Racisme d’Etat, racisme systémique, quelles répercussions psychosociales ?

  • By UFFP
  • 19 février 2026
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Entre  défis, lenteurs et objectifs

En France, le racisme demeure un phénomène structurel et ordinaire à la fois : il s’exprime autant par des actes explicites (insultes, agressions, discriminations avérées) que par des mécanismes plus diffus (stéréotypes, biais implicites, soupçons de non-appartenance).  Avec plus de 1,2 million de personnes déclarant être victimes d’au moins une atteinte raciste annuellement et seulement 4 % de plaintes sont enregistrées (chiffres du CNCDH), la France traverse une crise identitaire « meurtrière ». De plus, il est certain que ce chiffre est largement sous-estimé du fait de la peur et des réticences à déclarer ces situations. 

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Par Fériel BERRAIES GUIGNY

Le contexte socio-économique, les débats identitaires récurrents et la médiatisation de certaines questions (immigration, sécurité, religion) contribuent à maintenir un climat où l’altérisation persiste. Psychologiquement, le racisme fonctionne comme un système de catégorisation simplificatrice, renforcé par l’anxiété sociale et le sentiment de menace symbolique. Les personnes perçues comme noires, arabes ou musulmanes sont les plus fréquemment ciblées, indépendamment de leur nationalité ou de leur trajectoire individuelle.

Ce que l’on ignore aussi, c’est que le racisme a de graves répercussions sur la santé mentale et physique, mais on en parle moins.

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Mais il faut aussi se dire, que le racisme si ce n’est pas lentement, il peut aussi tuer violemment.

A ce titre, je voudrais rendre hommage à ISMAEL AALI retrouvé mort dans un étang prés de LYON APRES UN MEUTRE RACISTE le 6 janvier 2026 dans l’indifférence médiatique.

Oui cela fait moins de bruit que pour « Quentin » dont nous déplorons aussi la mort, sauf que ISMAEL n’était pas dans « un attroupement » son seul tort ? son facies et son appartenance…

Le 6 janvier, son corps est découvert dans un étang au sud de Lyon. Ce jeune homme de 20 ans, était originaire de Chalon-sur-Saône. 48 heures plus tard, un Rhodanien de 21 ans est placé en détention, et mis en examen pour meurtre en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion.

Que s’est-il passé ? Est-ce un crime raciste ? pourquoi l’invisibilisation de ce fait qui n’est pas un simple fait divers.

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Un silence qui en dit long, qui nous fait constater encore une fois, un traitement à géométrie variable qui pose question et qui est difficilement acceptable

Repose en paix petit ange…

Quels sont les conséquences psychosociales du racisme systémique en France ?

La marginalisation ou exclusion liés au racisme produit ce qu’on appelle un “stress minoritaire chronique”. Contrairement à un traumatisme ponctuel, c’est une exposition quotidienne et répétée à l’hostilité qui érode progressivement la santé mentale.

Retrouvez notre entretien avec la psychologue Tamila Hachemi sur la question

Cliniquement, cela se manifeste d’abord par une hypervigilance constante : les patients décrivent un état de tension épuisant où ils scrutent en permanence leur environnement pour anticiper les réactions négatives, déchiffrer les regards, interpréter les silences. Cette vigilance permanente mobilise énormément d’énergie cognitive et émotionnelle, ce qui laisse peu de ressources pour les autres aspects de la vie.

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On observe ensuite des stratégies d’évitement massives qui deviennent handicapantes : évitement de certains quartiers, de certains espaces publics, modification de son apparence selon le contexte, auto-censure dans les conversations professionnelles. Ces comportements créent un rétrécissement du monde vécu, une sorte de prison invisible qui limite les opportunités sociales et professionnelles. Sur le plan somatique, le stress chronique se traduit par des troubles du sommeil, des céphalées de tension, des troubles digestifs, et à plus long terme, de l’hypertension et des pathologies cardiovasculaires que la recherche lie directement à l’exposition prolongée au racisme.

EXCLUSION ET SOUFFRANCE IDENTITAIRE

Le sentiment d’exclusion génère également ce qu’on appelle une “souffrance identitaire” : un questionnement constant sur sa légitimité, sa place dans la société, un sentiment d’être constamment jugé et réduit à une caractéristique visible.

Retrouvez notre entretien avec une des cofondatrices de l’IEAC Fatma Bouvet de la Maisonneuve

Un colloque de l’IEAC s’est tenu le 12 février à L’Assemblée Nationale pour dresser un état des lieux et projeter des solutions pour une réparation juridique et psychiatrique du phénomène.

Cette initiative a immédiatement reçu le soutien de Mme Danièle Obono Député et Présidente du groupe d’études « Racismes et discriminations raciales et religieuses ».

IEAC EN BREF

Grâce à son engagement, cet événement s’est tenu à l’Assemblée Nationale, marquant une étape forte dans la reconnaissance et le traitement de ces souffrances.

