Le Prix Senghor récompense le premier roman francophone et francophile. C’est une une distinction littéraire internationale créée en 2006 par Dominique Loubao à l’occasion du centenaire de Léopold Sédar Senghor.

Le prix Senghor du premier roman francophone et francophile plus couramment appelé prix Senghor, est une reconnaissance internationale qui valorise et promeut depuis 2006 les talents qui maitrisent le récit dans cette belle langue.

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Et donc pour répondre au titre de ce reportage, nous dirions humblement, que les livres seront et resteront les gardiens de nos mémoires, du vécu, des humanités, les seuls capables de donner un sens quand il n’y aura plus de sens.
Ils seront les gardiens des sacrés que l’homme a de tout temps endommagé par ses frasques et cupidités. Les livres sont les armes du cœur, le lien qui permet de ne pas lacher prise.
UFFP a été la partenaire presse de la 20e édition comme tant d’autres années fidèlement à dévorer ces différentes éditions purs émerveillements littéraires, redécouvrir encore et toujours, cette faculté qu’a l’humain de pouvoir retranscrire les émotions, les souvenirs, les images pour en faire un kaléidoscope qui continue de nous nourrir encore aujourd’hui, à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle qui tue nos ainés, nos souvenirs et nos mémoires.
Il y a onze ans, c’était UFFP en la personne de Fériel Berraies Guigny qui signait aussi en Belgique au Flacs ( Festival des littératures et des Arts du Sud ) et à Paris toujours chapeautée par le Prix Senghor, alors pour moi pour nous, c’est comme revenir chaque fois à la maison, et découvrir encore et toujours, une initiative humaniste qui réunit le meilleur de la créativité humaine.

préparation du Prix Senghor 2015, je signais aux cotés de Pariza Reza, alors lauréate à l’Ambassade de Belgique à Paris et ensuite au Festival des Arts et Cultures du Sud de Bruxelles, dans la délégation de Dominique Loubao
ici je me préparais à la vidéo de Gregory Protche pour parler du Prix Senghor et pourquoi je crois en lui,

quelques semaines avant de devenir le visage et l’ Ambassadrice du FLACS en Belgique et de recevoir le Prix de l’Action Féminine 2015 de l’Union des Femmes Africaines à Bruxelles (après les attentats de Bruxelles, en 2016) ; tout cela fut grâce à la mise en lumière de Mme Loubao.

A chaque édition, tout résonne, tout vibre en moi, nous sommes chanceux d’être francophones… nous les enfants des Sud.
Ce prix c’est le coup de projecteur des talents d’aujourdhui et de demain, les vocations qui se jouent dans l’ombre et la lumière, excellant et magnifiant la langue française.
Retrouvez nos anciens billets sur le Prix Senghor, la littérature et la Plume NOIRE ( liste non exhaustive)
Il suffit d’une histoire, d’une plume et de la lettre française et Senghor dans la lumière renait lui et tout son héritage, il a inspiré, il a influencé il a fédéré les plus grands, ses amitiés complexes avec Césaire si “Aimé”” parfois trublion moins lisse que “‘Léopold” oui, cela aussi fut notre héritage. Un sage et l’autre passionné, l’un habitué l’autre écorché… le je t’aime moi non plus parfois, mais un rappel aussi que les histoires coloniales n’ont pas été les mêmes et les douleurs aussi et Césaire le savait bien. Lui qui est né dans une plantation. Et puis, certains spectres ne sont jamais bien loin : un devoir de mémoire doit rester et le Français langue du “colon” il ne fallait surtout pas donner l’impression d’être encore une fois “formattés” par la lettre F… lettre française d’amour et de douleur aussi belle soit elle!
Oui l’Afrique et les Sud pluriels ont en fait quelque chose de ce Français si décrié, celui de l’usurpateur, du colonisateur, il a construit des écoles, il a apporté le lien celui qui nous permet de nous comprendre, et de s’aimer in fine.
Le Prix Senghor c’est une grande histoire, un énorme héritage et plein d’autres histoires qui vont venir et qui vont faire éclore les talents à venir.
Sous l’impulsion de passionnés et non moins érudits, afficionados de littératures francophones et francophiles, et de sa génitrice Dominique Loubao, Ingénieure inter-culturel, il n’a de cesse de grandir et de surtout fédérer autour de lui. ET de nous surprendre à chaque fois.
Oui retrouvez notre entretien inédit avec une dame qui manie le verbe et l’humour à la perfection !

