Parceque la Mer est l’Avenir de la Terre…et que sans la Terre il n’y a plus de vie
La Méditerranée est la mer la polluée au monde par les plastiques qui représentent 95 % des déchets en haute mer, sur les fonds marins et sur les plages.
Mais avant de parler de notre MARE NOSTRUM petit tour du chaos climatique en cours.
Été 2026 de l’Europe au Monde : l’été de tous les chaos
De la France à l’Europe, le Canada, les Etats Unis, le Maghreb et notamment la Tunisie et l’Algérie, l’été qui vient de s’écouler était de tous les dangers. De toutes les contraintes et encore aujourd’hui dans le bassin méditerranéen avec des températures record en Sicile dans les Pouilles en Espagne…dans toute l’Afrique du Nord avec des incendies et des pénuries et coupures d’eau.
Des températures records, des milliers de morts liées à la chaleur ou aux coupures d’eau et d’électricité, des écoles contraintes de fermer, des dizaines de milliers d’hectares partis en fumée, des hôpitaux sous tension.
Retrouvez notre entretien avec YAMINA SAHEB
Yamina SAHEB est enseignante à PSIA et chercheure affiliée au LIEPP Sciences Po (Paris), autrice du volet III du 6ème rapport du GIEC, experte internationale des politiques d’atténuation du changement climatique et fondatrice du réseau OpenExp.
Yamina vient de lancer le laboratoire mondial des sobriétés –World Sufficiency Lab–
Yamina a été chercheure associée à l’Université de Münster en Allemagne et à l’Université de Lausanne en Suisse. En 2018, elle était responsable du département efficacité énergétique au Secrétariat international sur la charte de l’énergie. Elle a également travaillé au centre de recherche de la Commission Européenne (JRC) et a occupé le poste de responsable des politiques bâtiment à l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).
Par Fériel Berraies Guigny
En France, la sécheresse a fragilisé les cultures, les cours d’eau et la production d’énergie. Ce qui est aussi consternant, c’est l’apathie des gouvernances des deux rives de la Méditerranée. Mais aussi et surtout : les reculs législatifs en matière de protection de l’environnement qui se sont multipliés ces dernières années. L’inaction climatique” a son apogée !
En Tunisie, la canicule et les restrictions d’eau et d’électricité ont aussi aggravé la situation.
Sans être dans la polémique, le complotisme, une sorte de sabotage climatique en règle, orchestré pour défendre les intérêts d’une poignée de multinationales polluantes ; la Gironde, les landes, Fontainebleau, mais ailleurs aussi dans le Grand Sud, même constat, la sécheresse est-elle la seule coupable face aux négligences climatiques ?
Quid de ce qui se passe actuellement avec les incendies en Algérie, en Tunisie… ?
Lisez nos billets de l’été sur le chaos climatique et les entretiens avec des personnalités spécialistes du climat :
Notre billet sur le Chaos climatique de l’été et notre entretien avec la juriste francotunisienne qui interviendra aussi à la 9e édition du Forum Mondial de la Mer à Bizerte
Sherazade a obtenu par nos soins la première de Couverture sur Réalités Magazine Tunisie, aujourdhui en kiosque dans toute la Tunisie.


Vous aurez le plaisir de la rencontrer en vrai prochainement.
Nous consacrerons prochainement des réponses plus approfondies à toutes ces questions, mais en absence nous voulions rendre hommage à ce Forum d’une importance cruciale, par ce Save the Date
FORUM MONDIAL DE LA MER à Bizerte idées en vrac
Nous parlerons de l’impact du plastique dans nos mers et océans sur le vivant avec un grand V et du prochain Forum Mondial de la Mer qui se tiendra prochainement à Bizerte en septembre prochain.
Mais voici pour l’heure, quelques chiffres qui glacent le sang sur la plastification de notre MARE NOSTRUM.

La Méditerranée ne représente que 0,8 % de la surface totale des océans mais concentre 7 % de tous les micro-plastiques de la planète. Cette concentration en micro-plastiques dépasse par endroit 1,25 millions de fragments par km².