Lancé par la psychiatre Fatma Bouvet de la Maisonneuve, Maître Hosni Maati et l’historienne Delphine Peiretti-Courtis, l’Institut d’études et d’Action citoyenne (IEAC) désire proposer des réponses concrètes au racisme. Vaste projet, grandes ambitions !

photo UFFP all rights reserved Maitre Hosni Maati avocat cofondateur IEAC Olivier Le Cour Grandmaison historien, essayiste universitaire et Dr Marie Rose Moro pédopsychiatre

Objectif : passer du constat à l’action, de la santé au droit, aux côtés des victimes.

   La psychiatre Fatma Bouvet de la Maisonneuve, Maître Hosni Maati, avocat au barreau de Paris et Delphine Peiretti-Courtis, historienne, professeur agrégée à l’université d’Aix-Marseille unissent leur effort au sein de l’Institut d’études et d’Action citoyenne (IEAC), en proposant des outils concrets pour la lutte contre le racisme et l’accompagnement des victimes.

Photo UFFP all rights reserved, à gauche Fatma Bouvet de la Maisonneuve psychiatre cofondatrice IEAC et Madame Daniele Obono député France Insoumise et Présidente du groupe d’études « Racismes et discriminations raciales et religieuses ».

L’EAC veut offrir des réponses concrètes aux citoyennes et citoyens confrontés au racisme — du repérage des traumatismes à l’orientation juridique, en passant par la formation des institutions.

UNE JUSTICE FRANCAISE QUI PROTEGE L’IMPUNITE POLICIERE et le racisme TOUT COURT

Adama Traore non-lieu confirmé par la Cour de Cassation pour les gendarmes qui ont causé la mort de ce dernier. Une décision définitive, mais le dossier sera retransmis à la Cour Européenne des droits de l’homme, qui vraisemblablement condamnera la France  – et ce ne sera pas la première fois…

Triste constat, qui démontre encore une fois, l’impunité policière,  mais cela ne doit pas devenir un fatalisme accepté.  Car le combat continue, sa mort, son nom, doivent servir d’exemple à tous les autres cas passés et à venir.

Un non-lieu qui pèse lourd cependant, dans les consciences et qui fait état d’un ordre raciste banalisé ; pour et par les juges français. C’est un peu la confirmation juridique d’un racisme structuré.

« La vie des noirs, des arabes et des musulmans qui vivent dans les quartiers populaires » ne vaut pas grand-chose !

Alors oui, en France, la violence policière est un sujet central, un fait endémique. L’impunité et la protection de ces méfaits prévaut malheureusement. Le racisme y a des racines profondes qu’il faut à tout prix dénoncer.

Cas El Hassene Diara, les policiers sont protégés eux aussi par le Ministre de l’Intérieur et qui a déclaré face à l’Assemblée Nationale, qu’il n’allait pas suspendre les trois gendarmes.

Encore une fois, totale impunité des violences policières ayant conduit la mort d’un individu lors d’ une interpellation.

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« LES INDESIRABLES « une catégorie à part dans le jargon administratif policier

Pour Monsieur le Ministre de l’Intérieur Laurent Nunez « le contrôle au faciès, n’existe pas » !   clame till face à l’Assemblée Nationale le 11 février dernier, mais qui allons-nous convaincre du contraire quand on voit ce qui se passe actuellement ? pourtant le défenseur des Droits affirme lors d’une enquête effectuée en juin 2025, la persistance de ces pratiques !

Les jeunes hommes « noirs ou arabes » d’origine ont quatre fois plus de chance d’être contrôlés que le reste de la population, et douze fois plus de risques de contrôle poussé (fouille au corps ou transfert au commissariat)

Ces indésirables (évincés et multi verbalisés) comme ils sont mentionnés dans les formulaires de police sont en majorité des ados et des jeunes gens, des français à majorité issus des populations post coloniales et des classes populaires.

Selon une Estimation de la Cour des Comptes on comptabilise 47 millions de contrôles réalisés en 2021. La part des personnes contrôlées ayant été contrôlées au moins une fois ces cinq dernières années, est passée de 16% en 2016 à 26% en 2024.

Mais les discours politiques de certains ne font que CARICATURER LES QUARTIERS POPULAIRES alimentant ainsi, les discours racistes qui deviennent légitimes.

Et  dés lors, les pratiques et les dérives autoritaires vont bon train.

LE CONTROLE D’IDENTITE OCCUPE UNE PLACE CENTRALE DANS LES PRATIQUES DES FORCES DE SECURITE

Le 26 juin 2025 LA COUR EUROPEENNE DES DROITS DE L’HOMME A CONDAMNE LA France POUR CONTROLES D’IDENTITE DISCRIMINATOIRES.

Le Ministre de l’Interieur Laurent Nunez fait-il de la désinformation ? ou plus grave encore, nie til la réalité raciste vécue par des milliers d’individus en France au quotidien ?

QUAND LA VICTIME DEVIENT COUPABLE

 Et que penser quand la justice française s’attaque à la victime et non aux auteurs : le cas de Divine Kinkela, aide-soignante à Montargis, qui se retrouve enfermée 6h en garde à vue pour avoir tenté de se protéger face aux attaques racistes de ses voisins.