Nicolas Forest Bibliothécaire et coordinateur Prix Senghor Présentation des trois lauréats du Prix Senghor du 1er roman francophone et francophile photo UFFP all rights reserved PRIX SENGHOR 20é édition
La modernité a certes amené son lot de contraintes et dans un contexte frileux où justement la Culture avec un C et notamment la littérature avec un grand L est de plus en plus orpheline de moyens financiers et d’aides institutionnelles, il faut continuer à soutenir ces magnifiques initiatives, le papier, le livre, la pensée critique aussi.

Dominique Loubao Présidente Fondatrice du Salon Plume Noire et fondatrice du Prix Senghor, 20e Edition du Prix photo UFFP all rights reserved
Genèse d’un Prix qui a autant de cœur que de lettres
C’est en 2006, année du centenaire de la naissance du feu homme de lettres et ancien président sénégalais Léopold Sedar Senghor, père de la négritude et des belles lettres françaises, que sous l’impulsion d’une femme passionnée engagée, Madame Dominique Loubao,que nait le prix. Destiné à distinguer un premier roman d’un auteur d’expression française mais également de promouvoir de « jeunes » écrivains d’expression française.

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La langue française instrument d’excellence dans le MONDE
Le « prix Senghor du premier roman francophone et francophile » s’inscrit aussi au niveau international et veut promouvoir l’utilisation de la langue française comme outil d’expression écrite.
L’ingénieur culturelle franco ivoirienne Dominique Loubao, voulait avant tout par ce prix, Rendre le Graal à un «poète-président» sénégalais, épris tout au long de sa vie de cette belle langue. Car Senghor n’a eu de cesse d’en être le porte-drapeau, mais contribua également à encourager les vocations “il nous faut encourager ces talents qui écrivent en Français, d’Afrique du Nord, du Sud, au Québec, il est important aussi de contrer l’hégémonie de la langue anglaise dans le monde” explique telle.
En dehors de la politique et de tout ce qui se passe dans le Monde, ce qui survit sont les mots, la force de la littérature !

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Erudit, homme de vision et de sagesse, agrégé de grammaire française (1935) et membre de l’Académie française (1983-2001). Tout au long de sa vie, feu Senghor n’a eu de cesse de soutenir la création artistique.

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Par le biais des Arts et des Lettres, il savait qu’il trouvait en eux les ambassadeurs de la condition Humaine.
Enfant en 1980, j’avais eu moi même la chance de vivre au Sénégal et d’entendre mon père Anouar Berraies, alors Ambassadeur accrédité dans ce beau pays de la Teranga, me raconter ses longues discussions avec alors son ami feu “Senghor” le président qui désirait redonner le pouvoir ( période de transition avant la venue de Mr Abdou Diouf) oui il fut aussi l’un des rares présidents africains, à renoncer au pouvoir. Et à le déposer pacifiquement.
Il voulait une retraite pour écrire, voyager, il avait eu la sagesse de comprendre aussi et la noblesse surtout, qu’il était temps…

Résidence de l’Ambassadeur Anouar Berraies à tunis photo UFFP all rights reserved sur votre gauche en haut le portrait de Senghor dédicacé ( caché pour respecter la vie privée de l’ambassadeur à la retraite)
Oui les lettres ont une belle vocation toute particulière, raconter les histoires, les conditions humaines, réunir et nous faire partager des émotions.
Le Prix Senghor plus que le ballet du verbe, est un dialogue entre les cultures, au travers du partage volontaire d’une langue commune. L’écriture au travers du Prix, permet en fait au scribe de ne pas se retrouver dans une entreprise solitaire et cela donne tout son sens.

