L’année 2026 et ce mois de janvier qui commence par des chutes de neige et un froid assez conséquent en France ont amené son lots d’ inconvénients.
Si les adultes sont touchés et se retrouvent en difficulté pour aller au travail entre les interruptions et bouleversements en rapport avec les moyens de transports, sachez qu’une autre catégorie, cad les plus jeunes se trouvent quant eux au contraire, confortés dans des dynamiques comportementales malsaines voire asociales.
Mais bien avant les intempéries, ce comportement “décrié” existait déjà. Il s’agit du Bed Rotting.
Mais revenons au contexte actuel.
Janvier neige et tempêtes
Les intempéries, les frimas, la neige, des températures anormalement froides ces derniers jours ont été le lit de certaines mauvaises habitudes que l’on retrouve principalement dans la génération Z ( mais pas que) dans plusieurs régions de France.
Oui passer ses journées de congés dans sa chambre pour se reposer pour beaucoup c’est du luxe. Quand la météo vous y force, c’est la planque Mais attention, cela peut aussi cacher un grand mal être, et ce n’est pas la meilleure méthode pour retrouver de l’énergie, au contraire.
On pense à tort ou à raison que cela concerne les jeunes principalement, je serai plus nuancée même si je dois l’avouer je le constate auprès de mes propres jumeaux.

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Etant maman de deux ados de 19 ans, je peux témoigner et vous dire que ce type de prostration ou “pourrissement enlisement au fond de son lit” est bien une réalité.
J’ai observé cela encore plus depuis 2020
Entre les jeux en réseaux, internet, le téléphone, les crises sanitaires successives qui ont poussé nos ados et enfants à être encore plus confortés dans certaines de leurs mauvaises habitudes… isolement, gestes barrières, alertes sanitaires, alertes météo, hyper connectivité au numérique, grande sédentarité, malbouffe, tout est facteur d’enlisement, il faut le dire… et nos enfants en payent un certain prix.
Relisez notre article sur les dangers de la sédentarité
SEDENTARITE
Préférez pour vous et vos enfants les activités en dehors de la chambre comme la sylvothérapie, relisez notre sujet à ce propos !
EMBRASSEZ VOTRE ARBRE
Durant la période de covid, l’isolement forcé a amené son lot de dépressions pour nos ados, qui pour certains ont expérimente décrochages scolaires et même suicides. La restriction des libertés, de mouvement et d’attroupements, a traumatisé les enfants, ces jeunes qui ont finit par développer des difficultés psychosociales.
Quand on sait que l’adolescence porte son lot de complexité, ajouter la procrastination et l’addiction numérique, la sédentarité et le bed rotting qui vient souvent avec à l’isolement, autant vous dire que cela est un cocktail explosif.
Nos enfants conjuguent à cela la malbouffe, ils mangent sur le lit en regardant leur ordi, téléphone ou télévision alors relisez aussi notre sujet sur la detox alimentaire
DETOX
Plus qu’un Trend ou tendance chez les jeunes elle est révélatrice d’une société dysfonctionnelle car elle laisse faire. Oui, une société qui se déresponsabilise de plus en plus, face à l’hyper connectivité de nos enfants et qui souligne aussi, il faut l’avouer, l’ incapacité de certaines adultes ( avec un système scolaire qui rend le numérique dans l’enseignement obligatoire) à faire face en posant des limites.
J’aborderai donc ce sujet sur nos enfants avec beaucoup de nuances. Revêtant ma casquette de thérapeute en médecine douce et mes spécialisations enfance et adolescence en Sophrologie.
Bed rotting un appel au secours de nos ados
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette tendance à rester au fond de son lit pendant des heures ou des journées, n’est pas l’expression d’une paresse ou d’une procrastination. Elle cacherait en réalité une dynamique psychologique. Et pour répondre au stress, on ne sort plus de son lit, il est donc tout à fait normal que votre ado puisse ne plus vouloir sortir de son cocon qu’ ‘il a investi comme étant une “safe zone”
On les appelle pantouflards, procrastinateurs, couch potatoes, on les affuble de tous les noms, mais c’est un arbre qui cache une bien plus grande forêt !
Cette trend sur les réseaux sociaux où on va traîner la journée au lit s’appelle le “bed rotting”, littéralement le “pourrissement au lit”. On fait tout sur le matelas, sans forcément dormir, mais en regardant des séries, ses mails, en lisant et en mangeant aussi sur place.
On se rappelle tous de notre ado qui passe son temps la nuque tendue à scroller son téléphone entre news messages et vidéos et c’est sa manière à lui de gérer l’inconfort émotionnel et psychologique généré par un MONDE DE PLUS EN PLUS INSTABLE ET INCERTAIN.
Même s’ils ne regardent pas les nouvelles à la télé, nos enfants sont au courant de tout car les réseaux abondent en informations sensationnalistes.
Il faut aussi se dire, que le Bed Rotting est d’autant plus facile que le cerveau du jeune est souvent en mode bien souvent “burnout” car il ne dort pas, il accumule une dette de repos et au fur et à mesure son hyperconnectivité l’entraine dans une spirale d’addiction à l’écran de son cellulaire.
Des études scientifiques sur le sujet, indiquent que le stress à long terme peut occasionner un genre de burnout ou shutdown du cerveau.
Dans cet état spécifique, le jeune manque de motivation et pour se ménager surtout l’Energie, l’esprit va éviter tout effort intellectuel.
Les études relatives au stress et la dépression indiquent que la procrastination, l’inactivité vont influer sur l’humeur, les objectifs et l’envie de faire. L’illusion est justement de croire que le Bed Rotting est de tout repos.

