Un mouvement spontané, populaire de notre jeunesse qu’il ne faut pas récupérer politiquement et surtout stigmatiser sous le prisme de la violence.
UFFP n’est pas ici pour récupérer, ou polémiquer, condamner l’un ou l’autre, la violence n’a jamais été la réponse, mais l’utilisation disproportionnée de la violence par certaines « autorités », quand elle est aveugle, n’est pas acceptable quand on est face à des mineurs.
J’ai accompagné hier matin ma fille étudiante à l’UPEC, elle manifestait pacifiquement, je voulais être là, pour la protéger pour entourer « nos enfants » faire en sorte que ce mouvement oh combien salutaire ne soit pas « dévoyé », car il démontre que nos enfants sont capables d’agir, de réfléchir, d’avoir une opinion de défendre un idéal républicain.
Clémence Guetté était là aussi pour parler à nos jeunes en plein cœur de l’Université Paris Est Créteil. J’ai longtemps hésité en tant qu’UFFP à écrire, je ne suis pas pour la violence, ni le chaos, nous sommes apolitiques, et cela fait quinze ans que nous militons pour le vivre ensemble multiculturel et confessionnel, avec humanité et intelligence.
UFFP ne cautionnera jamais le saccage, le chaos, les discriminations, les violences, les racismes, certains discours, tout cela c’est non.
Mais avant l’activiste, il y a la maman, qui souffre de tous ces débordements, de toutes ces récupérations, qui se sent impuissante bien souvent.
Alors la plume d’UFFP est aussi là pour rétablir les vérités, celle du cœur, celle d’une jeunesse qui pense à son avenir déjà sacrifié.
Oui, Depuis plusieurs jours UFFP suit avec émotion ce mouvement, des lycéens et des lycéennes qui se mobilisent devant leurs établissements pour dénoncer le manque de moyens de l’Éducation nationale et leurs conditions dégradées de scolarité.
Cette génération Z abandonnée, oubliée et qui fait face à tant de défis pour son siècle.
Entre dérèglements climatiques, réformes, Parcoursup, absences de prof l’année du bac, inégalités territoriales (monde rural et périurbain) délaissés par le pouvoir actuel.
POURTANT C’est UN VRAI SUJET MAIS LE POUVOIR NE VEUT PAS LES ENTENDRE
On parle de violences mais vient-elle des jeunes ? ne vient-elle pas aussi de tout cet ABANDON ?! et de l’Etat voire des Etats successifs avant lui…
Les syndicats étudiants réclament 10 milliards à l’Etat mais est ce réaliste vu l’endettement du pays ?
Ce mouvement lycéen appuie les revendications non entendues des enseignants
Leur mobilisation et leurs revendications sont légitimes. Beaucoup d’enseignants se sont d’ailleurs exprimés à ce sujet, eux-mêmes depuis des années subissent des conditions de travail dégradées. Faut-il le rappeler, l’enseignement en France souffre avec des sous-effectifs chez les enseignants et les enseignantes, les personnels de vie scolaire, de santé, de service social et d’accompagnement des élèves en situation de handicap ; toutes ces missions sont trop peu valorisées.
Et qui plus est le « métier d’enseignant » a tellement été rétrogradé et dévalorisé que la profession elle-même peine à attirer de nouvelles vocations, cela explique aussi le manque cruel du personnel enseignant et le manque de remplacement. Il y a un problème structurel profond.
Origines de ce mouvement grandissant qui est né au cœur d’une Banlieue
Cela a commencé à Saint-Denis, dans un lycée de banlieue. Un dimanche 4 octobre, un groupe de personnes et des lycéens – participent à une grande assemblée générale sur le parvis de la mairie de la ville de Seine-Saint-Denis.
Répondant à l’appel de l’association Rassemblement pour l’égalité et la démocratie Jeunes, active dans les quartiers populaires contre les discriminations et les violences policières. Au menu : rassembler les revendications et les témoignages, afin de réfléchir aux suites à donner au mouvement entamé une semaine plus tôt.
