Nathalie Cougny “il est temps de ne plus se fermer les yeux et de se placer du côté de la victime!

  • By UFFP
  • 6 juin 2026
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Engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes et la maltraitance des enfants depuis 20 ans, Nathalie Cougny est directrice générale et fondatrice de l’association « Les maltraitances, moi j’en parle ! structure nationale, reconnue d’intérêt général et agréée par le ministère de l’Éducation nationale.
Soucieuse de faire avancer les mentalités vers davantage d’ouverture, de compréhension et de respect, ses thèmes de prédilection sont l’amour sous toutes ses formes, les actions contre les violences et la place de l’enfant dans notre société.

Nathalie Cougny auteur, artiste, et Présidente de l’Association ” les Maltraitances moi j’en parle” !

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Nous l’avons rencontrée pour parler des maltraitances faites aux enfants et de la difficulté bien souvent de faire entendre “sa voix” quand il s’agit de mieux les défendre et de les protéger.

L”actualité sordide de la mort de la petite Lyhanna des mains d’un prédateur pourtant connu des services, qu’elle repose en paix, nous rappelle encore une fois, les lenteurs et les dysfonctionnements d’un système en France qui ne fait pas assez pour protéger l’enfance.

Cette petite fille de 11 ans a perdu la vie entre les bras d’un prédateur sexuel pourtant connu des services.

“On a vraiment le sentiment que tout a dysfonctionné”, explique la présidente d’Unicef France, qui pointe “un problème systémique” dans le traitement du dossier du principal suspect par la justice. Adeline Hazan, ancienne juge des enfants, pointe “un problème systémique” et un manque de moyens de la justice. “Les services d’enquête, manifestement, n’ont pas été les bons à être saisis et il semble que la parole de l’enfant n’ait pas été écoutée”, déplore-t-elle.

 Gérald Darmanin a présenté “ses excuses au nom de la Justice”. L’exécutif a déploré vendredi des dysfonctionnements dans le traitement des plaintes visant le principal suspect, conduisant Gérald Darmanin à présenter ses “excuses au nom de la Justice”. Se disant “furieux” et pointant “un immense échec”

Pourtant les scandales, les dérives, les non dits, les dysfonctionnements ne manquent pas, qu’on les médiatise ou pas, bien souvent, cela passe à la trappe, ou alors on déresponsabilise, pire on peut même ‘harceler le parent” qui souhaite une meilleure prise en charge de son enfant ( notamment dans les milieux périscolaires et scolaires)

Certains disent que la France est devenue Pedoland, c’est terrible comme raccourci, d’entendre cela quand on est parent, mais que faire, beaucoup s’activent comme L’Avocat Michel Amas à défendre ces enfants, et quand il s’agit des femmes également, les victimes, le même traitement : on déresponsabilise, de victimise” pourtant elle a pris tout ce temps pour réagir etc.

Ce n’est qu’un exemple mais les arguments qui bloquent sont nombreux.

relisez notre entretien avec Homayra Sellier, présidente fondatrice d’Innocence en Danger

mais cela ne suffit pas.

Pourquoi la France ne protège t’elle pas assez ses enfants ou en tout cas ne réagit elle pas à temps pour éviter les derniers faits divers? comment ce fait il que certains prédateurs pourtant fichés continuent à circuler librement dans la nature ?

Quelle réponse apporter à tout ceci, dans un monde aux ramifications terribles, qui fait justement que ce phénomène se globalise de plus en plus.

Protéger les enfants est un enjeu national et après la multiplication des scandales de violences, notamment sexuelles, commises dans des écoles ou des foyers de l’Aide sociale à l’enfance. Le silence ou le détour du regard n’est plus de mise. Pour la Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, la question est désormais installée dans le débat public et les candidats à la prochaine élection présidentielle ne pourront plus “faire l’impasse” sur le sujet.

Affaire Bétharramenfants tondus dans des foyers de l’Aide sociale à l’enfance à Parisscandale des agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : les révélations d’agressions d’enfants, qu’elles soient psychologiques, physiques ou sexuelles, se multiplient en France depuis plus d’un an, imposant le sujet de la protection des mineurs dans le débat public.

C’est dans ce climat de forte inquiétude que le gouvernement a présenté le 27 mai en conseil des ministres un projet de loi sur la protection des enfants, qui devrait être examiné à l’Assemblée nationale en juillet. Centré initialement sur l’Aide sociale à l’enfance (ASE), qui traverse une crise majeure, celui-ci a été élargi, à la demande du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Sébastien Lecornu, “vers la protection de tous les enfants”, a indiqué le cabinet de la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist.

Le texte va notamment “généraliser” les contrôles d’antécédents judiciaires à tous les personnels intervenant dans les établissements scolaires, les accueils périscolaires et de loisirs. Réalisé au moment du recrutement via la consultation du casier judiciaire et de fichiers recensant les auteurs d’infractions sexuelles ou terroristes, le contrôle d’honorabilité deviendra périodique. Et les personnels ayant eu des comportements déplacés avec des mineurs à l’école seront inscrits sur une “liste noire” qui “empêchera toute forme de réemploi au sein de l’école”, a affirmé le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray.

