Murhabazi Namegabe et le BVES: une lutte au quotidien pour désembrigader l’enfance de guerre

  • By UFFP
  • 1 septembre 2013
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La guerre implique les enfants de multiples manières. Les enfants victimes des guerres, tués, mutilés, psychiquement atteints ; les enfants orphelins ; les enfants déplacés et les enfants réfugiés. Ils sont près de  trente millions d’enfants dans le monde. Il faut y rajouter les enfants soldats et les anciens enfants soldats qui sont plusieurs centaines de milliers. En RDC, dans la région du KIVU, ils continuent d’être instrumentalisés par les Seigneurs de guerre. Les conventions Internationales ne peuvent rien et les instances onusiennes et les ONGS restent impuissantes tant que ce fléau qui est devenu transfrontalier, continuer de perdurer en faisant fi des lois censées protéger les enfants de la guerre. Pourtant, la société civile et l’engagement de « véritables héros » des temps modernes, peuvent faire la différence. Une goutte d’eau dans une mer de défis, mais une goutte d’eau salvatrice. C’est l’histoire du combat quotidien de « Muna » appelé par ses enfants « dés embrigadés » et l’engagement infaillible d’ un congolais, déterminé à sauver ces enfants d’une mort certaine. UFFP s’est entretenue avec lui, alors que chaque jour, il met sa vie en danger afin de récupérer les enfants raptés par entre autre; les MAHI MAHI. Muna que nous avons rencontré au Sénégal, grâce au prix Harubuntu de l’ONG belge Echos Communication, a accepté de nous livrer son témoignage et pour ce magnifique entretien. Il a également contribué au  livre qui sortira cette rentrée aux éditions l’Harmattan  » Enfance et Violence de Guerre  » ( Tome I et II)

 

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Entretien exclusif  de Murhabazi Namegabe avec UFFP

toute reproduction interdite, courtesy UFFP

Comment le BVES récupère-t-il tous les enfants ?

LE BVES a mis en place un Programme de sensibilisation des Officiers militaires FARDC et des commandants des groupes armés sur les droits et la protection des enfants en situation de conflits armés en RD congo. Le BVES a lié également une alliance avec la Monusco, l’UNICEF et la structure étatique UEPNDDR (Unité d’exécution du programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) pour le plaidoyer en faveur de la non utilisation d’enfants par les forces et groupes armés. Le résultat de ces négociations ne  furent pas faciles mais elles ont abouti  à la libération des enfants soldats(filles et garçons) qui sont référés dans les centres de transit et d’orientation du BVES, en route pour les familles et les communautés d’origine.

Combien avez vous des embrigadés? la récidive ? de fille à garçon le traitement diffère?

Murhabazi namegabe

 La lutte du BVES pour la libération des enfants soldats en RDC a débuté avec l’arrivée de l’ancienne armée rwandaise, ayant fui après le génocide du Rwanda, en juillet 1994, à l’Est de la RD Congo avec des centaines d’enfants soldats. En 1996, on a assisté à  un nouveau phénomène de recrutement des enfants soldates dans la guerre de l’AFDL de Laurent Désiré Kabila en RD Congo. Et depuis 2008, à partir de la guerre du RCD et la naissance de multitude des groupes et milices armés, le phénomène est devenu endémique en RDC. Le BVES s’est activement et profondément impliqué, aux cotés de la Communauté internationale, des ONG internationales de défense des droits humains(Human Rights Watch, Amnesty International, Save the Children, Colalition pour mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats, etc.), de l’UNICEF, de la Monusco et de la Société civile congolaise: les résultats ont été très intéressants, de sorte que la lutte a débouché à l’adoption d’un cadre national juridique pour la protection des enfants contre le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats en RD Congo.

Ils seraient près de 50000 enfants, dont le tiers est passé directement dans les centres du BVES, à avoir eu la vie sauve sur toute l’étendue de la RD Congo, depuis 1994, mais surtout, depuis 2001. Dans ce processus de libération des enfants soldats, les filles n’ont pas eu les mêmes chances!

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Elles représenteraient près de 3% seulement des effectifs atteints et l’esclavage sexuel a été leur sort!