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Et oui triste constat que de comprendre en fin de compte mais encore et toujours qu’il y a « une justice pour les riches, les nantis et pour les autres »…

Et que  dire dans des régions comme en Seine Saint Denis quand les policiers municipaux se conduisent comme au Far West, en Cowboys en free style, dixit les humiliations à tout va, les violences physiques, les agressions sexuelles sur les populations locales. Ces policiers censés protéger deviennent aussi des agresseurs !

Le Colloque IEAC à l’Assemblée Nationale

Danièle Obono ” le racisme est une question qui est encore peu traitée dans le débat politique” !

Danièle Obono est une députée LFI de la 17ème circonscription de Paris et elle Préside le Groupe d’Etude sur les discriminations à l’Assemblée Nationale.

A l’ouverture du colloque Mme Obono s’est félicitée de l’initiative de l’ IEAC qui vient rejoindre les efforts que mène son groupe d’étude sur les discriminations. Elle a expliqué que son groupe est désireux de déposer une proposition de loi “transpartisane” qui permettrait d’être discutée au sein de l’Assemblée Nationale.

En effet, une résolution sur la reconnaissance du trauma psychique liée au racisme, permettrait déjà de déposer un cadre qui reconnaisse la nécessité de la réparation. Un point de départ qui rendrait cela possible en rassemblant très largement et en invitant le gouvernement à faire tout un travail ( comme des circulaires de politiques pénales et des demandes vis à vis du Ministère de la justice etc. )

A l’initiative de son groupe d’études le constat était que le racisme et les discriminations raciales et religieuses, ne faisaient pas l’objet de toute l’attention parlementaire nécessaire. Etant donné, la nature systémique, structurelle, historique du racisme. Et d’un point de vue politique, le bilan reste aussi très mitigé pour ne pas dire très maigre. C’est sans compter aussi, sur le déni quand il s’agit de l’impact traumatique des racismes et sur le fait que “la réparation” n’est toujours pas dans les priorités gouvernementales ” depuis 2017 je travaille sur la question pénale, sur la question de la justice” explique telle.

De plus l’impact traumatique du racisme ” est une question qui est encore peu traitée dans le débat politique” ajoute telle. Car il faut se poser la question de la justice et de comment elle doit réparer face aux victimes de préjudices ( matériels, aussi mental) conclut elle.

Photo UFFP all rights reserved Daniele Obono Député France Insoumise et Présidente du groupe d’études « Racismes et discriminations raciales et religieuses »

A l’Assemblée Nationale, ce colloque a une dimension tout à fait symbolique, car il représente la diversité d’une France, qui compte 30% de sa population, issue de l’immigration, “nous sommes tous un peu chez nous” ici ajoute Fatma Bouvet de la Maisonneuve. Une institution qui a pour mission la liberté, l’égalité, la fraternité. Mais la question du racisme, nous rappelle cependant que cela reste un vœu pieux. La réalisation sera plus tardive… enfin nous continuerons à y croire.

Fatma Bouvet de la Maisonneuvenous avons affaire à un réel délire” !

Nous assistons à un racisme de plus en plus banalisé et décomplexé. Il heurte, rend malade par fois et tue. Et l’urgence est d’agir, car la non assistance à personne en danger est intolérable ” je suis dans la droite lignée de psychiatres bien connus”, car il y a un lien entre la psyché et LACAN ( Freud, Lacan, Nawel Saadawi, Franz Fanon) explique telle. Les races n’existent pas selon Claude Levis Strauss, mais pourtant nous parlons encore aujourd’hui de la hiérarchisation des humains, de leur intelligence et de leur culture.

C’est un délire extrêmement structuré, face auquel l’IEAC VEUT apporter des réponses réelles. En expérimentant sur une petite échelle, entre Maitre MAATI, moi même des travailleurs sociaux et des sociologues, des psychologues du travail”‘ que l’on a constaté que l’on peut “réparer sur le plan de la santé mentale, mais uniquement si il y a une reconnaissance sociojuridique'” conclut elle.

Psychiatre, psychothérapeute et écrivaine  franco tunisienne, cofondatrice de l’IEAC Fatma Bouvet de la Maisonneuve exerce à Paris. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le racisme.

Photo UFFP all rights reserved à gauche Fatma Bouvet de la Maisonneuve spécialiste en Psychiatre clinique, et clinique du traumatisme raciste

Que ce soit les femmes noires comme la journaliste Rokhaya Diallo ou la Député Daniéle Obono: il est intéressant de noter que le mécanisme raciste est toujours le même : humilier et faire taire, ou réduire la parole, il y a toujours un renvoi à la couleur de peau, le sexe ou le genre. L’appartenance ethnique est sur identifiée quand on veut délégitimiser un certain discours dans l’espace publique ( dixit les commentaires et illustrations racistes de Charly Hebdo, sur la laïcité et le rôle de Rokhaya Diallo dans ce débat)

Mais cet état de fait, il faut aussi le rappeler, s’adresse aussi également aux femmes arabes et musulmanes que l’on hyper sexualise en les renvoyant au “voile ou à la burka” ! ajouté la psychiatre Fatma Bouvet de la Maisonneuve.

