Marre d’être maman ? cassez le syndrome super maman !!!
Les mamans du Nord au Sud sont de plus en plus isolées de nos jours. Car il est vrai que la maternité a de tout temps été glorifiée et mise sur un piédestal. Être mère serai un don de Dieu, et il nous arrive souvent nous les mères, de taire notre désarroi de peur de passer pour une mère inapte et indigne.

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Avec les normes éducatives qui changent et où l’on valorise bien trop souvent l’enfant, éducation et apprentissage obligent, notre place de maman est souvent reléguée aux oubliettes. Tout est centré sur les besoins de l’enfance, et pas trop sur les génitrices. Bien que l’on ait assisté a pas mal de progrès sur les pratiques (l’implication des pères, l’activité professionnelle des femmes), le bien être maternel est encore sous valorisé. En Même temps, on attend tellement de nous les mères, que l’on se retrouve dans une relation de sur responsabilisation qui engendre encore plus d’angoisse sur la performance maternelle.»
Quand le système n’est pas tendre avec nous les mères. Comment pouvons nous être bienveillante avec nous même ? je n’ai qu’à me rappeler le nombre de fois où j’ai été convoquée par la prof principale d’un de mes jumeaux qui aurait fauté, pour me sentir « mère indigne » et franchement la société ne nous fait pas de cadeau, si « notre gosse dérape » !

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Tant de fois je me suis dite, je suis thérapeute et pourtant avec mon gosse c’est toujours aussi compliqué…
Ce billet je l’écris à toutes les mamans du monde et je sais que beaucoup se reconnaitront. Oui on parle beaucoup de la qualité de vie au travail ou QVT et le burnout, mais on ne fait pas grand cas de la QV de la maman qu’elle soit au foyer ou au travail et de son burnout !
Et oui le Burn out maternel n’est pas un euphémisme, et je persiste et signe en disant que le boulot de maman est le boulot le plus dur au monde. J’ai fait des jumeaux et je peux vous assurer que les faire grandir aujourd’hui est un acte aussi périlleux que mes innombrables casquettes de femme caméléon activiste.
Car au fond, on ne nous donne pas de mode d’emploi, on apprend sur le tas, on rebondit, on se remet en question, on se sacrifie et surtout on continue de faire pas mal de maladresses à l’égard de nos enfants ! et surtout on s’oublie trop vite…
Et que l’on soit thérapeute ou pas… on est logées à la même enseigne, car il ne s’agit que d’affectif !
Une de mes patientes est venue me voir un jour, pour une de ses filles ados mais sans l’adolescente en question (sourires) et je me suis retrouvée en fait à faire l’anamnèse de la maman qui était complétement dans une remise en question totale de sa fonction de « maman » avez-vous une notice en Sophrologie pour faire grandir nos enfants ?! me demande telle

