UFFP c’est toutes les initiatives éthiques qui sont centrées sur le mieux vivre ensemble et cette année 2026 alors que nous venons de fêter nos quinze années, il est toujours heureux pour nous de vous raconter de belles histoires de rencontre, d’amitié, d’initiatives embrassant la Culture pour la Paix.
crédits PHOTOS DONIA ALI all rights reserved

Et nous allons vous raconter aujourd’hui, Skander Guetari, un ami de longue date mais bien avant cela, c un homme multifacettes, comme UFFP ( la plateforme) il a de tout temps œuvré pour mettre en avant les artistes des deux rives de la Méditerranée.

Skander Guetari est un artiste franco-tunisien, auteur-compositeur-interprète, concepteur de projets culturels et passeur de voix entre les rives de la Méditerranée. Né à Bizerte, en Tunisie, et installé en France depuis plusieurs décennies, il développe un univers artistique profondément nourri par l’exil, la mémoire, le dialogue des cultures et les musiques du monde.
À travers une démarche singulière, Skander Guetari tisse des passerelles entre les traditions musicales arabes, les influences flamenco, les harmonies jazz et les sonorités contemporaines. Son travail d’écriture et de composition se distingue par une sensibilité poétique forte, une approche multilingue (français, arabe classique, dialecte tunisien, espagnol, italien) et une volonté constante de faire dialoguer les identités plutôt que de les opposer.
Compositeur pour plusieurs artistes reconnus, il a également porté ses propres créations sur des scènes prestigieuses telles que l’Institut du Monde Arabe, L’Olympia ou encore Le Baiser Salé à Paris. Cofondateur du projet SamSa, il explore les croisements entre patrimoine tunisien, création contemporaine et improvisation.

Il est le fondateur du concept Mare Nostrum Voice Festival (بحرنا فنون), un événement artistique et humaniste qui célèbre les voix, les langues et les imaginaires de la Méditerranée. À travers ce festival et le spectacle “Mare Nostrum : une odyssée musicale méditerranéenne”, il imagine des rencontres inédites entre artistes de différentes cultures, faisant voyager les chansons d’une rive à l’autre, de l’Andalousie aux Balkans, de l’Anatolie au Maghreb.
Il nous fait penser aussi à notre amie de longue date, francotune, elle aussi engagée la petite princesse du Qanun Hind Zouari.

Retour sur skander ou ska comme on aime l’appeler.
Parallèlement à son engagement artistique, Skander Guetari préside l’association Tunisie sur Seine (تونس على نهر السين), qui œuvre au rapprochement culturel entre la Tunisie et la France à travers des projets artistiques, poétiques et solidaires.
Pour Skander Guetari, la musique est réellement un espace de résistance poétique, de transmission et de fraternité entre les peuples.

A l’occasion du dernier spectacle qui s’est produit en avril dernier ( le 24) en Tunisie, UFFP vous fait découvrir l’univers feutré d’un artiste humaniste.

Dr Skander Guetari artiste et humaniste euromed
Entretien avec UFFP :
Mare Nostrum, une mer commune et plus que cela ? oui mon œuvre dés le départ, porte la conviction que la Méditerranée n’est pas une frontière, mais un territoire commun de mémoire, de création et d’espérance.
Mare Nostrum : Une Odyssée Musicale Méditerranéenne — une 3ᵉ Édition produite sur la terre de vos racines ? oui, le festival Mare Nostrum : une odyssée musicale méditerranéenne a posé ses valises en Tunisie, offrant au public un voyage artistique hors du commun. Le 24 avril dernier, l’Opéra de Tunis a vibré au rythme des vagues de la Méditerranée, entre tradition et modernité, entre influences anciennes et créations contemporaines.

Vous aimez les influences et les métissages musicaux? le spectacle a réuni des artistes venus de divers horizons, entre culture méditerranéenne et univers multiples. L’émotion et l’engagement étaient au cœur de cette édition, qui a su transcender les frontières musicales. Mare Nostrum a proposé un itinéraire sonore rendant hommage aux dialectes, aux rythmes et aux histoires méditerranéennes où les artistes ont chanté en une dizaine de dialectes et langues espagnol, romani, français, italien, algérien, tunisien, libanais, syrien. Cela fut une rencontre teinté d’émotions réunissant mon travail mais aussi, Débora Russ, Syrine Ben Moussa, Solmaz Özdemir et Mohamed Jebali. Ensemble, nous avons rendu hommage à deux figures emblématiques de la Méditerranée : Dalida et Hédi Jouini, emportant le public dans un tourbillon d’émotions, où musique, histoire et mémoire se croisent.
Mare Nostrum, une mer, une histoire, des liens tres profonds? oui ce n’est pas seulement une célébration artistique. L’initiative est lourde de sens, de symbole, voire une dimension solidaire profonde. Cette édition a été organisée sous l’égide du Rotary Club Tunis Notre Dame, et les bénéfices récoltés sont destinés à l’acquisition d’un détecteur de veines pour les nouveau-nés et enfants de l’Institut de Neurologie La Rabta.*