Des jeunes qui viennent d’un peu partout en France et qui veulent plus de moyens, un avenir meilleur, du matériel à l’abrogation de parcoursup
Notamment pour les lycéens qui viennent des Banlieues, vivant dans des conditions « scolaires » ultra précaires et dévastées. Car de la Capitale et ses arrondissements « chics », aux banlieues, même si la voix est la même et que les conditions gagnent à être améliorées, les conditions ne le sont pas (ni la gestion des forces de l’ordre à leur égard) : plus de matériel, des chaises, des tables, des ordinateurs, des toilettes et des locaux décents, moins d’élèves par classe, plus de professeurs remplacés, moins d’heures de cours, plus d’infirmières, plus de chauffage l’hiver, moins de passoires thermiques, etc.
Mais à l’heure où le gouvernement s’apprête à supprimer 1 588 postes d’enseignants dans le budget 2027, l’espoir est-il encore permis ?
Les points clés du budget 2027 pour l’éducation :
• Postes d’enseignants : La suppression de 1 588 postes de titulaires (dont 1 250 dans le public), justifiée par une baisse attendue d’environ 180 000 élèves à la rentrée 2027.
• Controverses : Des mesures annexes, comme l’instauration de frais d’inscription pour les non-boursiers en BTS et classes prépas (178 € et 270 €), suscitent de fortes mobilisations et des critiques politiques
Les collèges, les lycées, l’université et l’enseignement depuis des décennies ( tout comme l’hôpital public) ont été maltraités par les différents gouvernements qui se sont succédé en France.
Le ras le bol mais surtout les perspectives « anxiogènes « qui s’annoncent pour l’avenir de nos jeunes ont été le ligne droite de cette grogne populaire « juvénile », comme un acte de désespoir, il fallait l’exprimer.
La Grande marche du « mardi » 6 octobre fut historique en France
Des milliers de personnes se sont rassemblées à Paris aux côtés des lycéens. Une manifestation depuis la place de la République. Historique oui car elle nous rappelle un certain mai 68 oui nos enfants « sont en train d’écrire l’histoire » si on voulait bien les écouter.
Nous avons adoré certaines pancartes allant « je ne suis pas soumis au gvt mais aux femmes » à l’UPEC à « plus de place à la FAC pour pas finir à la BAC » !

La CGT a dénombré 260.000 manifestants hors Paris le mardi matin, le ministère de l’Intérieur recense 86.000 personnes.
Ces grandes manifestations nationales dans tout le pays, rendues possibles à l’appel de l’Union syndicale lycéenne et de l’Union étudiante mais aussi de l’intersyndicale de l’Éducation nationale.
Jean-Luc Mélenchon présent dans le cortège parisien du mouvement de contestation des lycéens, aux côtés d’élus LFI l’a bien constaté “C’est une chose incroyable que vous êtes en train de faire et vous ne vous en rendez pas compte, c’est le plus puissant mouvement de jeunesse qu’on ait vu depuis 50 ans et personne n’est capable de dire que vous avez tort parce que vous avez raison”, oui le mouvement a une force incroyable si on veut bien écouter, comprendre…
Alors oui nous ne faisons pas de politique, mais ce mouvement a un symbolisme puissant et il ne faut pas l’occulter, il faut encourager l’expression légitime et pacifique de nos jeunes.
Nos enfants ont des choses à dire, leur avenir est déjà bien incertain, ils se lèvent car ils sont l’avenir et le futur de notre France et on ne peut pas les bâillonner par la force, la violence et l’arbitraire, on ne peut taire leur liberté d’exister décemment et d’apprendre.
On ne doit pas les stigmatiser, et les reléguer a des faits d’insurrection et de violence, l’Europe le MONDE NOUS VOIT, voit cette jeunesse qui se lève… c’est LA FRANCE celle
D’aujourd’hui et de demain.
Et comme le dit si bien Dominique de Villepin « La Gen Z française initie ce qu’aucun parti politique français ne réussit à faire : pointer du doigt les défaillances et exiger du concret contre les inégalités faites à ce qui sera la France de demain. Joindre la pensée à l’action . »
Une politique de la jeunesse souvent disqualifiée
Il faut le dire, si on se préoccupe des retraites, de la situation aussi difficile de nos « seniors » réforme des retraites oblige, thématique qui fait toujours couler beaucoup d’encre, faut-il rappeler qu’actuellement la France ne propose pas une politique ambitieuse en direction des jeunes. Rien n’est fait pour eux !
