, tout cela est un réel handicap pour le quotidien.
La rencontre avec l’autre est une évidence dans nos sociétés
Les mouvements de population, les échanges, les migrations, que l’on soit dans la légalité ou pas, sont une réalité de notre histoire contemporaine.

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Mais la France est dans le déni, elle est frileuse, elle pense que la répression est la seule solution et cette hyper vigilance qui se solde par une hyper violence amenant des tragédies « je te tue au cas où, et après je pose les questions » après… cela est caricatural, il est vrai, mais les morts de beaucoup de nos jeunes simplement dans le cadre d’inspection dites normales, sont préoccupantes, préoccupantes surtout si on continue de taire les bavures avec des relents racistes.
Alors oui, la police en France a perdu beaucoup de ses moyens, elle n’est pas valorisée, les conditions de travail sont parfois épouvantables, on attend beaucoup d’elle et avec peu de moyens. Elle reste une catégorie qui souffre beaucoup aussi, avec un taux de démission et de suicide assez conséquent. Nous avons besoin d’elle pour nous protéger, elle est la garante face au chaos de tout ce qui arrive, mais il y aussi des frontières, si le racisme venait à gangrener ses pratiques.
Le racisme n’est pas réellement la vraie préoccupation des français il faut le dire en toute clarté, ils sont actuellement plus dans une logique de vie ou survie bien plus pragmatique ( trouver du travail, payer le loyer, s’occuper de ses enfants etc faire face aux diverses crises sociales et politiques)
Il faut casser les mythes, non la France n’est pas généralement raciste mais certains le sont et sont encouragés à le rester. ET c’est une problématique qui intéresse principalement les médias et les élites politiques.
Oui car la France c’est aussi, une jeunesse, ouverte, solidaire, qui croit en la mixité, au bien vivre ensemble, donc il ne faut pas faire de récupération ni de généralités.
Mais il faut alerter quand on « tue dans l’exercice de ses fonctions et que l’on commet un délit de faciès » !
Une histoire de bavures policières qu’on a peine à oublier… pas besoin de regarder ailleurs
L’histoire des ratonnades pèsent encore dans les consciences, les algériens jetés dans la Seine, les Zyad et Bouna, les Malik Oussekine, les Adama Traore, les Nayal, les Nahel Merzouk, les Aboubacar Cissé… Rien qu’en 2024 on compte 52 décès liées à l’intervention des forces de l’Ordre en 2024. Aujourd’hui, c’est El Hacen Diarra qui meurt asphyxié quelques heures plus tard dans un commissariat de police. La vidéo de son arrestation est insoutenable il prie de le laisser respirer qu’il s’asphyxie trois fois et on continue, il avait une cigarette et un café pour seule arme, l’information est peu diffusée, restée confidentielle, et silence des médias depuis !

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Par contre on tue, une mère de famille aux USA et un jeune infirmier dans le Minnesota et on ne compte pas les autres terribles exactions de ICE, les médias français tournent en boucle l’information.
Tous ces morts de façon injuste, méritent le même traitement et la même sidération !
Il n’y a pas de sous citoyen, de sous catégories sociales ou « de sous marques humaines »
Pourquoi cette omerta ?
De ces faits divers délictueux, injustes, inhumains, que se passe till dans notre belle République d’humanité et de fraternité ?
Le narratif est toujours le même, nier l’histoire passée signifie nier l’histoire contemporaine, celle de cette catégorie de sujets de la République qui n’ont- ni droit de paroles, ni de vie parfois, simplement par qu’ils rappellent ces conflits intérieurs générée par le prisme colonial passé.
L’Histoire coloniale passée, doit servir de mémoire et de leçon, pour justement ne plus reproduire ces mécanismes du passé. Mais si on ne l’assume pas avec ces fêlures, on continuera à reproduire ces bavures et passe droits ne d’un racisme post colonial rendu décomplexe.