De son côté le nouveau maire de Paris a lancé une convention citoyenne sur la protection et les temps de l’enfant à l’école, présentée comme l’un des piliers de son plan d’action contre les violences faites aux enfants dans les écoles primaires parisiennes. Celle-ci pourrait déboucher sur un retour à la semaine de quatre jours.

Depuis le début de l’année 2026, 78 agents ont été suspendus dans les écoles maternelles et élémentaires de la capitale, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles sur mineurs.

Un premier procès s’est tenu le 5 mai. Une peine de dix-huit mois de prison avec sursis a été requise à l’encontre d’un animateur de 47 ans, jugé pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes et agression sexuelle sur trois d’entre elles. La décision doit être rendue le 16 juin. Un animateur d’une vingtaine d’années a également été mis en examen pour des “gestes de nature sexuelle” sur trois enfants et placé en détention provisoire fin avril, a indiqué, mardi 12 mai, le parquet de Paris.

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UFFP a rencontré Nathalie Cougny pour parler de son travail depuis des années à l’occasion notamment de la sortie de son livre.

Entretien :

Parlez-nous de votre association « Les maltraitances, moi j’en parle ! ». Vous avez d’abord
commencé par aider les femmes ?

Oui, au départ, mon engagement s’est effectivement construit autour des violences intrafamiliales faites
aux femmes, avant d’évoluer naturellement vers la protection de l’enfance. L’histoire de l’association
est d’abord un chemin de vie, de rencontres et de prises de conscience.
En travaillant sur les violences conjugales, l’emprise et les violences sexuelles, je me suis rendue
compte que de nombreuses femmes avaient subi des violences, notamment sexuelles, durant
l’enfance. Beaucoup se sont également livrées à moi pour la première fois, à travers des témoignages
bouleversants, parfois même inimaginables tant les violences qu’elles subissaient étaient extrêmes. Ma
mère a elle aussi été victime de violences et d’inceste commis par son père, et j’ai pu constater, jusqu’à
son décès, des pans entiers des conséquences de ces violences. C’est l’ensemble de ce parcours, de
ces constats et de ces paroles recueillies qui m’a amenée à créer l’association Les maltraitances, moi
j’en parle ! Je me suis dit qu’il fallait absolument aller vers les enfants pour leurs apprendre leurs droits
et les interdits des violences.
Aujourd’hui, l’association agit principalement autour de la prévention des maltraitances infantiles. Nous
intervenons dans tous les lieux de vie des enfants, nous formons les professionnels, nous sensibilisons
les parents et nous travaillons sur le repérage des violences et le bien-être de l’enfant.

Nous animons 3 programmes adaptés aux enfants du niveau CP à la 5 ème (6 à 13 ans) avec :
· La prévention, par la sensibilisation aux droits de l’enfant, aux différentes formes de
maltraitance (comment les reconnaître, s’en protéger, à qui en parler), au harcèlement, aux
dangers d’Internet et à la notion de consentement.
· Le bien-être, avec des ateliers ludiques : être bienveillant avec soi et avec les autres, les
besoins de l’enfant, les émotions, la gestion du stress, les paroles valorisantes, l’empathie, le
respect de son corps et de celui des autres.
Notre conviction est simple : un enfant informé, écouté et respecté est un enfant mieux protégé.
C’est pourquoi la prévention est au cœur de toutes nos actions.
L’association est nationale, reconnue d’intérêt général et agréée par le ministère de l’Éducation
nationale. Elle s’appuie sur un réseau de 55 responsables départementaux bénévoles et plus de 200
intervenants qualifiés dans 40 départements : psychologues, éducateurs spécialisés, formateurs,
professionnels de la protection de l’enfance ou encore spécialistes des violences intrafamiliales.


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Quel est aujourd’hui l’état des lieux des violences faites aux enfants en France ?
Les violences faites aux enfants constituent un problème massif et encore largement sous-estimé en
France. Elles prennent plusieurs formes : violences sexuelles, négligences, harcèlement, violences
psychologiques, physiques ou institutionnelles.

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Les chiffres montrent une réalité préoccupante : des dizaines de milliers d’enfants sont victimes chaque
année de violences sexuelles, souvent dans leur entourage proche. Les professionnels de l’enfance
observent aussi une hausse des signalements liés aux troubles psychotraumatiques et à la
maltraitance.
Ce qui frappe surtout, c’est le caractère systémique du phénomène : ces violences concernent tous les
milieux sociaux, toutes les zones géographiques et toutes les institutions en contact avec les enfants.
Voici quelques chiffres afin de bien prendre conscience de ce fléau :
– 1 enfant meurt tous les 7 jours sous les coups d’un parent.
– Toutes les 3 minutes, en France, un enfant est victime d’inceste, de viol ou d’agression
sexuelle.
– Les enfants victimes de violences ont une espérance de vie réduite de 20 ans en moyenne.
– 63% des victimes de violences sexuelles sont des mineurs.
– 52% des enfants sont victimes de violences physiques au sein de la famille.
– Les enfants victimes de violences ont beaucoup plus de risques de présenter des troubles de
l’apprentissage et d’être déscolarisés.