Entre Parcoursup qui est un système totalement discriminatoire et aléatoire qui ne fait que broyer le destin de nos jeunes, les élèves qui se prédestinent à certaines études dès le lycée, lorsqu’ils choisissent leurs options. On brise ainsi des carrières, des vocations. A cela, faut il ajouter, la peur de l’insécurité de l’emploi, les crises sociales, et climatiques, tout cela est anxiogène pour eux.
UFFP condamne fermement les violences contre les personnes et les dégradations de biens.
Il y a de tout temps et des casseurs qui infiltrent les mouvements et créent le chaos et c’est condamnable car la violence et les victimes qu’elle cause est toujours condamnable.
Le mouvement des élèves français fait la Une de la plupart des médias internationaux.
Mais les images atroces de nos enfants mutilés, une mâchoire explosée par une bombe lacrymogène, un œil perdu, un bras arraché, une jeune fille étranglée, un ado maintenu au sol tête dans son vomis, un jeune que l’on a gaze dans la bouche et les yeux et qui fait des convulsions, les coups, les gaz lacrymogènes, cette violence inouïe avec des armes comme si nous étions dans « une guerre civile » est hallucinante, les propos racistes sur certains jeunes racisés, on a l’impression en fait que nos enfants sont devenus des ennemis publics numéros un.
La récupération de certains médias « LFI, ISLAM Terrorisme, antisémitisme, cela est aussi d’une violence INOUIE !!! et n’a rien à voir avec ce mouvement de contestation pour de meilleures conditions à l’école. Si certains arborent certains « drapeaux » cela n’engage qu’eux, ce mouvement n’est pas l’apologie de « politiques étrangères » mais une contestation légitime de jeunes qui pensent à leur avenir. Et cela doit le rester, qu’importe les causes humaines aussi nobles soient-elles.
Nos enfants ont une voix, les forces de l’ordre doivent faire leur travail, mais ils ne doivent pas utiliser de manière disproportionnée leur « force » ce sont des mineurs face à des « armes » si la réponse continue à être aveuglement et excessivement autoritaire avec tous les abus qui vont en découler, alors il est à craindre que ce « maintien de l’ordre » devienne un muselage en bonne et due forme de la démocratie.
Le plus grand danger actuel reste la récupération essentiellement sous le prisme arbitraire et sécuritaire. Manifester est un droit de nos jeunes, car la promesse Républicaine n’a pas été tenue pour eux. Pour autant ce qui nous inquiète aussi, c’est bien cette montée de la violence auprès de certaines jeunes, montée qui fut rapide, de la même manière avec ce tir de grenade en plein visage d’un lycéen et ce qui s’est passé à Alençon.
Cela nous démontre aussi une « situation inédite » auquel on ne s’attendait pas, comme si le rapport de force bâtit essentiellement sur la violence, décrivait « une forme d’urgence » à bâillonner coute que coute les jeunes. Notre pays est certes face a beaucoup de contraintes, politiques, sociales et financières, pour autant la voix de notre jeunesse doit être entendue.
Le dialogue doit prévaloir, pour que la violence ne finisse pas par l’emporter, il nous faut accepter d’entendre, de comprendre, de recevoir.
Des personnalités se sont exprimées face au mouvement lycéen
Dounia BOUZAR est Docteure en anthropologie du fait religieux et culturel • Psychanalyste active intégrative (diplômée par l’E-faculté de psychanalyse et de psychothérapie – diplômée en EMDR.
Pour l’anthropologue, ce mouvement lycéen est une manifestation saine de notre jeunesse.
Pendant des années, les sociologues nous ont alertés sur une évolution inquiétante de la jeunesse des quartiers populaires. Une colère qui ne trouvait plus d’interlocuteur. Plus de corps intermédiaires. Plus de confiance dans les institutions. Parfois même plus de revendications formulées.