Déchets plastiques en veux-tu en voilà !
Globalement 80 % des déchets plastiques en mer sont d’origines terrestre et 20 % sont de sources marines comme la pêche, l’aquaculture ou le transport maritime.
L’Europe rejette à elle seule chaque année entre 150 000 et 500 000 tonnes de macro-plastiques (>5mm) et entre 70 000 et 130 000 tonnes de micro-plastiques (<5 mm). La majorité de ces rejets se retrouve en mer Méditerranée.
La France a une grosse part de responsabilité dans cette pollution, elle est un des pays de Méditerranée qui déverse le plus de déchets plastiques dans la mer, chaque jour elle en déverse 66 tonnes via ses grandes villes et activités côtières, mais aussi via ses grands fleuves et rivières (exemple : le Rhône).
La mer Méditerranée est l’une des mers les plus polluées au monde. Le constat est alarmant : le plastique représente aujourd’hui 95% des déchets …
Origine des microplastiques
Les microplastiques sont créés dans un premier temps par la dégradation des macro-plastiques par les éléments (UV, vagues, vents). Les micro-plastiques sont aussi intentionnellement créés sous forme de nurdles (minuscules granulés utilisés dans la production du plastique) ou agents exfoliants et additifs pour savons, crèmes, gels et dentifrices. La majorité de ces micro-plastiques ne sont malheureusement pas retenus lors du traitement des eaux usées et finissent dans les rivières et les fleuves qui se déversent ensuite en mer.
Les impacts sur la Méditerranée
Impacts sur l’économie
Les dommages globaux du plastique sur les écosystèmes marins sont estimés à un coût de 13 milliards de dollar par an. Cette perte financière cible le secteur de la pêche et le tourisme. En effet les pêcheurs sont impactés par une prise de poisson réduite et des dommages aux navires. Au niveau du tourisme cette perte financière est principalement due au découragement des visiteurs sur les plages et la côte polluée par les déchets plastiques. A cela il faut rajouter les coûts d’entretiens des plages qui n’augmentent, par exemple, rien que la ville de Nice dépense 2 millions d’euros par an pour assurer le nettoyage de ses plages.
Au niveau Européen, il est estimé que le coût des déchets plastiques pour la flotte de pêche s’élève à 61,7 millions d’euros par an.
Quid de la Tunisie ?
La Tunisie fait face à une pollution plastique préoccupante malgré les mesures prises pour limiter l’usage des produits à usage unique. Selon les dernières statistiques citées, le pays consomme environ 4,2 milliards de sacs plastiques par an, soit près de 400 sacs par habitant, et produit quelque 250 000 tonnes de déchets plastiques ménagers.
Une partie importante de ces déchets finit dans la nature et en mer : environ 8 500 tonnes de plastique sont rejetées chaque année depuis le littoral tunisien, représentant entre 60 et 75 % des déchets retrouvés sur les plages, selon un rapport du WWF.
Cette situation menace directement la biodiversité, notamment les tortues marines, les oiseaux et les poissons, tout en exposant également le bétail et les animaux terrestres au risque d’ingestion. Face à ce constat, la Tunisie cherche à renforcer son arsenal réglementaire, notamment à travers une proposition de loi déposée en juin 2026 visant à réduire progressivement les sacs plastiques à usage unique et à favoriser des alternatives réutilisables ou biodégradables. Au-delà des textes, la lutte contre cette pollution nécessite toutefois une meilleure gestion des déchets, le développement du tri à la source et surtout une évolution durable des habitudes de consommation.

photo SHUTTERSTOCK FOR UFFP
Biodiversité en danger du NORD AU SUD
Les déchets plastiques sur les espèces et les habitats en Méditerranée présentent de nombreux aléas. C’est une vraie menace pour la biodiversité.
À l’échelle mondiale, on considère que près de 700 espèces marines sont directement menacées par le plastique. Par exemple la tortue caouanne (Caretta caretta) qui confond les sacs plastiques avec les méduses.