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Les situations qui amènent le Bed Rotting
Excès de stress, le cerveau se met en mode veille car trop sollicité
Burnout mental, le cycle de motivation ralentit pour protéger l’energie
L’addiction au numérique, plus on scroll plus on est addict, plus on s’épuise et le cerveau va ralentir ses fonctions
Trouble du sommeil, le scrolling au lit tue le sommeil et empêche le repos
La sédentarité
Solitude, fatigue et dépression
Comment s’accorder des pauses
Il est crucial de parvenir à s’accorder des instants de repos réels même de courte durée pour permettre au cerveau de recharger.
Le fait de rester des heures entieres au lit sans bouger, accroit qui plus est la solitude du jeune, sa deconnexion du monde reel et de la vie en famille. Je vis littéralement avec deux ados tout le temps enfermés dans leur chambre, je les entends mais c’est tout.
Cette habitude a été plus ardue depuis la mort du papa il y a six ans.
Le Bed Rotting est le symptôme et non la cause du problème
Car il faut se le dire en cohérence, les jeunes le font quand ils sont soit dans la négation de quelque chose qui les met mal à l’aise ou qu’ils se retrouvent dans une difficulté à faire face à une situation de vie.
Ici comme dans toutes choses, en tant que parent ou thérapeute, il est crucial d’aider notre ou nos jeunes jeunes à tr ouvert la modération et l’équilibre!
Pas évident ce sont des ados.
Dans un monde abreuvé de difficultés, de drames, de complexité, le lit devient le seul “cocon” ou zone de confort en attendant que cela passe…
Les dangers sont invisibles mais là
Rester couché toute la journée, casse les rythmes et perturbe l’horloge interne. Le pic de cortisol du matin, qui est l’hormone du réveil, est atténué. Le lit pour d’autres activités que le sommeil, peut aussi créer des insomnies” et finalement entraîner une perte d’énergie plutôt que de la récupération.

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Trop de sédentarité attention bobos
Trop dormir n’est pas bon, rappelons que pour un adulte, les besoins tournent autour de huit heures de sommeil et pour les enfants et les adolescents, c’est plutôt neuf ou dix heures.
La littérature scientifique et l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, le rappellent régulièrement(Nouvelle fenêtre) : quand on est en bonne santé, le mouvement, l’exercice, sont essentiels au bien-être. L’activité physique est nécessaire pour garder de la tonicité musculaire, pour maintenir une bonne santé mentale et cognitive, pour lutter contre le stress. Ne pas quitter son lit pendant plusieurs jours, c’est aussi réduire les interactions sociales et l’exposition la lumière extérieure, deux autres facteurs importants du bien-être mental.
PROCRASTINATION suite du Bed Rotting ( jeunes et adultes) ma vision de thérapeute
Au travail comme à la maison, remettre sans cesse au lendemain pose souvent problème.