Laurent Mucchielli expliquait ainsi, à propos des émeutes, que ces jeunes n’avaient « aucune représentation, pas de syndicats, de banderoles, de slogans ».
La violence devenait alors le dernier langage disponible. Et nous nous en inquiétions, à juste titre : que devient une démocratie lorsque sa jeunesse ne croit même plus qu’il existe quelqu’un à qui parler ?
Il faut accueillir la parole de nos enfants
Dounia Bouzar est consciente que quelque chose est en train de changer « je regarde avec beaucoup d’intérêt ce qui se passe aujourd’hui dans les lycées. Parce que, malgré les violences — qu’il ne s’agit évidemment ni de nier ni d’excuser — quelque chose me semble profondément différent » explique telle.
Ces jeunes ont des revendications. Ils parlent de professeurs non remplacés, de classes surchargées, de bâtiments dégradés, de Parcoursup, de leurs conditions d’études et de leur avenir. Ils se regroupent. Ils désignent des représentants. Ils interpellent le ministre. Ils demandent à être reçus. Ils cherchent, autrement dit, des interlocuteurs institutionnels. N’est-ce pas précisément ce que nous regrettions qu’une partie de la jeunesse ne sache plus faire ?
Et pourtant, que voyons-nous en boucle à la télé d’information ?
Des poubelles qui brûlent. Des affrontements. Des vitrines cassées. Des interpellations. La violence existe. Elle doit être montrée et condamnée lorsqu’elle a lieu. Mais lorsqu’elle devient l’image presque exclusive d’un mouvement, une question démocratique se pose : que fait-on de la parole de tous ceux qui ne cassent pas et qui essaient justement de parler ?
C’est pourtant il est important aussi de donner la parole aux médias indépendants comme UFFP
Le Monde écrivait ces jours-ci que « les images de violences ont écrasé les revendications des lycéens ». Cette phrase EST à juste titre essentielle.
Car il existe peut-être une manière médiatique de fabriquer exactement ce que l’on prétend déplorer : en ne montrant de la jeunesse que sa violence, on rend invisible sa capacité à devenir un acteur social.
Revendiquer, s’exprimer c’est une expression saine de la jeunesse
« je trouve plutôt rassurant qu’à 16 ou 17 ans, on puisse encore penser que l’État, un ministre, une institution sont des interlocuteurs auxquels il vaut la peine d’adresser une revendication » explique telle.
Cela signifie qu’on n’a pas complètement renoncé au politique.
La question que j’aimerais donc poser aux médias d’information continue est très simple : quand des jeunes recommencent à nous parler, sommes-nous encore capables de les entendre avant qu’ils cassent quelque chose ?
( fin de citations de dounia Bouzar)

Rétablir la promesse Républicaine
Pour tous ces jeunes qui chantent la « marseillaise » toutes origines confondues, le rêve d’égalité et de fraternité est encore possible. Leur parole ne doit pas être confisquée. Des quatre coins de la France, ils ont tout vécu, mais ils n’ont pas failli à leur espoir.
Sous les coups, les gaz, les matraques, la violence, la République leur renvoie une réalité qu’ils n’attendaient pas, ils pensaient être « protégés car mineurs » ma fille me dit en regardant certaines images d’une violence inouïe « mais maman ce sont des mineurs… » et moi je ne sais pas quoi lui répondre.
Que dire, face à cette jeunesse déjà sacrifiée par des agendas politiques : crises climatiques, invasion de l’IA, chômage, précarité, enseignement dégradé…
Trois semaines, à tenir pour nos jeunes, désormais protégés par nous parents, et bénévoles adultes, pour former une chaine humaine à leur revendication.
Car on a déresponsabilisé nos enfants, on les a rendus des « inaptes civiques » le bâton et la colère a été leur seul retour aux r revendications, aucun dialogue réel, des promesses non tenues. A huit mois de la présidentielle…
Ecoutons et recevons ces revendications de nos jeunes de nos enfants.