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Et non être parent, ça s’apprend pas à l’école et y a pas de diplôme pour.
Et bien non, rien n’est définitif, rien n’est text book quand il s’agit d’élever nos enfants. Pour autant pour y arriver, il faut surtout savoir se ménager, prendre soin de soi, ne pas se laisser submerger par la culpabilité les angoisses et les questionnements stériles.
Et vous l’avez deviné, ce billet est écrit pour les mamans cette fois ci.
Burnout maternel comprendre ce que c’est
Le burn-out maternel c’est l’overdose de l’engagement physique psychique et émotionnel à l’égard de son enfant. Quand on veut tout faire, tout contrôler que l’on ne sait pas déléguer, que l’on se remet en question et que l’on fait tout à s’oublier, et bien on se brule vite mesdames les mamans.
Oui c’est un trop plein de tout, qui fait que l’on finit par user ses cartouches et si on prime on culpabilise, on n’est pas sortie d’affaire.
Casser le mythe de la bonne mère
Oui elle n’existe pas !
Socialement ont est programmées pour ignorer nos besoins et nos envies certes, en tout cas la société attend de nous cela, les hommes aussi parfois et … les institutions aussi en rajoutent une couche.
Naïvement on nous dit qu’être mère est une chance, un état de Grace continu et que certaines femmes pleurent les larmes de sang car elles n’ont pas pu être mères, c’est exactement ce genre de message et de discours qui nous fait nous penser « être des mères indignes » !
Il n’y a pas de mère « idéale » de mère moins méritante ou pas, de mère courage, il y a simplement une Méré qui essaye de faire du mieux qu’elle peut !
Reconnaitre les signes alerte danger biippppp
Notre quotidien est jonché de contraintes et la fatigue physique et l’épuisement moral sont notre quotidien si en prime nous travaillons, il nous faut également cumuler cela.
Le plus consternant c’est qu’il est souvent bien difficile de le faire savoir à ses proches, car l’on se sent illégitime, on a honte de nos faiblesses, on se dit que l’on n’y arrive pas.
Mais des signes doivent vous alerter avant de basculer vers la dépression
Les oublis
Si vous oubliez des choses à faire, la casserole sur le feu, le rendez vous chez le pédiatre, une sortie, une activité, de fermer la porte à clés, ce sont des ex, oui il y a un début de signe d’épuisement. Attention si vous prenez la voiture et que vous êtes épuisée et la tête dans les nuages.
Asthénie le syndrome de la fatigue chronique
Que vous dormiez 7 heures d’affilé ou que vous vous réveilliez toutes les 2 heures, vous êtes épuisée dans votre corps et votre tête, comme si vos batteries sont déchargées dès votre réveil, attention à l’asthénie.
Vous n’arrivez plus à assurer le minimum vital
Ex les repas et vous commencer à faire du fast food, de réchauffer, d’improviser. Vous vous couchez mal et en culpabilité mais vous n’avez plus la force et c’est la débrouille qui prend le pas. C’est un signe fort d’épuisement: vous n’avez plus d’énergie pour vous-même et encore moins pour les autres. Et cuisiner vous semble trop compliqué.
Vous êtes au bord de la crise de nerf et pleurez tout le temps
Votre seuil de tolérance de patience est limite, et vous criez beaucoup après enfants et conjoint. Sauf qu’après vous vous sentez coupable « horrible d’être une mauvaise mère » une spirale de culpabilité s’enchaine.
Les thérapies brèves peuvent vous aider
Faites appel à un thérapeute il est crucial de trouver une solution au plus vite.
Apprenez à dire non, à écouter les limites de votre corps. En parler avec un thérapeute pour ne pas culpabiliser du non, et surtout comprendre les limites à ne plus franchir.
Apprenez à déléguer avec votre conjoint ou une aide externe ou un membre de votre famille. Arrachez du temps pour vous, être mère n’est pas la panacée, vous n’êtes pas qu’une génitrice, vous êtes une personne à part entière qui a besoin de souffler et de se faire plaisir.
Ne jouez pas le jeu de votre enfant, car plus vous donnez plus il demandera, apprenez à vous donner des temps de pause.
Stop au cumul des activités
C’est souvent le cumul de responsabilités qui conduit à cet état d’épuisement. Apprenez à refuser, c’est essentiel pour vous préserver. Reportez à plus tard, mais essayer en tout cas de ne plus tout faire dans l’instant.
Impliquez votre partenaire: c’est important de partager les taches et d’en discuter à tête reposée sans confrontations.
Mettez-vous à la méditation à la Sophrologie : déjà c’est prendre un temps pour vous mais surtout apprendre les postures afin de réduire considérablement le niveau de stress et d’anxiété.
Faites accompagner votre enfant par un spécialiste
Si par ex le burnout est directement lié à un comportement de votre enfant ( hyper actif, nerveux, insomniaque, caprices, problèmes émotionnels) Parlez à votre pédiatre et aux professeurs, ne fermez pas les yeux sur les éventuelles difficultés de développement physique ou émotionnel. Obtenir des réponses et de l’aide permet de réduire les risques d’épuisement.
Arrêtez de culpabiliser
Prendre du temps pour soi, ce n’est pas être mauvaise ! Et s’épanouir dans son travail ou dans son couple c’est important aussi. Et si vous n’êtes pas le prolongement de votre gosse que vous êtes carriériste et pas maman poule, c’est votre droit !
Vous éprouvez de la colère ? Vous en avez le droit et en toute bienveillance
Arrêtez le tiraillement, arrêtez de croire que vous êtes fragile, non vous ne l’êtes pas, vous avez enfanté et si vous avez survécu à ça, le reste est possible.
Vous avez le droit de pas vous sentir au top, d’être fragile, de craquer de fauter, de tout recommencer pour faire mieux la prochaine fois. Les enfants ca pousse tout seul, faut juste leur donner le quota d’amour et de bienveillance, les respecter dans leur différence
Arrêtez le total control et de vouloir façonner votre gosse comme vous
Il n’est pas vous, et même si vous êtes en droit de vous poser des questions, de vous sentir perdue et triste parfois, oui une demande implicite de réconfort, d’encouragement, est permise. Faites-vous accompagner par les bonnes personnes ( psychanalyste, Sophrologue etc) .
Vous n’êtes pas super woman
Il n’y a pas de total control, vous ne pouvez pas tout gérer, et vos enfants ont leur vie à eux. Ils font des erreurs et tombent et se relèvent comme vous, alors arrêtez le sentiment d’échec et la culpabilité, s’ils ne sont pas et ne font pas comme vous.
Arrêtez de transférer vos peurs sur votre gosse
Si l l’inquiétude est normale ne polluez pas votre enfant avec vos insécurités. Il est sage de se faire épauler, aider, accompagner, par le conjoint et à défaut thérapeute). Priorisez et faites-vous du souci pour vous avant de vous en faire pour l’enfant.»

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Faites vous confiance c’est naturel d’être maman
Soyez à l’écoute de vos sentiments, de vos valeurs, de la personne que vous êtes et de ce qui vous semble bon à vous. Même pour Freud, éduquer est un métier impossible…»
In fine, donnez à votre enfant un sentiment de sécurité. Il a besoin d’un parent stable, fiable et cohérent.
Il n’y a pas de mère parfaite et même Donald W. Winnicott pédiatre et psychanalyste britannique, expliquait que la mère doit être «suffisamment bonne», c’est-à-dire ni trop ni trop peu. Pour que l’enfant devienne autonome, il s’agit de l’aimer mais de ne pas le combler totalement. Trois textes salvateurs réunis dans ce petit ouvrage accessible (Payot, Petite bibliothèque : la mère suffisamment bonne ).
Retrouvez les conseils de Fériel Berraies Thérapeute :
www.feriel-berraies-therapeute.com
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