A Nos enfants perdus : cassons l’OMERTA pour plus jamais ça !

  • By UFFP
  • 16 juin 2026
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Lyhanna, Loana, Maelys, Océane, Angélique, Agnès, Chloe, Estelle, Karine, Natacha, Elisabeth, Isabelle, Nadjia, Shaina, Rosa, Cathy, Nathaly, Lola, Louise, Vanessa, Victorine, Justine, Philippine, mais aussi Enis, Yanis, Elias, Jonathan, Martin, Tom, Mathias, Joris, Thierry, Emile, Karl et tant d’autres… combien d’enfants allons-nous encore perdre ?!

Oui nous sommes actuellement face à un phénomène inquiétant, dans une société de prédation qui cible essentiellement les catégories vulnérables (femmes et enfants) ces derniers, cibles et boucs émissaires continueront de payer, les failles de notre société.

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Si nous ne bougeons pas…

Les dysfonctionnements, les perversités, les complicités tacites le tout arrosé par une omerta omnipotente facilite les passages à l’acte. Et nous le savons, c’est une évidence du NORD AU SUD. Rien de nouveau.

Mais ce qui est consternant à côté de la prédation, c’est qu’on a aussi une forme d’abandon de nos catégories vulnérables. Car la capacité de prise en charge de cette catégorie de victimes est de plus en plus écornée. En parallèle, il y a aussi une résurgence des formes de domination qui existent dans notre société : domination, pouvoir, masculinisme, sexisme, discriminations, et violences multiformes sur les femmes et les enfants en hausse. Et in fine une très faible médiatisation de ces problématiques pourtant cruciales, une langue de bois souvent, une déresponsabilisation de la victime et pire une « criminalisation de son coming out « oui pourquoi elle réagit que maintenant, ah oui c’est parce qu’il y a de l’argent à tirer, elle est has been, ah c’est dingue ton prof de sport il te donne quand même de bonnes notes (un enfant qui dénonce un viol de son prof à la police) tout cela est abjecte.

ALORS oui il faut des CHANGEMENT STRUCTURELS EN PROFONDEUR

Oui il faut une réforme de l’Etat de droit, une réforme de la Constitution, donner plus de moyens, s’agissant de la castration chimique (mon avis reste nuancé) mais en attendant les parents sont désarmés et parlent de plus en plus de « se faire justice soi-même » pourquoi en est-on arrivé à cela ?!

Mais nous les parents, les humains, à notre petit niveau, nous pouvons faire bouger les lignes par cette grande prise de conscience et cet éveil suscité par la mort d’un petit ange.

Dossier réalisé par la présidente d’UFFP

 fériel Berraies Guigny

A tous les enfants du Monde du NORD AU SUD victimes de traite, prédation, et exploitation sexuelle.

Ce dossier, c’est l’ultime pensée d’amour pour vous.

Aujourd’hui, 73% des français considèrent que leur enfant n’est pas en sécurité. C’est un constat glaçant.

La vie de nos enfants compte !

Protéger les enfants exige de les écouter et de les entendre. Ce constat est plus qu’évident ces derniers jours, quand on songe au drame terrible qui a secoué notre pays.

Le meurtre de la petite Lyhanna remet violemment en question notre pacte social, notre projet de société. Nos représentations du vivre ensemble en sécurité, également.

Lyhanna a été assassinée par un pédocriminel multirécidiviste et c’est plus qu’un problème de moyens, ou de responsabilité d’un tel ou un tel, c’est juste la preuve que notre pays n’est plus à la hauteur pour protéger nos enfants.

Quand une société consomme ses enfants, ne les protège plus, les brise, quel futur pour notre humanité ?

Pourquoi en sommes nous arrivés à ne donner que peu d’importance à la parole des enfants et qu’en prime nous ne faisons rien pour mériter leur confiance ?

Arrêtons aussi de considérer que nous les « mères sommes des hystériques » quand nous voulons protéger nos enfants,  car la société nous demande de rester dans l’hypervigilance.

Il est temps que la justice nous donne la considération que l’on mérite.

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Lyhanna l’horreur de trop mais ce n’est pas un cas isolé

Oui Lyhanna, c’est la goutte de trop, l’injustice de trop, la complicité, l’insuffisance, le dysfonctionnement judicaire et l’indifférence politique de trop. Et les lenteurs administratives de trop… oui

Pourtant les Red flags étaient partout ces derniers mois voire années, les 115 établissements parisiens et le scandale du périscolaire et les animateurs abuseurs, les dossiers Epstein et ses ramifications, l’Affaire Bruel, tout convergeait vers une situation explosive pour nos enfants et les femmes.

