Selon leurs travaux, une hausse de 1°C de la température mondiale pourrait entraîner, à long terme, une baisse de plus de 20% du PIB mondial. Dans un scénario d’inaction climatique, certaines estimations évoquent même un coût pouvant atteindre environ 50% du PIB mondial d’ici à 2100

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Quel est le coût de l’inaction environnementale ?
« Le coût de l’inaction ? 1 € investi dans l’adaptation, c’est entre 7 et 8 euros économisés demain. » Dans Sens Public, Marine Braud, associée fondatrice d’Alameda (société de conseil en transition écologique), chiffre l’urgence : chaque euro engagé aujourd’hui serait propice à alléger la facture pour plus tard. Seul hic : nul ne sait si « demain » est « dans cinq ou cinquante ans », précise-t-elle…
Les récents épisodes de canicule que nous venons de vivre et que nous vivrons par la suite, nous l’a rappelé : le climat change très vite par la responsabilité de l’activité humaine et nous sommes touchés durement dans notre vie quotidienne. Mais dans le même temps, la transformation écologique de nos modes de vie continue à être dénigrée, alors qu’elle est nécessaire pour l’avenir de l’humanité.

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Trains supprimés, coupures d’électricité, centrales nucléaires à l’arrêt, travailleurs épuisés, logements invivables, classes d’école étouffantes, chambres d’hôpital suffocantes… surmortalité et ce n’est que le début, de nouvelles vagues sont à prévoir…
La France vit, au seuil de l’été, un nouvel épisode caniculaire extrême. “Qui aurait pu prévoir?”… Depuis les premiers rapports scientifiques du GIEC en 2001, et le sommet de Johannesburg en 2002 où Jacques Chirac prononçait cette inoubliable petite phrase :”La planète brûle et nous regardons ailleurs“, nous pouvions prévoir. Malgré les accords de Paris en 2015 cela fait vingt-cinq ans qu’en parfaite connaissance de cause officiellement, la République Française pratique une pseudo-politique écologique sans vraiment toucher aux fondements des causes du réchauffement climatique et continue ainsi de pratiquer la politique de la Terre brûlée…

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Malgré, les mobilisations comme les Marches Climat et la convention citoyenne pour le climat, le retard pris dans l’adaptation aux phénomènes climatiques extrêmes est criant. Ce retard est une violence et il est politique, au sens où des décisions d’anticipation n’ont pas été prises à temps. L’inaction climatique, que nous dénonçons depuis des années, est un déni de réalité et nous en assumons toutes et tous les conséquences. Toute crise environnementale est révélatrice : nous ne sommes pas tous égaux face au dérèglement climatique. Les plus précaires, les travailleurs exposés, les personnes âgées, les enfants, les habitants des quartiers les moins adaptés à la chaleur en subissent les conséquences les plus lourdes. Comme le dit Féris Barkat, fondateur de Banlieue Climat: “l’impact de la violence environnementale est nié et banalisé”. L’écologie était reléguée au second plan des préoccupations gouvernementales et médiatiques. Mais elle revient en force: la réalité est têtue, la canicule n’est plus une exception, elle devient la norme.
Soyons l’alternative à la violence de l’inaction! Mutualisons nos forces et nos intelligences.

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Les vagues de chaleur ces « tueuses silencieuses et invisibles », comme le dit le sociologue américain Eric Klinenberg, n’ont longtemps suscité que du déni de responsabilités. Pourtant la mortalité qu’elles provoquent est bien le résultat des décisions collectives et politiques en matière de transport, d’agriculture, d’urbanisme, de logement, de budgets, de santé publique.

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Ce n’est plus une alerte, c’est une sommation que nous vivons actuellement. Elle nous oblige à agir et à penser l’avenir en fonction du réchauffement climatique. Face à la période actuelle, dans tous les domaines et pas uniquement sur la question climatique, nous ne pouvons pas céder au découragement. L’heure est plutôt à la mutualisation de nos forces, de nos intelligences et de nos expériences.
Nous avons 3 chantiers à mener, avec d’autres, face aux irresponsables qui ont préféré protéger les intérêts économiques à court terme plutôt que notre santé, nos conditions de vie et l’avenir de nos enfants.

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1. Lutter contre les climato-sceptiques et les médias qui les encouragent.
2. S’attaquer au cœur du problème. Une transformation écologique de nos modes de vies se prépare, s’anticipe, se planifie, se budgétise. Rien n’est plus politique.
3. Se mobiliser, en tant que société civile, plus déterminé-es que jamais, pour qu’enfin une alternative à la violence de l’inaction climatique puisse se faire entendre avec force, en ouvrant la voie d’une écologie fondée sur la justice sociale.
Denys Crolotte, porte-parole du MAN
* Magali Reghezza-Zitt , géographe et ancienne membre du Haut Conseil pour le climat. Elle publie” Bienvenue en 2055″. Dans un monde neutre en carbone (Seuil). Un livre qui redonne de l’optimisme et raconte ce que pourrait être un monde neutre en carbone d’ici trente ans si nous prenons les bonnes décisions maintenant.
Relisez nos sujets entretiens avec deux femmes emblématiques championnes des questions climatiques
rip la Prix NOBEL DE LA PAIX WANGARI MAATHAI connue pour son engagement pour l’Afrique, les droits et qui avait lancé la campagne “‘ planter un arbre” reprise plus tard par la fondation Jacques Rocher. Nous avons eu le bonheur de la connaitre avant que la maladie ne l’emporte
Mais aussi plus récemment avec Shérazade Zaiter, juriste spécialiste de l’environnement
d’autres sujets sur cette thématiques sont à venir, stay tuned !