Rokhaya Diallo ” on est souvent disqualifiés dans nos discours, sous prétexte de victimisation”

On est souvent disqualifiés dans nos discours quand on est issue de la génération issue de

l’immigration ” et l’on nous prête des attitudes de victimisation bien souvent, afin de nous faire taire” explique Rokhaya Diallo lors de sa prise de parole. On nie les effets du racisme aux individus qui les vivent” car tout simplement, on vit un racisme systémique qui structure la France depuis des siècles” explique telle.

L’espace publique est aussi hiérarchisé selon les catégories d’individu. Et même dans les réseaux sociaux, les violences discriminatoires sont présentes quand on veut prendre la parole, car l’on est automatiquement renvoyés au genre, à la race ” être une femme, noire, racisée, c’est compliqué quand il faut tout le temps se défendre face à une violence de pensée “prendre la parole et être confrontée à la violence, au racisme, implique un coût moral mais aussi matériel” quand il faut se défendre conclut elle.

Journaliste, auteure et réalisatrice, Rokhaya Diallo est membre du conseil d’administration d’ENAR (Réseau européen contre le racisme). Animatrice et chroniqueuse pour plusieurs médias (Canal +, RTL, Médiapart, Les Inrocks, LCP…), lauréate de plusieurs prix internationaux, elle est auteure et réalisatrice de plusieurs ouvrages et documentaires sur le racisme, le sexisme et les identités.

Photo UFFP all rights reserved, Rokhaya Diallo journaliste réalisatrice et essayiste

Hosni Maati Avocat au Barreau de Paris cofondateur de l’IEAC

Hosni Maati” on vit en France une sorte de séparatisme culturel…”!

Il y a un paradoxe en France” si on regarde les textes du code pénal, du code du travail par ex ou celui de la fonction publique, ou de la santé publique, il y a toute une série de discriminations qui sont visées par la loi” ( discrimination au logement, discrimination de la presse, discrimination religieuse etc. ) et en réalité une fois que l’on a proclamé ses droits on a une “double difficulté, il faut d’abord caractériser la discrimination raciste” et ensuite avoir la charge d’apporter les preuves…

Donc ce n’est pas uniquement le texte qu’il faut identifier ” mais sa pratique” et l’esprit qu’il y a derrière le texte. Il faut juste se rappeler une chose “‘ un texte de loi ce n’est en théorie que le retranscription technique d’un certain nombre de principes techniques et de valeurs” ajoute Maitre Maati

Parfois on “aime proclamer des droits parce qu’on y trouve un intérêt et que c’est l’objet du moment” fait divers ou autre “mais sur ce qui relève des principes fondamentaux qui sont le respect de la dignité humaine, de la santé au travail on a une vraie défaillance parce que justement ces textes ne suffisent pas” s’ils ne sont pas source de sanctions, s’ils perdent leur caractère coercitif, ils sont vidés de leur substance” ajoute. Il.

S’ils perdent de leur substance; en revenant sur l’aspect idéologique, cela consiste à être dans une forme de déni parce que cela est lié à l’histoire. Car il faut se rappeler que les individus issus de l’immigration portent en eux une charge symbolique “on a toujours attendu d’eux qu’ils aient des rôles subalternes” qu’ils soient des citoyens de seconde zone en quelque sorte.

Et cela implique qu’il y a une forme de séparatisme intellectuel” on considère en fait qu’il y a une catégorie de personnes qui a droit d’accéder à la plénitude du droit positif et d’autres non”!

Hosni Maati crée son cabinet en 2008 et se trouve rapidement confronté à des dossiers sensibles tant par leurs enjeux sociaux, financiers et bien évidemment humains.
Cabinet à taille humaine, Me Hosni Maati travaille en synergie en France et à l’international. Il est le cofondateur de l’IEAC

Photo UFFP all rights reserved Dr Marie Rose Moro pédopsychiatre, Cheffe de service, Cheffe de la maison de Solenne-Paris

Dr Marie Rose Moro ” quand un enfant souffre de racisme c’est double peine” !

Les enfants sont souvent impactés par le racisme quand cela touche un de leur parent, et on peut observer de leur part deux attitudes ” soit l’empathie, soit le rejet total”. Ne pas se reconnaitre dans la victime qu’ est un des parents ” comment faire pour ne pas être arabe” ?! cela crée un conflit intrapsychique extrêmement douloureux pour l’enfant mais aussi pour les parents. Ces extrêmes sont dévastateurs mais il faut avoir la mesure de cette souffrance ” martèle Fatma Bouvet de la Maisonneuve.

Dr Marie Rose Moro a quant à elle, développé depuis trente cinq ans des modalités d’accueil et de soin des migrants et de leurs enfants ” je me situe dans une psychiatrie transculturelle” c’est l’idée de rendre la psychiatrie sensible à la question de la diversité culturelle’ explique telle.

