Oui le hasard est bien curieux, en 1980, une petite ado de dix ans faisait ses premiers pas au lycée international de Jean Mermoz. Elle passa les plus belles années de sa vie, sous les tropiques de 1980 à 1987. Son papa alors, Ambassadeur de Tunisie à Dakar ( période de la Sénégambie) son Excellence Anouar Berraies était jeune diplomate ( 39 ans) son premier poste fut Dakar au Sénégal mais également accrédité au Gabon, Cap Vert, Guinée, Mali.

Alors oui UFFP fut une ancienne Alumni du lycée Français Jean Mermoz mais à Dakar…
Oui la plus belle des périodes : post Senghor Abdou Diouf, au Président Traoré du Mali… à cette époque là, les perles de l’Afrique de l’Ouest étaient le Sénégal et la Côte d’Ivoire…
Je devais revenir à ma Teranga adorée que 35 ans plus tard, au festival mondial des Arts Négres en mission pour le panafricain féminin que j’ avais lancé en 2006 NEW AFRICAN WOMAN/FEMME AFRICAIN ( groupe de presse britannique IC PUBLICATIONS concurrent de Jeune Afrique) deux tunisiens qui avaient conquis l’Afrique l’un la francophone et l’autre l’anglophone.

Retour à aujourd’hui et cette magnifique Expo
Et puis les hasards du net, une expo, à Jean Mermoz et la rencontre avec une des femmes mises à l’honneur… Anna Djigo Koffi, with only one mistake ( c’est le lycée international en Cote d’Ivoire, mais bel et bien une sénégalaise devenue ivoirienne d’adoption et fille de diplomate comme moi) moi je suis née à Rome elle à New York…

Retrouvez notre entretien avec une des femmes de l’Expo
Trêve de tribulations… parlons de cette magnifique expo qui met en avant la créme de la crème des femmes du pays
Les Femmes Africaines sont plurielles : diversité ethnique, culturelle, religieuse. Mais elles se ressemblent toutes quand il s’agit de leurs droits, elles sont unies dans un même combat : l’Afrique de la relève, l’Afrique de l’émancipation et de la parité. Une bataille longue et laborieuse, une bataille nécessaire qui nous demande toutes de la faire en rang uni aujourd’hui alors que nous avons largement dépassée les cinquantenaires des indépendances…
L’occasion aussi de NEW AFRICAN WOMAN à UFFP de rappeler encore une fois, leur résilience, leur créativité, leur engagement pour un monde meilleur une société éthique et inclusive.
Les Africaines dans l’histoire à aujourd’hui
Dans l’histoire antique, les femmes Africaines ont régné. Le Soudan en l’occurrence a donné naissance à la civilisation pharaonique. Beaucoup d’ archéologues ont démontré de nombreux liens « génétiques » entre le Soudan ancien (c’est-à-dire Koush) et l’Égypte antique (c’est-à-dire Kémèt)
L’étymologie du mot « Soudan » à partir des textes hiéroglyphiques et coptes eux-mêmes signifiait dans l’Antiquité « Roi » ou « Reine » d’Égypte. Dans la Civilisation de l’Égypte antique : régnaient les pharaons noirs ». L’historien occidental les a relégués à n’être presque qu’ un accident de parcours dans une Civilisation que l’on a toujours sous entendu « blanche »
Aujourd’hui, leur situation est peu optimiste, bien que certains chiffres soient surprenants : par exemple, le Rwanda est le pays ou la proportion de femmes au sein des assemblées parlementaires est le plus élevé (plus de 55%), et la Tunisie arrive en 8ème position avec 23%, bien devant la France ou les USA.
Bien sûr, d’une Afrique à l’autre, la situation des femmes n’est pas la même.
Mais il est aussi important de mettre l’accent sur les avancées, les acquis et des initiatives comme celles du lycée à Abidjan, apportant une nouvelle lecture sur le genre et pour nos jeunes, il est crucial aussi de leur fournir des “role models” pour les motiver et leur ouvrir la voie.

La femme ivoirienne qui inspire
Depuis la nuit des temps, la femme a joué un rôle essentiel dans le développement des sociétés : de l’éducation des enfants au sein des villages à la direction de grandes entreprises, en passant par les luttes pour la liberté des peuples.
L’ exposition Femmes d’Ivoire met donc à l’honneur la femme ivoirienne dans toute son essence, sa force et sa grandeur. Une créativité qui a permis de façonner une partie de l’histoire de la Côte d’Ivoire.
Parmi les figures emblématiques et historiques : les portraits de Malan Alloua, puissante reine du royaume du Sanwi, de Murielle Ahouré, athlète d’exception, de Marie Koré, souvent appelée l’une des « Dames glorieuses ». Son visage figurait sur les anciens billets de 1 000 francs CFA pour honorer sa mémoire, et une statue à l’entrée de Grand-Bassam rend aujourd’hui hommage à son sacrifice, ainsi qu’à celui de toutes ces femmes qui ont pavé la voie vers la liberté du pays.
Ces Reines d’Ivoire, ont été de véritables bâtisseuses et maîtresses d’œuvre de cette nation, dont l’héritage continue d’inspirer aujourd’hui et demain.
Alors pour conclure, que retenir de ces figures emblématiques, si ce n’est le désir de continuer “the legacy” l’héritage de nos ainées.Cette exposition doit aussi amener les bonnes questions.
Et la diplomate que je fus et fille de diplomate que je continue d’être, doit se poser les bonnes questions ? ces questions importantes pour nos filles et les générations à venir !
Si on sortait des cas d’exception, que penser de la femme africaine lambda, qu’est ce qu’il faut faire pour elle?
Quelle et lamanière plus efficace à la gestion des affaires publiques si leur premier objectif est la survie ? Chaque fois que les femmes ont pu se faire entendre, c’est parce qu’elles étaient indépendantes économiquement. La question des droits politiques des africaines ne peut être séparée des autres droits et libertés permettant une amélioration de leurs conditions de vie en général. Il y a véritablement une corrélation entre l’échec du développement et l’exclusion des femmes. Les femmes doivent avoir la possibilité d’être présentes là où les décisions d’impact général sont prises. Aujourd’hui, ce combat mené par les instances internationales et les ONGS, se doit d’être relayé par les Médias. L’Afrique des droits des femmes est une réalité à construire et il nous incombe à nous de redevenir « Reines d’Afrique » Des femmes comme la prix Nobel du Kenya en 2004 Wangari Maathai ou encore la première femme président Africaine, Ellen Johnson Sirleaf ou encore Graca Machel sont des modèles à suivre, des « rôle models » qui peuvent aider nos sœurs africaines à se battre et à défendre leurs droits.
Retrouvez notre entretien inédit avec the Late Wangari Maathai la premiere femme africaine Prix Nobel de la paix, elle m’a fait pleurer de bonheur de fierté et de tristesse quand elle nous a quittée.