Nous avons connu des moments chauds et froids dans cette lutte: des enfants libérés et retournés dans leurs familles et communautés ont souvent été la cible des combattants alors qu’un nouveau conflits armé surgissait !

Mais au sein des FARDC, l’armée régulière, la cause est désormais acquise: plus d’enfant cad toute personne de moins de 18 ans, légalement, et depuis le 4 octobre 2012, le Gouvernement congolais a adopté en partenariat avec l’ONU un Plan d’action national pour mettre fin aux recrutement et utilisation d’enfants soldats!

 Statistiquement pour les filles quels sont les délits et les formes de victimisation ?

 L’esclavage sexuel et la déshumanisation. Les filles ont avorté ou accouché dans des conditions sauvages, d’autres reviennent avec 1 à 2 bébés ou couramment avec des grossesses à très hauts risques!

Elles sont particulièrement traumatisées et ont peur d’être stigmatisées par un retour en familles et communauté. Elles sont cachées, par leurs bourreaux, lors des opérations de négociation pour la libération et donc des combattantes et des victimes invisibles dans la guerre ici en RD Congo!

 Pour les garçons ?

 Les garçons ont été torturés, drogués et éduqués à tuer, à la violence et à la destruction méchante, initiés à la paresse, mais aussi à la perte de toute identité, séparés des familles et des communautés!

Il est très important d’intégrer les communautés dès le début du travail ? quelles sont les difficultés en ce sens ?

 La possibilité d’intégration pour chaque enfant soldat dépend de son ancienneté d’utilisation dans la guerre et des effets accumulés durant cette période, mais aussi de la possibilité de retrouver la famille facilement dans ce pays-continent, sans infrastructure de communication, alors que peu ou pas de ces enfants n’ont jamais été enregistrés à la naissance, faute de dysfonctionnement de l’état civil, dans le contexte de dictature du régime Mobutu et du contexte de guerre qui a suivi sa chute en 1995.

En plus, le conflit armé est transfrontalier et donc le recrutement et l’utilisation des enfants soldats sont liés à cette nature du conflit! Néanmoins, nous parvenons à remettre plus de 70% d’enfants de guerre à leurs familles, alors que nous devons trouver des solutions alternatives pour les 30%(placement en familles d’accueil et en Foyers de jeunes autonomes), avec le suivi du BVES!

Partir chercher les enfants dans la jungle est évidemment une opération très risquée ?

 C’est une question de vie ou de mort! Mais c’est notre devoir en tant que militant des droits humains de consacrer notre vie pour la protection des droits des opprimés, des esclaves de la guerre!

Si pour les FARDC, c’ est actuellement possible, la coopération avec les groupes armés reste problématique, mais le Protocole facultatif à la Convention de l’ONU relative aux Droits de l’Enfant, que nous défendons, reste clair: aucun groupe armé n’a le droit de recruter et d’utiliser les enfants!

En plus, les traditions africaines indiquent que c’est le devoir des Familles de protéger les enfants et pas les enfants de combattre à la place des adultes!

 

Aujourd’hui il y a une recrudescence du phénomène avec les Mai Mai, statistiquement à combien estimez vous le no mbre d’enfants recrutés dans la région ? quelle est l attitude du gouvernement ?

 Difficile d’estimer le nombre, mais ils seraient encore en milliers. Depuis la naissance de nouveaux mouvements armés pour chasser les groupes armés étrangers dans les communautés et également avec la nouvelle Rébellion du M23, on note une recrudescence du crime qui consiste à utiliser les enfants en RD Congo: certains groupes armés utilisent systématiquement les enfants dans les communautés qu’ils occupent, privant des milliers d’enfants de la possibilité d’étudier, d’être soignés et nourris ou de jouer dignement, avec tous les risques de perdre à tout moment, la vie.

Depuis votre partenariat avec Amnesty International,  pour le BVES cela a signifié quoi sur le terrain?

BVES a bénéficié de la capacitation fondamentale pour devenir une ONG congolaise exclusivement consacrée à la défense des droits des enfants affectés par les conflits armés. Il a également bénéficié du Plaidoyer international d’AI contre ce crime de guerre et crime contre l’humanité consistant à utiliser les enfants dans la guerre!