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– Les enfants handicapés sont 3 à 4 fois plus susceptibles d’être victimes de violences physiques
et sexuelles et de négligence que les autres enfants.
Tout se joue pourtant dans la petite enfance et l’enfance. Comment ces enfants peuvent-ils se
construire dans de telles conditions ? Il est essentiel de rappeler que les maltraitances subies durant
l’enfance engendrent souvent des conséquences profondes et durables, pouvant impacter les
personnes tout au long de leur vie. Plus les situations sont détectées tôt, plus il est possible de protéger
les enfants, d’interrompre les violences et de prévenir leur répétition sur les générations futures.
Entre l’affaire Epstein, les scandales à l’ASE ou les violences en milieu périscolaire, a-t-on le
sentiment d’une crise généralisée de la protection de l’enfance ?

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Oui, sans oublier les très nombreuses affaires liées à l’Église qui ont également révélé l’ampleur du
silence autour des violences faites aux enfants, avec plus de 330 000 victimes estimées par la
commission Sauvé depuis 1950 dans le cadre de l’Église catholique en France…
Ces affaires très médiatisées donnent effectivement le sentiment d’une accumulation. Mais elles
révèlent surtout des failles anciennes et profondes : manque de moyens, défauts de contrôle, difficultés
de coordination entre institutions, insuffisance des formations et, surtout, une culture du silence encore
très présente autour des violences faites aux enfants.
L’Aide sociale à l’enfance (ASE), par exemple, accueille des enfants déjà extrêmement fragilisés par
des traumatismes, des violences familiales, des carences affectives ou des parcours de vie chaotiques.

Pourtant, certains se retrouvent ensuite exposés à de nouvelles formes de violences, à des réseaux de
prostitution, à l’exploitation ou à des situations de grande vulnérabilité. Cela interroge profondément
notre capacité collective à protéger réellement les enfants les plus en danger.
Dans le périscolaire ou dans certaines structures collectives, les violences peuvent également être
facilitées par le manque de formation des adultes, l’absence de supervision, des défaillances
hiérarchiques ou encore la banalisation de comportements pourtant inacceptables. Ces scandales ne
signifient évidemment pas que toutes les institutions dysfonctionnent, ni que tous les professionnels
manquent à leur mission, beaucoup accomplissent au contraire un travail remarquable dans des
conditions souvent très difficiles. Mais ils montrent qu’aucun espace fréquenté par les enfants n’est
totalement à l’abri lorsque les mécanismes de prévention, de contrôle et d’alerte ne sont pas
suffisamment solides.
Il est surtout temps de ne plus fermer les yeux et de se placer du côté des victimes. Il faut encourager
la parole, protéger celles et ceux qui alertent, écouter réellement les enfants lorsqu’ils parlent et oser
signaler les situations de maltraitance lorsque des doutes existent. Trop souvent encore, les victimes
se heurtent à l’incrédulité, à la lenteur des procédures ou à des réponses institutionnelles insuffisantes.
La question de la justice est donc essentielle car une société ne peut pas prétendre protéger ses
enfants si les victimes doivent attendre des années avant d’être entendues ou reconnues. Beaucoup
abandonnent les démarches par épuisement, peur ou sentiment d’impunité des auteurs. Il est
indispensable que la justice soit plus rapide, mieux formée aux traumatismes infantiles et davantage
centrée sur la protection des victimes.
Les enfants ont besoin de sentir que leur parole compte réellement et que les adultes sont capables
d’agir pour les protéger. Parce qu’au fond, protéger les enfants ne devrait jamais être une option
politique ou secondaire : cela devrait être l’un des fondements mêmes de la justice et de notre
démocratie.

Pourquoi existe-t-il encore une forme d’omerta autour des violences faites aux enfants ?
Le silence autour des violences infantiles repose sur plusieurs mécanismes extrêmement puissants.
D’abord, les enfants dépendent entièrement des adultes pour être protégés, nourris, aimés et
reconnus. Cette dépendance les place dans une situation de grande vulnérabilité face aux violences.
Très souvent, ils ne comprennent pas ce qu’ils vivent, pensent que la situation est « normale » ou
finissent par croire qu’ils sont responsables de ce qui leur arrive. Ils ont peur de parler, peur des
représailles, peur de détruire leur famille ou de ne pas être aimés. Beaucoup culpabilisent et ressentent
une honte profonde.
Et lorsque les enfants trouvent enfin la force de parler, leur parole est encore trop souvent minimisée,
mise en doute ou ignorée. Certains ne sont pas crus, d’autres ne sont tout simplement pas entendus.
Le déni, le silence familial, la peur du scandale ou l’incapacité des adultes à imaginer de telles
violences contribuent alors à enfermer les victimes dans le silence pendant des années, parfois toute
une vie.
Ensuite, les auteurs des violences sont très souvent des personnes proches de l’enfant : un parent, un
membre de la famille, un éducateur, un voisin, une personne ayant autorité ou bénéficiant d’une image
respectée socialement. Cette proximité rend les violences encore plus difficiles à révéler. L’enfant est
confronté à un immense conflit intérieur : comment dénoncer quelqu’un qu’il aime, dont il dépend ou à

qui les adultes accordent leur confiance ? Les auteurs utilisent fréquemment des mécanismes
d’emprise, de manipulation et de peur pour maintenir le silence. Ils alternent parfois violence, menaces,
culpabilisation et moments d’ « affection », ce qui brouille profondément les repères de l’enfant.
Beaucoup de victimes craignent de ne pas être crues, surtout lorsque l’agresseur apparaît aux yeux de
tous comme une personne « exemplaire », appréciée ou irréprochable. Cette image sociale protège
souvent les auteurs et renforce l’isolement des enfants victimes.
Il existe aussi un déni collectif. Reconnaître l’ampleur des violences faites aux enfants oblige la société
à regarder ses propres défaillances : familiales, éducatives, judiciaires et institutionnelles.
Enfin, beaucoup de professionnels manquent encore de formation pour repérer les signaux faibles ou
savoir comment agir rapidement sans aggraver la situation.
On parle de 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année en France. Comment
expliquer un chiffre aussi élevé ?

