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Suzanne Dracius « … le racisme est soluble dans le métissage… » !


 Romancière, nouvelliste et poétesse, la Martiniquaise Suzanne Dracius est une grande figure de la littérature antillaise. UFFP l’a rencontrée lors du FLACS  à Bruxelles en novembre dernier. Une magnifique rencontre humaine et l’occasion d’échanger sur la place de la culture et de l’écriture dans nos paysages régionaux respectifs. A l’heure où une certaine forme d’obscurantisme envahit le Monde, l’Art, la Culture, l’éducation sont les seules armes « pacifiques » capables d’instaurer le dialogue et la paix.

Suzanne Dracius est en dehors des frontières, Prix de la Société des poètes français pour l’ensemble de son œuvre en 2010, entre autres distinctions, ses livres ont été traduits en plusieurs langues.

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Suzanne Dracius, photo N’Krumah Lawson Daku

Entretien avec UFFP  :

Vous vous définissez comme une kalazaza? Pouvez-vous nous expliquer ce que cela a impliqué dans votre parcours et votre vision du Monde ?

Ce n’est pas vraiment moi qui me définis comme « kalazaza », c’est un vieux Martiniquais qui m’a appelée comme cela un jour, ce sont les gens qui me surnomment ainsi ; ce mot créole reflète bien mon métissage multiforme. Je ne refuse pas cette appellation de kalazaza, d’autant plus qu’elle évoque l’expression grecque « kala kagatha », qui veut dire « de belles et bonnes choses » : voilà comment je conçois le métissage. Par ce que révèle ma carte d’identité — la nationalité française — s’est ébauché, dans ma quête d’identité de petite Martiniquaise déracinée, en exil, en « ex-île » natale, une étape capitale : un beau jour je lus sur l’étiquette d’un torchon l’indication « 100% métis ». Le métissage est un tissu « 100% métis », comme les torchons, les meilleurs torchons, paraît-il, à la fois délicats et robustes, idéaux pour essuyer la vaisselle fine, la solidité du lin compensée par la douceur du coton, car le lin tout seul serait trop rêche, trop raide, et le coton tout seul « bouloche » : les qualités de l’un pallient les défauts de l’autre, en tissage et métissage. Cette mention « 100% métis » je la prends comme une mention Très Bien au Bac, pas comme un signe d’impureté, mais comme une force positive, n’en déplaise aux tenants des races dites « pures ». Descendante de toute sorte de « damnés de la Terre », toute espèce d’opprimés, déportés, déracinés et exploités de partout — qui ont résisté, et c’est pourquoi nous sommes là —, issue de déshérités, cadets de famille — puisque, à l’époque, seul l’aîné héritait —, flibustiers, boucaniers et autres pirates des Caraïbes, Africains réduits en esclavage, Indiens à plumes et sans plumes, le tout pimenté par une arrière-grand-mère chinoise, fille de petits commerçants chinois fuyant la misère, je suis le fruit du voyage. Le racisme ne passera pas par moi ; ou plutôt, il est déjà passé et repassé, il est dépassé, à l’intérieur de moi.

 Parlez-nous de votre parcours académique ? l’écriture une passion? vous travaillez également au sein des éditions Desnel, écrivain mais aussi critique de l’écriture des autres :) ?