Le Monstre est bien là on ne peut le cacher. Le déni n’est pas la solution, l’invisibilisation de ces faits, qui montrent qu’elle est malade, de ces enfants qu’elle ne veut intégrer comme les leurs.

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Mais il faut se lever et s’indigner !
Il faut se battre contre ce cancer dans nos sociétés, qui va créer encore plus de clivages de malheurs et de morts injustifiés.
Il faut avoir le courage de dénoncer les violences et les bavures policières, les crimes policiers sont là, ils existent, et nous UFFP nous les dénoncions dans le monde entier : que ce soit aux USA avec le pied du policier américain posé sur le cou de George Floyd mort des suites de cette agression, ou les coups de matraques qui ont fini par tuer El Hacen Diarra.
La visibilité des injustices ne doit pas signifier une sélection naturelle contrôlée !
Ne montrer que s’il faut et cacher ce qui importune, n’est pas une façon de contrôler l’opinion populaire, mais de simplement de l’aseptiser. Pour que cela devienne indolore et tombe dans les oubliettes. Comme s’il y avait des sous catégories, les médias ont un rôle important dans la diffusion des vérités. Leur rôle n’est pas toujours éthique et c’est un vrai danger pour tous.
Ils entretiennent et légitimisent ainsi un imaginaire raciste qui va presque justifier les bavures policières. On réduit, on disqualifie, on quantifie, on qualifie ce qui est important ou pas, selon les catégories sociales et les communautés humaines.
Alors le racisme systémique devient systématique !
Il faudra fatalement s’attendre alors à ce que la société répète ses violences sous des formes renouvelées. Et le silence écrasant autour des contrôles aux faciès, les violences policières, les violences des politiques et par certains médias polémistes et racistes continueront leur boulot.
Terrible constat qui signifie que nous ne sommes pas tous égaux face à l’espace publique de la République et l’égalité républicaine n’est qu’un leurre pour certains, y compris dans leur mort.
Xenophobie et relents racistes le cocktail molotov
Si les médias refusent de faire leur boulot d’informer et de visibiliser l’injuste pour une certaine catégorie, que les politiques de l’extrême en rajoute une louche, l’ignorance et le rejet en feront leur lit.
Le délit de faciès est pourtant grave !
Un contrôle d’identité « au faciès » est un contrôle de police fondé sur des caractéristiques physiques associées à l’origine de la personne, qu’elle soit réelle ou supposée. De tels contrôles sont illégaux car ils sont discriminatoires.
Le contrôle d’identité discriminatoire, ou le « contrôle au faciès », est une pratique stigmatisante, humiliante et dégradante qui peut laisser des séquelles graves pour toutes les personnes qui en sont victimes en France.
Les « contrôles au faciès » font partie de ce qu’on appelle en droit international le « profilage racial ou ethnique ». La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) du Conseil de l’Europe définit ainsi le profilage racial : « Utilisation par la police, sans justification objective et raisonnable, de motifs tels que la race, la couleur, la langue, la religion, la nationalité ou l’origine nationale ou ethnique dans des activités de contrôle, de surveillance ou d’investigation ».
Pourquoi le délit de faciès est-il considéré comme une discrimination ?
Le délit de faciès est considéré comme une discrimination parce qu’il consiste à traiter une personne moins bien simplement à cause de son apparence : sa couleur de peau, ses traits, sa façon de s’habiller ou tout autre signe jugé « différent ». Rien ne justifie ce traitement inégal qui porte atteinte à la dignité et au principe d’égalité. On reproche donc à l’auteur de créer une différence de traitement sans raison valable. La pratique est passible de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.
Une discrimination systémique en France
En France, la pratique des contrôles d’identité est généralisée, profondément inscrite dans l’action policière, au point qu’elle favorise une discrimination systémique.
Une discrimination systémique est une discrimination qui « […] peut être comprise comme un ensemble de règles juridiques, de politiques, de pratiques ou d’attitudes culturelles prédominantes dans le secteur public ou le secteur privé qui créent des désavantages relatifs pour certains groupes, et des privilèges pour d’autres groupes » (Comité des Nations unies sur les droits économiques, sociaux et culturels, 2009).