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Les livres en lice en 2026 :
Douze romans étaient en lice pour cette édition 2026, présentée par les organisateurs avec passion, humour et parfois receuillement.
- Rouille de Camille Leyvraz (La Veilleuse)
- Quatre jours sans ma mère de Ramsès Kefi (Philippe Rey) France Tunisie ( grand favori UFFP)
- Un abri pour Lampedusa d’Elsa Régis (Les éditions du Panseur)
- Bagarre d’Emilia Petrakis (Les Avrils)
- La collision de Paul Gasnier (Gallimard)
- Implosion de Laurence Florisca Rivard (Héliotrope)
- Né sur des pissenlits de Jocelyn Danga (Elyzad)
- Fortune d’Elie Ramanankavana (Edern)
- Le puits arabe de Didier Lentrein (Atelier des nomades) Hommage posthume à l’auteur qui nous a quittés cet été
- L’enfant du vent des Féroé d’Aurélien Gautherie (Noir sur Blanc-Notabilia)
- L’autre Camille de Danielle Laurin (XYZ)

Jocelyn Danga une fiction entre Congo Angola et la France photo UFFP all rights reserved
Le prix Senghor 2026 fut attribué à Jocelyn Danga pour Né sur des pissenlits. Emilia Petrakis reçoit la mention spéciale du jury et Danielle Laurin la mention spéciale du public.

UFFP all rights reserved PRIX SENGHOR 20é édition Bala Fofana lauréat 2019 à droite et Jocelyn Danga lauréat édition 2026
Mais avant les lauréats, un hommage au grand absent de la liste, qui est décédé cet été et pour lequel, un hommage a été fait : Didier Lentrein pour le puits arabe de l’Atelier des Nomades et en visioconférence nous avons pu écouter l’éditrice Corine Fleury, installée à la Réunion parler de son auteur disparu et de la complexité également pour les auteurs d’Océanie de pouvoir se trouver la place qu’ils méritent.
Révélé à l’ouverture du Festival du Livre de Trou d’Eau Douce (Maurice) le 03 octobre, « Le Puits arabe » de Didier Lentrein s’est imposé parmi 61 manuscrits. L’histoire nous propulse à La Réunion en 2048, où l’eau et l’électricité manquent. En bref : un futur de pénuries où l’on apprend à vivre autrement. Une fiction à la base qui rejoint malheureusement la réalité du chaos climatique que nous avons vécu cet été dans le monde avec la canicule et ses effets deleteres.
Une dystopie ancrée à La Réunion
L’eau et l’électricité manquent. Dans les rues encombrées, les habitants s’organisent pour survivre. Cosinus, vieil amoureux des livres, troque des ouvrages pour sa survie. Il croise Eddy le Jako. Cosinus et Eddy le Jako ne se ressemblent pas et c’est pour cela que leur rencontre touche. Entre ces deux personnages se tisse une fraternité fragile qui rappelle la nécessité d’entraide mais aussi de relation, d’échange.
Le roman parle de pénurie, mais surtout de ce qui nous (re)lie quand tout vient à manquer. On y croise des personnages « abîmés », mais debout. C’est une histoire de survie et d’humanité, où résonnent aussi la résilience et la vengeance.
Le travail formidable de l’éditrice a aussi été salué, Corinne Fleury de la maison d’édition Atelier des Nomades.
Hommage également aux jeunes auteurs du Congo et à leurs cultures musicales.

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Une jeunesse congolaise créative, qui revendique racines et identité, patrimoine musical aussi, mais qui n’a pu faire voyager les recueils et essais, du fait de l’occupation par le Rwanda d’une partie du territoire.