D’abord, les violences sexuelles sur mineurs sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne l’a longtemps
admis. Ensuite, la majorité des agressions ont lieu dans l’environnement proche de l’enfant : famille,
cercle amical, cadre éducatif ou sportif.
Les prédateurs ciblent souvent des situations où ils peuvent instaurer une relation d’emprise, de secret
ou de dépendance affective. Ce n’est pas seulement une question de danger extérieur : le risque est
souvent intime et invisible.
Par ailleurs, la parole se libère davantage depuis quelques années, ce qui permet de mieux mesurer
l’ampleur réelle du phénomène. Les chiffres augmentent aussi parce que les victimes parlent
davantage qu’avant.
Même des enfants très vigilants ou bien informés peuvent-ils devenir victimes ?
Oui, absolument. Contrairement aux idées reçues, les violences ne touchent pas uniquement des
enfants « fragiles », isolés ou en manque de repères, car chaque enfant est vulnérable, du fait même
d’être un enfant. Les auteurs savent très souvent repérer les failles, mais aussi s’adapter à chaque
enfant. Ils utilisent des mécanismes de manipulation psychologique extrêmement progressifs : mise en
confiance, valorisation, secrets partagés, autorité, séduction affective, culpabilisation ou emprise. Tout
se construit souvent lentement, de manière presque imperceptible pour l’enfant.
Un enfant peut donc être intelligent, vigilant, entouré et aimé, et malgré tout être piégé par un adulte qui
sait précisément comment gagner sa confiance et brouiller ses repères. Beaucoup d’auteurs prennent
d’abord le temps d’installer une relation rassurante avant de franchir progressivement les limites.
L’enfant peut alors ressentir de la confusion, de la peur ou de la honte sans réussir à identifier
immédiatement la violence qu’il subit. D’où l’intérêt primordial de la prévention auprès des enfants,
comme nous le faisons à l’association.
C’est pourquoi la responsabilité ne doit jamais être déplacée sur les enfants, ni sur les victimes en
général. J’entends ou je lis très souvent : « Pourquoi elle, pourquoi il, n’a pas parlé plus tôt ? », et cette
question est profondément injuste, mais aussi révélatrice d’une méconnaissance des mécanismes du
traumatisme et de l’emprise.
Il faut bien comprendre qu’une victime ne choisit pas le silence par confort ou par stratégie. Le silence
est très souvent une conséquence directe des violences subies. Lorsqu’un enfant ou même un adulte

subit des violences, surtout sexuelles, son cerveau se met parfois en mode de survie. Il peut y avoir de
la sidération, de la dissociation traumatique, de la peur, de la honte, de la culpabilité ou encore un déni
psychique permettant simplement de continuer à vivre malgré l’insupportable.
Il faut aussi comprendre qu’un enfant victime n’a pas les capacités émotionnelles, psychologiques ou
parfois même les mots pour analyser ce qu’il vit. Beaucoup ne réalisent que très tardivement la gravité
des violences subies. Certaines personnes mettent des années, parfois des décennies, avant de
pouvoir mettre des mots sur leur histoire. Le traumatisme peut rester enfoui très longtemps avant de
refaire surface à l’occasion d’un événement de vie : une grossesse, la naissance d’un enfant, un décès,
une thérapie, une autre agression ou simplement le sentiment, enfin, d’être en sécurité pour parler.
Et parler ne signifie pas automatiquement être libéré. Révéler des violences, surtout lorsqu’elles ont été
commises par un proche ou une personne respectée socialement, peut faire exploser des familles
entières, entraîner des ruptures, des pressions, des menaces ou des procédures judiciaires
extrêmement éprouvantes. Beaucoup de victimes savent intuitivement le prix immense qu’elles risquent
de payer en parlant. La vraie question ne devrait donc pas être : « Pourquoi n’a-t-elle pas parlé plus tôt
? », mais plutôt : « Pourquoi est-il encore si difficile et si dangereux pour les victimes de parler ? ».
En tout cas, aucun enfant n’est responsable des violences qu’il subit, ni de l’incapacité des adultes à
les voir ou à les empêcher. La protection repose avant tout sur les adultes, les institutions et notre
capacité collective à repérer les comportements à risque, à écouter la parole des enfants et à agir
rapidement lorsqu’un doute existe.
Les violences intrafamiliales et l’inceste restent-ils des sujets tabous ?
Oui, même si la situation évolue progressivement. L’inceste demeure l’un des crimes les plus difficiles à
révéler, parce qu’il détruit les repères fondamentaux de l’enfant : la confiance, la sécurité, l’attachement
familial et l’idée même que les adultes censés protéger ne peuvent pas faire de mal.
Lorsqu’un enfant est victime au sein de sa propre famille, il se retrouve pris dans un conflit
psychologique extrêmement violent. La personne qui agresse est souvent aussi celle qu’il aime, dont il
dépend affectivement, matériellement ou émotionnellement. Cela crée une immense confusion
intérieure, renforcée par la peur, la honte, la culpabilité et le silence imposé. Beaucoup d’enfants
préfèrent alors se taire pour préserver leur famille, éviter les conflits ou parce qu’ils pensent que
personne ne les croira.
Pendant longtemps, ces violences ont été minimisées, niées ou invisibilisées. Dans de nombreuses
familles, le silence était imposé explicitement par les menaces, mais aussi implicitement à travers le
déni, les non-dits ou l’idée qu’il ne fallait « pas salir la famille ». Certaines victimes ont grandi en
comprenant très tôt qu’il était impossible de parler sans risquer de perdre l’amour des leurs, d’être
rejetées ou accusées de mentir.
Aujourd’hui, la parole des victimes émerge davantage dans l’espace public et les témoignages se
multiplient, ce qui constitue une avancée essentielle. Les campagnes de sensibilisation, le travail des
associations et le courage des survivantes et survivants permettent de mieux faire connaître la réalité
de l’inceste et des violences intrafamiliales. Mais le tabou reste encore très puissant, notamment parce
que ces révélations viennent bouleverser les équilibres familiaux, l’image sociale des proches et des
croyances profondément ancrées dans la société.