Le drame qu’a vécu Lyhanna, c’est le drame que beaucoup d’autres enfants vivent. 94% des plaintes pour viols sont classées sans suite. Seulement 1% des viols connaissent une condamnation. ET c’est trois enfants par classe. C’est un enfant toutes les trois minutes qui subit cela.

Il faut désormais prendre la mesure des répercussions de ce drame. Toute une collectivité est responsable et doit se sentir concernée, ce n’est pas uniquement les carences d’un parquet ou un autre. C’est toute une société qui doit se sentir engagée, impliquée.

Rappelons ces chiffres qui font mal :

En 2025 40 000 enfants ont disparu, tous les cinq jours un enfant meurt. 1 enfant se fait violer toutes les trois minutes. C’est trois enfants par classe.

160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, 100 000 femmes sont victimes de violences sexuelles chaque année, 5,4 millions de femmes et d’hommes adultes en ont été victimes dans leur enfance, l’impunité des agresseurs et l’absence de soutien social donné aux victimes coûtent 9,7 milliards d’euros chaque année en dépenses publiques. Les deux tiers de ce coût faramineux résultent des conséquences à long terme sur la santé des victimes.

Ce ne sont pas des faits divers, c’est un phénomène très inquiétant, grandissant, un phénomène de masse. Et l’impunité aussi de plus en plus grandissante… on laisse en liberté des multirécidivistes des prédateurs dans la nature, ils sont partout et travaillent dans l’enfance qui plus est pour certains. Certains sont fichés, connus par les services, dangereux, déjà condamnés, mais rien n’est fait pour les inquiéter. A quel moment avons-nous fauté ? avons-nous détourné le regard, bouché nos oreilles, laisser passer, laisser faire, classer sans suite ? criminaliser un parent trop insistant ?

A quel moment avons-nous lâcher prise, pour considérer presque tout cela comme une fatalité. Ça n’arrive PAS qu’aux autres…

94% des déclarations de viol sont classées sans suite et seul 1% connait des condamnations.

Pourtant dans la population adulte aujourd’hui en France, selon la commission d’enquête indépendante, une grande majorité a été victime enfant.

Lisez notre entretien avec Homayra Sellier Présidente d’Innocence en Danger

77 % des parents en France estiment que leurs enfants ne sont pas en sécurité. C’est un constat qui est quand même extrêmement troublant.

En 2024 pour les viols sur mineurs on comptabilisait 24000 victimes enregistrés par la police et la gendarmerie. 11000 ont été mise en cause par le parquet. 2800 poursuivis et 930 condamnés dont 136 avec sursis total (données du Ministère de la justice et de l’intérieur)

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Terrible constat mais pour un enfant victime qui se hasarde à se parler, la douleur et le trauma sont doubles, car après avoir fait son coming out et bien que tentant de survivre à l’après, il est forcé de constater qu’après dépôt de sa plainte, la société regarde ailleurs.

Entre la plainte et l’après, le fossé abyssal de la souffrance au quotidien

Un enfant devra vivre avec sa souffrance jusqu’à l’Age adulte avec le constat que la société une seconde fois a failli à le protéger. Comment alors libérer sa parole, si on le victimise encore et encore et qu’on ne peut assurer ni réparation ni protection.

OMERTA médiatique sur la violence sexuelle sur les enfants (notamment l’inceste parental)

Deux commissions d’Enquête parlementaires sur les sujets sur l’audiovisuel public et les violences aux enfants ont eu lieu ces dernières mois, la protection de nos enfants reste pourtant cruciale. Mais cela est passé sous la trappé médiatique, des évènements artistiques comme les MENOSGRAPHIES ont perdu des appuis institutionnels car on parlait d’inceste, mais pourquoi ? qu’est ce qui dérange ? on ne comprend pas le silence assourdissant.

Lisez notre sujet sur les MESNOGRAPHIES

La CIIVISE avait pourtant fait son travail d’enquête et proposait des solutions…

Il y a 3 ans, la Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles Faites aux Enfants (CIIVISE) était installée, avec pour lettre de mission de recueillir les témoignages des personnes ayant été victimes de violences sexuelles pendant leur enfance en créant un espace inédit d’expression afin de faire des préconisations de politiques publiques pour améliorer la réponse des différentes institutions.

