Je ne sais pas vous mais je suis en plein dedans depuis plus six semaines. Depuis la canicule qui ne semble pas vouloir s’arrêter.
Envie de rien, tristesse, fatigue morale, physique, asthénie continue, idées noires, les personnes neurotypiques comme moi, c’est à dire les hypersensibles sont très fragilisées en ces temps de canicule.

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J’ai cessé de parler, d’interagir, de répondre au téléphone, en haut ma chambre qui est sous les toits, j’enregistre plus de 35 degrés et quand ca chauffe, sous les tuiles noires de ma demeure, ca rigole pas!
Pourtant malgré la secheresse terrible qui met à mal toute la biodiversité de mon jardin et ailleurs, j’ai la chance d’avoir au moins dix arbres et j’ai laissé ce printemps, les plantes et les fleurs sauvages pousser.
Aujourdhui, j’ai les larmes aux yeux car mon gazon est devenu une paille, les fleurs et les plantes se sont asséchées, je n’entends plus autant les gazouillis des oiseaux, mon jardin abrite une diversité incroyable, alors je mets des bassines d’eau partout… pour les herissons, les musaraignes les oiseaux et les insectes.
Même Nero mon chat errant de six ans, n’a plus le même appétit, il se traine léthargique dans le gazon, je fais attention avec pacha qui est cardiaque et quant à Misty la persane de ma fille, elle qui a connu les étés d’Hammamet, elle reste t out le temps dehors et refuse de rentrer.
UFFP vit en Seine et Marne et les feux de Fontainebleau nous ont déchiré l’âme, depuis, à la lecture de tout ce qui arrive, contrainte quand même de garder ma casquette de reporter sur le qui vive de toutes les insanités que nous faisons vivre à notre planète, et bien il m’arrive de craquer moralement mentalement.
La chaleur extrême ne menace pas seulement le corps, elle affecte aussi l’esprit. En perturbant la thermorégulation, le sommeil et l’équilibre neurobiologique, elle peut aggraver l’anxiété, les troubles de l’humeur et le risque suicidaire, surtout chez les personnes vulnérables !
Je me force pour ne pas sombrer, ne vous inquietez pas…mais je ne vais mentir j’ai mal à ma terre
Ce billet je l’écris, car moi la crabe, je ne sors plus de mon “trou” j’évite tout le monde, ce monde des humains qui fait si mal, et ces politiques et climatosceptiques qui continuent de nous balader.
Ces multinatinationales mortiféres qui continuent de nous éradiquer à petit feu avec leur cupidité
oui j’ai mal mentalement, moralement, psychologiquement mais je dois être assez résiliente pour écrire, informer, accompagner alors que devant mon écran, la chaleur est si oppressante que mon coeur commence à battre bien trop rapidement. Les gouttes transpercent mon t shirt, combien de douches par jours, c’est intolérable.
De mon escapade à Pornichet, la semaine dernière, j’ai cru avoir un bref répit, pour souffler mes bougies, j’ai amené avec moi une rhinopharyngite terrible, causée par l’ozone et la pollution exacerbée par la sécheresse et durant le séjour, urgences, infection des reins, huit heures de route pour voir des médecins et avaler des antibiotiques qui ont du karcheriser tout ce qu’il y avait de bon chez moi…
Alors oui je fais mon Hipopotame je rentre la tête sous l’eau, sauf que y en a pas, je vois la nature se liquéfier, le mers et les étendues d’eau sécher et les poissons, morts, j’entends des choses terribles sur les tonnes de poulets morts dans les élevages…
Les fortes chaleurs accentuent la détresse morale chez les hypersensibles
Le corps s’alourdit, devient mou, le cerveau ralentit, il se met en off et la fatigue assommante rend les choses tres compliquées. oui les HPI ET HPE, nous ressentons tellement plus que nous finissons par ne plus pouvoir quoi que ce soit.
La chaleur en fait perturbe davantage chez l’hypersensible, les mécanismes de régulation, la perception des signaux corporels et les ressources cognitives finissent par dérailler heeellp !!!!