À travers cette initiative, le festival rappelle l’importance de la musique comme vecteur de rencontre, de transmission et de solidarité Mare Nostrum incarne une vision : celle d’une Méditerranée vivante, plurielle, où l’art et l’engagement se rencontrent au service de la beauté et de l’humanisme.
La mer en tant que weld benzarte, c’est important?
Je suis né à Bizerte à quelques mètres de la mer méditerranée et j’ai toujours été attiré par la diversité musicale de la Méditerranée. Mare Nostrum est né de l’envie de créer un pont musical entre les cultures méditerranéennes, des artistes qui font des musiques de prime abord éloignées mais se retrouvent le temps d’un spectacle dans des fusions originales. L’idée de ce projet est de célébrer la diversité des voix, des dialectes et des sons qui unissent cette région.
Un peu l’Euromed de la culture ? Trois éditions déjà, si vous deviez résumer les points forts ?
Effectivement, Mare Nostrum peut être comparé à un Euromed de la culture, car il réunit une multitude de voix et d’influences musicales issues des pays méditerranéens. En trois éditions, les points forts ont été multiples : une rencontre d’artistes de diverses cultures, une belle diversité de répertoires allant de la musique traditionnelle révisitées à des créations plus contemporaines, et surtout la capacité de ce projet à relier des rives nord et sud de la Méditerranée souvent éloignées. Chaque édition a marqué une étape forte en créant un véritable pont culturel et artistique permettant un dialogue entre artistes de différentes influences.
Devenue itinérante désormais ?
Après deux éditions en France, à Paris, l’idée était de transporter Mare Nostrum en Tunisie pour une troisième édition qui prend une dimension encore plus symbolique. La Tunisie, c’est le cœur de la Méditerranée, un carrefour des civilisations et un lieu de rencontre par excellence. C’est un retour aux racines, une façon de rendre hommage aux artistes tunisiens et arabes, tout en continuant à offrir une scène où se croisent diverses traditions musicales. Ce fut un événement particulièrement émouvant, et le public tunisien a répondu avec une énergie incroyable.
La musique adoucit les mœurs. Aujourd’hui, le monde arabo musulman souffre. Quel peut être le rôle des artistes ?
Les artistes ont un rôle essentiel à jouer dans ces moments difficiles. La musique, par son pouvoir d’émotion et de rassemblement, peut offrir une forme de résistance face à l’adversité. Elle peut être un refuge, un moyen d’exprimer les souffrances, mais aussi d’apporter l’espoir. Dans le monde arabe et musulman, où la crise et la division sont parfois omniprésentes, les artistes, par leurs créations, peuvent créer des espaces de solidarité, d’unité, et de réflexion. Leur art peut ouvrir des portes à la réconciliation, à l’expression de la diversité et à la tolérance. Dans ce spectacle on rend hommage aux chants de résistance comme bella ciao ou Dima dima de Yasser Jeradi (L’estaca).
L’édition tunisienne : c’est célébrer sa terre, ses racines les métissages et l’hommage aux “doyens”
L’édition tunisienne de Mare Nostrum a été un véritable hommage à la diversité des voix méditerranéennes. Nous avons eu la chance de réunir des artistes exceptionnels comme Débora Russ, Syrine Ben Moussa, Solmaz Özdemir, et Mohamed Jebali. Cette édition a été marquée par des hommages à des figures majeures de la Méditerranée comme Dalida et Hédi Jouini, dont les chansons résonnent encore dans le cœur de beaucoup. Le spectacle a été conçu comme une traversée musicale, mélangeant chants, récits et émotions, tout en mettant en lumière les traditions musicales méditerranéennes. Il y a eu des moments forts de partage et de communion entre artistes et public, chacun apportant sa propre couleur à cette belle aventure.

Merci Skander Guetari
big up FROM UFFP!!