La France a une grosse par de responsabilité dans cette pollution, elle est un des pays de Méditerranée qui déverse le plus de déchets plastiques dans la mer, chaque jour elle en déverse 66 tonnes via ses grandes villes et activités côtières, mais aussi via ses grands fleuves et rivières (exemple : le Rhône).
Une chose méconnue est l’origine des micro-plastiques. Ils sont créés dans un premier temps par la dégradation des macro-plastiques par les éléments (UV, vagues, vents). Les micro-plastiques sont aussi intentionnellement créés sous forme de nurdles (minuscules granulés utilisés dans la production du plastique) ou agents exfoliants et additifs pour savons, crèmes, gels et dentifrices. La majorité de ces micro-plastiques ne sont malheureusement pas retenus lors du traitement des eaux usées et finissent dans les rivières et les fleuves qui se déversent ensuite en mer.
Les impacts du plastique en mer Méditerranée
Impacts sur l’économie
Dans le monde les dommages globaux du plastique sur les écosystèmes marins sont estimés à un coût de 13 milliards de dollar par an. Cette perte financière cible le secteur de la pêche et le tourisme. En effet les pêcheurs sont impactés par une prise de poisson réduite et des dommages aux navires. Au niveau du tourisme cette perte financière est principalement due au découragement des visiteurs sur les plages et la côte polluée par les déchets plastiques. A cela il faut rajouter les coûts d’entretiens des plages qui augmentent, par exemple, rien que la ville de Nice dépense 2 millions d’euros par an pour assurer le nettoyage de ses plages.
Au niveau Européen, il est estimé que le coût des déchets plastiques pour la flotte de pêche s’élève à 61,7 millions d’euros par an.
Impacts sur la biodiversité
Les impacts des déchets plastiques sur les espèces et les habitats en Méditerranée sont nombreux. C’est une vraie menace pour la biodiversité.
À l’échelle mondiale 700 espèces marines sont directement menacées par le plastique. Par exemple la tortue caouanne (Caretta caretta) qui confond les sacs plastiques avec les méduses.
Au total, 344 espèces ont été retrouvées piégées dans des objets en plastique. En Méditerranée, les principales victimes sont les oiseaux (35 %), les poissons (27 %), les invertébrés (20 %), les mammifères marins (13 %) et les tortues marines. Le plastique peut causer des blessures, des lésions et des déformations (y compris pendant la croissance) et rendre les animaux incapables de bouger et d’échapper à des prédateurs, de nager et de se nourrir, engendrant des conséquences presque toujours fatales : les animaux meurent de faim, se noient ou deviennent des proies faciles. 65 % des animaux pris au piège en Méditerranée le sont à cause de lignes de pêche. De manière générale, tous les éléments constituant du matériel de pêche qui sont abandonnés, perdus ou jetés en mer (lignes, filets, pièges) causent des dommages à la faune, piégeant et tuant les poissons et autres animaux marins Ce phénomène étant connu sous le nom de « pêche fantôme ». Même le phoque moine, très rare, fait partie des victimes des filets fantômes.
La situation des oiseaux marins dans le monde est préoccupante, 90 % de ceux-ci ont des fragments de plastiques dans leur estomac, pouvant provoquer des lésions, pouvant obstruer leur estomac et empêchant donc leur alimentation.
Les micro-plastiques ont la faculté d’adsorber à leur surface un grand nombre de micro-polluants comme des pesticides ou des métaux lourds. Ces micro-plastiques joue alors le rôle de concentrateur de ces micro-polluants. Cette concentration peut être un million de fois supérieure à celle naturellement présente dans le milieu marin. L’impact sur les organismes marins est donc important.
Ces substances peuvent provoquer des cancers, des mutations génétiques ainsi que des effets néfastes sur la reproduction (impactant donc la variabilité de l’espèce).
Enfin les déchets plastiques ne concentrent pas que des substances chimiques mais peut aussi servir de substrats pour de nombreux organismes (bactéries, algues, éponges…) et ainsi favorise leur développement. Les déchets plastiques peuvent donc devenir vecteur d’espèces exotiques ou de maladies menaçant alors la biodiversité mais aussi l’Homme.