Les traumatismes de l’enfance peuvent-ils avoir des effets durables sur le cerveau et le
développement ?

Oui. Les recherches en psychotraumatologie montrent que des violences répétées pendant l’enfance
peuvent avoir des conséquences profondes sur le développement neurologique et émotionnel.
Chez certains enfants exposés à des violences chroniques, le cerveau reste en état d’hypervigilance
permanent, comme chez des personnes vivant dans des zones de guerre ou confrontées à des stress
extrêmes. Cela peut entraîner des troubles anxieux, des difficultés scolaires, des problèmes de
mémoire, des troubles du sommeil, des conduites à risque, des addictions, des dépressions ou des
difficultés relationnelles à l’âge adulte. Mais il est important de rappeler qu’un traumatisme n’est pas
une fatalité : avec une prise en charge adaptée, un environnement sécurisant et un accompagnement
thérapeutique, la reconstruction est possible. C’est pourquoi il est nécessaire d’intervenir le plus tôt
possible.
Existe-t-il un lien entre les violences subies dans l’enfance et certains passages à l’acte
pédocriminels ?


Il faut être extrêmement prudent avec cette question, car elle peut rapidement conduire à des
amalgames très dangereux pour les victimes. Oui, une partie des auteurs de violences sexuelles a elle-
même subi des violences durant l’enfance. Les traumatismes précoces, lorsqu’ils ne sont pas reconnus
ni pris en charge, peuvent parfois avoir des conséquences psychiques profondes et durables. Mais cela
ne signifie absolument pas que les victimes deviennent automatiquement des agresseurs.
L’immense majorité des personnes ayant subi des violences sexuelles ou des maltraitances dans
l’enfance ne commettront jamais d’actes pédocriminels ou de violences sexuelles. Au contraire,
beaucoup développent une sensibilité particulière à la souffrance des autres et passent leur vie à
essayer de se reconstruire.
Les passages à l’acte résultent de mécanismes complexes et multifactoriels : histoire traumatique,
troubles psychiques, rapports de domination, absence de soins ou de prise en charge, isolement,
addictions, troubles de la personnalité, banalisation de la violence ou encore difficultés majeures dans
la gestion des pulsions et de l’empathie.
Il est donc fondamental d’éviter tout raccourci qui ferait peser une suspicion injuste sur les victimes de
violences sexuelles dans l’enfance. Rappelons également que les violences sexuelles s’inscrivent
largement dans des rapports de pouvoir et de domination : environ 97 % des auteurs d’agressions
sexuelles sont des hommes, tandis que la majorité des victimes sont des femmes et des enfants.
Des enquêtes évoquent des violences systémiques dans certaines écoles. Que peut-on faire
concrètement ?

La première priorité est de sortir de la logique du déni. Cela passe par plusieurs leviers :
· mieux former les professionnels de l’enfance,
· renforcer les contrôles dans les établissements,
· développer la prévention dès le plus jeune âge,
· améliorer le repérage des signaux d’alerte,
· faciliter les signalements,
· Protéger les lanceurs d’alerte,

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·renforcer les moyens de la justice et de la protection de l’enfance,
· proposer un accompagnement psychologique rapide aux victimes.
Il faut aussi créer une culture de protection collective où la parole des enfants est prise au sérieux
immédiatement, sans minimisation ni culpabilisation. La prévention doit être portée par toute la société.
Dans votre dernier livre, « Jusqu’à quand ? Climat, pouvoir, inégalités, violences : un cri
d’alerte et d’amour », publié aux éditions Sudarènes, vous placez l’enfance au centre de tout.
Pourquoi ?