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Jocelyn Danga ” la littérature, c’est la substance même de notre humanité” !
Prix Senghor du premier roman francophone : une fiction entre le Congo Kinshassa, l’Angola et la France
Jocelyn Danga a reçu le Prix Senghor du premier roman francophone et francophile 2026 pour son œuvre “Né sur des pissenlits”, publié aux éditions Elyzad d’Elisabeth Deldoul ( maison d’édition située en Tunisie)
Dramaturge, essayiste connu dans sa région, une maison d’édition Tunisienne, les éditions Elyzad d’ Elisabeth Deldoul, l’a découvert dans un concours et voulait publier ses essais, mais il vint avec un manuscrit, et le reste de l’histoire vous la connaissez !
Un Roman choisi à l’unanimité par le jury du Prix , séduit par la richesse du langage imagé, l’inventivité de la langue, un parlé cru qui représente véritablement le “parler des rues” à Kinshasa.
Pour l’auteur, la littérature c’est la rencontre, le partage autour d’un point commun. Mais aussi et surtout, cela permet de donner sens à l’humanité. Né sur les pissenlits, c’est l’histoire d’un enfant qui est né sur des fleurs sauvages pendant que sa mère fuyait la guerre angolaise. Muntu est un kinois de pure souche mais ses parents ne sont pas des kinois, du reste il ne connait pas son père.
Sa maman Moro lui voue un amour intense, partagé, du reste, elle fait tout pour que son fils ai une belle vie après elle. Mais elle est pleine de trauma et son fils est orphelin de cette part de vérité, qui fait qu’il grandira avec un sentiment de vide et d’éceuil, mais il respecte le silence de la douleur.
Fidélité à la réalité sociale et création littéraire, ce roman c’est bien le jeu de styles que nous propose l’auteur. La langue chez l’auteur, est venue avant de poser l’histoire. Au commencement il y avait la langue, et puis l’histoire et puis le désir de l’ailleurs, reflexe universel que de croire à liberté et au meilleur ‘ailleurs” qui que l’on soit.
Donc non ce n’est pas un roman sur l’exil ou l’immigration clandestine de nos jeunes, c’est juste une condition humaine parmi tant d’autres et l’auteur tient à le préciser, il se laisse guider par la plume et son voyage intérieur, une partie de lui est dans l’héros contemporain, parfois aussi anti héros.

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Jocelyn Danga raconte le parcours de Muntu, un professeur de lycée désabusé qui quitte Kinshasa pour Metz, en France. Ce récit raconte les différentes étapes que traverse le héros entre l’ailleurs phantasme et la frustration de la réalité. Plus que l’exil et le départ, l’histoire rappelle les difficultés de l’adaptation et les confrontations et ou conflits ethnoculturels que l’on vit bien souvent quand on quitte ses racines. Tout au départ est magnifique, moderne, plein de promesse, mais le quotidien ses vicissitudes, les différences reviennent ensuite au galop. Avant de débarquer en France, Muntu avait sa vie bien “huilée” avec une maman super protective, avec qui il entretenait un lien fusionnel. Cette maman qui a connu les affres des violences de guerre et qui a donné naissance à son enfant unique sur l’herbe, d’où le titre “né sur des pissenlits”
Muntu incarne une partie de la population kinoise qui essaye de survivre au départ dans son pays d’origine, mais à cause de problèmes liés à l’alcool, il perd son emploi et décide de s’exiler en France dans l’espoir d’un avenir meilleur.

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Emilia Petrakis avec Bagarre Emilia reçoit la mention spéciale du jury des éditions (Les Avrils)

MENTION SPECIALE DU JURY 2026 par Nicolas Forest Bibliothécaire et coordinateur Prix Senghor
Présentation du Prix Senghor du 1er roman francophone et francophile UFFP all rights reserved PRIX SENGHOR 20é édition
« Bagarre », le premier roman d’Emilia Petrakis plonge le lecteur dans l’univers du MMA féminin (Mixed-Martial ArtsArts-Martiaux Mixtes). Sara a 38 ans et ne vit que pour son sport, le MMA.
Après avoir perdu un combat capital, qui pourrait être le dernier de sa carrière, une longue phase de remise en question débute pour Sara. Une période qui implique de reprendre confiance en elle et de redécouvrir l’aspect collectif d’un sport, dans lequel priment les notions d’équipe, d’amitié et de solidarité.
Cette femme rebelle et indépendante va aussi reprendre contact avec son père hospitalisé et sa famille qui ne comprend pas toujours ses choix.