Des solutions existent pour réduire cette pollution
Tout le monde peut agir pour réduire cette pollution plastique en Méditerranée :
Choisir, dans la mesure du possible, des produits à base de matériaux biodégradables ou recyclés plutôt que de plastique : du fil dentaire biodégradable plutôt que du nylon ; des peignes ou des pinces à linge en bois ; des éponges en cellulose ; des assiettes, bols et tasses en céramique ; des bouteilles en verre ; des serviettes en coton ; des tapis de yoga en fibre de bambou.
Éviter les produits jetables : préférer, par exemple, les brosses à dents ou les rasoirs à tête remplaçable ; ne pas utiliser ces objets s’ils sont en plastique : pailles, sacs à provisions, bouteilles d’eau, vaisselle et couverts, cotons-tiges, stylos et briquets.
Stocker les aliments autrement que dans des récipients en plastique : remplacer les sacs, les récipients et les films plastiques par du verre, un matériau inerte qui, contrairement au plastique, ne libère aucun contaminant.
Éviter les savons et les produits cosmétiques qui contiennent des micro-plastiques: regarder si les ingrédients contiennent du polyéthylène, du polypropylène ou du polychlorure de vinyle – ce sont tous des formes de plastique.
Acheter des produits non emballés : acheter des fruits, des légumes, du fromage, de la viande, du poisson et d’autres produits alimentaires vendus en vrac/au poids, et des détergents dans des contenants à réutiliser afin de minimiser l’emballage.
Prêter attention aux procédures de gestion des déchets et de recyclage dans sa ville ou communauté et recycler autant que possible.
S’engager avec les magasins, les supermarchés et sa municipalité pour réduire d’urgence les matières plastiques inutiles, promouvoir des alternatives durables, améliorer la gestion des déchets et investir dans le recyclage.
Être un citoyen responsable en évitant les articles en plastique à usage unique et en jetant tous ses déchets (mégots, emballages et jouets en plastique) de manière appropriée afin d’éviter la pollution des plages et de l’environnement.
Ne pas jeter de déchets dans la rue.
Ramasser les déchets trouvés par terre ou sur les plages.
Alerte sur la pêche fantôme
Au total, 344 espèces ont été retrouvées piégées dans des objets en plastique. En Méditerranée, les principales victimes sont les oiseaux (35 %), les poissons (27 %), les invertébrés (20 %), les mammifères marins (13 %) et les tortues marines. Le plastique peut causer des blessures, des lésions et des déformations (y compris pendant la croissance) et rendre les animaux incapables de bouger et d’échapper à des prédateurs, de nager et de se nourrir, engendrant des conséquences presque toujours fatales : les animaux meurent de faim, se noient ou deviennent des proies faciles. 65 % des animaux pris au piège en Méditerranée le sont à cause de lignes de pêche. De manière générale, tous les éléments constituant du matériel de pêche qui sont abandonnés, perdus ou jetés en mer (lignes, filets, pièges) causent des dommages à la faune, piégeant et tuant les poissons et autres animaux marins Ce phénomène étant connu sous le nom de « pêche fantôme ». Même le phoque moine, très rare, fait partie des victimes des filets fantômes.
Oiseaux marins espèce la plus victimisée
La situation des oiseaux marins dans le monde est préoccupante, 90 % de ceux-ci ont des fragments de plastiques dans leur estomac, pouvant provoquer des lésions, pouvant obstruer leur estomac et empêchant donc leur alimentation.
Les microplastiques absorbent à leur surface un grand nombre de micropolluants comme des pesticides ou des métaux lourds. Ces microplastiques jouent alors le rôle de concentrateur de ces micropolluants. Cette concentration peut être un million de fois supérieure à celle naturellement présente dans le milieu marin. L’impact sur les organismes marins est donc important. Et quand nous les péchons, et que nous les consommons, on vous laisse imaginer aussi les conséquences sur notre santé !
