Le Travail prend une place prépondérante dans nos vies, il assure une sécurité financière, répond au besoin d’appartenance, mais permet de se valoriser vis-à-vis de soi et des autres. Mais aujourd’hui face à la crise économique et la forte compétitivité, les modes de travail ont changé ; depuis sa découverte, le burn-out n’a jamais été reconnu comme maladie professionnelle. En France, en février 2018, la proposition de loi sur le burn-out qui visait à “reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques” liées au travail, initiée par François Ruffin (FI), avait été rejetée. “Le stress est aujourd’hui le premier risque pour la santé des travailleurs dans le monde“, avait assuré le député de la France insoumise avant de préciser qu’il existait “entre 200 000 et 500 000 cas” de “troubles psychiques liés au travail“.

Pourtant dans un passé proche on y a cru, à une certaines époque la question de l’amélioration des conditions de travail va devenir importante avec l’apparition des risques psycho-sociaux (terme qui apparait en 2000) et l’Entreprise va alors devoir se pencher sur la question du stress au travail et de comment le gérer dans des situations de conflits, d’harcèlements, parfois même de violence etc.
Le terme QVT cad qualité de vie au travail, apparait suite à une étude faite par deux chercheurs américains en 1972 Louis E Davis et Albert Cherns, lors d’une conférence internationale à NY.
L’intérêt en France pour ce concept remonte à la fin des années 2000 période où l’on assistait aux premiers suicides dans de grandes enseignes de la place ce qui avait eu pour effet de sensibiliser le monde du patronat et de l’entrepreneuriat mais aussi les politiques de l’époque ( Ministère du travail) sur la qualité de vie au travail.
Mais la réalité des faits est autre
Une loi votée oui, mais en pratique rien ne change.
Selon une enquête de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) publiée par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques ( DARES) en 2010, 68% des personnes actives déclareraient avoir des problèmes de santé chroniques.
Cette statistique remplit à elle seule, les couts financiers ( cad la perte de productivité due à l’absentéisme) et sociaux ( perte de productivité due à un fort turn over) importants subis chaque année par les entreprises. Des entreprises qui au fil du temps se rendent à l’évidence, qu’il ne faut surtout pas minimiser l’impact de la qualité de santé et de vie au travail, pour ses salariés.
Pourtant les effets délétères sont bien là !
L’épuisement au travail, le burn-out, pourrait concerner plus de 400 000 personnes chaque année en France.
Pour reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques liées au burn out, un débat, avait eu lieu à l’Assemblée, une proposition de loi de la France Insoumise, portée par François Ruffin et Adrien Quatennens.
Un travail de longue haleine qui avait necessité, des experts, des syndicats, des médecines du travail, des victimes auditionnées, mais rien n’a servi.
Pourtant ces députés soutenus notamment, par un délégué syndical CGT de Lidl, qui avait expliqué avoir retrouvé un “pote… pendu” une nuit, après une série de “changements managériaux” auraient du avoir gain de cause ou du moins, une écoute réelle et attentive!
Mais le monde de l’ Entreprise a dit non et les sénateurs de droite et de centre droit, majoritaires, ont dit non aussi le 8 juillet, à la diffusion de ce rapport sur l’épuisement professionnel réalisé par une mission d’information.
LE RAPPORT SUR LA SOUFFRANCE PSYCHIQUE AU TRAVAIL LITERALLEMENT ENTERRE
Oui, le Rapport ” Quand le travail consume : l’urgence de lutter contre l’épuisement professionnel” passera aux oubliettes sans que personne ne puisse le lire.
Quelques chiffres
3,2 mios de salariées, sont exposés au risque de burnout
près de 34% des salariés se déclarent en risque d’épuisement
en 2024 pres de 480000 salaries francais sont en détresse psychologique, chiffre qui a doublé depuis 2020
Pour la Rapporteure Annick Girardin, ne cache pas sa colére, elle ne pourra pas publier son travail, elle n’en a pas le droit.
la Santé mentale qui est une cause nationale normalement est enterrée par un silence assourdissant !
Alors ok si on ne parle pas de souffrance morale, quid du physique ?
Les troubles musculo squelettiques
Le stress au travail et les troubles musculo-squelettiques sont devenus la réponse normale, face à un environnement de travail de plus en plus contraignant. Les TMS notamment seraient la résultante de l’environnement dans lequel nous travaillons. Ce sont des douleurs présentes sur certaines parties localisées du corps. Elles apparaissent davantage dans les articulations du haut du corps :
Poignet-main : 40%
Epaule : 37%
Coude : 21%
Genou : 1%
Autres syndromes : 1%
Les facteurs favorisant les TMS:
Les mouvements bio mécanique ; Mouvements de force, positions extrêmes, répétition des mêmes gestes, travail statique, vibrations, chocs mécaniques, froid…
Les contraintes organisationnelles : organisation et environnement de travail, management
Les contraintes Individuelles : Age, sexe, état de santé ;
Souffrance au travail et conséquences psychosociales
A côtés des tensions physiques, il y a les tensions mentales et elles ne sont pas moindres.
Les contraintes psycho-sociales résument la façon dont le travail est perçu par le salarié : Insatisfaction, travail monotone, tensions engendrées par les délais à respecter, manque de reconnaissance professionnelle, manque d’autonomie, relations sociales dégradées, absence de soutien de la hiérarchie, relations difficiles avec les collègues, insécurité de l’emploi.
Tout cela alimente un mal être mental et un stress au travail qui peut provoquer des douleurs musculaires, des œdèmes, des inflammations au niveau des tendons, ulcères, infarctus, constipation, épaississement et bouchage des artères…
En attendant si on ne peut rien attendre de l’ETAT et des Entreprises, à notre niveau que peut on faire?
Quelles solutions naturelles pour les réduire ?
Une meilleure hygiène de vie au travail, le recours à la diététique, l’ergonomie, l’ostéopathie, la kinésithérapie.
Des Techniques de management plus responsables, prise en compte des facteurs humains pour alléger les contraintes organisationnelles
Diététique, sport et une bonne hygiène de vie
Sophrologie, vie sociale
Pourquoi la Sophrologie s’adapte au monde de l’Entreprise
Mise au point en 1960 par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo, la sophrologie est une technique de relaxation basée sur des exercices de respiration et de gestion de la pensée.
Elle assure une détente physique et psychique propice à la gestion du stress à l’amélioration de la concentration, de la mémoire ou de la créativité en Entreprise. Cette technique permet justement de gérer plus efficacement les exigences et contraintes du travail en améliorant leurs stratégies d’adaptation aux sources de stress, en renforçant leur résistance au stress ou en soulageant les symptômes associés au stress.
Les techniques de gestion du stress proposées par la sophrologie ne sont pas uniquement destinées à s’attaquer aux effets du stress, mais bien d’en éviter les causes. Elles permettent à chaque collaborateur de découvrir son propre seuil de tolérance et lui donnent les outils nécessaires pour éviter de passer le point de basculement. En curatif ou en préventif ou en développement personnel, elle intervient aux différents besoins de l’Entreprise ou de ses collaborateurs : les besoins sont soient liés au mal être, ou à la volonté de développer la performance des équipes. Des besoins qui se manifestent à différents moments : entretiens annuels, réunions d’équipes, visite médicale etc)
www.feriel-berraies-therapeute.com
Le burn-out en France : une maladie non-reconnue
En France, on ne commence à parler sérieusement de burn-out qu’après la vague de suicides qui touche France Telecom dès 2006. On s’intéresse alors un peu plus précisément à la question des risques psychosociaux liés à l’environnement professionnel, jusqu’à la signature d’un accord sur la prévention du stress au travail en 2008, qui reconnaît la responsabilité possible de l’employeur dans les maux d’ordre psychologique.
en savoir plus
Outre les difficultés inhérentes à la reconnaissance d’une nouvelle maladie dont les origines ne sont pas toujours aisément identifiables, il existe également d’importants enjeux financiers : l’épuisement professionnel entraîne en effet jusqu’ici des arrêts maladies dits “classiques”, c’est-à-dire compensés, pour les entreprises, par la Caisse primaire d’assurance maladie. Mais s’il vient à être reconnu comme une maladie d’origine professionnelle, il devra être remboursé par la branche “accidents du travail-maladies professionnelles” de l’Assurance maladie financée, elle, par les employeurs.
A terme, la reconnaissance du syndrome d’épuisement professionnel pourrait donc entraîner une hausse du coût du travail, le taux de cotisation d’une entreprise dépendant du nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Mais à l’inverse, elle pourrait inciter à de meilleures politiques de préventions, qui auraient sur le long terme un effet bénéfique sur la santé, et in fine sur le coût du travail.