Née à Fort-de-France, j’ai grandi en Martinique, puis suis venue habiter dans cette autre île, l’Ile-de-France. Professeure de Lettres Classiques (français, latin, grec) à l’issue d’études au lycée Marie-Curie de Sceaux, puis à la Sorbonne (Paris IV), j’ai enseigné à Paris ainsi qu’à l’Université Antilles-Guyane et aux USA à l’University of Georgia en 1995 et à l’Ohio University en 2006 en tant que « visiting professor ». Auteur d’un roman, L’Autre qui danse, finaliste du Prix du Premier Roman, publié par Robert Laffont sous le label Seghers en 1989 et réédité par Jean-Paul Bertrand en poche (Éditions du Rocher collection « Motifs », 2007), (« roman de la double appartenance : française, antillaise, et satire de la recherche fiévreuse par l’héroïne de plusieurs mythes identitaires », selon l’analyse du Pr Régis Antoine), je conçois en effet l’écriture comme une passion, née de mon amour de la lecture. La tentation et presque l’obligation de m’adonner à l’écriture me sont venues dès mon plus jeune âge : mon enfance fut une « En-France », très vite, par le voyage transatlantique de la Martinique vers l’Hexagone. Fascinée par l’activité magique à laquelle se livraient mes grands frère et sœurs, que je voyais tantôt rire tantôt pleurer, un livre à la main, j’ai demandé « Qu’est-ce tu fais ? »… On m’a répondu « Je lis ». « Je veux li, moi aussi ! » ai-je décrété du haut de mes deux ans, dans un langage mi-enfantin mi-créole. Selon la légende familiale, c’est ainsi que ma grand-mère, directrice d’école, fut la première personne à m’apprendre à lire, dans ma Fort-de-France natale, là où je commençai en même temps à lire le monde. Ensuite, dans mon enfance en France, dans cette ville bourgeoise de Sceaux où il y a le parc de Sceaux dessiné par Le Nôtre qui rivalise avec Versailles, je réalisai que, pour se sentir « bien intégrée », on ne le répétera jamais assez, rien ne vaut l’éducation, pour se sentir bien dans sa peau, quelle qu’en soit la couleur. Si j’insiste sur le pouvoir et l’importance des études, ce n’est pas par vanité, au risque de paraître immodeste. Frederick Douglass, le premier Afroaméricain esclave devenu écrivain, explique dans son autobiographie à quel point le fait d’avoir appris à lire et écrire, bravant l’interdiction faite aux esclaves, a déterminé son émancipation et sa prise de conscience de ce qu’était la liberté.

Des années plus tard, à Paris, dans une poste, j’ai cédé ma place dans la queue à une vieille dame. Elle me regarde intensément, l’œil noyé d’une tendre nostalgie, jette un coup d’œil sur ma carte d’identité que je tenais en main pour retirer un courrier recommandé et s’écrie « Vous êtes la petite Suzanne Dracius ! » Elle avait été mon institutrice à Sceaux, et m’a m’avoué combien elle adorait me faire lire avec mon petit accent créole — que j’ai perdu depuis, sur les bancs de la Sorbonne —, émerveillée que je sache lire si jeune, alors que les autres élèves, français dits « de souche » et non de branchages comme le petit oiseau des îles que j’étais, ignoraient jusqu’à l’existence de l’activité de lecture. Dans mon petit accent chantant je maîtrisais la langue française, la langue de l’Autre. C’est l’idéal pour se sentir bien dans sa peau, surtout quand on est quelqu’un « de couleur ».

Pour ce qui est de l’écriture des autres, j’en suis friande : en dehors de mes cinq livres, j’ai coordonné bon nombre d’ouvrages collectifs et d’anthologies d’inédits, telles que Pour Haïti après le terrible tremblement de terre ; ces pages se sont ouvertes à la terre entière pour conjurer le traumatisme dû au séisme. Afin d’exorciser le sentiment d’impuissance face

à la terre qui se fend, face à l’hécatombe qui s’ensuit, plus de 130 textes se sont façonnés, provenant non seulement des diverses aires francophones, des six coins de l’Hexagone aux Caraïbes en passant par l’Océan indien, la Belgique, le Luxembourg et divers pays d’Afrique,le Canada, mais aussi en provenance de sphères non francophones, d’Espagne, d’Autriche, du Portugal, du Liban, des USA, d’Amérique latine…

 Quelle est la place des femmes dans vos écrits? Etes vous une féministe Suzanne Dracius? quel est votre regard sur l’écriture au Féminin et sa place? Vous avez fait de la condition « humaine » votre fer de lance ? la discrimination, les inégalités sociales, sont vos combats?

