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Graca Machel une role model pour tout le Continent africain

Ajouté par , Le mars 21, 2012 , dans Femmes et Hommes d’Ethique

Graca Machel est aujourd’hui l’une des personnalités les plus emblématiques du continent Africain.

Veuve du Président mozambicain Samora Machel, épouse de Nelson Mandela, sa voix a servi de porte drapeau en faveur des victimes de la guerre, femmes ou enfants réunis. Son engagement sans faille pour la cause des plus démunis lui a valu de nombreuses récompenses internationales. Elle est Fondatrice de la Fondation du Développement de la Communauté, Réseau New Faces New Voices.

Une militante pour la cause des femmes
Selon un proverbe chinois, les « femmes soutiennent la moitié du ciel », pourtant leurs visages ne sont ni vus ni leurs voix entendues dans la détermination du destin du continent africain.
Selon Graca Machel, les femmes contribuent à 100 % dans le développement durable de leurs sociétés et leur exploitation économique serait synonyme de progrès.
La Reconnaissance de leur poids économique dans le tissu social est donc cruciale.
Mais pour l’heure un gros travail reste à faire car les femmes africaines subissent encore et toujours le poids de politiques discriminatoires. Aujourd’hui, le défi est d’autant plus grand qu’il est important qu’elles puissent se faire entendre dans le cadre du processus de restructuration des systèmes financiers en Afrique et dans le monde.