Pour le Juge pour Enfants Edouard Durand, ex membre de la CIIVISE, cette enquête indépendante sur les violences sexuelles faites aux enfants (inceste ou violences hors cadre familial) était plus que nécessaire et devait répondre à plusieurs ondes de choc en rapport avec des scandales sexuels sur l’enfance.

La CIIVISE avait été créé suite à la sortie du livre de Camille Kouchner « la Familia grande) (Éditions Seuil, 2021), l’avocate française Camille Kouchner avait brisé le tabou de l’inceste. Elle révélait que son frère jumeau a été victime durant son adolescence d’inceste par son beau-père, l’ancien député européen Olivier Duhamel. Son essai porte le fardeau d’un double silence, celui de son frère, lui ayant longtemps demandé de se taire, et celui de sa mère, fermant les yeux sur une réalité inconcevable. Bien que les faits soient prescrits, Olivier Duhamel a dû démissionner de la Fondation nationale des sciences politiques et de ses émissions radiophoniques sur Europe 1 et LCI. Mais également le choc crée par l’affaire Bétharram qui rappelons le, concernait des châtiments corporels scolaires et abus sexuels subis par des élèves de l’institution Notre-Dame de Bétharram, commis par des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram et laïcs, directeurs, encadrants et enseignants.

Qu’en est il du scandale des animateurs dans le périscolaire et le déni d’une certaine mouvance politique qui a détourné le regard et qui malgré les signalements continuaient de déplacer d’école en école les prédateurs sexuels.  Et la justice n’a jamais été saisie. C’est à n’y rien comprendre puisque certains responsables du milieu éducatif ayant été contraints de démissionner, son recasés au niveau de l’inspection, service qui est en censé enquêter sur les dysfonctionnements de ce même système périscolaire. Ainsi ils fuient une nouvelle fois leur responsabilité. C’est le serpent qui se mord la queue.

Recaser les prédateurs, les irresponsables qui finissent ensuite par « enquêter » sur leurs propres incohérences…

L’urgence est désormais là en même temps que la prise de conscience collective qu’il faut trouver des solutions. A présent, le pas doit être fait au niveau des politiques publiques.

Autopsie d’une impasse…

Mettre à nu le grand tabou

Les violences sexuelles faites aux enfants, l’inceste, sont un problème social historique et politique. Mais la parole reste toujours difficile, voire tabou, car elle renvoie à la famille, la sexualité, la liberté mais surtout et avant tout à la relation au pouvoir.

Très longtemps, ces thématiques étaient couvertes, sous des oripeaux de non-dits, une forme ou une culture de la protection. Cela a considérablement nourri, le déni et le « détourner » le regard.

Cette réalité la CIIVISE après trois ans d’enquête a su la démontrer, le déni était devenu une forme de culture de mentalité de tout un chacun.

Aujourd’hui, la responsabilité est collective, tous les citoyens doivent lire le rapport, quel que soit leur métier ou leur engagement, parce que ce dont parle la CIIVISE les concerne aussi et aujourd’hui plus que jamais.

Si les violences sur l’enfance sont quelque peu méprisées, voire sont les parents pauvres de

L’appareil judiciaire, pour autant l’éveil est fulgurant pour toute une société, tout un système de pensées.

Parent pauvre de la justice ou pas, la société française actuelle exige sa justice !

Les violences sexuelles faites aux enfants, l’inceste, sont un problème social historique et politique. Mais longtemps reléguées à la sphère Privée.  

Ceci a alimenté la langue de bois, les non-dits, les dénis, une forme de passivité et une complicité qui a bâillonné la problématique.

Les violences sexuelles : c’est quoi un rapide tour d’horizon juridique ? Les violences à caractère sexuel recouvrent toutes les situations dans lesquelles une personne cherche à imposer à autrui un comportement à connotation sexuelle. Ces violences peuvent prendre diverses formes telles que des propos sexuels ou sexistes, des invitations trop insistantes, du chantage, des menaces, des messages ou images pornographiques, dont résulte une violence qui peut être à la fois verbale, physique et psychologique, dégradant l’image qu’a la victime d’elle-même.

Que dit la loi ?