 Rappeler aux soldats les droits des enfants (CIDE), la loi congolaise et le rôle que la Cour pénale internationale pourrait jouer à leur encontre, su ffit il ?

 Nous sommes investis, au BVES, d’une mission divine :celle de sauver les esclaves ou les chiots de la guerre que sont les enfants et humanitaire; celle de faire connaitre aux seigneurs de guerre leurs obligations juridiques afin de protéger les droits des enfants, conformément aux normes internationales, régionales, nationales et locales positives.

Nous perchons avec courage et détermination cette mission aux officiels comme aux « barbares » du conflit congolais!

Mais d’autres arguments consistent à interpeller, à faire prendre conscience aux  seigneurs de guerre à propos « des factures de la guerre contre les enfants » et  de leurs communautés.

Il faut penser aux générations actuelles et à venir, aux conséquences de la guerre sur les enfants  et contre eux-mêmes(la justice peut être en retard, mais elle ne sera jamais absente).

 Parlez nous de la vie au centre : la réhabilitation des enfants ?

La population, l’âge, le sexe etc ?

Des enfants ont fait jusqu’à 6 ans de leur enfance dans la guerre: recrutés tôt à 8 ans ou généralement entre 12 et 14 ans, toute la période de l’enfance ou de l’adolescence a été consommée. Leurs  capacités de développement et de croissance altérées, arrêtées ou complètement détruites!

Notre rôle  aussitôt l’enfant libéré, consiste à utiliser tout ce que la science(sociologie, psychologie, médecine, pédagogie, droit, …) nous permet de faire pour reconstituer cette enfance en difficulté. Nous séparons les centres pour enfants, filles et garçons, avec un programme pédagogique d’accompagnement psycho social, jour et nuit.

C’est un travail sincèrement complexe.

Certains enfants resteront affectés toute leur vie, mais chaque année, grâce au soutien de UNICEF, nous parvenons à reconstituer l’enfance pour plus 85% d’enfants ayant été impliqués dans la guerre en RD Congo. Plusieurs centaines retournent(avec des succès scolaires jusqu’à l’Université) et d’autres sur le plan professionnel et économique redeviennent utiles pour eux-mêmes et pour leur communauté. Ces succès nous ont attiré beaucoup d’attention et d’alliances de la part des communautés de base qui se sont déjà constituées en Noyaux Communautaires pour la Protection des Droits des Enfants, revenant aux normes traditionnelles qui prévoient que les enfants appartiennent plutôt aux communautés et qu’il incombe à celles-ci dans les bons, comme les mauvais moments de les protéger!

 Pour chaque enfant, le BVES doit déposer un dossier auprès du Programme national de désarmement, démobilisation et réintégration (PNDDR) congolais, parlez nous de ce document

 Depuis 2004, la lutte pour la libération des enfants soldats est devenue une lutte officielle, le Gouvernement de la RD Congo ayant adopté un cadre juridique nous permettant de la faire selon des principes universels existant. En RDC, cela s’appelle le Cadre Opérationnel pour la prévention et la sortie des enfants associés aux forces et groupes armés. L’UEPNDDR est la structure étatique chargée de la mise en application de ce cadre juridique et le BVES coopère étroitement avec elle, de l’identification à la sortie, à  l’accueil dans le centre jusqu’à la réunification familiale. Des outils de travail pour chaque enfant sont prévus, constituant le Dossier individuel de chacun.

L’UEPNDDR, parmi ces documents, facilite auprès de la Région Militaire, l’octroi à chaque enfant d’une Attestation de sortie d’une force ou d’un groupe armé, permettant leur protection après le Centre.

Une fois arrivés au centre quelle est la prise en charge ? pour les garçons et pour les filles ?

Comme déjà dit, un Programme pédagogique d’accompagnement psycho-social fondé sur une prise en charge humanitaire et psycho sociale est destiné aux enfants libérés, avec une attention collective et individuelle! Ce Programme consiste à obtenir le rétablissement de l’état psychosocial rapidement et à préparer l’enfant à retourner activement dans la vie civile, adapté et productif. Il vise également à amener l’enfant à être militant pour les droits humains de l’enfant, artisan de la paix et du développement communautaire auxquels il avait été associé pour la destruction ou les exactions par les seigneurs de guerre!