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Le député LREM des Deux-Sèvres Guillaume Chiche avait alors invoqué l’existence “d’une difficulté à reconnaître les syndromes du burn-out comme maladie professionnelle“. “Si le burn-out n’est pas une maladie, il engendre des troubles psychiques qui sont connus”, comme le “stress post-traumatique, la dépression lourde, l’anxiété généralisée…“, avait précisé François Ruffin sur RTLOuverture dans un nouvel onglet.
De fait, le burn-out n’a jamais été reconnu comme maladie professionnelle… ni comme maladie tout court. Il n’est référencé ni dans la Classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la santé – pour laquelle il s’agit juste d’un facteur influant sur l’état de santé -, ni dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, les deux grandes nomenclatures internationales de référence. Et pourtant, le terme burn-out existe et est utilisé depuis les années 70.
Des députés Insoumis présentent, ce matin, dans l’hémicycle, une proposition de loi visant à reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques liés au burn-out, l’épuisement, l’un des principaux facteurs de souffrance au travail.

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L’épuisement au travail, le burn-out, pourrait concerner plus de 400 000 personnes chaque année.
Pour reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques liées au burn out, débat, ce matin, à l’Assemblée, d’une proposition de loi de la France Insoumise, portée par François Ruffin et Adrien Quatennens.
Députés soutenus notamment, hier, par un délégué syndical CGT de Lidl, qui a expliqué avoir retrouvé un “pote… pendu” une nuit, après une série de “changements managériaux”.

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