Les violences à caractère sexuel, telles qu’elles sont définies par le code pénal, peuvent prendre la forme d’un crime dans le cas du viol, et de délits tels que les agressions sexuelles et le harcèlement sexuel. Ces comportements sont donc punis par la loi parce qu’ils portent atteinte à la santé mentale, physique et psychologique d’autrui. La sphère sexuelle est dominée par le consentement. Sans ce consentement, les actes sont nécessairement constitutifs d’une infraction réprimée par la loi pénale sur différents fondements : le viol lorsqu’il y a un acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis par violence, contrainte, menace ou surprise (article 222-23 du code pénal), l’agression sexuelle en cas d’atteinte sexuelle sans pénétration mais commise avec violence, contrainte, menace ou surprise (article 222-27 du code pénal) ou encore l’atteinte sexuelle lorsque celle-ci est commise par un majeur sur un mineur de moins de 15 ans et ce même sans violence, contrainte, menace ni surprise (article 227-25 du code pénal). Ces comportements sont lourdement sanctionnés pénalement et peuvent être aggravées selon les circonstances dans lesquelles se sont produits les faits. Ainsi, le viol est passible de 15 ans de réclusion criminelle voire de 20 ans si le viol est commis sur un mineur de quinze ans ou par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions (Articles 222-23 et 222-24 du code pénal).

La présomption d’innocence du violeur « l’alibi judiciaire « contre l’enfant victime de viol

Oui toute personne mise en cause dans une procédure judiciaire doit être présumée innocente. Or ce principe peut aussi ouvrir la voie, à une interprétation erronée du fait pénal. Car venir dire à un enfant victime d’un acte horrible de viol, qu’on suspend son rapport à la réalité « attend nous te dirons dans cinq ans si tu as été viole » est aussi extrêmement dommageable.

Ainsi, une mauvaise interprétation du droit pénal peut aussi gravement affecter l’enfant victime qui cherche la protection de l’adulte. Et ainsi, encore entraver la réparation de l’enfant.

Profiling, comprendre la pédophilie et son passage à l’acte ( la pédocriminalité) ou aucun des deux et faire du mal à un enfant

On peut être l’un sans l’autre, commettre des actions de violence sur l’enfance, passer à l’acte sans être un pédophile, ou pédocriminel cad sans avoir d’attirance pour l’enfance. Et là justement il s’agit de domination et de perversion. On considère que sur les viols sur enfants, seuls 40 % sont vraiment attirés par eux !

Le reste ce sont des viols par opportunité, de domination et de violence.

La pédophilie faut il le rappeler, est un trouble psychiatrique reconnu par le DSM-V qui peut se traiter par des traitements anti impulsifs. De la même manière que pour la Schizophrénie ou la bipolarité. La personne dans ces cas précis, est handicapée par sa maladie mentale et souffre dans son quotidien.

S’agissant des pédocriminels, il s’agit de personnes qui n’ont pas des troubles homosexuels mais qui ont des pulsions pour les enfants et qui sont passés à l’acte.

Selon la Garde des Sceaux, 70 000 plaintes pour viols ou agressions sexuelles sur mineurs sont actuellement en attente de traitement dans les tribunaux.

Lundi 8 juin, Yael Braun Pivet, la présidente de l’Assemblée Nationale a demandé au gouvernement d’inscrire en urgence à l’ordre du jour l’examen de la proposition de « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles. Bruno Retailleau quant à lui se dit favorable à une castration chimique « obligatoire »

La castration chimique devient donc obsolète pour ces prédateurs qui ne sont pas attirés par l’enfance.

Les violences sexuelles : comment les prévenir notamment dans le milieu de la petite enfance

D’abord, il faut considérer désormais pour tous les professionnels qui vont travailler pour la petite enfance, la nécessité de répondre à un genre de questionnaire. Comme un repérage systématique.

Libérer la parole de l’enfant et l’accompagner avec empathie

En acceptant d’en parler à une personne et/ou à une structure de confiance. Mais pour cela, il faut que les personnes ayant l’autorité sachent poser les bonnes questions. Qu’ils soient formés à cet exercice. Si l’on considère que dans une classe d’école sur les trente élèves, il y a au moins trois enfants qui sont victimes de violences sexuelles. On sait qu’au sein de l’école le travail est nécessaire.

Oui il faut apprendre à ne plus détourner le regard et à libérer la parole de l’enfant.

Mais à notre petit niveau en tant que parent avec son enfant :

Sensibiliser notre enfant face à des « conduites douteuses » dans l’entourage.

Amener les « pères » à être plus présents dans leur rôle à l’école etc.