Ces substances peuvent provoquer des cancers, des mutations génétiques ainsi que des effets néfastes sur la reproduction.

Photo UFFP ALL RIGHTS RESERVED
Les déchets plastiques ne se concentrent pas sur que des substances chimiques mais peuvent aussi servir de substrats pour de nombreux organismes (bactéries, algues, éponges…)
BIODIVERSITE ET HUMANITE UN DANGER COMMUN…
Le Forum Mondial de la mer le combat pour la Rive Sud de la Mer Méditerranée : 9 ans Aujourdhui
Depuis sa création en 2018 sous la présidence de Pascal Lamy, le Forum Mondial de la Mer s’est imposé comme l’un des événements internationaux incontournables sur la rive sud de la Méditerranée, dédié aux enjeux maritimes.
Une plateforme inédite pour les pays riverains de la Méditerranée mais aussi le continent africain dont Bizerte est le point le plus septentrional.
Cet espace d’échange maritime a permis en Tunisie de favoriser la création du Secrétariat des affaires maritimes, du Cluster maritime et a lancé le projet du port en eaux profondes d’Enfidha. En 2021, il a initié la formation d’une « Coalition d’élus de la Méditerranée ». À la suite de la 5ème édition du Forum en 2022, le groupe d’experts internationaux et nationaux « OCÉAN 2050 », premier think-tank prospectif sur les questions maritimes, ont rédigé la « Déclaration de Bizerte ». En 2023, le Forum a exploré le thème « L’Océan et la Méditerranée à l’ère de l’ébullition », et des experts ont rédigé une synthèse de Bizerte.
Il s’agit du premier think-tank prospectif sur les sujets maritimes. « La Déclaration de Bizerte » (https://www.mercator-ocean.eu/presse/declaration-de-bizerte/) fut rédigée à cette occasion par un groupe d’experts internationaux parmi les plus réputés et a ainsi lancé les travaux d’une feuille de route qui avait constitué un élément important de la Conférence Océan des Nations Unies (Nice, juin 2025).
Le Forum Mondial de la Mer à Bizerte, a jeté les lignes des grandes orientations et permis de faire venir des personnalités dont, le Prince Albert II de Monaco et de nombreux leaders du monde entier.
Cet évènement a été lancé par la Saison Bleue dirigée par Rym Benzyna Bourguiba, en collaboration avec SHARE4MED et l’ADEME/Circe.med.
Cette édition, qui inscrit la 9e édition du Forum Mondial de la Mer, se tiendra les 24 et 25 septembre 2026 à Bizerte, en Tunisie.
Une thématique inédite, mais profondément, malheureusement… endémique, celle de la pollution plastique des eaux « Agir pour une Méditerranée sans plastique », thème central, n’est nul autre qu’un cri d’alarme, visant à mobiliser l’ensemble des acteurs du bassin méditerranéen sur cet enjeu environnemental.
Une passerelle qui permettra nous l’espérons, de poser les bonnes questions et surtout de trouver les bonnes solutions …pérennes.
Autour des tables et panels : une volonté commune
Des décideurs, du public ou privé, des représentants d’organisations internationales, des chercheurs, des entrepreneurs, ainsi que des acteurs de la société civile, seront présents pour débattre, afin de définir des priorités communes et proposer des actions concrètes.
Déplastification du bassin méditerranéen un combat de longue haleine
Un projet ambitieux mais crucial pour l’avenir de tout un chacun, juridiquement non contraignant, il a comme vœu pieux de réunir autour de la table de réflexion, des États, des élus, des entrepreneurs et toutes personnes de bonne volonté, issue de la société civile.
Rendez-vous donc à Bizerte les 24 et 25 septembre 2026
Président du Forum Mondial de la Mer Bizerte : Pascal LAMY
Produit par : La Saison Bleue
Rym BENZINA, Présidente
Mehdi BEN HAJ, Commissaire général du Forum Mondial de la Mer
En conclusion avant le lancement de cette édition, que pouvons nous faire nous en tant que citoyen du MONDE ?