Le Docteur Moro explique bien que l’on vient la voir pour des souffrances psychiques et non spécifiquement pour des traumas liés au racisme que ce soit l’enfant ou la famille. Au détour de ce travail, on découvre par contre aussi, des problématiques liées à l’identité et à l’intégration ajoute-t-elle

La discrimination c’est avant tout une douleur de ne pas être reconnu dans sa spécificité: identité, couleur et langue maternelle ” si il y a un seul récit, c’est celui du plus brutal du plus fort et il est imposé avec violence” explique la psychiatre, or il y a une nécessité à avoir plusieurs récits ” explique telle ( c’est aussi ce qui constitue son travail en consultations) permettre plusieurs récits dans le parcours du patient en souffrance.

Quand un enfant souffre de racisme ” c’est double peine “: ” : l’enfant souffre comme l’adulte de ces effets au quotidien à l’école dans la rue, mais en plus cela va s’inscrire dans son développement” conclut telle.

Psychiatre de bébé, d’enfants et d’adolescents, Professeure de l’Université Paris Cité
Cheffe de service de la Maison de Solenn, Maison des adolescents de l’Hôpital Cochin (AP-HP)
Directrice de la revue transculturelle L’autre
Membre de l’Institut Universitaire de France 

Olivier Le Cour Grandmaison Essayiste professeur des Sciences et Philosophies politiques à l’Université d’Evry Paris Saclay

Olivier Le Cour Grandmaison ” on est dans un strabisme divergent vers l’extrême droite en France actuellement” !

Photo UFFP all rights reserved Olivier Le Cour Grandmaison Essayiste professeur des Sciences et Philosophies politiques à l’Université d’Evry Paris Saclay

Partout ailleurs, dans bon nombre de pays européens, la catégorie “islamophobie” ne fait pas les choux gras de la presse et des politiques. Mais la France illustre l’exception ” la France est le seul état qui essaye encore de justifier le terme” alors même que le défenseur des Droits les institutions internationales en rapport avec les droits humains et l’ONU rejettent la catégorie.

Mais c’est l’extrême droitisation des politiques qui contribuent à la situation “‘ les jeunes des quartiers populaires sont perçus comme une menace symbolique pour la sécurité de la République “… ajoute Olivier Le Cour Grandmaison.

Le concept de “catégorie” est aussi une forme de discrimination qui renvoi à l’altérité en rapport avec les différences linguistiques religieuses et ethnoculturelles etc.

Par ailleurs, un certains nombre de techniques durant la Guerre d’Algérie on été importées en métropole après la guerre et l’un des illustrateurs est Maurice Papon qui promut Préfet de la Seine ne vint pas seul, alors qu’ il avait avec pour mission d’appliquer la doctrine de la guerre contre révolutionnaire pour remporter ” la bataille de Paris ( et non d’Alger) à rappeler que cette bataille de la police française accompagnée des harkis est responsable du plus grand massacre de l’après seconde guerre mondiale.

Mais ce qu’il faut aussi retenir, c’est que les pouvoirs publiques faisaient le distinguo entre les Français et ce qu’on appelait les Français musulmans de la République. La discrimination alors était déjà criante.

Mais aujourd’hui encore, la surveillance de l’indigène continue ” les gens issus des quartiers populaires incarnent une forme de classe qui est distinguée par des critères raciaux , religieux, elle est aussi distinguée par une génération” ce sont des jeunes explique le philosophe et historien issus des quartiers difficiles, donc la menace est perçue comme multiforme.

Cela fait beaucoup de stigmates explique l’historien : jeune, arabe, musulman, des quartiers populaires. ET cela débouche à la fausse perception, le mythe selon lequel les jeunes des quartiers populaires sont une menace existentielle pour la France.

Retrouvez notre entretien exclusif

Olivier LECOUR GRANDMAISON

Delphine Peiretti-Courtis “”depuis le 18es, on a hiérarchisé et classé ” l’humanité en race biologique, mais cela n’existe pas, or les automatismes continuent dans l’inconscient collectif “déplore telle.

L’héritage c’est avant tout 400 ans d’esclavage, la colonisation 130 ans et depuis le 18e s, on a hiérarchisé et classe l’humanité en race humaine biologique. Certaine supérieures par rapport à d’autres. Justifiant esclavage et colonisation ensuite.

Quand on invalide le concept de race humaine biologique, (aucune réalité scientifique avérée et clamée en 1950) et que les peuples colonisés acquièrent leur indépendance, on s’attend à un changement de paradigmes. Ces mêmes hiérarchies, discriminations basées sur une supposée race supérieure construites dans les lois, enseignées à l’école ” et bien elles ne disparaissent pas pour autant” il y a encore pas mal de relents explique l’historienne.

Elles perdurent, elles ont la peau dure, ces discriminations, elles se renouvellent, se réinventent, font peaux neuves.

Alors parce que les discriminations et les racismes persistent toujours, les discriminations font mal et finissent par tuer oui!