Le Programme essaie de répondre aux multiples besoins et problèmes de chaque enfant, lors du séjour et lors du retour en famille, tout en préparant l’élaboration participative du Projet de vie, individuel ou collectif .

Réapprendre à vivre ensemble, cela passe par quelle étape ?

Le programme BVES est en partie une contribution à la reconstruction de la paix: elle permet de ravir des milliers d’armes aux enfants qui devraient les utiliser, mais surtout de permettre aux enfants d’être des artisans de la paix.

Cela commence par le fait de  les amener à comprendre qu’ils doivent cohabiter pacifiquement.

Les Centres BVES accueillent des enfants soldats libérés provenant de plusieurs groupes armés à caractère communautaire, ethnique et doctrinal diamétralement opposés, donc ennemis jurés sur le front armé.

Or ces jeunes doivent vivre dans un même centre pendant 3 mois et après dans un mime pays.

Dans 5 ou 10 ans, certains seront responsables dans le pays et devront être solidaires. Et en plus, personne d’entre eux n’a jamais choisi de naître tel ou te,l ou d’être impliqué dans tel ou tel groupe armé.

Au début, ce n’est pas facile  de faire comprendre à ces enfants, cet idéal, mais le centre BVES est un espace de paix où les jeunes de toute origine cohabitent au final.

Nous avalons jugé bon de séparer les filles et les garçons afin d’éviter la promiscuité, mais dans le programme éducatif des garçons, ils apprennent à respecter les droits des filles et des femmes(le conflit en RDC a eu des impacts très négatifs sur les enfants et les femmes), alors il est important de leur apprendre  le respect des filles et celui de la  dignité du_ rapport « homme-femme » dans la communauté.

Comment se fait le retour dans la famille et la communauté ?

 Les enfants sont documentés afin de nous fournir des informations permettant de localiser la famille, afin aussi de se prémunir de tout risques pour le  retour de l’enfant. Dans ce travail très complexe, nous obtenons le soutien du Comité international de la Croix Rouge CIC/Genève.

Les familles sont activement préparées et sensibilisées sur les droits de l’enfant et leur rôle , en vue de faciliter la réinsertion familiale durable. Pour certains enfants, nous devons assurer la médiation familiale ou communautaire contre les fautes qu’ils ont  commises avant le recrutement ou pendant l’utilisation par les groupes armés.

D’une manière générale, près de 90% de familles acceptent leurs enfants et les cérémonies de remise des enfants sont d’une ambiance de fête en famille, un moment extraordinaire, après plusieurs jours de séparation involontaire et le sentiment qu’avaient les familles de ne plus retrouver leurs enfants(chaque enfant enlevé par les seigneurs de guerre qui meurt n’a jamais été déclaré).

Les autorités locales participent aux cérémonies et sont conviées à participer à la sécurité et à la protection de ces enfants, mais également de tous les enfants!

Les ex enfants soldats souffrent de stigmatisation ?

Nous combattons sérieusement la discrimination et la stigmatisation sous toutes ces formes, à partir des centres BVES qui sont situés en quartiers résidentiels de la ville et dans les communautés rurales, jusque dans les communautés. Ceci, avec des activités de sensibilisation des enfants et des jeunes.

 Et cela réussit dans l’ensemble, même pour les filles, sauf que celles-ci, ont du mal à ne pas se sentir stigmatisées à cause des violences sexuelles subies dans les groupes armés.

 

 Des maisons d’acceuil sont disponibles pour ceux que l’on ne peut réintégrer expliquez nous

Le BVES a initié la création des maisons dénommées « Foyers des Jeunes Autonomes »FJA, pour des jeunes âgés de plus de 17 ans difficiles à réunifier en familles, pour plusieurs raisons(insécurité dans le village d’origine, famille non retrouvée). Les jeunes admis sont inscrits au Programme scolaire ou de formation professionnelle jusqu’à être autonomes ou une solution est bien sur  trouvée dont le (retour en famille).