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Ce que la procrastination dit de vous
Booker un rendez-vous, faire le tri dans vos dossiers, passer un simple coup de fil… Des actions que vous reportez depuis déjà des semaines tout en sachant que ce n’est pas une solution ? Il est clair que vous êtes adepte de la procrastination. Si de l’extérieur un tel comportement peut être associé à de la fainéantise ou de la désorganisation, il est souvent révélateur d’un manque d’assurance. En effet, le procrastinateur est souvent de type anxieux, et s’il recule l’échéance, ce n’est pas par souci de faire, mais plutôt de bien faire. Un manque de confiance en soi qui entraîne souvent dévalorisation et culpabilité dont l’origine est simplement la peur de l’échec.
Passer de la réflexion à l’action
Pour détruire ce schéma et ne plus sans cesse ruminer la longue liste de choses à faire qui nous attend, voici un exercice simple divisé en trois temps qui s’avère très efficace.
1- Pour commencer, effectuer une “to do list” de choses que vous remettez au lendemain depuis des lustres. En face de chaque tâche, écrivez la dernière raison qui vous a empêché de vous en occuper et le ressenti que vous avez eu après avoir remis à plus tard. Enfin, écrivez le sentiment rencontré quand vous vous êtes rendu compte que ce n’était toujours pas fait. Vous devriez vous retrouver avec des lignes de ce type : “Finir une rédaction > J’ai encore le temps de le rendre > J’aurais pu finir il ne restait pas grand chose ” J’aurais dû le faire, maintenant c’est trop tard !” Cet exercice vous permet de vous rendre compte du stress et de la culpabilité que provoque ce comportement.

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2- Reprendre les 3 tâches les plus importantes de la liste et trouver des solutions concrètes : le faire tout de suite, déléguer, demander de l’aide.
3- Mettre en pratique le point 2 en définissant de petites étapes pour avancer pas à pas. Cela permet de minimiser l’action à effectuer et de ne pas se décourager. Plus vous avancez dans vos “petits pas”, plus vous vous rendez compte que vous êtes apte à avancer et terminer vos “choses à faire” qui cessent alors de vous préoccuper, et plus votre confiance et estime de vous en ressortent grandies !
Et cette liste, on la commence aujourd’hui
C’est un comportement qui consiste à remettre à plus tard, ou à commencer quelque chose et à ne pas la finir, où à se disperser pour ne pas faire la tâche principale.
Une sorte de conduite d’évitement où l’on se dit que l’on va faire la chose mais on s’arrange ensuite, pour ne pas la faire.
Une spirale infernale s’enclenche car plus vous attendez plus vous vous mettez en danger, plus vous reportez plus vous culpabilisez et vous perdez alors tout contrôle et estime de vous-même.
On connait bien nos enfants et surtout nos ados, lorsqu’on leur demande de faire quelque chose et qu’ils vous répondent « ok mais après » mais vous savez pertinemment qu’ils ne la feront pas ou bien qu’ils feront autre chose ou au pire, qu’ils la feront mal…
Mais la procrastination touche aussi les adultes, qui peuvent également se trouver dans un scénario du « report « encore et toujours jusqu’à se mettre en danger !
Quand la procrastination s’installe
C’est au départ insidieux, banal, on reporte une tâche, un dossier, un rendez-vous, mais au fil du temps on s’installe dans une conduite d’évitement. On peut faire plein de choses à côté, être même hyperactif mais on ne fait jamais la chose qu’il faut. Il est clair que si vous vous trouvez dans ce scénario, vous êtes un « procrastineur » que vous soyez dans le déni ou pas !
Casser les mythes
Beaucoup sont dans le jugement face à ce comportement qui est considéré du ressort du pathologique pourtant. Et en conséquence, cela en aggrave les effets psychologiques pour celui qui la subit. Il faut se dire que la plupart du temps, ces personnes sont loin d’être paresseuses ou incapables, au contraire, la plupart sont intelligentes, productives, téméraires et créatives. Elles sont simplement dans une période transitoire de mal être et elles se retrouvent prises au piège car le temps passe, la culpabilité grandit et surtout la perte d’estime de soi à force.
Mais alors pourquoi procrastine ton ?
Certains de ces comportements donnent la voix en fait à de l’anxiété, un manque d’assurance une certaine souffrance morale aussi parfois. Le souci est que si cela s’installe dans la durée, cette conduite peut amener une panne dans l’activité. Si en prime, il y a un manque de confiance, il est à craindre que l’individu va se complaire dans sa propre dévalorisation et avec à l’appui une culpabilité dont l’origine serait la peur de l’échec. La peur de ne pas être capable et à la hauteur.
Arrêtez de cogiter et agissez !
Au lieu de se dire je dois faire ceci ou cela, passez à l’action, commencer à faire et agissez. Dites vous qu’il faut commencer par un petit bout puis un autre et que de toute facon cela est un passage obligé, même si la tâche parait immense. Faites vos petits pas de fourmis, et vous verrez votre culpabilité, votre stress, votre malaise commencer à fondre comme neige au soleil !
Faut simplement commencer, comme un régime, c’est dur au départ mais si vous vous accrochez vos verrez tous v os freins vos blocages disparaitre.
Les étapes pour recadrer : faire preuve de bon sens avant tout et se donner de la bienveillance

