Oui la mode africaine brille plus que jamais et a séduit les plus avertis et ce, dans toutes la capitales mondiales qui comptent!!!
La Mode africaine plus qu’un Continent, c’est une histoire qui dure et qui voyage par ses métissages à travers le temps, les tendances, les capitales pour le plus le grand bonheur des puristes.

photo DAVID THOMPSON for UFFP reporter at large english edition
photo DAVID THOMPSON for UFFP reporter at large english edition création du Camerourais Imane Ayissi seul designer qui défile à la Haute Couture à Pa
Des médias NEW AFRICAN WOMAN/Femme Africaine ( produit que j’ai crée pour le groupe de presse britannique IC PUBLICATIONS londrès) à UFFP United Fashion for Peace, le magazine pour une planète éthique, nous restons la plus pure ambassadrice d’un Continent que nous aimons par les tripes.
AFRICA FASHION n’est qu’une vitrine parmi tant d’autres qui rappellent l’incroyable foisonnement créatif des designers du Continent, même si il est vrai que l’écrin qu’est le Musée du Quai Branly, le rêve de feu son fondateur l’estimé ami Jacques Chirac, était rappelons le, d’y réunir le meilleur des Sud pluriels ( oui il y a vingt deux ans alors rédactrice en Chef de NEW AFRICAN WOMAN) j’adorais assister à ses colloques sur l’Afrique et la nécessité de rapatrier les artefacts des musées occidentaux du Monde à l’Afrique…mais aussi sur une note encore plus engagée, d’interdire les médicaments frelatés vendus en Afrique… un combat qui lui tenait tant à coeur. Je ne manquais pas les ” dialogues et conférences du Quai Branly” surtout si Monsieur Jacques Chirac y prenait part.
Revenons à cette exposition itinérante lancée par le Victoria and Albert Museum de Londres
Déjà présentée dans plusieurs villes internationales, cette exposition itinérante est à Paris, jusqu’au 26 juillet 2026 et au musée du Quai Branly.
Carrousel de la création africaine, elle est présentée dans la Galerie Jardin du musée du Quai Branly, des l’entrée un pop up store qui met en avant le meilleur du pap des designers du Continent, mais aussi un peu plus loin, en ordre de création et d’ancienneté des pièces contemporaines signées par des créateurs majeurs du continent.
On ne peut rater la création du Camerounais le designer Imane Ayissi que nous avons eu le bonheur de programmer dans ma terre natale en 2010 au Festival Mode et Design de Carthage à l’acropolium de Carthage pour l’Association Ness el Fen – une programmation faite par mes soins qui avait amene la crème de la crème de la Fédération de la Haute Couture en France ( Maurizio Galante, Didier Ludot, mais aussi d’Egypte avec Maria Bishara, Maroc et Hollande Said Mahrouf et Siham El Habti, Ahmed El Hassani, Algérie France Ourda Helli, Burkina Bénin USA Clara Lawson Ames

Feriel Berraies Guigny et Imane Ayissi Acropolium de Carthage Tunisie 2010 Festival Mode et Design de Carthage photo UFFP
Une fois entrée dans l’Expo nous sommes emportés par un déroulé qui explique la genèse de toute cette créativité, et l’industrie qui en découle. Un rappel aussi de la luxuriance, et la diversité créative de tout un Continent, porteur de dialogues, immersions et métissages qui expliquent comment l’habit façonne les identités plurielles.

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Après Londres, New York, Portland, Chicago, Melbourne et Montréal, « Africa Fashion », conçue par le Victoria and Albert Museum de Londres, propose une édition parisienne, et offre un dialogue entre les créateurs de mode de la scène contemporaine africaine et les riches collections du musée du quai Branly

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Vêtements, accessoires, bijoux et tissus se mêlent aux photographies d’archives rappelant les fusions multiples et le lien reliant passé et présent. Car la mode africaine inspire, se réinvente, est leader à bien des aspects et face aux ravages de la fast fashion ou trashion, elle demeure une valeur sure.

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Parceque les textiles africains c’est avant tout l’amour des traditions et des patrimoines millénaires faisant la part belle aux : broderies, teintures, tissages et bogolans.