Oui, parce que je pars d’un constat qui me semble fondamental : l’enfance est la base de tout. C’est
durant l’enfance que se construisent la sécurité intérieure, la confiance en soi, le rapport aux autres, au
monde, au pouvoir, à la violence, à l’amour et au respect. Les premières années de vie façonnent
profondément le développement émotionnel, psychologique et relationnel des êtres humains. Un enfant
ne grandit jamais « à côté » du monde : il grandit en absorbant ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il
ressent et ce qu’il vit.
On parle beaucoup des grandes crises contemporaines : climat, violences, inégalités, santé mentale,
guerre, perte de repères, mais on oublie souvent que les enfants grandissent au milieu de tout cela. Ils
sont traversés par les tensions familiales, sociales, économiques et émotionnelles de leur époque.
Même lorsqu’ils ne mettent pas encore de mots sur ce qu’ils ressentent, ils perçoivent les peurs, les
conflits, l’instabilité, les humiliations ou les violences qui les entourent.
Je suis profondément convaincue qu’un enfant respecté devient plus facilement un adulte capable de
respect, qu’un enfant aimé et sécurisé développe davantage sa capacité à aimer, à coopérer et à faire
preuve d’empathie. À l’inverse, les violences, les humiliations, les négligences affectives ou les
traumatismes laissent des traces profondes. Ces blessures ne disparaissent pas par magie avec l’âge :
elles peuvent se répercuter ensuite sur les relations humaines, la santé mentale, les comportements
sociaux et parfois même sur la manière dont une société entière fonctionne.
Protéger les enfants, écouter leur parole et leur offrir un cadre sécurisant n’est donc pas seulement une
question individuelle ou familiale : c’est un véritable enjeu de société. La manière dont nous traitons les
enfants aujourd’hui façonne directement le monde de demain et, personnellement, j’avoue être souvent
scandalisée par la manière dont les enfants et les jeunes sont traités de façon générale.
Les manquements sont nombreux et touchent presque tous les domaines essentiels de leur
développement. Dès la petite enfance, des milliers de familles se retrouvent confrontées au manque de
places en crèche ou à des modes de garde insuffisants, ce qui crée une immense précarité pour de
nombreux parents, notamment les mères. Dans les écoles, les professionnels de santé et
d’accompagnement manquent cruellement : pénurie d’infirmières scolaires, de psychologues, de
médecins scolaires, d’accompagnants pour les enfants en situation de handicap, difficultés d’accès aux
soins pédopsychiatriques… Beaucoup d’enfants en souffrance ne sont ni repérés ni accompagnés
suffisamment tôt.


La santé mentale des jeunes est devenue un sujet extrêmement préoccupant. Les troubles anxieux, les
états dépressifs, les conduites suicidaires, les troubles alimentaires ou le mal-être explosent depuis
plusieurs années, particulièrement depuis la crise sanitaire. Pourtant, les délais pour obtenir un suivi
psychologique ou psychiatrique peuvent être de plusieurs mois, parfois plus d’un an selon les
territoires. Des adolescents en grande souffrance se retrouvent alors sans prise en charge adaptée.

Je suis également frappée par le manque de perspectives offert à beaucoup de jeunes : difficultés pour
se loger, précarité étudiante, emplois précaires, pression permanente de performance, inquiétudes
liées au climat, aux guerres, à l’avenir économique… Beaucoup grandissent avec un sentiment
d’insécurité et d’angoisse face au futur. On leur demande d’être performants, résilients et autonomes
dans une société qui, paradoxalement, peine souvent à leur offrir des conditions de vie dignes et
rassurantes.
Et puis il y a aussi une forme de violence plus diffuse, plus banalisée : le manque d’écoute réelle de la
parole des enfants et des adolescents. On parle beaucoup d’eux, mais pas assez avec eux. Leur
souffrance est parfois minimisée, leurs émotions disqualifiées, leurs alertes ignorées. Certains enfants
victimes de violences continuent encore aujourd’hui à ne pas être crus ou à être insuffisamment
protégés malgré des signaux parfois très clairs.
Je trouve profondément inquiétant qu’une société puisse investir autant dans la performance
économique, la technologie ou le contrôle, tout en laissant autant d’enfants, d’adolescents et de jeunes
adultes dans la souffrance psychique, la solitude ou la précarité. Une société qui n’écoute pas sa
jeunesse finit toujours par fragiliser son propre avenir.

Votre livre mêle témoignage personnel, réflexion sociétale et documentaire. Pourquoi ce choix ?
Parce que je ne voulais ni écrire un simple témoignage intime, ni un essai froid et théorique.
Le livre est né d’un besoin de relier mon histoire personnelle à des problématiques collectives : les
violences, les non-dits, l’inceste, les inégalités, la domination, la santé mentale, la manière dont notre
société traite les enfants, les femmes et les plus vulnérables.
J’avais besoin de montrer que les blessures individuelles ne sont jamais totalement séparées du
fonctionnement du monde dans lequel nous vivons.
Vous parlez d’un cri d’alerte et d’amour. Pourquoi ces deux dimensions ?
Oui, c’est un cri d’alerte face aux violences, aux rapports de domination, au délitement du lien humain
et à la manière dont notre société maltraite parfois les plus fragiles. Mais c’est aussi un livre porté par
l’idée qu’un autre modèle est possible.
L’inceste et les violences faites aux enfants occupent une place importante dans votre livre.
Pourquoi était-ce essentiel d’en parler ?