Après avoir été plusieurs fois sollicitée, elle finit par accepter d’entraîner une équipe féminine de MMA. Elle prendra conscience qu’elle peut à présent transmettre les valeurs de son sport et devenir une sorte de modèle, plus particulièrement pour Amandine une jeune fille qui vit mal avec l’image de son corps.
L’Auteur explique que dés les premières pages, elle a voulu introduire le lecteur dans la cage où Sarah allait se battre et ensuite voir ce qui allait se passer après ” va telle gagner ou perdre”? les questionnements pour une vie assumée mais qui est en train de changer.
Le roman en fait commence par une défaite qui va permettre à l’héroïne de faire une remise en question de sa vie ” pourquoi ai je perdu? comment aurais je pu faire autrement? que faire à présent? je suis au bout du chemin, que reste till ?
Pour la carrière sportive, et la vie personnelle aussi? à 38 ans Sarah a fait son bout de chemin et il y a cet enjeu de fin de carrière qui se dessine pour la sportive professionelle.
Le rapport au corps à la parentalité, plein de choses sont en jeu au moment où elle rentre dans la cage. Il fallait rentrer par cette porte et creuser l’histoire de Sarah, contre quoi elle se bat dans la cage et dans la vie, et comment elle va se remettre sa défaite pour la transformer à autre chose?
Dans ce premier roman percutant, Emilia Petrakis raconte sarah une passionnée de MMA qui assume ses choix, sa vie et la liberté. L’auteur, elle même fait du MMA en amateur et reconnait que l’exercice en lui même n’est pas toujours simple, car à l’extérieur ce sport est perçu péjorativement, mais pour l’auteur cela a été aussi une leçon d’émancipation et de prise de conscience de ses capacités, elle nous décrit un univers d’amitiés, de solidarité, d’entraide et d’échange entre sportifs, loin des réalités que l’on pourrait se faire sur ce sport qui fédère plus qu’on ne le croit. Il y a Elyas, puis tant d’autres qui vivent le sport avec intensité mais peut être différemment du fait de leurs origines et classes sociales.
Emilia Petrakis a 35 ans et vit à Montreuil. Administratrice de compagnies de théâtre, elle publie régulièrement de la poésie en revues. Par ailleurs elle est compétitrice amateure et juge au sein de le Fédération Française de MMA.

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Danielle Laurin la mention spéciale du public avec l’Autre Camille des éditions (XYZ)
Un roman touchant poignant qui parle de liberté et de désir d’affranchissement du carcan physique et psychique dans une société en pleine mutation. Questionnements existentiels, au point de vivre une vie dans une vie, dans un entre soi et l’autre. Comment résister aux violences de notre monde contemporain quand on est femme, comment garder son authenticité ?