Dans mes écrits, la place de la femme est centrale. J’écris au féminin pluriel. En ce 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, j’ai été invitée à faire une conférence autour de ma pièce Lumina Sophie dite Surprise, devant des collégiens. Il se trouve que la genèse de l’écriture de ce « fabulodrame » correspond à cette thématique. (Mais « il n’y a pas de coïncidences, il n’y a que des correspondances », de baudelairiennes correspondances, écrivais-je  dans mon recueil de nouvelles Rue Monte au Ciel.) En effet l’idée, l’envie et la nécessité d’écrire sur Lumina me sont venues au début des  années 90, pendant que je faisais, sur le Campus de Schœlcher, à l’Université alors Université Antilles-Guyane, un cours de latin, sur la civilisation antique, et sur l’étymologie du mot « héros », qui vient du grec et signifie « demi-dieu », désignant une personne qui a pour père un dieu et pour mère une humaine, par exemple Héraclès alias Hercule chez les Romains fils de Jupiter alias Zeus, chez les Grecs, et d’une mortelle.

Mais ce qui est intéressant, c’est que le héros peut aussi être fils d’une déesse : il y a une sorte de parité, une égalité moins misogyne dans l’Antiquité : par exemple Achille a pour mère Thétis, déesse marine, divinité féminine, et pour père Anchise, un mortel. Le mot « héros » prend le sens de « personnage principal », de « principal protagoniste » de la tragédie grecque antique, puis conserve ce sens pour toute œuvre littéraire.  À l’origine, la littérature mettait en scène des demi-dieux, puis, avec l’évolution, des personnages humbles, de modeste extraction, comme, au XIXe siècle, Germinie Lacerteux des frères Goncourt, qui conte la mortelle descente dans l’alcool d’une pauvre femme : ce personnage serait inspiré de leur servante Rose Malingre, dont les Goncourt ont découvert la double vie après sa mort, ce qui a choqué, voire scandalisé, à l’époque.

Les universitaires de l’AATF (Association américaine des professeurs de français) avaient demandé que ma pièce Lumina Sophie dite Surprise soit jouée — sponsorisée par TV5 Monde —, lors de l’inauguration de leur colloque en Martinique. Lors d’une visite à l’Écomusée de l’Anse Figuier, j’ai été outrée de constater que, sur les panneaux de l’exposition réalisés par Gilbert Pago — un ami et collègue avec qui j’ai enseigné à l’université, professeur agrégé d’histoire, mari de la présidente de l’UFM, seule association féministe de Martinique —, on parlait longuement des hommes meneurs de l’Insurrection du Sud de la Martinique, et très brièvement des femmes. Je le lui ai dit, Gilbert a promis de corriger cela – je ne suis pas allée vérifier –, mais il s’est rattrapé par la suite, car, depuis, il a écrit un ouvrage historique consacré à Lumina. En Martinique, en septembre 1870, l’insurrection battait son plein : révoltées par la misère liée à l’exploitation post-esclavagiste et un incident racial qui a mis le feu aux champs de cannes, des femmes, redoutables Pétroleuses, incendient les habitations. À leur tête, lumineuse, une simple couturière. L’idée de la ressusciter m’est venue d’un sentiment d’agacement, en constatant, lors de ce cours sur le mot « héros » à l’Université Antilles-Guyane, quand j’ai demandé aux étudiants de me citer le nom d’une héroïne de dix-neuf ans ayant sacrifié sa jeune vie à sa cause, qu’ils m’ont répondu : « Jeanne d’Arc » ! Pourquoi aller chercher si loin dans l’espace et le temps, jusqu’au fin fond de la Lorraine et aux confins du Moyen-Age, ce que l’on a près de chez soi ? Lumina Sophie dite Surprise a exactement le même âge. Elle est du même milieu rural. Mais elle est enceinte, on ne la voit guère en sainte !… Engrossée sans être mariée, elle est loin d’être pucelle… Elle aura un procès inique, sera condamnée, elle aussi, pour blasphème, fornication, sorcellerie, rébellion, actes de pillage, barbarie etc… Elle luttait pour la dignité et la liberté de son peuple. À ce titre, Lumina mériterait honneur et gloire. Cependant il y a, dans la Caraïbe insulaire, une sorte d’amnésie collective. Les traditions de résistance n’y ont guère laissé de traces. Nous honorons à grand-peine nos héros, et encore moins nos héroïnes, dans notre imaginaire caribéen. (Maintenant il y a un rond-point Lumina Sophie dite Surprise, et même une tour Lumina, et j’ai eu la Médaille d’Honneur de Schœlcher pour ce livre, mais, quand j’ai écrit Lumina Sophie dite Surprise, sa lumière ne brillait pas…)

