La semaine dernière, nous avons été frappé·es par une canicule qui a une nouvelle fois battu tous les records de température. Et là nous rentrons dans la troisième et elle promet encore plus de malaises, sans oublier les feux de forets qui sont en train d’embraser et de détruire tout sur leur passage dans le Languedoc Roussillon, pyromane ou pas, toutes ces fortes chaleurs ont un impact terrible pour le vivant.

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Pour beaucoup, il est devenu difficile de travailler, de dormir ou simplement de rester chez soi. Derrière ces épisodes de chaleur extrême, une réalité est difficile à ignorer : la plupart des logements ne sont pas adaptés pour faire face au changement climatique, surchauffant l’été et restant difficiles à chauffer l’hiver.
La canicule n’est pas le seul danger. Inondations, sécheresses, tempêtes… Les événements climatiques extrêmes se multiplient et peuvent fragiliser, dégrader ou rendre inhabitables nos lieux de vie.
Quels sont donc les enjeux de santé liés au changement climatique. L’objectif ? Mieux comprendre les effets du changement climatique sur la santé humaine, identifier les mécanismes biologiques et environnementaux impliqués et développer et évaluer des stratégies d’adaptation et d’atténuation bénéfiques pour la santé, sont un premier pas.
C’est la troisième grosse vague de chaleur qui frappe la France depuis le mois de mai.
Ces températures extrêmes affectent déjà notre quotidien. Les nuits sont trop chaudes pour dormir correctement. Il devient difficile de travailler, d’étudier ou simplement de vivre dans des bâtiments qui ne sont pas adaptés.
Est-ce que ces dernières canicules vous impactent, vous aussi ?
pour ma part je suis partie fêter mon anniverssaire avec une énorme rhinopharyngite des difficultés respiratoires à cause du taux d’ozone dangereux que nous inhalons et retour avec une grosse infection rénale du fait de la déshydrations, mer, soleil, piscine, ailleurs on boit moins..
Car aujourd’hui oui, nous sommes devenus avec des sinistré·es climatiques.
Et plus que jamais, il faut tenter de trouver les solutions et ne plus subir, les personnes qui subissent déjà les conséquences du réchauffement planétaire, nous les connaissons que trop.
Les effets immédiats de la canicule incluent : hyperthermie, coups de chaleur, déshydratation, maladies respiratoires, rénales et cardiovasculaires, effets sur la grossesse et la périnatalité. Les personnes vulnérables sont particulièrement exposées : personnes âgées, sans-abri, femmes enceintes, personnes avec comorbidités n et même personnes normales sans souci de santé.

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Le changement climatique n’est plus une menace lointaine
C’est déjà notre réalité. Pourtant, nous ne savons toujours pas combien nous sommes à en subir les conséquences.
Les sinistres climatiques amènent des mouvements de population
Les (vagues de chaleur, événements climatiques extrêmes) altèrent notre santé directement et indirectement (migration forcée, allongement du temps passé à l’extérieur, utilisation accrue des systèmes de refroidissement, etc.).
Selon l’OMS, les changements climatiques pourraient provoquer 250 000 décès supplémentaires chaque année à partir de 2030 en raison de la malnutrition, du paludisme, des diarrhées et des vagues de chaleur. Les coûts de santé résultant directement des changements climatiques sont estimés à 2 à 4 milliards de dollars par an d’ici 2030.
Conséquences directes
Les vagues de chaleur provoquent déshydratation, coups de chaleur et épuisements, qui ont un effet très néfaste sur la santé. Elles entraînent une augmentation de la mortalité et de la morbidité, en particulier dans les catégories vulnérables (nourrissons et jeunes enfants, personnes âgées et sportifs de haut niveau). L’été caniculaire de 2003 a ainsi provoqué quelque 20 à 30 000 décès supplémentaires en Europe dus à des maladies cardiovasculaires et/ou pulmonaires. Si l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur se poursuit, il est à craindre que le nombre de décès prématurés augmente également dans les prochaines décennies.