Les racismes restent inscrits dans les imaginaires et les pratiques persistent. Dans un système qui a du mal à s’en défaire malgré les discours universalistes et la devise républicaine.

La presse, la publicité, les expositions coloniales, les spectacles ont véhiculé ces relents historiques qui se représentent de manière latente et se transmettent dans l’inconscient collectif.

Delphine Peiretti-Courtis, agrégée et docteure en histoire, est enseignante à l’université d’Aix-Marseille et membre du laboratoire TELEMMe

Photo UFFP all rights reserved Delphine Peiretti-Courtis Professeur agrégée en histoire contemporaine à l’Université d’Aix Marseille, membre du laboratoire TELEMMe

Léa Balage El Mariky Députe EELVIl faut légitimer la parole face au racisme et proposer des espaces bienveillants”

Avant d’être députée, Léa Balage El Mariky travaillait pour une ONG qui s’occupait de l’intégration des nouveaux arrivants” l’expérience de l’ONG m’a amenée à penser que pour faire face au racisme, il fallait confronter les personnes racistes et les confronter à des récits”, mais il est aussi important de donner la parole à celles et ceux qui subissent le racisme afin d’ouvrir un cadre sécurisé et enveloppant à la parole. Pour que cette parole, soit libre.

Il faut légitimer la parole face au racisme.

Quand on propose cette parole contre le racisme dans l’hémicycle cela donne une sorte de légitimité. C’est ce que j’essaye de construire actuellement, avec quelques députés en essayant de travailler sur la question du droit au travail des demandeurs d’asile par ex ” explique la député.

Mais il faut aussi faire évoluer les lois pour que cette résistance permette de faire avancer la protection des victimes et leur garantir droits et réparation.

Léa Balage El Mariky Députe EELV

Députée NFP/EELV de la 3e circonscription de Paris (17e/18e) 🇫🇷

Porte-parole du groupe Écologiste à l’Assemblée nationale @Gpe_EcoloSocial 

CONTROLE POLICIER ET DELIT DE FACIES

Une loi qui va bientôt permettre l’utilisation par les policiers d’armes en vue de se défendre contre les agressions : quels risques quels périls ?

Pour Stéphane Lemercier Capitaine de Police à la retraite, enseignant d’éthologie à l’Université de Montpellier, cela concerne un projet de loi qui concerne principalement les gendarmes municipaux et effectivement cela peut être dangereux ” car la police municipale a déjà la possibilité de se défendre si la vie est en danger mais leur donner plus de pouvoir peut amener des risques”‘ et c’est le cas déjà à Bézier ou à Nice ou Perpignan. Certains Maires pourraient utiliser leur police municipale ( comme la police nationale) pour lutter contre la délinquance ou la criminalité, alors qu’une police municipale est là uniquement pour rendre service aux citoyens et régler les petits différents.

Donner du pouvoir davantage aux polices municipales, c’est ouvrir la porte aux dérives, aux racismes et aux délits de faciès, conclut il.

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SURVERBALISATION : DES AMENDES QUI CONFORTENT L’EXCLUSION

Témoignages 

Abdoulaye Fofana fils d’immigré malien a longtemps attendu dans son quartier l’ascenseur social qui n’est jamais venu, il n’avait même pas les escaliers pour pouvoir monter ne serait-ce qu’au sous-sol nous confie til. Mais non seulement cela, mais il est aussi victime de verbalisations outrancières et injustifiées bien souvent par la police « je suis endetté à hauteur de 14 000 euros par une sur verbalisation injustifiée » comme il l’explique durant la conférence de l’IEAC où il n’a pas hésité à prendre la parole. Il vit dans un HLM nouvellement acquis, il dort   par terre « je n’ai rien, j’ai juste un matelas, une chaise, je commence ma vie, mes journées en sachant que je suis surendetté » il a pourtant tout fait pour respecter la loi, mais son quotidien c’est des contrôles d’identité, au faciès ou bien souvent il finit par « perdre le contrôle » tant l’acharnement est absurde. Et le racisme est évident à son encontre. Un cercle vicieux pour le jeune homme qui ne se fait pas d’illusion quant au contrôle et aux pratiques policieres actuelles. Actuellement surendetté, sans emploi, Abdoulaye est dans l’impasse.

” la police c’est le reflet d’une population, c’est la force, et c’est très difficile de la changer”‘ conclut il.

Monsieur X « Madame, j’ai 19 ans et j’ai 9 mille euros de dettes, ma vie est foutue » pourquoi ? pour des amendes répétées, parfois délivrées sans que l’infraction soit caractérisée. Parfois, pour seul but d’intimider. Souvent sans contrôle, souvent sans échange, souvent et très souvent, délégué à la Police Municipale. Des amendes qui tombent, qui s’accumulent qui endettent.