Tout le monde peut agir pour réduire cette pollution plastique :
Choisir, dans la mesure du possible, des produits à base de matériaux biodégradables ou recyclés plutôt que de plastique : du fil dentaire biodégradable plutôt que du nylon ; des peignes ou des pinces à linge en bois ; des éponges en cellulose ; des assiettes, bols et tasses en céramique ; des bouteilles en verre ; des serviettes en coton ; des tapis de yoga en fibre de bambou.
Éviter les produits jetables : préférer, par exemple, les brosses à dents ou les rasoirs à tête remplaçable ; ne pas utiliser ces objets s’ils sont en plastique : pailles, sacs à provisions, bouteilles d’eau, vaisselle et couverts, cotons-tiges, stylos et briquets.
Stocker les aliments autrement que dans des récipients en plastique : remplacer les sacs, les récipients et les films plastiques par du verre, un matériau inerte qui, contrairement au plastique, ne libère aucun contaminant.
Éviter les savons et les produits cosmétiques qui contiennent des micro-plastiques: regarder si les ingrédients contiennent du polyéthylène, du polypropylène ou du polychlorure de vinyle – ce sont tous des formes de plastique.
Acheter des produits non emballés : acheter des fruits, des légumes, du fromage, de la viande, du poisson et d’autres produits alimentaires vendus en vrac/au poids, et des détergents dans des contenants à réutiliser afin de minimiser l’emballage.
Prêter attention aux procédures de gestion des déchets et de recyclage dans sa ville ou communauté et recycler autant que possible.
S’engager avec les magasins, les supermarchés et sa municipalité pour réduire d’urgence les matières plastiques inutiles, promouvoir des alternatives durables, améliorer la gestion des déchets et investir dans le recyclage.
Être un citoyen responsable en évitant les articles en plastique à usage unique et en jetant tous ses déchets (mégots, emballages et jouets en plastique) de manière appropriée afin d’éviter la pollution des plages et de l’environnement.
Ne pas jeter de déchets dans la rue.
Ramasser les déchets trouvés par terre ou sur les plages.
Bien sur le modèle européen s’il est vertueux doit aussi s’appliquer dans la Rive Sud du Méditerranéen et des pays en Afrique du Nord, gagneraient à préserver tant la biodiversité que la santé des citoyens que le TOURISME !
Car au Liban, en Tunisie, en Grèce, en Algérie, malgré des contextes très difficiles, une génération et toute une population reste convaincue des enjeux écologiques, et sont désireux de faire des efforts collectifs pour améliorer la propreté de leurs côtes.
La mer est l’avenir de la terre…
Qu’importe les crises, les pénuries, les révolutions, les guerres, les incendies ou le chaos climatique, la main de l’homme ici à un impact essentiel. Il faut savoir identifier, analyser et informer tout en sensibilisant le citoyen. A partir duquel, une passerelle peut se créer en donnant aussi le relais aux décideurs et politiques, faire en sorte aussi de soutenir les solutions alternatives au plastique traditionnel issu du pétrole.
“Interdire les sacs en plastique, ramasser les déchets sur les plages, trier ses poubelles ou acheter une gourde ne suffira pas à endiguer la pollution des mers et des océans”. 95% des déchets plastiques qui arrivent en mer coulent et vouloir nettoyer les mers et les océans est une utopie. Pour réduire les déchets plastiques, il faut des politiques systémiques car les actions fragmentées et au coup par coup ne seront pas suffisantes.«
La logique curative seule ne suffira pas, il faudra trouver un Accord qui valorise toutes les initiatives dans le bassin méditerranéen, des femmes et des hommes, représentants de la société civile, scientifiques, des responsables de collectivités territoriales mais également des entrepreneurs engagés, souhaitent ainsi rassembler des acteurs de bonne volonté. autour d’un accord programmatique qui couvrira le cycle de vie
UFFP croit fortement en l’impact de ce magnifique Forum de Bizerte et vous tiendra prochainement au courant de l’agenda qui sera construit suite à cette dernière réunion.
Il y va de la survie du vivant marin mais surtout TERRESTRE !