C’est ce pan de voile déchiré que je lève dans Lumina Sophie dite Surprise, explorant la conscience historique, offrant à l’imagination une mythologie créole renouvelée, à travers la vision de figures héroïques d’une grandeur plus qu’humaine, non seulement afro-américaines ou caribéennes, mais femmes, de surcroît, en une langue métissée, aux accents tour à tour lyriques ou comiques, en quête d’une contre-vision du passé.

Parmi les violences faites aux femmes, en plus des violences physiques, il y a les violences psychologiques, et même des violences sociologiques, des violences immatérielles, culturelles, parfois même cultuelles. C’est l’une de ces violences, et non des moindres, que je combats dans mes livres, et en particulier dans Lumina Sophie dite Surprise : l’occultation des femmes, le crime qui consiste à minimiser leurs actions, à réduire leur rôle à celui d’égérie, de cantinière, qui assure l’intendance. Je déteste cette phrase suprêmement misogyne : « Derrière chaque grand homme, il y a une femme » ; j’y vois la pire iniquité phallocrate, une terrible injustice machiste.

 Pour vous l’écriture réunit ou elle divise? que pensez-vous de l’ »écriture engagée?

Je veux croire que l’écriture réunit, vu le nombre de lecteurs qui viennent à ma rencontre, de toute la francophonie. J’arrive du Canada, du Salon du livre de Montréal, où j’ai eu l’émotion suprême de voir surgir L’autre qui danse en édition originale — le collector — brandi par un lecteur enthousiaste qui l’avait depuis sa parution et venait, vingt ans après — comme dirait Dumas —, chercher sa dédicace. Touchant, non ?  De surcroît, c’était un Français installé au Québec, qui avait emporté mon roman dans son déménagement… L’écriture est un acte solitaire, je la vis comme un acte solidaire, engagée dans le partage de recettes, comme cette formule magique que j’ai employée dans Déictique féminitude insulaire : « le racisme est soluble dans l’encre noire ». Mon rôle d’écrivain me permet de transmettre, par le truchement romanesque, certains savoirs de manière moins rébarbative qu’un cours d’histoire. Ma position de kalazaza me situe au confluent de tous ces peuples qui mêlèrent leurs sangs plus ou moins pacifiquement pour constituer la population martiniquaise. J’aime croire que le racisme est soluble dans le métissage, que les haines raciales se diluent dans le mélange des sangs plutôt qu’en versant le sang. Le mélange des cultures aussi. J’aime recueillir cette mémoire, la livrer, mémoire vive, selon une certaine esthétique, la nourrir de l’héritage des belles-lettres, concocter une salsa au jus de citron vert, comme celle d’« Écrit au jus de citron vert » (l’une des nouvelles de mon recueil Rue Monte au ciel), ou une « langue de Molière sauce chien » (titre d’une autre de mes nouvelles). Dans cette conjoncture explosive, du jamais vu, une voie s’ouvre à notre Histoire. En moi la voix du poète ne peut pas ne pas s’exprimer, dans l’enthousiasme, au sens propre : des choses se pressent, brûlent de sortir. Elles ne m’appartiennent pas, même si elles émanent du tréfonds de moi-même. Ces mouvements impulsent un élan dont je me dois de témoigner. Je transcris ces « ballants » naissants, tente de « fixer [c]es vertiges » poétiques autant que politiques. Pas désengagée, donc, mais désencagée, ouverte vers les Ailleurs. Je les porte en moi, car je suis de cette île où repose – tant Aimé – Césaire, qui me fit l’honneur d’apprécier mon écriture, le chantre de la Négritude noircissant la couverture blanche de Rue Monte au ciel à force de le relire, le poète fondamental écrivant en dédicace à ma mère : « À Elmire Dracius, que la Martinique remercie entre autres choses d’avoir mis au jour la poésie, la vraie : Suzanne ! Merci ! », Césaire estimant que ma pièce Lumina Sophie dite Surprise montre bien la naissance de la prise de conscience politique dans la population martiniquaise.