Le BVES prend en charge les coûts de dépenses et le suivi social. Cette initiative permet de ne pas institutionnaliser l’accueil des enfants très longtemps, mais aussi de désengorger les centres BVES car chaque semaine, chaque mois, les Centres doivent accueillir des nouveaux cas.  Le BVES collabore avec le Ministère des Affaires Sociales, dans son Programme social de resocialisation des enfants soldats libérés.

 

9. Quelle est la difficulté actuelle pour vous ? enfin les difficultés, qu’avez-vous envie de dire à votre gouvernement et à la communauté internationale ? donnez nous le maximum de chiffres et statistiques, c »‘est important pour prouver que le phénomène continue en gravité!

 La principale difficulté est que le crime qui consiste à utiliser les enfants soldats dans les groupes armés, continue en République Démocratique du Congo. Nous saluons les mesures prises par notre Gouvernement visant à mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants par les forces et groupes armés. Avec je dois dire, un   effet palpable, car  la présence d’enfants dans les FARDC est presqu’actuellement autour de zéro. Mais comment le Gouvernement congolais pourrait mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats? C’est, selon moi, en prenant des mesures qui s’imposent sur le plan politique et juridique(mettre fin à la guerre et l’activisme des groupes armés, mettre fin à l’impunité vis-à-vis des utilisateurs des enfants!

Nous sommes très reconnaissants des efforts que la communauté internationale déploiesur le plan diplomatique, politique et économique pour lutter contre ce crime et pour soutenir le Programme de réinsertion sociale et économique des enfants victimes de l’utilisation par les forces et groupes armés. L’arrestation du Général Bosco Ntaganda et son transfert à la CPI par le Gouvernement des Etats-Unis et l’adoption de la Résolution par l’ONU de la création d’une Brigade spéciale pour combattre les groupes armés à l’Est de la RD Congo, sont quelques exemples qui prouvent que  la volonté politique pourra un jour mettre fin définitivement au crime de guerre qui consiste à impliquer les enfants dans les conflits armés en RD Congo, mais partout ailleurs. Je reste optimiste en me disant que notre génération aura les capacités nécessaires afin  d’y mettre fin!

Murhabazi Namegabe

Défenseur des Droits Humains de l’Enfant

Prix Mondial pour les Droits de l’Enfant 2011

Prix Harubuntu Porteur d’Espoir pour les Enfants 2012

Directeur du BVES, asbl

Bukavu, Sud-Kivu, RD Congo

Tél.:  00243 81 31 85 450.-

 

UFFP

UFFP la Fondatrice et Présidente FERIEL BERRAIES GUIGNY :
Tour à tour mannequin, criminologue, diplomate et journaliste, la franco tunisienne Fériel Berraies Guigny a lancé en février 2011, une Association loi 1901 du nom de United Fashion for Peace. Parmi les activités de l'Association, une Caravane de mode internationale qui met en avant la paix, la tolérance, le dialogue entre les civilisations par le biais de la mode et de l'artisanat éthique. Née dans la foulée du printemps arabe, cette Association réunit tous les artistes du monde pour la paix, désireux de donner de l'espoir dans des régions en crise ou en transition. Depuis le mois de mai dernier, le magazine en ligne a aussi vu le jour pour être le portevoix de tous ses combats pour une planète éthique. La première programmation de la Caravane de mode se fera prochainement en février 2012 en Afrique subsaharienne sous la thématique de l'éducation pour la paix à la Triennale de l'Education en Afrique. Sept pays ont été les Ambassadeurs, Tunisie, Maroc, Cameroun, Afrique du Sud, France/Niger et Burkina Faso.
Fériel Berraies Guigny dirige par ailleurs, depuis des années deux panafricains New African en co rédaction et New African Woman/ Femme Africaine qu'elle a crée pour le groupe de presse britannique IC publications. Elle a longtemps été journaliste correspondante presse pour la Tunisie.