Résumé du roman
Camille en vient à craindre pour son intégrité, pour sa vie, mais elle se sent impuissante devant le danger imminent. Pourquoi ? D’où lui vient cette apparente tolérance à la violence ?
Elle marche dans ses traces, à la recherche de pièces à conviction. Ça défile en cascade dans sa tête. Toutes ces fois où elle a perdu pied devant les détraqués, les poqués, les violents. Ceux qui se croient tout permis. Elle pense qu’elle ne s’en sortira pas. Elle y arrivera, il le faut
Directrice littéraire des Éditions de L’Envol, Camille a un appartement sur la rue Laurier, mais elle passe beaucoup de temps dans la Ville Lumière, notamment pour rencontrer Maria, la patronne de Zerr Éditions, avec laquelle elle coédite plusieurs livres.
En 2003, Maria, qui vient de subir un grave accident de voiture, demande à son amie d’accompagner son conjoint, Jean-Michel, au théâtre.
Ce soir-là, Jean-Michel raconte à Camille qu’il a vécu une grande histoire d’amour clandestine avec une peintre qui s’est suicidée il y a un an et qui s’appelait… Camille. « C’est fou comme tu lui ressembles. Oh, Camille, ma Camille. » […]
[…] Camille se dit « incapable de se défendre, de se protéger, impuissante à s’affranchir de sa trop grande tolérance envers les détraqués, les poqués, les violents. Ceux qui se croient tout permis ».
Publié dans une collection dont le titre lui va comme un gant, « Devenirs », le roman aborde avec sensibilité, mais sans une once de sensiblerie, la réconciliation d’une femme avec elle-même.
BIOGRAPHIE DE Danielle LAURIN
Journaliste littéraire, notamment collaboratrice au Devoir pendant une trentaine d’années, Danielle Laurin a signé quelques essais, récits et biographies. Dotée d’un indéniable flair d’éditrice, elle dirige depuis bientôt une décennie, chez Québec Amérique.
Une collection qui se nomme « III » et qui réunit de captivants textes autofictionnels.
La sexagénaire se fait pour la première fois romancière en publiant L’autre Camille, un livre qui aura demandé plus de dix ans à voir le jour.
Bien entendu, la vie de Camille, l’héroïne du roman, est inspirée de celle de l’autrice. Toutes deux sont mères d’une fille qui, au début des années 2000, est à l’âge des premiers véritables émois amoureux.
Toutes deux sont journalistes littéraires devenues éditrices, partageant leur temps entre Paris et Montréal.
Liste des lauréats depuis vingt ans
- 2006 : Le voleur de sucre d’Eric Dupont, Marchand de Feuilles, L’Heure hybride de Kettly Mars, Vents d’ailleurs
- 2007 : Le Cœur des enfants léopards de Wilfried N’Sondé, Actes Sud
- 2008 : Le Goût des abricots secs de Gilles D. Perez, Le Rouergue
- 2009 : Les Carnets de Douglas de Christine Eddie, Alto et Héloïse d’Ormesson
- 2010 : ex aequo Nos silences de Wahiba Khiari, Elyzad et Ici-bas de Bruno Nassim Aboudrar, Gallimard
- 2011 : L’Embrasure de Douna Loup, Mercure de France
- 2012 : La Nuit du chien d’Olivier Brunhes, Actes Sud
- 2013 : Salone de Laurent LD Bonnet , Vents d’ailleurs
- 2014 : Les Absents de Georgia Makhlouf, Rivages
- 2015 : Les Jardins de consolation de Parisa Reza Gallimard
- 2016 : Anguille sous roche d’Ali Zamir, éditions Le Tripode
- 2017 : Le Plongeur de Stéphane Laruen Le Quartanier
- 2018 : Traversée de Francis Tabouret, P.O.L
- 2019 : Le Fil des anges d’Ester Mann et Lévon Minasian, Vents d’ailleurs
- 2020 : L’Imprudence de Loo Hui Phang, Actes Sud et Donbass de Benoît Vitkine, Equinox, Les Arènes
- 2021 : La Mer Noire dans les Grands Lacs d’Annie Lulu, Julliard.
- 2022 : Ultramarins de Mariette Navarro, Quidam éditeur.
- 2023 : Je me souviens de Falloujah de Feurat Alani, JC Lattès.
- 2024 : Pipeline de Rachel M. Cholz, Seuil.
- 2025 : L’élu de Catherine Perreault
- 2026 : Jocelyn Danga pour Né sur des pissenlits Editions Elyzad
Membres du Jury 2026:
Le jury se compose de personnalités du monde littéraire et culturel, incluant notamment Bala Fofana, Emma Callegarin, Isabelle Colin, Nicolas Forest, Lise Gauvin, Caroline Moulin-Schwartz, Élisabeth Lesne, Tchisseka Lobelt, Dominique Loubao et Carine Saint Medar.
Pendant neuf mois le jury se réunit autour d’une table, un verre et décide de lire une quarantaine d’ouvrages et au bout d’un moment, douze, puis dix puis trois.
Retrouvez également le Salon la PLUME NOIRE !
