Manal Deeb est une artiste Palestino-Americaine. Native de Ramallah elle vit depuis de longues années à Washington DC, aux Etats- Unis.
PHOTOS ALL RIGHTS RESERVED TO MANAL DEEB
Nous sommes tombés en amour pour son univers créatif, qui nous rappelle la force de l’identité et de
l’ appartenance et surtout, la douleur d’être loin de sa patrie.
Elle utilise tous les mediums multimédias: vidéos, photos, calligraphie et musique pour alimenter son univers créatif.
Elle a exposé un peu partout aux USA : New York, Washington, D.C., Chicago, London, Cairo, Dallas, Boston, Delhi, Rome, Los Angeles and Fairfax, Virginia.
La peinture de Manal évoque tous les thèmes relatifs à l’exil mais sans victimisation outrancière.
Car dans la douleur de la terre perdue et du non retour, il y a toujours un espoir de rédemption, une bouffée de bonheur à venir. Rien n’est définitif même si figé.
Dans son univers, elle retranspose son ADN culturel quasi génétique en figeant sur la toile dans le temps et la peinture, tout ce qui rappelle la patrie et le sentiment d’appartenance à une terre perdue.
Un présent qui la ramène constamment au passé
Sa peinture est une prise de conscience que l’actuel, le présent ne peut exister sans le retour au révolu, à la source. Sa terre, son pays, avec cette soif de ne jamais oublier qui elle est, même si en exil.
La douleur de la perte se mêle avec l’envie de vivre, l’envie de bonheur et dans ses tableaux il y a toujours cette dichotomie entre la peine, la douleur et le plaisir.
Comme une recherche de “normalité é en somme, alors qu’au fond rien n’est normal.
Un exutoire, une thérapie presque entre les calligraphies, des images, des souvenirs qui rappellent que la vie est plus forte que tout.
Que rien ne s’efface tant qu’on préserve par les mots les couleurs, les images, une appartenance, une histoire, un peuple.

Manal peint son monde, avec des œuvres originales mais aussi avec de l’art digital où elle ajoute tout ce qui caractérise on identité, son kaléidoscope de souvenirs. Sa série de peinture intitulée “Métaphores” est un clin d’œil absolu entre mémoire, vie fictive, aspirations présentes.
Des tableaux vivants entre passé et présent confondus à ne plus faire qu’un. On ne sait plus ce qui est réel, actuel, fictif, ou souvenir d’ un passé. Tout devient un tourbillon d’émotions.

Oman Library at The Middle East Institute
1761 N Street, NA

Le fait d’avoir grandi dans un territoire sous occupation israélienne, confère à son œuvre cette force et gravité absolue. Les métaphores deviennent alors des rappels criants de sa condition d’exilée, apatride, elle la palestino américaine, ayant grandi à Ramallah, la femme, fille, mère, et artiste vivant loin de sa terre natale. Son œuvre entière transpire de féminisme, rend hommage aussi à la culture arabe et musulmane, à l’importance de l’appartenance.
Nous sommes bouleversée quand nous lisons à travers ses tableaux, sa condition humaine. Une artiste qui crie son amour pour sa terre “blessée” et qui mêle à chaque coup de pinceau, un souvenir de son “univers perdu”

La poésie, les mémoires d’enfance, les souvenirs, l’identité et l’exil sont sa matrice nourricière. Elle ne connait que cela depuis de longues années.

Des collages, de la calligraphie, des re transpositions pour expliquer l’identité forcée et façonnée par les circonstances politiques dans la région.
Entre réalisme et abstraction, l’imagination voyage et vagabonde dans les œuvres de l’artiste. Mais c’est le seul univers de liberté pour elle, car il n’y a plus de contraintes sociétales ou autres. Et tout la couleur, les mots, les émotions, les souvenirs, tout ramène a la terre natale perdue.
Chaque tableau est un peu d’elle même comme un autoportrait.

Tant de questionnements existentiels
Qui suis je ? suis je ce que pense être ?
Suis je cette personne vraiment, ou le suis je devenue il y a quelques instants?
Tous ces questionnements la nourrisse et font de son œuvre quelque chose en devenir souvent en mutation. Ne suivant aucune technique ou “école” de style, on la perçoit désormais comme un ‘” Art pensé ou conscient” sous forme de métaphores en constante provocation!
Tout de son Art hurle la résilience, le courage et la dignité, l’envie de liberté !

Bio expresse:
Etudes d’Art à l’université d’Illinois à Chicago ou elle obtient une maitrise en études interdisciplinaires, elle fera ensuite une maitrise en psychologie de l’Art à l’Université Georges Mason à Fairfax en Virginie.
En 2024 on la reconnait comme faisant parti des “figures influentes ” pour la Palestine.
En 2024 elle fera une Exposition solo à Londres à propos de la Guerre à Gaza
En 2023 elle est nommée parmi les 11 artistes arabo américains les plus connus.
La liste est encore longue, une artiste engagée à suivre !