Cassons les mythes de la violence « urbaine » de nos jeunes
Si nous gardons cette vision essentialiste, on les perdra et le pays en patira. Accueillons leurs préoccupations légitimes face à une planète en feu « réchauffement climatique, fragilisation de la démocratie libérale, retour de la guerre, précarité de l’emploi, inflation »
Ce mouvement il faut lui rendre sa place légitime, cette colère est saine, il faut essayer de réparer le fossé entre nos jeunes et l’Etat qui les a abandonnés. Cette rupture prolongée entre les deux pourrait être le lit du pire à venir. Leur infantilisation est absurde, ils sont capables de penser de comprendre et ils ne sont le prétexte d’aucun parti politique.
Il faut cesser cette violence arbitraire physique et psychologique sur nos enfants, ces enfants la Generation Z sont nés dans un monde ultra violent, violences sociale, politique, économique. Covid et confinements, ils n’ont connu que guerres et catastrophes écologiques. La loi du plus fort qui leur fait violence actuellement, l’emportera sur la justice. Sentiment de ne rien valoir socialement, de ne pas être pris au sérieux ou écoute.
ON LES TRAITE D’ENFANTS MAIS ON LES REPRIMES COMME DES ADULTES !
Pot de terre contre pot de fer, il faut éviter la surenchère de la répression, de l’arbitraire, pour désamorcer la violence et laisser du temps à la négociation. OUI encore une fois, rien ne justifie que l’on s’en prenne aux enseignants, aux agents du service public ou aux forces de l’ordre.
Signez la pétition de Change.org
Bâtiments dégradés, étudiants qui ne mangent pas à leur faim, classes sans enseignant en année de bac : c’est le quotidien de trop d’élèves et d’étudiants en France. Nous demandons au gouvernement d’adopter 10 mesures d’urgence, notamment : rénover les établissements, recruter des infirmiers et des psychologues, garantir le repas à 1 euro, geler les loyers des résidences CROUS. Nous demandons qu’elles s’appliquent dès maintenant.t.

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Le problème
La jeunesse se mobilise parce que sa situation ne peut plus durer. Bâtiments dégradés, étudiant•es qui ne mangent pas à leur faim, pas d’enseignant•es en année de bac, sélection sociale et raciste par Parcoursup et Mon Master : ces difficultés sont le quotidien de trop d’élèves et d’étudiant·es. Face à cette mobilisation légitime, la réponse du gouvernement a été la répression, avec des violences policières et des milliers de jeunes et mineurs arrêtés.
Cette plateforme rassemble 10 mesures urgentes, à appliquer immédiatement, ainsi que des mesures structurelles pour transformer en profondeur le système éducatif.
En signant, vous soutenez ces revendications et montrez que nous sommes nombreux·ses à les exiger.
Parents, enseignant·es, personnel·les et citoyen·nes : rejoignez notre appel et soutenez la mobilisation.
Les 10 mesures d’urgence :
1- Un plan d’urgence pour rénover les établissements scolaires et universitaires
Engager un plan d’urgence de rénovation du bâti scolaire et universitaire délabré et insalubre. Adapter les établissements aux conséquences du changement climatique : climatisation et dispositifs de rafraîchissement pour faire face aux canicules, isolation et chauffage adaptés pour affronter les vagues de froid.
Garantir à chaque établissement les moyens humains et matériels nécessaires pour assurer l’entretien des locaux et disposer de sanitaires propres et fonctionnels.
LA GENERATION 5 7 CREE UN AUTRE MAI 68
2- Embauche massive de personnels éducatifs, de santé, d’accompagnement et d’orientation.
Engager un plan massif de recrutement des personnels de l’Éducation nationale afin de garantir, dans chaque établissement, au minimum :
- 1 infirmier·ère pour 500 élèves ;
- 1 psychologue pour 500 élèves ;
- 1 conseiller·ère d’orientation pour 500 élèves.
Création de postes supplémentaires d’enseignant·es, et non pas avec des emplois contractuels pour qu’il y ait un-e enseignant-e devant chaque classe et mettre fin aux inégalités entre établissements. Ainsi que la création d’un statut pour les AESH et la création de 800 postes supplémentaires.
