Selon les chiffres du Collectif d’associations Fibro’Actions, 2 millions de Français sont concernés par la fibromyalgie. D’où l’importance d’améliorer la prise en charge des patients. Une commission d’enquête de l’Assemblée nationale est actuellement chargée de faire le point sur la maladie. La publication de cette nouvelle étude pourrait inciter l’Assurance maladie à envisager le remboursement des séances de médecine douce, moins lourdes et moins coûteuses que les médicaments.

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Comprendre la maladie
C’est la maladie du « mal partout », « mal tout le temps » dans tout le corps.
Elle engage :
fibro : tissu fibreux (ligaments, tendons)
myo : muscles
algie : douleurs
Les manifestations externes de la maladie
Le malade a la sensation soit d’être dans le coleta rd soit d’être passé sous un rouleau compresseur, ou qu’un « crabe » le dévore de l’intérieur, la sensation d’être « charcuté » à vif, que des milliers d’aiguilles le transperce ; il est courbatu comme dans un état grippal… et ceci 24h /24.
Une maladie neuro-tendino-musculaire
C’est une maladie neuro-tendino-musculaire, démontrée notamment par les récentes imageries nucléaires cérébrales. Elle a été classifiée comme un syndrome par l’Académie de Médecine en 2007.La fibromyalgie a été identifée dans le passé par les termes : fibrosite, fibromyosite, polyenthésopathie, SPID (Syndrome Polyalgique Idiopathique Diffus).

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Une médecine allopathique qui peut avoir des limites
Face à cela, les alternatives naturelles sont un recours indispensable. La Sophrologie par ex peut être un début d’allégement des symptômes face à une maladie aussi complexe et mystérieuse que la fibromyalgie. Ce trouble des voies neurologiques intensifie les sensations de douleurs. L’absence de marqueur spécifique oblige le médecin à dresser un diagnostic par élimination. Celui-ci peut ainsi mettre sept ans à être posé. Et même lorsqu’il est établi, aucun traitement n’est efficace à 100%.
Vivre au quotidien la Fibromyalgie
Ceux qui la vivent sont fortement affectés. Entre les douleurs musculaires et articulaires, l’état de fatigue persistant et les troubles du sommeil, le simple fait de vivre son quotidien devient une épreuve. Dès lors, des méthodes non médicamenteuses peuvent être envisagées pour soulager les symptômes et améliorer le quotidien des patients.

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La Sophrologie
Elle intervient dans le cadre d’un Protocole d’accompagnement médical, je vais travailler en synchro avec un médecin ORL et un psychiatre.
Elle fait partie des techniques de relaxation les plus efficaces pour réduire l’inconfort de la maladie. Cette méthode permet aussi d’atténuer les maux dans le corps. Par des exercices qui ramènent la pleine « conscience de soi” aidée de projections et de “l’imagerie mentale guidée” on apprend à prendre de la distance face à la douleur, à l’inconfort. C’est donc bien dans la gestion de comment vivre la douleur au quotidien que nous intervenons. L’objectif sera d’alléger les symptômes mais on ne les fera jamais disparaitre. Je travaillerai sur l’évacuation des tensions musculaires et mentales, la mise à distance de la maladie et de ses effets, le reboosting de la vitalité pour contrer la fatigue qui fait que parfois elle arrête de faire de l’exercice.

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Il sera crucial de procéder par étape, car le malade en général est assez parasité par des émotions négatives, il manque de calme et est très fatigué et affecté physiquement. Quand le malade vient me voir, il faut lui apprendre à d’abord à évacuer son trop plein et ensuite à accepter sa maladie et qu’il va devoir cohabiter avec. Pour cela, il va devoir avec la Sophrologie, apprendre à prendre de la distance. C’est un processus évolutif et dans la durée, qui demandera beaucoup d’implication psychique et émotionnelle ( la Sophrologie est douce et non invasive mais centrée dans la réalité objective) elle aide au confort mais ne guérit pas une pathologie.
Il est tout autant important de travailler sa posture et l’intégration du schéma corporel qui est une composante essentielle en Sophrologie. Les exercices de relaxation dynamique au début des séances aideront aussi à la détente musculaire et mentale (respiration en pleine conscience aussi).

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La fatigue sera aussi évacuée par la respiration et la conscience de la respiration qui permettent au patient de se reposer tant physiquement que psychiquement. La personne est en condition pour accepter de reposer son corps mais aussi sa maladie qui contraint son corps. Ceci n’arrive pas forcément à la première séance où le patient peut avoir des réticences, trop enfermé dans sa douleur.
Chaque séance va être progressive et adaptée aux besoins du patient. Avec le relâchement corporel, on amène la personne à se relâcher mentalement pour évacuer les tensions physiques et même la perception de sa douleur.

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Dès que la personne arrive à se relâcher mentalement, peut alors commencer le travail de programmation… et on apprend à » mettre dans des petits paquets » ce qui fait mal et imaginer qu’on les jette au loin, pour travailler sur toutes les autres étapes :
Evacuer, détendre, prendre de la distance, changer ses perceptions, booster sa vitalité pour in fine mieux vivre avec la maladie.
Retrouvez les conseils de Fériel Berraies Thérapeute