Un jeune homme « perçu comme noir ou arabe » a vingt fois plus de risques d’être contrôlé que le reste de la population selon le Défenseur des droits (2017).
Une action en justice historique contre les contrôles au faciès menée par Amnesty International
Le 27 janvier 2021, avec cinq ONG nationales et internationales [la Maison communautaire pour un développement solidaire (MCDS), Pazapas, Réseau – Égalité, Antidiscrimination, Justice – interdisciplinaire (Reaji), Human Rights Watch et Open Society Justice Initiative], a été inauguré la première action de groupe en France contre les contrôles d’identité discriminatoires ou contrôles dits “au faciès”.
A l’époque, le Premier ministre et les ministres de l’Intérieur et de la Justice ont été mis en demeure en vue de leur faire prendre les réformes structurelles nécessaires pour que cessent ces pratiques.
Les autorités avaient quatre mois pour réagir. Face à leur silence, le collectif a saisi en juillet 2021 le Conseil d’Etat pour dénoncer l’inaction du gouvernement français face aux « contrôles au faciès ».
Le 11 octobre 2023, le verdict est tombé : le Conseil d’État a reconnu que les contrôles d’identité discriminatoires existent. Mais il a décidé de ne pas user de son pouvoir pour ordonner à l’État de prendre les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Malgré ce verdict du Conseil d’Etat, le gouvernement n’a pris aucune mesure pour endiguer le problème. Devant la nouvelle inaction de l’Etat. Le collectif a décidé de porter l’affaire devant la justice internationale et a saisi en avril 2024 le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale.
Dès 7 novembre 2024, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a exprimé sa préoccupation face à la persistance de ces pratiques en France et a critiqué l’absence de mesures efficaces pour y mettre fin.
Les médias indépendants comme UFFP existent, ils écrivent, ils informent, ils communiquent mais malheureusement ces pratiques continuent d’exister et les faits divers, aussi.
La mort d’El Hacen Diarra en garde à vue
Nous rappelle encore une fois que le fléau est endémique, le trentenaire est décédé au commissariat du XXe arrondissement mi-janvier après avoir été interpellé. L’avocat de ses proches dénonce des violences policières. Ce Mauritanien de 35 ans est décédé au commissariat du XXe arrondissement après avoir été interpellé au pied de son foyer de travailleurs. Sur une vidéo tournée par un voisin, on voit deux policiers dont l’un, à genoux, donne deux coups de poing en direction de l’homme qui se trouve au sol. La famille de la victime dénonce des violences policières.
Il nous faudra nous unir et continuer d’écrire, d’alerter de raconter afin que le racisme endémique né d’une certaine pensée coloniale, persistante et réfractaire dans notre France bien aimée, ne soit pas reproduite dans les violences policières. Et autres traitements que nous avons connus tous à une époque de nos vies : discriminations à l’embauche, au logement, fractures sociales etc. Tout ceci est entretenu par les silences médiatiques, le fait de détourner le regard, de s’intéresser à l’actualité plus sensationnaliste ailleurs.
Le meurtre de Nahel, tué par un policier à bout portant le 27 juin 2023 à Nanterre, et de tous les autres, doivent servir d’exemple, et mettre la lumière sur le racisme systémique, les violences policières, et les inégalités sociales que creuse certaines politiques actuelles.

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Les populations racisées seront des victimes car suspects idéaux
Les premières victimes resteront toujours les jeunes des quartiers populaires et des territoires ultramarins, les précaires, les sans papiers, ou simplement ceux qui sont “colorés” ils continueront de subir de plein fouet l’aggravation de toutes les inégalités sociales qui taraudent notre société.
Dans un contexte économique d’inflation, de hausse des loyers, des prix de l’énergie et de politiques d’urbanisme brutales.