Réseau New Faces New Voices (NFNV)
New Faces New Voices (NFNV) est une association de professionnelles africaines des secteurs des finances et des affaires à travers le continent qui a vu le jour grâce à l’initiative de Graca Machel. Sous les auspices du réseau African Women’s Foresight Network, le groupe a à cœur de voir les femmes en Afrique jouer les premiers rôles dans le secteur financier et participer à la prise de décisions déterminant l’avenir du continent africain. Selon l’expression de sa fondatrice, Graҫa Machel, « Plus rien de ce qui nous concerne sans nous ». NFNV milite en faveur de l’autonomisation des femmes en raison de leur impact socio-économique positif considérable sur tous les secteurs en Afrique. La crise financière a offert au groupe une occasion pour pousser à la prise de mesures de nature à permettre d’exploiter le potentiel des femmes et de leur ouvrir la voie pour devenir des acteurs clés dans la mise en place d’un système financier mondial robuste « Le manque d’efficacité créant des opportunités, nous devons saisir l’opportunité offerte par la crise financière mondiale pour reconstruire le système financier et investir différemment dans les femmes » affirme t ‘elle.
La Banque africaine de développement (BAD) et le réseau New Faces New Voices (NFNV) ont accueillis en 2010 un sommet économique des femmes africaines dans le dessein de constituer un service de plate-forme à partir duquel des engagements seront pris avec les parties prenantes clés pour assurer que les femmes contribuent à la prise des décisions à la base de la restructuration profonde du système financier mondial.
Changer les paradigmes économiques: le futur est femme
Face à la crise financière mondiale, les mentalités sont en mutation. Les réflexions relatives à la place attribuée aux femmes doivent s’intensifier et aboutir à des actes concrets. Les femmes sont capables d’occuper une place centrale dans la définition de politiques du secteur financier. Une étude récente étude réalisée par le « Boston Consulting Group » a démontré qu’ une grande partie de la croissance des revenus dans le monde après la récession économique proviendra des femmes. Cela représente environ 5 billions de dollars en terme de nouveau pouvoir économique généré par des femmes pour les années à venir, soit deux fois la taille combinée des marchés émergents que sont la Chine et l’Inde. Les femmes ont tendance à épargner plus que les hommes et à consacrer davantage leurs ressources aux dépenses d’éducation, de santé, et de bien-être de leurs familles. Une récente étude a démontré que si l’occasion était offerte aux femmes pauvres de faire des économies, elles seraient en mesure d’améliorer leurs moyens de subsistance et le bien-être de leurs familles. L’exploitation du pouvoir économique des femmes aurait un impact sur le développement, des plus bénéfiques pour les économies émergentes.
Pour Graca Machel, l’heure est venue pour les femmes africaines de relever ce défi. Une transition démographique est déjà en cours en Afrique qui se traduit par la baisse des taux de natalité, la hausse des taux d’espérance de vie et l’amélioration des niveaux de scolarité et d’alphabétisation des femmes. On compte maintenant de plus en plus de femmes qui font leur entrée sur le marché du travail, et la part des dépenses des ménages contrôlée par les femmes en Afrique s’inscrit à la hausse, en conformité avec les tendances mondiales. En conséquence, les femmes africaines veulent de plus en plus avoir leur mot à dire quant à la façon dont on utilise leurs ressources, ce qui, à son tour, les motive à vouloir occuper des postes de responsabilité dans les sphères politique et économique afin de mieux décider de leur propre destinée.
Le paradigme du paysage financier mondial a subi une mutation, et il est opportun que de nouveaux visages et de nouvelles voix fassent prendre conscience au monde que les femmes constituent des actrices à part entière de la reprise de l’économie mondiale. Aujourd’hui, l’effort vise à mieux porter les voix des femmes et de voir davantage de nouveaux visages dans la restructuration du système financier mondial.
Les pays africains doivent poursuivre des politiques sectorielles financières inclusives, qui sont accessibles et permettent par conséquent la participation du plus grand nombres de femmes. Pour se faire, il est impératif de promouvoir les femmes aux postes de décision dans les structures qui régissent le fonctionnement des institutions financières aux niveaux local, national, régional et international. Graca Machel précise qu’il faut plus que jamais exploiter le potentiel économique des femmes en leur assurant un accès aux services financiers appropriés, abordables et durables, à tous les niveaux de revenu.
Le Sommet économique des femmes
Le Sommet de Nairobi qui avait réuni l’an passé les leaders africains du secteur financier, les responsables des politiques, les autorités de réglementation et les principaux décideurs se voulait identifier les causes de la non visibilité des femmes dans le système financier de l’Afrique afin de faire des femmes une partie intégrante de son architecture. Les femmes ont en été identifiées comme étant un nouveau marché émergent et l’on a appelé à la mise en place de nouveaux mécanismes pour exploiter leur potentiel.
De ce Sommet s’est dégagé l’idée qu’il faut dorénavant dégager un consensus sur les voies et moyens d’investir différemment dans les femmes, notamment en les faisant passer de la périphérie au centre, à la fois en tant que décideurs au sein des institutions financières mais également en tant que consommatrices des produits financiers. Mais bien des obstacles subsisteront encore limitant leur participation.
Le changement sera progressif et à long terme et pour les principaux acteurs du secteur financier, il s’agira de définir une série d’objectifs à atteindre, et des mesures à prendre pour considérablement accroître la participation des femmes. L’élaboration de ces objectifs et mesures se fera de façon concertée, afin que tous les acteurs puissent s’en approprier et appuyer les résultats attendus.
Le réseau New Faces New Voices et la Banque africaine de développement assureront la coordination du suivi du Sommet et veilleront à ce que tous ces « acteurs de changement » rendent compte de leurs réalisations au prochain sommet prévu pour 2012.
Il sera élaboré des mesures concrètes visant à faire front sur les réseaux de femmes existants pour permettre aux femmes de peser de tout leur poids dans la détermination du programme d’action et participer à la prise de décisions dans les sphères économiques. Graca Machel explique sans détour  » nous avons besoin d’identifier les voies et moyens de faire plus porter la voix des femmes dans les discussions menées au sein des organismes internationaux sur la question de la mise en place d’un système financier mondial plus durable. Au nombre des principaux résultats attendus du Sommet figurent l’extension du rayonnement et l’augmentation du nombre de membres du réseau « NFNV », ainsi que l’affinement de sa mission et de ses activités »


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