Le rapport publié en avril 2025 avec le soutien du défenseur des Droits, montre que la multi verbalisation peut devenir un outil d’éviction de l’espace public

ON NE SANCTIONNE PLUS UN COMPORTEMENT MAIS UNE PRESENCE AU FACIES OU SELON LE LIEU DE RESIDENCE

Stéphane Lemercier Universitaire, (auteur de plusieurs livres sur la police) et ancien capitaine de Police à la retraite répond à cette thématique de la sur verbalisation

La sur verbalisation est belle et bien une autre réalité du racisme systémique, cet ancien capitaine de Police auteurs de plusieurs ouvrages sur la Police et ses défaillances, explique que cette pratique est bien réelle, autrefois on faisait les choses de façon manuelle, il fallait signer un papier ” on faisait avant des timbres amendes sur papier, à présent tout est en mode numérique ” avec les terminaux électroniques on peut enregistrer les gens. Du coup, quand un individu est verbalisé une fois ” il suffit que l’ on aperçoit l’individu qui commet une infraction ” on peut le verbaliser, une deuxieme, troisième, quatrième fois…”!

Il suffit par ex, de marquer que l’individu a refusée de signer ” et donc on peut en abuser … et même inventer des infractions” bien sur ” je ne dis pas que c’est automatique ” explique Stéphane Lemercier.

Mais quelques agents ont été pris en “train de verbaliser des individus” qui n’étaient pas présents le jour de la “verbalisation” ou dans la ville où cela s’est passé ” et donc effectivement, certains se trouvent avec des dettes qu’ils ne peuvent pas payer” c ‘est un vrai problème ” apriori, cela s’est souvent dirigé vers des personnes originaires des quartiers populaires ou banlieues” conclut Stéphane Lemercier.

On peut donc supposer que c’est aussi une autre facette du racisme systémique actuel. Mais il faut aussi considérer que c’est plutôt ” du fait du lieu de résidence, cad les cités et les quartiers “plutôt que l’origine raciale” insiste Stéphane Lemercier.

Retrouvez nos entretiens avec lui :

STEPHANE LEMERCIER

La Brigade des mamans

C’est un collectif de mamans dans les « quartiers « dont Khady Badji Mane que nous avons rencontré au (Colloque de l’EAC ) qui tente de « protéger » les jeunes bien souvent victimes de délits de faciès « on en vient à leur demander de ne plus sortir, car on a peur qu’ils soient surendettés à force » explique telle.

UN RACISME sur les compétences issues de l’immigration non européenne

L’entretien avec Nawal Badaoui

Nawal Badaoui

Conclusion

S’il est clair pour beaucoup que « le système est injuste « c’est de l’intérieur qu’il faut essayer de le faire « évoluer » et pour cela, les jeunes issus des quartiers populaires, doivent pouvoir un jour avoir accès aux mêmes parcours sélectifs, les grandes écoles de magistrature par ex, pour essayer de changer les lois. Mais la réalité est autre, car l’ascenseur social n’a même pas d’escalier !

Et c’est affligeant que le « vivre ensemble » ne sonne plus que comme une rhétorique creuse en France en 2026. C’est dans l’accès à l’éducation, aux métiers d’excellence qu’on peut espérer inverser la donne. Il faut motiver les jeunes, à l’école, les pousser, les valoriser, leur donner des chances réelles. C’est sur cela que l’on doit miser.

Ces dans les métiers encore plus ceux issus des filières de la justice, qu’il faut espérer encourager « les jeunes » pousser les gamins vers l’excellence, envoyer des grands frères, mentors ou coachs pour les ai der en ce sens. Eux aussi, doivent pouvoir se dire un jour « moi je veux devenir, juge ou avocat pour pouvoir impacter sur les choses et changer ma cité, changer ma vie !

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Mais aujourd’hui, on en est encore très loin.

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Feriel BERRAIES GUIGNY est tuniso française, elle est chercheur en sciences Sociales, journaliste activiste présidente d’ UFFP dont elle dirige le média.

https://expertes.fr/expertes/70088-f%C3%A9riel-berraiesguigny

UFFP

UFFP la Fondatrice et Présidente FERIEL BERRAIES GUIGNY :
Tour à tour mannequin, criminologue, diplomate et journaliste, la franco tunisienne Fériel Berraies Guigny a lancé en février 2011, une Association loi 1901 du nom de United Fashion for Peace. Parmi les activités de l'Association, une Caravane de mode internationale qui met en avant la paix, la tolérance, le dialogue entre les civilisations par le biais de la mode et de l'artisanat éthique. Née dans la foulée du printemps arabe, cette Association réunit tous les artistes du monde pour la paix, désireux de donner de l'espoir dans des régions en crise ou en transition. Depuis le mois de mai dernier, le magazine en ligne a aussi vu le jour pour être le portevoix de tous ses combats pour une planète éthique. La première programmation de la Caravane de mode se fera prochainement en février 2012 en Afrique subsaharienne sous la thématique de l'éducation pour la paix à la Triennale de l'Education en Afrique. Sept pays ont été les Ambassadeurs, Tunisie, Maroc, Cameroun, Afrique du Sud, France/Niger et Burkina Faso.
Fériel Berraies Guigny dirige par ailleurs, depuis des années deux panafricains New African en co rédaction et New African Woman/ Femme Africaine qu'elle a crée pour le groupe de presse britannique IC publications. Elle a longtemps été journaliste correspondante presse pour la Tunisie.