Les réformes du gouvernement Macron ont accentué la pauvreté. Durcissement notamment des prestations sociales. La réforme de l’assurance chômage en est un exemple significatif alors que la précarité au travail augmente. Les populations racisées ont de plus en plus de mal face aux violences institutionnelles, systémiques, et face aux violences policières, notamment dans les quartiers populaires, les quartiers des oublies de la vie !

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Délocalisation, destruction d’emploi… comment résister et ne pas devenir un fait divers.
Pendant que le libéralisme sauvage et le capitalisme déshumanisé offre la dolce Vita pour les ultras riches : supers profits des multinationales, modes de production hypers polluants responsables de la crise climatique. Et pour cela, l’État laisse faire !
La politique du bouc émissaire est effectivement plus facile
Elle offre des coupables visibles, elle canalise les angoisses collectives vers un groupe identifié, pour cela, plus que la médiatisation, il faut aussi des initiatives citoyennes, des structures juridiques et médicales pour appréhender la thématique. Capables aussi de protéger, guérir et accompagner juridiquement.
La mobilisation d’experts et d’acteurs de terrain reste cruciale pour sensibiliser au racisme bien sûr, mais surtout faire prendre conscience aux victimes du lien direct entre leur vécu raciste et les traumatismes qu’elles ressentent, et enfin les accompagner vers la restauration de leur dignité par la justice et vers la résilience psychique par le soin. Et l”IEAC est une initiative récente mais qui peut faire bouger les lignes.
L’IEAC des promesses et enfin une plateforme pour faire bouger les choses
L’Institut d’Études et d’Actions Citoyennes (IEAC) est un réseau national en développement, dédié au soutien des personnes victimes de racisme. Constatant l’ampleur de ce phénomène en France et ses conséquences psychologiques, sociales et juridiques, l’IEAC œuvre pour faire reconnaître le traumatisme racial et pour apporter des réponses concrètes.
L’approche est pluridisciplinaire : santé mentale, droit et accompagnement social. On y défend l’idée qu’il ne peut y avoir de réparation psychique sans réparation juridique, et que chaque victime doit pouvoir faire valoir ses droits et être orientée vers des professionnels formés et fiables dans sa région.
L’IEAC rassemble des expert·es engagé·es — soignant·es, juristes, professionnel·les du social, acteur·rices associatifs — et invite de nouveaux partenaires à rejoindre le réseau afin de renforcer l’accès à un accompagnement adapté sur tout le territoire.
Mission : faire entendre les voix des personnes concernées, rendre visibles les impacts du racisme sur la santé mentale et physique, et garantir un soutien concret, sécurisé et coordonné.
Concrètement, l’IEAC visibilise les témoignages de personnes victimes, recueille et oriente les signalements via son site et ses réseaux sociaux, puis raccorde les victimes à un réseau national de soignants, de juristes et de travailleurs sociaux formés.
UFFP est prochainement conviée à une conférence, à ce sujet et vous en dira plus prochainement.
En attendant, voici l’ entretien Exclusif avec un ancien de la Police qui a écrit trois ouvrages sur la déontologie et les pratiques abusives dans le milieu.
Entretien avec Stéphane LEMERCIER
Encore une fois, ce billet reconnait l’importance du travail des autorités et de la Police, néanmoins notre seul désir est d’essayer d’ enrayer certaines pratiques qui amènent l’utilisation de violence injustifiée pouvant amener la mort. Nous combattons tous les racismes et les discriminations du Monde.
Nous voulons simplement alerter des dangers des stigmatisations et abus par rapport à certaines communautés: négrophobie, arabophiles, islamophobie, antisémitisme, montée du populisme et des extrêmes qui risquent de créer de profonds clivages dans notre société.
Nous voulons réunir, nous croyons à l’universalité.
Nous croyons au bon et au mieux vivre ensemble, au respect et à la tolérance des différences, c’est notre pacte républicain et il doit survivre à tout.