3- Repenser les rythmes scolaires et universitaires
Engager une refonte des rythmes scolaires, dans la continuité des travaux de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant pour l’Education nationale et engager des travaux pour l’Enseignement Supérieur, afin de mieux respecter les besoins et le bien-être des élèves et des étudiant-es.
Garantir notamment une pause méridienne d’au moins 1h30 pour permettre à chaque élève ou étudiant-e de déjeuner dans de
bonnes conditions.

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Revenir sur la réforme du bac et du lycée.
4- Mettre fin à la sélection via Parcoursup et Mon Master. Créer 250 000 places dans l’enseignement supérieur.
Supprimer la sélection via les plateformes Parcoursup et Mon Master et créer 250 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur dès la prochaine rentrée, afin de permettre aux lycéen·nes d’accéder aux formations de la filière de leur choix sans être soumis à une sélection algorithmique, et à toustes les étudiant·es qui le souhaitent de pouvoir poursuivre en master. Conserver des plateformes nationales centralisées pour les candidatures pour faciliter la lisibilité des formations disponibles mais sans sélection. Un bac doit garantir d’accéder à une licence, une licence doit garantir d’accéder à un master.
5- Refonte de la démocratie lycéenne pour permettre véritablement aux lycéen·nes de participer aux décisions
Instauration de scrutins de listes pour les élections CVL et CAVL afin de permettre la représentativité syndicale, élues au scrutin direct par l’ensemble des lycéen·nes du secteur, et instaurer davantage de sièges lycéens dans les Conseils d’administration des lycées. L’ensemble des lycéen·nes doivent pouvoir voter pour les élections CSE.
6- Revaloriser les bourses et rétablissement et revalorisation des APL pour toutes et tous
Augmenter de 200 euros par mois les bourses étudiantes, les verser sur douze mois et permettre à 300 000 étudiant·es supplémentaires d’intégrer le système de bourses. À terme, instaurer un revenu d’autonomie étudiant de 1 337 euros par mois afin de garantir à chaque étudiant·e les moyens matériels nécessaires pour étudier.
Abandonner les mesures budgétaires réduisant les aides au logement des jeunes. Rétablir les APL des étudiant·es étranger·es. Revaloriser les APL et renoncer à la modification de leur mode de calcul qui conduirait à en priver 147 000 étudiant·es.
7- Garantir réellement l’accès au repas à 1 euro pour tous les étudiant·es
Garantir l’accès effectif au repas à 1 euro pour les étudiant·es et donner au réseau des œuvres universitaires les moyens nécessaires pour répondre à la demande.
8- Abroger le plan Bienvenue en France instaurant des frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es étranger·es et suppression de la CVEC
Supprimer Bienvenue en France et ses frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es extra-européen·nes qui mettent en place la préférence nationale et une logique raciste dans l’Enseignement Supérieur. Supprimer la taxe de la CVEC.
9- Gel des loyers CROUS, pérenniser l’encadrement des loyers, rénovation et construction massive de logements CROUS
Rétablir le gel des loyers CROUS sur la base des loyers gelés avant 2023. Rénovation des résidences Crous insalubres. Lancer la production de 15 000 logements Crous dès 2027. En urgence, 10% des étudiant·es doivent pouvoir être logé·es au Crous.
10- Mettre fin à la répression et aux violences policières contre le mouvement lycéen et étudiant
Mettre fin à toutes formes de répression liée au mouvement lycéen et étudiant. Assurer que les forces de l’ordre qui se rendent coupables de violences soient poursuivis en justice. Garantir que les absences liées à la mobilisation ne soient pas prises en compte ni sanctionnées. De manière générale, abandonner toutes les formes de répression dans les établissements et garantir la liberté d’expression et d’organisation libre de la jeunesse, à l’opposé, donc, de la répression opérée dans la lutte contre le génocide en Palestine.
Cet appel pour 10 mesures d’urgences est signé par :
Premiers signataires : Union Syndicale Lycéenne (USL), Solidaires étudiant·es, Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), FAGE, (à venir)
Cette plateforme est ouverte à signature de toutes les organisations syndicales et associatives qui souhaitent s’y associer
cliquez et signez !
L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE DOIT TENIR SES PROMESSES !