UFFP Contenu rédactionnel webzine :
Magazine français pour une planète éthique. Se veut une plateforme internationale pour une mode éthique qui défend la paix, la tolérance, l'échange, le dialogue entre les civilisations par le biais de la culture, de la création et de l'artisanat. Rubriques : 'Planète éthique' - 'Le rendez-vous des entrepreneurs' - 'Ethnical Conso : beauté bio, manger éthique' - 'Ethical Fashion' - 'Eco Déco' - 'Culture éthique' - 'Eco Evasion' - 'Société et éthique' - 'Femmes d'Ethique' - 'Prix Ethique' - 'Paroles Ethique'.
Mission de l'Association UFFP :
La Caravane United Fashion for Peace est née ce mois de février passé dans la foulée du printemps arabe et suite au massacre de femmes ivoriennes dans le marché lors des affrontements civils dans le pays. C'est une Association loi 1901française, née du désir de rendre hommage a à tous ceux qui ont perdu la vie pour un idéal de paix dans le Monde, tous ceux qui ont été sacrifiés alors qu’ils recherchaient simplement la dignité humaine. Cette Association et plateforme internationale est apolitique, sans coloration religieuse ou ethnique, elle se bat pour la mode éthique, défend par le biais de la culture, de la création et de l'artisanat, la paix, la tolérance, l'échange, le dialogue entre les civilisations.
Dans le farouche désir de combattre pacifiquement les injustices sociales et économiques à l'encontre des peuples par la culture, elle entend véhiculer des messages d'humanité. Son slogan le beau au service de l'autre, permet des passerelles, des rencontres et l’ acceptation des diversités couture. L'esthétique pour l'éthique reste son credo.

United Fashion for Peace entend fédérer le meilleur de la création internationale dans le respect de la diversité, des us et des coutumes. Tout un symbole de paix aujourd'hui, alors que le Continent continue de subir les soubresauts de son histoire.
Investir dans la paix c'est investir dans les peuples
UFFP est une plateforme internationale destinée à valoriser la création éthique centrée sur le développement humain durable.
Pont couture entre les peuples du Monde, cette plateforme a pour vocation de faire la promotion d'une création éthique et sans frontières. Favoriser un jour le commerce équitable de ces produits, pouvoir faire venir les artistes sur Paris pour leur organiser des défilés et vendre leurs produits.
United Fashion for Peace, c’est un concept qui propose un défilé de mode « clés en main », une animation « décalée » à l’occasion d’une manifestation, d’un colloque, d’un forum, d’assises politiques, économiques, scientifiques.
United Fashion for Peace c’est la présentation d’artistes qui font vivre et revisitent une culture, c’est un témoignage de richesse et de savoir faire, c’est la promotion du développement durable avec l’ambition d’accéder à la conscience durable
United Fashion for Peace c’est un vecteur d'amour et le partage dans la création.
Pour les organisateurs il s'agit de créer un évènement mais aussi de véhiculer une philosophie de vie dans la création. Pour laisser quelque chose aux générations futures " loin des passerelles du luxe, UFFP est avant tout une histoire d'amour et d'amitié avec les peuples, leur création, leur identité et leur patrimoine au service de l'autre.

C'était une idée, elle est devenue un projet, aujourd'hui une Association qui a hâte de trouver des programmateurs, des sponsors et des partenaires afin de pouvoir sa première édition.
UFFP dans le Monde
UFFP est à la recherche de programmations dans le Monde, de partenaires et de sponsors qui souhaiteraient se rapprocher de l'éthique, du développement durable, de la préservation des Arts et métiers, des droits de l'homme, de la culture et de la parité, sans oublier le dialogue entre les civilisations qui sont les valeurs qu'elle véhicule.
A chaque programmation dans un pays où événement donné, sont mis en avant les créateurs du pays hôte qui sont dans l'éthique.
UFFP s'adapte à toutes les thématiques et les rencontres politiques, économiques, culturelles, développement, environnements, bio, bilatérales, multilatérales, fêtes d'indépendance, fêtes nationales, parité, jeunesse, droits de l'homme, ou encore pour médiatiser une problématique donnée de la région.
A terme, L'Association voudrait pouvoir faire également du caritatif, et organiser des ventes de charité, au profit d’une ONG ou association défendant des valeurs similaires et la mettre en avant à l'occasion d'un défilé programmé.
Siteweb: http://www.unitedfashionforpeace.com
contact: unitedfashionforpeace@gmail.com

UFFP mode d'emploi :
La promotion d’un pays passe par la mise en avant de ses valeurs, de ses atouts et par une communication à la fois ciblée, régulière et soutenue. La Côte d'Ivoire de la paix et de la réconciliation souhaite développer un tourisme culturel mais également donner une image positive d’une Afrique à la fois moderne et traditionnelle où les valeurs humaines, sociales et pacifiques prédominent.

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