Parce qu’on ne peut plus détourner le regard. L’inceste reste encore entouré de silence, de honte et de
déni. Dans le livre, j’explique que cette violence détruit profondément les repères d’un enfant et qu’elle
continue d’avoir des conséquences bien après l’enfance. Je voulais aussi montrer que ces violences ne
sont pas seulement des drames individuels : elles ont des conséquences collectives, générationnelles
et sociétales.
Votre livre est aussi très critique envers les mécanismes de pouvoir. Quel lien faites-vous entre
domination et violences ?

Le lien est, selon moi, absolument central et en effet je parle du pouvoir lorsqu’il cesse d’être une
responsabilité pour devenir une domination. Une domination exercée sur les femmes, sur les enfants,
sur les plus vulnérables, mais aussi une domination économique, politique, sociale et parfois même
culturelle. Je pense qu’on ne peut pas comprendre certaines violences sans interroger les systèmes qui
banalisent le contrôle, l’humiliation, la peur, l’écrasement de l’autre ou la toute-puissance. Beaucoup de
violences ne surgissent pas par hasard : elles s’inscrivent dans des rapports de force profondément
ancrés dans nos sociétés. Lorsqu’on apprend à certains qu’ils ont des droits sur les autres, et à
d’autres qu’ils doivent se taire, supporter ou obéir, on crée un terrain favorable aux abus.
Dans le livre, j’évoque justement cette logique de domination à différentes échelles. Elle existe dans les
violences intrafamiliales, dans les violences faites aux femmes et aux enfants, mais aussi dans la
manière dont les sociétés traitent les plus fragiles, les personnes âgées, les populations pauvres ou
encore la planète elle-même. La performance, le profit, le pouvoir et le contrôle prennent souvent le
dessus sur l’humain, l’écoute et le respect du vivant et je pense qu’il est urgent que cela change.

Quel message souhaitez-vous transmettre avec ce livre ?
Le message principal de ce livre est, au fond, très simple : nous devons remettre l’humain, et surtout
l’enfance, au centre de nos priorités. Je pose finalement une seule grande question : quel monde
sommes-nous en train de construire pour les générations qui arrivent ?

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Nous vivons dans une époque traversée par des crises multiples : violences, guerres, urgence
climatique, précarité, solitude, perte de repères, souffrance psychique, épuisement collectif. Pourtant,
au milieu de tout cela, il y a des enfants qui grandissent, observent, absorbent et se construisent. On
oublie parfois à quel point les enfants sont les premiers témoins du monde que nous fabriquons.
À travers ce livre, j’ai voulu montrer que les violences ne sont jamais totalement isolées les unes des
autres. Les violences faites aux enfants, aux femmes, aux plus vulnérables, les rapports de domination,
les inégalités sociales, la destruction du vivant ou encore l’indifférence face à la souffrance humaine
participent souvent d’une même logique : celle d’un monde qui a parfois perdu le sens du lien, de
l’écoute et du respect de la vie.
J’ai voulu écrire un texte lucide, parfois dur, parce que la réalité l’est aussi. Je ne voulais pas détourner
le regard ni édulcorer ce que vivent beaucoup de personnes. Mais ce livre n’est pas un livre de
désespoir, il est aussi un appel à la conscience, à la responsabilité collective et à la possibilité de
changer. Je crois profondément que rien n’est totalement figé tant qu’il existe encore de l’écoute, de
l’amour, de la transmission et de l’engagement humain.
Dans le livre, je parle beaucoup de l’enfance parce que je suis convaincue, comme je l’ai exprimé plus
haut, que tout commence là. La manière dont une société traite ses enfants dit énormément de ce
qu’elle est profondément et comme je l’écris dans le livre : « prendre soin des enfants, c’est aussi
prendre soin de l’avenir de notre humanité ». Et je crois sincèrement que cela dépasse largement la
sphère familiale. Protéger les enfants, lutter contre les violences, préserver la dignité humaine,
défendre le vivant et remettre de l’humanité dans nos rapports sociaux sont, pour moi, des combats
profondément liés. Ce livre est donc à la fois un cri d’alerte, une réflexion sur notre époque, mais aussi
un appel à ne pas renoncer à notre capacité collective à aimer, réparer et transmettre autrement.
En cas d’enfant en danger ou de risque de danger, contactez le 119.

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Nathalie Cougny, directrice générale et fondatrice de l’association Les maltraitances, moi j’en parle !,
écrivaine et artiste peintre.
Site de l’association : https://www.les-maltraitances-moijenparle.fr/
Site livres : https://www.nathalie-cougny-ecrivain.fr/

UFFP

UFFP la Fondatrice et Présidente FERIEL BERRAIES GUIGNY :
Tour à tour mannequin, criminologue, diplomate et journaliste, la franco tunisienne Fériel Berraies Guigny a lancé en février 2011, une Association loi 1901 du nom de United Fashion for Peace. Parmi les activités de l'Association, une Caravane de mode internationale qui met en avant la paix, la tolérance, le dialogue entre les civilisations par le biais de la mode et de l'artisanat éthique. Née dans la foulée du printemps arabe, cette Association réunit tous les artistes du monde pour la paix, désireux de donner de l'espoir dans des régions en crise ou en transition. Depuis le mois de mai dernier, le magazine en ligne a aussi vu le jour pour être le portevoix de tous ses combats pour une planète éthique. La première programmation de la Caravane de mode se fera prochainement en février 2012 en Afrique subsaharienne sous la thématique de l'éducation pour la paix à la Triennale de l'Education en Afrique. Sept pays ont été les Ambassadeurs, Tunisie, Maroc, Cameroun, Afrique du Sud, France/Niger et Burkina Faso.
Fériel Berraies Guigny dirige par ailleurs, depuis des années deux panafricains New African en co rédaction et New African Woman/ Femme Africaine qu'elle a crée pour le groupe de presse britannique IC publications. Elle a longtemps été journaliste correspondante presse pour la Tunisie.