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Une matière première inégalée malgré les difficultés financières de la filière face à parfois des régions en crise.
Les Lacroix, Gauthier, Chanel et j’en passe se sont inspirés de Mama Africa ne respectant pas toujours les copyrights certes, et contrairement à ce que l’on croit, la mode africaine a ses pionniers oui comme Alphadi et Chris Seydou, mais ils ne sont pas des “reliques” pour autant car ils continuent d’inspirer et de se renouveler. Ils défilent, créent des festivals, lancent des écoles, forment les générations futures.

les textiles et le Bogolan inégalable du Mali
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Mais surtout ils restent fidèles à leur “africanité même si cela signifie plus de difficultés “à s’exporter dans les marchés du Nord.
Le textile est sacré en Afrique, il raconte des histoires car le tissu est à l’Afrique ce que les monuments sont à l’Occident.

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Ses pionniers ont ouvert la voix et leur voix se fait entendre encore, malgré les difficultés parfois à produire dans des régions en guerre, balayées par des crises endémiques.

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Des guerriers de la mode pour certains, des puristes, des références pour certains organismes internationaux qui leur font confiance pour lancer des écoles dans le Continent.
Car la mode africaine, ce n’est pas uniquement vendre, c’est aussi former les générations fu tures, créer des vocations, être rempart contre les obscurantismes religieux pour libérer et autonomiser les jeunes filles.

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Kwame Nkruma portant la tenue traditionnelle Ghana.
Il faut sortir des aprioris et de la vision folklorique du pagne ou boubou, ou du wax…

L’Afrique a ses pionniers mais s’ils sont puristes, il convient de dire aussi qu’ils se réinventent continuellement. Ils font aussi le pont avec avec une nouvelle génération qui participe aux plus grandes Fashion WEEKS européennes . Mais loin d’en rougir et au contraire…tout en soulignant aussi que cette génération nouvelle est une pépinière qui offre à la créativité africaine, des réinterprétations contemporaines aussi dans l’ère du temps. La mode afropéenne en est une des expressions actuelles. par Et ces pépites viennent de Lagos, Dakar, Johannesburg ou Accra.

Depuis une vingtaine d’années, ces créateurs participent activement aux grandes fashion Week de Paris, Milan ou Londres. L’Afrique a gagné ces lettres de noblesse et cette ascension est uniquement due à la méritocratie!

photo DAVID THOMPSON for UFFP reporter at large english edition création du Camerourais Imane Ayissi seul designer qui défile à la Haute Couture à Paris
Mais dans cet expo parisienne, en plus d’Alphadi du Niger et Chris Seydou du Mali les incontournables dinosaures du textile, retrouvez Thebe Magugu ou Kenneth Ize les figures de la mode africaine moderne : Kofi Ansah (Ghana), Shade Thomas-Fahm (Nigeria)

Ici les Caftans du Maroc, seul pays nord africain exposé, quel dommage… la Tunisie n’est pas en reste pourtant de doyens n’oublions pas qu’ ‘ elle a donné naissance à Feu Azzedine Alaia entre autre mais nous avons Fella aussi, et petit clin d’œil à feu Leila Menchari la tunisienne en charge des vitrines d’Hermès et qui a grandi aux côtés de Feu Azeddine Alaia oui peu de gens le savent, rip for both of them!

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Thebe Magugu ou Kenneth Ize sont aussi présents, des figures fondatrices de la mode africaine moderne egalement Kofi Ansah (Ghana), Shade Thomas-Fahm (Nigeria) etc

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Toutes ces créations célèbrent une scène artistique dynamique aussi variée que le continent lui-même et souvent représentée, en France, par la Canex, qui participe au salon Tranoï.
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« Africa Fashion présente la mode africaine comme une forme d’art qui se définit elle-même et qui révèle la richesse et la diversité des histoires et des cultures africaines », indique le musée.
Leurs créations célèbrent une scène artistique dynamique aussi variée que le continent lui-même et souvent représentée, en France, par la Canex, qui participe au salon Tranoï.
« Africa Fashion présente la mode africaine comme une forme d’art qui se définit elle-même et qui révèle la richesse et la diversité des histoires et des cultures africaines », indique le musée.
Cette exposition reste un magnifique hommage pour célèbre la scène africaine, anciens et nouveaux célèbrent le Continent entre ses génération de créateurs.
Africa Fashion c’est le patrimoine, les savoir faire, qui se réinvente sans cesse mêlant cultures africaines et histoires régionales. Pour l’occasion, le musée offre a aussi au regard du visiteur sa riche collection de textiles, accessoires et bijoux africains, ainsi qu’une sélection de photographies issues de ses archives.
Retrouvez notre entretien inédit avec un des pionniers expose à Africa Fashion
Exposition itinérante internationale créée par le Victoria and Albert Museum, qui s’est tenue pour la première fois à Londres, du 2 juillet 2022 au 16 avril 2023, puis en tournée dans le monde entier.
