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Parisa Reza Prix Senghor 2015 « …toutes les grandes et petites choses que l’on fait dans la vie ont un sens… »

Ajouté par , Le décembre 1, 2015 , dans Evénement, In Libris, Paroles Ethiques, Société

C’est son premier roman, et il a été « magistral » puisqu’il a reçu à l’unanimité le « Prix Senghor » un premier opus qui nous révèle le talent de cette iraniennen française d’adoption qui nous parle de l’Iran des années 30. Une « fable » racontée par des gens venant de conditions modestes, un Iran que l’on ne connait pas. Et un livre qui révèle surtout des textes magnifiquement écrits.

Nous avons eu la chance de rencontrer l’auteur durant la signature au Salon Plume Noire, mais également dans le cadre de la délégation française au FLACS, où nous étions également du voyage.

photo Catherine Elie pour Gallimard

photo Catherine Elie pour Gallimard

Entretien avec UFFP

Parlez nous de votre parcours ?  Je suis née et j’ai grandie en Iran, et cela fait maintenant plus de trente ans que je vis en France où j’ai fait mes études, puis travaillé de longues années en entreprise, avant de prendre le chemin de l’écriture…

L’écriture une évidence pour vous ? Depuis mon enfance j’ai toujours eu envie d’écrire, sans doute parce que j’ai vécu dans une famille où lire était un acte sacré et que j’ai passé plus de temps à lire qu’à jouer avec les poupées ! Si j’étais restée en Iran, j’aurais écrit sans doute très tôt, à 20 ans peut-être. Mais étant venue vivre en France sans avoir été francophone, il m’a fallu bien des années avant d’oser écrire en français !

Votre premier roman enfanté, qu’est ce que cela vous fait ? Je suis heureuse d’avoir écrit ce livre et de sa publication. Un projet abouti est toujours très agréable.

Vous avez remporté le prix Senghor, pour vous c’est le début de ? J’ai été très émue de recevoir le prix Senghor, c’était inattendu et une belle surprise. D’autant plus qu’il s’agit du prix de la francophonie, cela a un vrai sens pour moi. Pour la suite, je vais simplement continuer à écrire…

Vous avez choisi de parler d’un des nombreux visages de votre beau pays ? Un voyage initiatique pour vous ? Dans un sens oui. Il s’agit d’une période de l’histoire contemporaine de l’Iran (1920-1953) dont je ne connaissais que les grandes lignes et dont j’ai découvert toutes les nuances à travers ce livre. Pour le reste, il s’agit surtout d’ histoires d’amour dans le contexte politico-social du début du XX siècle, c’est-à-dire la rencontre entre la modernité et la tradition, qui fut finalement assez universel et cela s’est produit de la même manière dans bien des endroits sur la planète …

 Que pensez-vous de la place des femmes dans la littérature de votre région ? Actuellement en Iran, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à écrire et à publier. Elles occupent une vraie place dans la littérature contemporaine, ce qui est tout à leur honneur.

Pour parler moins littérature mais plus société, les femmes en Iran sont de vraies combattantes ?  Dans la société Iranienne d’aujourd’hui les femmes sont très actives. Leur présence est remarquable dans tous les domaines, elles sont universitaires, chercheurs, médecins, avocates, écrivaines…, elles accèdent même à des postes importants au gouvernement. Malgré les vrais problèmes de droits de femmes qui existent en Iran, elles ont profondément le désir de s’affirmer en tant que femmes et en tant que citoyennes.

Que pensez-vous de la place des femmes en Tunisie, leur combat comme celui des sœurs iraniennes ? Les tunisiens ont réussi une très belle transition, malgré tous les obstacles, femmes et hommes, ensemble, et je ne peux qu’être admirative et les féliciter tous pour le courage et la lucidité dont ils ont fait preuve.

 

sur la gauche Pariza Reza au  milieu Fériel Berraies Guigny et sur la droite Kathy Heidarpour UFFP directrice beauté

sur la gauche  l »auteur Parisa Reza, gagnante du Prix Senghor au milieu Fériel Berraies Guigny pdte UFFP et auteure et militante associative journaliste et sur la droite Kathy Heidarpour UFFP directrice beauté

Que voudriez vous dire aux femmes UFFPiennes, celles qui sont dans des zones de conflits, ou celles qui subissent certaines servitudes en rapport à leurs droits ? Qu’il ne faut jamais arrêter de se battre contre les injustices, il y a toujours de l’espoir et il existe des milliers de façon d’avancer sur ce chemin. Les circonstances de la vie et la volonté de certaines leur permettent de mener de grands combats, tandis que d’autres par des actes simples, dans la vie de tous les jours, dans le rapport à l’autre, à l’éducation des enfants, peuvent influencer et même changer le monde. Toutes les grandes et petites choses que l’on fait dans la vie ont un sens, une signification et agissent sur l’avenir…?

Soirée du Prix Senghor au Centre Wallonie Bruxelles dans le cadre du Salon la Plume Noire le 30 sept photo Diane Cazelles pour UFFP

Soirée du Prix Senghor au Centre Wallonie Bruxelles dans le cadre du Salon la Plume Noire le 30 sept photo Diane Cazelles pour UFFP

Les jardins de consolation
Ce livre nous plonge dans l’histoire iranienne des années 1920 à 1953. D’abord à travers le parcours d’un couple, Talla et Sardar, issu d’une famille paysanne et illettrée. … 
 Editions Gallimard, Prix Senghor 2015
Date de publication originale : 26 février 2015

jardins


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