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Emilie Varraud poissons et crustacés dans un panier


Poissons coquillages et crustacés dans mon panier.

Les paniers d’Emilie.

Les paniers d’Emilie et de Thau.

Pécheurs et consommateurs unis pour préserver le bassin.

Depuis 2001, Le Prix Terre de Femmes soutient des femmes exceptionnelles engagées dans la protection de l’environnement .
Les proj ets sont aussi variés que leurs personnalités. Chacun e a son histoire, son combat et le mène à sa façon.
A travers le Prix Terre de Femmes, la Fondation Yves Rocher – Instit ut de France souhaite soutenir le leadership des femmes et participer à la préservati on de l’environnement.
Découvrez les projets de nos lauréates 2014 qui comme chaque année servent d’exemple et ouvrent de nouveaux chemins à toutes les femmes.

Emilie portrait (Copier)

Chapo.

Emilie Varraud est initiatrice du projet « Paniers de Thau ». L’idée est simple mettre en lien direct les pécheurs et conchyliculteurs locaux engagés dans une démarche écologique et raisonnée avec des clients motivés par l’envie de consommer responsable.  Ensembles, ils forment une chaine humaine actrice de la préservation de ce magnifique site du Bassin de Thau en Languedoc-Roussillon.

EMILIE (Copier)

Posée sur les hauteurs d’une petite colline, Emilie Varraud se régale de ce spectacle de la nature. En cette jolie matinée de décembre, le ciel et l’eau se mêlent, déclinés dans un dégradé de gris et de rose pâles. Les filets despécheursdisposés en étoile ajoutent une pointe de relief à cette étendue d’eau calme. Tandis que les bateaux s’éloignent, les flamands roses s’ébattent dans ce  magnifique Bassin de Thau… Le quotidien pour Emilie,mais elle ne s’en lasse jamais. Son travail, c’est sa passion. Alors,quand en 2007 elle est engagée par l’association du Bassin de Thau pour travailler au développement et à la préservation de ce magnifique site, elle y met toute son énergie.

Aujourd’hui, Emilie a réussi à composer une équipe100% féminine de 6 personnes.

Mais ne lui parlez surtout pas de travail !La jeune femme prend cette mission très à cœur, car elle est la prolongation de son engagement personnel.

« Pour travailler, jeme suis inspirée de mon expérience. Raconte-t-elle.J’aime être actrice de mon environnement et comprendre lesenjeux pour mieux m’impliquer. Mais pour agir efficacement je suis aussi convaincue que nous sommes plus forts ensemble. Alors, j’ai eu envie d’ouvrir les yeux aux habitants de cette région,pour leur faire prendre conscience de la beauté et de la fragilité de ce site. »

Chaque jour, Emilie s’émerveille de voir les pécheurs locaux travailler en équipe de deux ou trois hommes sur de toutes petites embarcationsafin de prélever le poisson de la lagune.

«  Les pécheurs ici, sont  les premiers amoureux de ce territoire, insiste Emilie. Ils font un travail difficile, mais ils sont passionnés. Ils  défendent un savoir-faire et une logique de prélèvement raisonné de la ressource. Cependant il était impossible pour la consommatrice lambda que je suis de trouver leur production sur les étals. Alors qu’elle est péchée tout près d’ici.Laseule dorade proposée en supermarché est systématiquement élevée en Grèce ! »

Une aberration pour cette fille de chasseur qui a grandi au plus près de la nature entre les hauts plateaux de l’Ardèche et de l’Aveyron.  Elle raconte d’ailleurs,avec beaucoup d’humour et dans un accent du cru parfaitement imité, comment son père expliquait fermement : «  Chez nous on chasse, on pêche et on cultive tout ce qu’on mange ! »

L’idée des Paniers de Thau est née de ce constat et de cette situation aberrante. Soutenue par deux amies, Claudia une femme pêcheur et Annie ostréicultrice, Emilie organise un réseau (d’abord féminin) fournissant en direct les habitants des villages voisins en poissons  et coquillages. Bientôt d’autres pêcheurs, producteurs et maraîchers locaux se joignent à cette belle aventure. Les Paniers de Thau concernent dorénavant 600 familles et ont enregistré près de 100 000 euros de transactions.

« Ce genre d’expérience suffit à me rendre heureuse, confie Emilie.Pouvoir raccrocher les gens à l’écocitoyenneté, les faire s’impliquer et partager ce qui se passe sur leur territoire. C’est simple et cela fonctionne. Les producteurs vendent leur marchandise en direct. Les consommateurs ont accès à des produits de qualité. Le reste, se fait tout seul. La livraison des paniers est toujours un momentd’échange. Les clients posent des questions et s’intéressent au métier de chacun. C’estaussi l’occasion, d’expliquer pourquoi, par exemple, le poisson prévu la veille a été annulé le jour même. Les consommateurs comprennent la fragilité de la production en fonction des aléas de la météo ou de la nature. La réalité est celle là : onne peut pas avoir tout ce que l’on veut sur commande. Chacun comprend alors la précarité du métier despêcheurs desconchyliculteurs et des autres. Mais prend aussi conscience de la fragilité de notre environnement immédiat. Tout cela n’est pas acquis nous devons et pouvons économiser nos ressources sans nous priver, il suffit de composer avec la nature… c’est possible. Quand tout  le monde joue le  jeu, ça marche ! »

 

 


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