 Dans les Antilles, les auteures ont-elles des difficultés à percer, quels sont les défis, les acquis?

Difficile de répondre pour l’ensemble des auteures des Antilles. Pour ma part, j’ai eu la chance que le manuscrit de mon premier roman ait été accepté, du premier coup, par deux grandes maisons d’édition parisiennes, et de n’avoir que l’embarras du choix : j’ai opté pour celui qui a dégainé le meilleur contrat, le plus sécurisant, avec un bel à-valoir… Puis L’autre qui danse a été salué comme un « chef-d’œuvre » par la presse locale, très bien accueilli par les médias nationaux et même internationaux ainsi que par les universitaires, y compris à l’étranger, ce qui me vaut d’être présentée, par exemple, comme « l’une des meilleures plumes féminines des Antilles » par le Pr Piriou dans la French Review (USA). Dans la conjoncture martiniquaise plutôt machiste, aujourd’hui encore, il n’est pas facile de s’imposer, mais c’est ce qui est excitant, là sont les défis.

 Parlez-nous de votre actualité littéraire? vous êtes traduite?

Oui, vient de paraître en novembre 2015 Calazaza’s delicious déréliction, traduction en anglais d’Exquise déréliction métisse (Prix de la Société des Poètes français et Prix Fetkann), par Nancy Naomi Carlson, aux éditions Tupelo Press, USA.

Par la même traductrice, va paraître en 2016 aux éditions Seagull Books London Limited The Dancing Other (L’autre qui danse).

Auparavant, Climb to the Sky, la traduction de Rue Monte au ciel par Jamie Davis, a été publiée en 2012 par CARAF Books (Caribbean and African Literature translated from the French), University of Virginia Press, USA.

En espagnol, Exquisito Desamparo mestizo (Exquise déréliction métisse, Prix de la Société des Poètes français et Prix Fetkann), traduction de Verónica Martínez Lira, avec le soutien du CNL (Centre national du Livre, Paris) et de l’ambassade de France à México, editorial Espejo de viento, México.

En italien, L’altra che danza (L’autre qui danse), traduit par Lea Oliveri, Giovanni Tranchida editore.

Etc…

Par ailleurs, je suis en pleine écriture d’un nouveau roman.

  La Culture est une grande richesse, cependant elle est le parent pauvre des Ministéres ?

Oui, le mot « culture » vient d’un participe futur latin ; « cultura », c’est l’ensemble des choses devant être cultivées, honorées, vénérées, sans cesse en évolution, en progression, une richesse sans cesse renouvelable, sans cesse en mutation. Cependant, hélas, actuellement, le budget de la Culture est une véritable peau de chagrin, qui diminue à vue d’œil, des festivals sont supprimés…

  • Si je vous disais culture pour la paix vous diriez ?

Laconiquement : une évidence.

  Et une question géopolitique et humaniste, vous êtes une femme militante, quel regard posez vous sur les tunisiennes qui viennent d’avoir un Nobel?

Je félicite chaleureusement ce valeureux quatuor de dialogue et de lutte contre l’obscurantisme. C’est une bouffée d’air pour la fragile démocratie tunisienne naissante sur laquelle planent de graves menaces sécuritaires, comme en atteste le récent attentat meurtrier contre un bus de la garde présidentielle revendiqué par les terroristes de Daesh, l’auto-proclamé État islamiste.

 Vous venez de faire le FLACS vos impressions ?

Je souhaite longue vie au FLACS, Festival du Livre, des Arts et des Cultures du Sud auquel j’ai eu le plaisir de participer, à Bruxelles, les 30, 31 octobre et 1er novembre 2015, dans le cadre charmant du Théâtre VARIA, occasion de belles rencontres et d’échanges très intéressants avec les autres auteurs invités et le public, qui laisse augurer un bel avenir pour cette rencontre francophone. Certes, cette première édition ne fut guère très achalandée, mais ce n’est qu’un début : pour que le FLACS devienne pérenne et assure sa réussite, on peut souhaiter, par exemple, que la communication soit intensifiée…

 

 Merci Suzanne Dracius !


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