UFFP Contenu rédactionnel webzine :
Magazine français pour une planète éthique. Se veut une plateforme internationale pour une mode éthique qui défend la paix, la tolérance, l'échange, le dialogue entre les civilisations par le biais de la culture, de la création et de l'artisanat. Rubriques : 'Planète éthique' - 'Le rendez-vous des entrepreneurs' - 'Ethnical Conso : beauté bio, manger éthique' - 'Ethical Fashion' - 'Eco Déco' - 'Culture éthique' - 'Eco Evasion' - 'Société et éthique' - 'Femmes d'Ethique' - 'Prix Ethique' - 'Paroles Ethique'.
Mission de l'Association UFFP :
La Caravane United Fashion for Peace est née ce mois de février passé dans la foulée du printemps arabe et suite au massacre de femmes ivoriennes dans le marché lors des affrontements civils dans le pays. C'est une Association loi 1901française, née du désir de rendre hommage a à tous ceux qui ont perdu la vie pour un idéal de paix dans le Monde, tous ceux qui ont été sacrifiés alors qu’ils recherchaient simplement la dignité humaine. Cette Association et plateforme internationale est apolitique, sans coloration religieuse ou ethnique, elle se bat pour la mode éthique, défend par le biais de la culture, de la création et de l'artisanat, la paix, la tolérance, l'échange, le dialogue entre les civilisations.
Dans le farouche désir de combattre pacifiquement les injustices sociales et économiques à l'encontre des peuples par la culture, elle entend véhiculer des messages d'humanité. Son slogan le beau au service de l'autre, permet des passerelles, des rencontres et l’ acceptation des diversités couture. L'esthétique pour l'éthique reste son credo.

United Fashion for Peace entend fédérer le meilleur de la création internationale dans le respect de la diversité, des us et des coutumes. Tout un symbole de paix aujourd'hui, alors que le Continent continue de subir les soubresauts de son histoire.
Investir dans la paix c'est investir dans les peuples
UFFP est une plateforme internationale destinée à valoriser la création éthique centrée sur le développement humain durable.
Pont couture entre les peuples du Monde, cette plateforme a pour vocation de faire la promotion d'une création éthique et sans frontières. Favoriser un jour le commerce équitable de ces produits, pouvoir faire venir les artistes sur Paris pour leur organiser des défilés et vendre leurs produits.
United Fashion for Peace, c’est un concept qui propose un défilé de mode « clés en main », une animation « décalée » à l’occasion d’une manifestation, d’un colloque, d’un forum, d’assises politiques, économiques, scientifiques.
United Fashion for Peace c’est la présentation d’artistes qui font vivre et revisitent une culture, c’est un témoignage de richesse et de savoir faire, c’est la promotion du développement durable avec l’ambition d’accéder à la conscience durable
United Fashion for Peace c’est un vecteur d'amour et le partage dans la création.
Pour les organisateurs il s'agit de créer un évènement mais aussi de véhiculer une philosophie de vie dans la création. Pour laisser quelque chose aux générations futures " loin des passerelles du luxe, UFFP est avant tout une histoire d'amour et d'amitié avec les peuples, leur création, leur identité et leur patrimoine au service de l'autre.

C'était une idée, elle est devenue un projet, aujourd'hui une Association qui a hâte de trouver des programmateurs, des sponsors et des partenaires afin de pouvoir sa première édition.
UFFP dans le Monde
UFFP est à la recherche de programmations dans le Monde, de partenaires et de sponsors qui souhaiteraient se rapprocher de l'éthique, du développement durable, de la préservation des Arts et métiers, des droits de l'homme, de la culture et de la parité, sans oublier le dialogue entre les civilisations qui sont les valeurs qu'elle véhicule.
A chaque programmation dans un pays où événement donné, sont mis en avant les créateurs du pays hôte qui sont dans l'éthique.
UFFP s'adapte à toutes les thématiques et les rencontres politiques, économiques, culturelles, développement, environnements, bio, bilatérales, multilatérales, fêtes d'indépendance, fêtes nationales, parité, jeunesse, droits de l'homme, ou encore pour médiatiser une problématique donnée de la région.
A terme, L'Association voudrait pouvoir faire également du caritatif, et organiser des ventes de charité, au profit d’une ONG ou association défendant des valeurs similaires et la mettre en avant à l'occasion d'un défilé programmé.
Siteweb: http://www.unitedfashionforpeace.com
contact: unitedfashionforpeace@gmail.com

UFFP mode d'emploi :
La promotion d’un pays passe par la mise en avant de ses valeurs, de ses atouts et par une communication à la fois ciblée, régulière et soutenue. La Côte d'Ivoire de la paix et de la réconciliation souhaite développer un tourisme culturel mais également donner une image positive d’une Afrique à la fois moderne et traditionnelle où les valeurs humaines, sociales et pacifiques prédominent.

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