UFFP Contenu rédactionnel webzine :
Magazine français pour une planète éthique. Se veut une plateforme internationale pour une mode éthique qui défend la paix, la tolérance, l'échange, le dialogue entre les civilisations par le biais de la culture, de la création et de l'artisanat. Rubriques : 'Planète éthique' - 'Le rendez-vous des entrepreneurs' - 'Ethnical Conso : beauté bio, manger éthique' - 'Ethical Fashion' - 'Eco Déco' - 'Culture éthique' - 'Eco Evasion' - 'Société et éthique' - 'Femmes d'Ethique' - 'Prix Ethique' - 'Paroles Ethique'.
Mission de l'Association UFFP :
La Caravane United Fashion for Peace est née ce mois de février passé dans la foulée du printemps arabe et suite au massacre de femmes ivoriennes dans le marché lors des affrontements civils dans le pays. C'est une Association loi 1901française, née du désir de rendre hommage a à tous ceux qui ont perdu la vie pour un idéal de paix dans le Monde, tous ceux qui ont été sacrifiés alors qu’ils recherchaient simplement la dignité humaine. Cette Association et plateforme internationale est apolitique, sans coloration religieuse ou ethnique, elle se bat pour la mode éthique, défend par le biais de la culture, de la création et de l'artisanat, la paix, la tolérance, l'échange, le dialogue entre les civilisations.
Dans le farouche désir de combattre pacifiquement les injustices sociales et économiques à l'encontre des peuples par la culture, elle entend véhiculer des messages d'humanité. Son slogan le beau au service de l'autre, permet des passerelles, des rencontres et l’ acceptation des diversités couture. L'esthétique pour l'éthique reste son credo.

United Fashion for Peace entend fédérer le meilleur de la création internationale dans le respect de la diversité, des us et des coutumes. Tout un symbole de paix aujourd'hui, alors que le Continent continue de subir les soubresauts de son histoire.
Investir dans la paix c'est investir dans les peuples
UFFP est une plateforme internationale destinée à valoriser la création éthique centrée sur le développement humain durable.
Pont couture entre les peuples du Monde, cette plateforme a pour vocation de faire la promotion d'une création éthique et sans frontières. Favoriser un jour le commerce équitable de ces produits, pouvoir faire venir les artistes sur Paris pour leur organiser des défilés et vendre leurs produits.
United Fashion for Peace, c’est un concept qui propose un défilé de mode « clés en main », une animation « décalée » à l’occasion d’une manifestation, d’un colloque, d’un forum, d’assises politiques, économiques, scientifiques.
United Fashion for Peace c’est la présentation d’artistes qui font vivre et revisitent une culture, c’est un témoignage de richesse et de savoir faire, c’est la promotion du développement durable avec l’ambition d’accéder à la conscience durable
United Fashion for Peace c’est un vecteur d'amour et le partage dans la création.
Pour les organisateurs il s'agit de créer un évènement mais aussi de véhiculer une philosophie de vie dans la création. Pour laisser quelque chose aux générations futures " loin des passerelles du luxe, UFFP est avant tout une histoire d'amour et d'amitié avec les peuples, leur création, leur identité et leur patrimoine au service de l'autre.

C'était une idée, elle est devenue un projet, aujourd'hui une Association qui a hâte de trouver des programmateurs, des sponsors et des partenaires afin de pouvoir sa première édition.
UFFP dans le Monde
UFFP est à la recherche de programmations dans le Monde, de partenaires et de sponsors qui souhaiteraient se rapprocher de l'éthique, du développement durable, de la préservation des Arts et métiers, des droits de l'homme, de la culture et de la parité, sans oublier le dialogue entre les civilisations qui sont les valeurs qu'elle véhicule.
A chaque programmation dans un pays où événement donné, sont mis en avant les créateurs du pays hôte qui sont dans l'éthique.
UFFP s'adapte à toutes les thématiques et les rencontres politiques, économiques, culturelles, développement, environnements, bio, bilatérales, multilatérales, fêtes d'indépendance, fêtes nationales, parité, jeunesse, droits de l'homme, ou encore pour médiatiser une problématique donnée de la région.
A terme, L'Association voudrait pouvoir faire également du caritatif, et organiser des ventes de charité, au profit d’une ONG ou association défendant des valeurs similaires et la mettre en avant à l'occasion d'un défilé programmé.
Siteweb: http://www.unitedfashionforpeace.com
contact: unitedfashionforpeace@gmail.com

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