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C’est une politique des étapes avant tout
1- La “to do list” de choses que vous remettez au lendemain et cela vous permettra de mesurer votre stress
2- Reprendre les 3 tâches les plus importantes de la liste et trouver des solutions pour les finaliser
3- Faites-vous des objectifs avec des petites étapes pour avancer pas à pas. Avancez lentement mais surement par “petits pas”, Et cette liste, on la commence aujourd’hui !
La Sophrologie vous aidera à éliminer stress et culpabilité
Des exercices de relaxation touchant le corps et le mental vont permettre justemen d’évacuer les pensées parasites, ces pensées sont toxiques et peuvent justement alimenter le syndrome de l’échec continuellement. Cela amenant l’individu à re pousser encore et toujours de peur de ne pas être à la hauteur. A côté du stress, va s’alimenter l’angoisse car justement là tous les clignotants sont au rouge. L’individu est conscient du temps qui passe et du fait qu’il est en danger mais il n’arrive pas à se débarrasser de cette chape de plomb qui l’immobilise. Et in fine, il va alimenter un manque de confiance qui se traduira dans la durée par des complexes et une perte d’estime de soi.
La médecine allopathique doit travailler de concert avec les médecines douces
Ce qu’il faut rappeler, c’est que cela reste un comportement pathologique qui doit être au préalable suivi par des spécialistes (psychiatres, médecin etc) et les méthodes douces ne sont que complémentaires.
Il est important de fouiller dans l’arbre de vie du patient voir, s’il n’y a pas des choses plus cachées qui seraient refoulée ( névrose, trauma, état de stress post traumatique ou une dépression non traitée, enfance, insécurité maladive)
Même, si l’hypnose se targue de pouvoir traiter le problème à elle seule, ayant les deux spécialités, si l’on vient me voir pour la Sophrologie, je vais d’abord me renseigner si mon client n’est pas dans une situation qui nécessite réellement cette prise en charge préalable.
Il s’agit réellement d’un problème sérieux ( s’il reste dans une grande durée) , et il ne faut pas passer à cote, les médecines douces seraient alors les arbres qui cache une forêt bien plus épineuse qu’on le penserait…

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Travailler la confiance et l’estime
Et surtout la perception de sa propre valeur est importante. Il faut accepter son miroir avec ses imperfections et ne pas avoir peur de voir la vérité en face. Il faut aussi se donner le temps de changer, respecter son rythme et rester dans la bienveillance. S’affranchir du regard, des jugements de la société qui nous stigmatise.
Il s’agit d’un réel travail que d’apprendre à s’accepter avec ses failles mais également croire en ses potentialités. La Sophrologie est bienveillante elle est écologique elle ne ment jamais, elle ne fait que reconnecter l’individu à ses ressources qui sont mises en veille pour x ou x raison.
Car au fond, la visualisation positive dont la méthode cauet s’inspire en Sophrologie, projette le meilleur et donne l’espoir que l’ on peut avec des efforts et de l’assiduité se donner les moyens de s’en sortir. ?
Détente, visualisation positive, boosting des capacités, oui la Sophrologie est votre arme contre la procrastination. Donnez vous le temps de vous en sortir…
Fériel Berraies est criminologue chercheur en Sciences Sociales (spécialisée sur les jeunes et les déviances) elle est aussi thérapeute, formée IFS Paris et détient sept spécialisations en Sophrologie : cancer, sexualité, enfance, adolescence, personnes âgées, périnatalité et entreprise
Elle est membre de la chambre syndicale de Sophrologie et de la chambre syndicale des métiers de la naturopathie
Praticienne en Hypnose Ericksonienne certifiée Xtréma Paris
En formation en naturopathie
Prix Sanitas 2018 Tunisie
Prix UFA 2015 Belgique
Retrouvez ses conseils sur : www.feriel-berraies-therapeute.com
Elle reçoit à son cabinet sur Ozoir la Ferrière en Seine et Marne. Se déplace sur Paris uniquement pour travailler en Entreprise. Elle fait également des ateliers de groupe sur commande dans le Maghreb ( Tunisie, Maroc)