Comme un Hippopotame qui cherche l’étendue d’eau pour se réfugier de la chaleur, sauf que l’eau ya pas… cela fait plus six semaines que pas une goutte dans ma région en Seine et Marne et les feux de Fontainebleau n’ont pas arrangé ma douleur…
On ne parle pas de la biodiversité qui a perit, on parle de cette région comme d’un écrin culturel, historique on oublie que c’est cette biodiversité qui a péri par les mains de l’humain.
Alors comme on a ce syndrome, on s’assoit, on reste couchée et on attend que cela passe mais nos pensées n’arrêtent pas alors que l’on se liquéfie de chaleur
Acceptez vos limites, en bienveillance, demander de l’aide si nécessaire, si on ne peut rien contre la folie dévastatrice humaine, on doit au moins essayer de se préserver.
Si l’on part du principe réel et avéré que les épisodes de canicule vont augmenter dans nos villes, nous mettant à l’épreuve avec des journées brûlantes et des nuits toujours très chaudes. Que de plus en plus nous ferons face à des température battus, des tsunamis et des ouragans et inondations dévastateurs.
Il faudra alors tabler sur un nouveau phénomène : les réfugiés climatiques qui se retrouveront en errance; fuyant et désertant les zones peuplées.
La chaleur va aussi augmenter les tentions et la violence
La violence augmentée par la chaleur
Le #réchauffement climatique pourrait considérablement amplifier les conflits humains. Une étude dévoilée en 2018 par des scientifiques de l’université de Berkeley et Stanford fait le lien entre variations de température et augmentation de la violence, envers les autres et envers soi-même par des actes suicidaires.
Lorsque la chaleur dévie d’un degré de la normale saisonnière, la fréquence des violences entre personnes augmente de 4% et celle entre les groupes s’accroît de 14 %. (…) Nous observons également qu’en plus de faire du mal aux autres, des individus se font du mal. La chaleur affecte profondément le psychisme et comment nous décidons de faire du mal.
Etude collective, Université de Stanford
21000 suicides supplémentaires seraient à prévoir aux États-Unis et au Mexique d’ici 2050 si les prévisions de changements climatiques se confirment.
La dépression, favorisée par la pollution
L’élévation du niveau de pollution de l’air qui est un problème étroitement lié au changement climatique serait par ailleurs corrélée de manière biologique avec l’apparition de troubles dépressifs.
Une étude britannique publiée début 2019 révèle que des enfants de 12 ans qui ont été exposés à un air riche en particules ultrafines auraient trois à quatre fois plus de risques de développer une dépression à 18 ans. En effet : cette exposition peut provoquer une réaction inflammatoire dans le cerveau, en développement à cet âge, ce qui pourrait favoriser le développement de symptômes de la dépression.
La canicule favorise les épisodes d’anxiété et de dépression
Les épisodes de fortes températures peuvent s’avérer psychologiquement très dur pour certaines populations (personnes âgées, personnes isolées socialement…). Une étude sur l’impact psychique des hausses de température menée par l’université de médecine de Vienne constate que pour ces personnes, la crainte de mal supporter physiquement la chaleur, combinée à l’incertitude favorise les épisodes d’anxiété et de dépression.
Une étude australienne se penche en complément sur le facteur humidité dans l’apparition de troubles anxieux et dépressifs.
Les médicaments, en interaction avec la chaleur
Températures extrêmes et médicaments ne font pas toujours bon ménage. Certains médicaments, comme les neuroleptiques, utilisés dans le traitement de troubles psychiatriques ou du comportement, peuvent dérégler la capacité du cerveau à donner l’ordre de réguler la température de l’organisme. Certains traitements de la dépression peuvent réduire le phénomène de transpiration. Et les tranquillisants et sédatifs peuvent altérer la vigilance, et ainsi diminuer les facultés de défense d’un individu contre la chaleur.
Source : Pharmacovigilance Ile-de-France
RESTEZ VIGILANTS !!!!!!
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