Si vous aimez la granite ou “granita” ce célèbre sorbet au citron que l’on retrouve en Sicile et dans bien des pays méditerranéens, et bien sachez que cela vient des ARABES!

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Bien avant les frigidaires, en Sicile on conservait le neige de l’Etna dans les glacieres. Les arabes ont porté avec leur culture et gastronomie tant de choses délicieuses dont les ” Sharbat” cad les boissons, des liquides froids ou frais, doux sucrés, parfumés de fruits, avec les agrume et les fleurs.

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Les arabes ont amené le savon, la chirurgie moderne, l’astronomie et le café. En Sicile, ils vont importer les agrumes, les amandes, les pistaches, le sucre et plus précisément les pistaches vertes de Bronte ; en sicilien appelée frastuca pour le fruit et frastucara pour la plante) c’est le nom d’une amande produite par une espèce botanique de Pistacia vera, greffée sur pistachier térébinthe, cultivée dans la province de Catane.

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On oublie souvent qu’avant la Renaissance, le monde arabo islamique était plus avancé que la plupart de l’Europe dans des domaines comme les mathématiques, la médecine, l’astronomie, l’optique et la géographie.

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Palerme, capitale arabe au IXe
Retrouvez notre grand entretien avec Alfonso Campisi universitaire Sicilien qui enseigne la chaire de philologie romaine à la Faculté de Manouba en Tunisie.
Au IXe siècle, les musulmans du Nord de l’Afrique envahirent la Sicile, conquérant Palerme en 831 de notre ère, puis toute l’île en 965. Les gouverneurs musulmans firent de Palerme la capitale de l’île, sous le nom arabe de Balharm ou Balarama, la ville remplaça Syracuse comme principale cité de l’île, devenant un centre urbain incomparable en Méditerranée par son importance et sa richesse dans le monde musulman, rivalisant avec Cordoue et Le Caire.

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Relisez notre entretien avec LIBERO REINA un Sicilien amoureux de ses racines arabes et notamment de la Tunisie
Savez vous qu’entre la Sicile et la Tunisie il y a une magnifique ile au milieu ? PANTELLERIA !
Elle fut une importante ville commerciale et culturelle, connaissant une époque de prospérité et de tolérance. Les chrétiens et les juifs vivaoe,t sous leur loi et pratiquaient leurs cultes moyennant le paiement de la jizya, la taxe de capitation.
Se développa un réseau de marchés (souks), d’artisans et de marchands. La ville était réputée pour sa taille et sa densité démographique, estimée à plusieurs centaines de milliers d’habitants au XIe siècle.
Le moine Théodose soutenait même qu’environ 300 mosquées étaient construites sur le territoire palermitain où l’instruction était confiée à trois cents maîtres pour une population de plus de 300 000 personnes.
Retrouvez nos sujets Evasion Giardini di NAXO et TAORMINA
Les traces de cette époque survivent même dans les monuments qui constituent le centre de la ville ancienne, avec ses cinq quartiers : le Kasr dans la pointe de Paleopolis ; le quartier de la grande Mosquée ; la Kalsa, siège des émirs sur le rivage ; la zone des Schiavoni, traversée par le fleuve Papireto ; et le Moascher, quartier des soldats et ancien siège des émirs.

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La Sicile sous les musulmans
La Sicile, siège d’un puissant émirat, grâce à la capacité administrative des Aghlabides puis des Kalbides, devint une terre riche et florissante, où les coutumes musulmanes influencèrent durablement la langue, la culture et les constructions architecturales. Cette administration fut suffisamment efficace pour structurer un émirat autonome pendant près de trois siècles.
Divisée en trois vallées (Val di Mazara, Val di Demone, et Val di Noto), le territoire de la Sicile était contrôlé par un pouvoir confié aux Kaid.
Les Kalbides, dynastie de gouverneurs nommés d’abord par les Fatimides puis devenus en pratique autonomes, dominèrent la Sicile de 948 à environ 1053, période où l’arabisation culturelle et économique fut la plus profonde.

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Au début, les Arabes persécutèrent les Chrétiens, mais comme dans la grande partie de l’empire musulman, ils leur laissèrent ensuite leur liberté de culte en les faisant payer la jizya, maintenant la pacification permettant un commerce florissant. Les réseaux commerciaux allaient de l’Afrique du Nord à l’Orient et jusqu’en Europe.
L’impact musulman se manifesta également dans l’agriculture et l’économie : les Arabes introduisirent de nouvelles cultures (agrumes, pistaches, coton, riz, canne à sucre), perfectionnèrent les systèmes d’irrigation et transformèrent l’île en un jardin productif, base d’une économie de marché prospère.
La puissance musulmane fut cependant rongée par des batailles intestines à l’Émirat et par les rivalités entre factions locales et influences extérieures, comme les interventions byzantines et les luttes entre Aghlabides, Fatimides et Kalbides qui affaiblirent progressivement l’unité politique de l’île.

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En 1072, après quatre ans de siège, mené par Robert Guiscard et Roger d’Hauteville contre les dirigeants kalbides d’Ibn al‑Ba’ba et Zakkār ibn ‘Ammār, le conte normand Roger d’Hauteville (Altavilla ) s’empara de Palerme, mettant fin à la domination musulmane dans la ville.
Malgré la conquête normande, l’héritage arabo‑musulman perdura profondément : l’infrastructure urbaine, les techniques agricoles, les savoirs scientifiques et linguistiques ainsi que de nombreux artisans arabes restèrent actifs sous les Normands, contribuant à la fusion culturelle arabo‑normande caractéristique de Sicile.

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La cuisine sicilienne continue avec faire perdurer les traces des arabes
La cuisine sicilienne est très variée car elle a subi l’influence de nombreuses dominations ayant abordé cette terre merveilleuse dans les temps anciens. Le couscous en est un exemple très important. Le couscous est un plat typique de la tradition maghrebine, mais alors qu’il est préparé avec de la viande et des légumes sur les côtes africaines, en Sicile, et plus précisément à Trapani, on le marie avec du poisson très frais, venant d’être pêché dans la Mer Méditerranée.

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Les origines du couscous à la mode de Trapani sont donc très anciennes, mais ce plat continue encore aujourd’hui d’étonner et d’allécher les palais des Siciliens.

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