Les événements climatiques extrêmes tels que les inondations, les tempêtes, les incendies et les sécheresses ont également des incidences directes sur la santé. Les inondations, qui touchent chaque année des millions de personnes en Europe, peuvent ainsi entraîner: noyades, crises cardiaques, blessures, infections, conséquences psychosociales, etc. En raison du changement climatique, ces événements extrêmes sont susceptibles d’augmenter en fréquence et en intensité à l’avenir.
Conséquences indirectes
- Approvisionnement en eau et production alimentaire : les risques de pénuries d’eau et de baisse des rendements agricoles pourront entraîner déshydratation et malnutrition.
- Augmentation du nombre de maladies à transmission vectorielle en raison de la propagation croissante de leurs vecteurs : tiques, moustiques, phlébotomes, etc. Les changements dans la durée des saisons, les précipitations, l’humidité et la température peuvent augmenter la propagation et la survie des vecteurs et des agents pathogènes. Voici quelques exemples :
- Maladie de Lyme, transmise par la tique : cette maladie est actuellement en pleine expansion dans nos contrées, en Europe centrale et dans les pays baltes. Les changements climatiques sont considérés comme la principale cause de la propagation d’une certaine espèce de tique en Europe du Nord.
Avec le réchauffement climatique, les espèces invasives migrent ( mer et terre)
Cependant, il n’a pas encore été prouvé que cela contribue également à augmenter le nombre de cas de maladie.
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- Dengue: une maladie virale transmise par des moustiques ;
- Bilharziose (schistosomiase) : maladie qui utilise des mollusques aquatiques comme hôtes intermédiaires ;
- Paludisme : à la suite de l’extension de l’aire de répartition des moustiques qui propagent cette maladie, il n’est pas exclu que le paludisme puisse se propager au nord de la Méditerranée.
- Risques liés à la détérioration de la qualité de l’eau (par une croissance accrue de bactéries et d’algues toxiques) et aux intoxications alimentaires : de nombreuses maladies sont contractées par des aliments ou de l’eau contaminés (par exemple; le choléra et la dysenterie). L’augmentation de la température de l’eau peut favoriser le développement de bactéries ou d’algues responsables d’intoxications alimentaires. En cas de fortes précipitations, des agents pathogènes peuvent être libérés ou l’eau contaminée par le débordement des égouts. La réduction du débit d’eau en été peut augmenter le risque de contamination bactérienne et chimique. Les maladies infectieuses sensibles à la température, telles que les infections d’origine alimentaire (Salmonella sp. et autres) sont susceptibles d’augmenter.
- Augmentation de la concentration d’ozone troposphérique en été (problèmes respiratoires) : on estime que l’exposition excessive à l’ozone troposphérique est responsable chaque année de près de 20 000 décès prématurés chaque année en Europe. Une étude européenne récente a simulé, grâce à un modèle informatique, les conséquences des changements climatiques sur la qualité de l’air en 2010 et les a comparées avec 1990 (année de référence). Selon les chercheurs, les changements climatiques entraîneront des pics d’ozone plus élevés dans de grandes parties de l’Europe occidentale, ce qui provoquera chaque jour davantage de maladies et de décès.
- Augmentation des troubles allergiques : la hausse de température favorise non seulement l’allongement de la durée de pollinisation, mais également le développement de certaines plantes allergisantes (et envahissantes) comme l’ambroisie. La hausse des températures combinée à la diminution des précipitations au moment de la dispersion du pollen conduisent à des concentrations plus élevées de pollen dans l’air pendant la haute saison.
Les conséquences sur la santé ne seront certainement pas les mêmes pour tou·te·s. Comme la santé et le bien-être sont étroitement liés à des facteurs socio-économiques (revenu, logement, emploi, éducation, mode de vie, etc.), les effets des changements climatiques devraient amplifier les inégalités en matière de santé (au sein des pays et entre pays), augmenter la vulnérabilité des groupes à faibles revenus et de certains groupes comme les enfants, les personnes travaillant à l’extérieur, les personnes âgées ou malades.
restez vigilants et protégez vous !