Encourager le traçage électronique des « cas suspects susceptibles de passer à l’acte »

Neutraliser les récidivistes et les mettre en surveillance pour empêcher un nouveau passage à l’acte

Encourager les questionnaires des formateurs et personnels qui travaillent avec l’enfance

Lisez notre entretien avec Nathalie Cougny

Il faut installer un climat de confiance, qui fasse que la victime accepte de se livrer.

Un repérage via des questionnaires peut se faire aussi dans tous les milieux en rapport avec l’enfance, après l’école, le domaine du sport par ex. Pour cela, il faut former le personnel à l’exercice de l’anamnèse (antécédents, médicaux, familiaux, etc.)

Mais il faut aussi apprendre à comprendre le prédateur et son modus operandi avant passage à l’acte

Lisez notre entretien avec Latifa Bennari

PLUS des deux tiers des recommandations formulées en 2023 par la CIIVISE ont été ignorées

En effet, un rapport de la commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles   CIIVISE faites aux enfants, remis lundi au gouvernement, exhorte à aller plus loin dans la mise en œuvre des mesures préconisées fin 2023.

82 recommandations avaient été émises, 62 mesures font l’objet d’une mise en œuvre effective mais moins d’un tiers ( 28%) des mesures sont pleinement effectives.

Concernant les 17 mesures jugées prioritaires, seules trois sont à ce jour opérationnelles selon la CIIVISE.

Quid surtout du questionnaire systématique via anamnèse et de la formation pour les professionnels de l’enfance ?

La CIIVISE avait construit en partenariat avec certains ministères un programme de formation pour les professionnels aux repérages et aux signalements (une formation de formateurs interministériels fin 2023) mais cela a été arrêté. Depuis 2023 plus rien et ainsi, des vocations de plusieurs milliers de personnes qui auraient alors compétentes pour signaler accompagner protéger l’enfance, rendus obsolètes par un projet que l’on a rendu mort-né.

Mais malgré toutes ces incohérences et à défaut de, il faut que collectivement les bonnes questions continuent à être posées, en prévention (dans les conservatoires, les hôpitaux, les écoles, les structures policières) poser les bonnes questions aux enfants et aux enfants porteurs d’handicaps cognitifs (recommandations de la CIIVISE)

L’enjeu dépasse largement la question du budget, c’est un enjeu moral de défense social, sans pour autant oublier que le cout économique pour les dépenses publiques des violences sexuelles faites aux enfants coute à l’Etat neuf milliards d’euros chaque année. Rien que pour les dépenses de l’Etat. Couts résultant des conséquences psychosociales liées aux violences sexuelles sur les enfants.

Lisez notre entretien avec la psychologue clinicienne Barbara Para qui fait aussi des audits sur les enfants mais qui nous parle ici des conséquences psychosociales des violences sur les femmes notamment

Il faut aller plus loin plutôt plus vite !

Compte tenu de la gravité des faits et des conséquences physiques et psychologiques qui peuvent en résulter, il est important que l’enfant victime puisse parler, librement de ce qu’il a vécu, à des personnes de confiance, qu’il s’agisse de l’entourage familial, amical, ou auprès de structures d’écoute dans ou à l’extérieur de l’établissement dans lequel elle évolue. Il s’agit d’une première étape nécessaire qui pourra être complétée ou suivie d’une démarche de signalement des faits (avec l’accompagnement éventuel de la personne ou de la structure) auprès des autorités compétentes en vue de l’exercice de poursuites, notamment pénales, contre-le ou les auteur(s) de ce comportement. Oui tout cela on le sait, la CIIVISE proposait réellement des solutions, mais tout son travail a été ignoré.

Une fois la parole de l’enfant victime libérée il FAUT ASSURER SA PROTECTION

C’est un enjeu moral collectif majeur, malheureusement le drame de la petite LYHANNA nous renvoie à un écueil de solutions voire à un naufrage judiciaire et étatique majeur.

Si rien ne se passe après le coming out de l’enfant, si l’enfant ne veut plus aller à l’école au centre aéré ou à la maison car il est victime d’inceste ou de violences sexuelles, que faire ?

Se réfugier derrière la présomption d’innocence du « violeur » et lui dire d’y aller quand même ? faut-il aussi criminaliser les ou le parent protecteur pour non « présentation de l’enfant » au parent abuseur ?

La loi a heureusement progressé en ce sens, en suspendant les poursuites contre le parent protecteur, c’est déjà un pas vers la protection de l’enfant (dossier inceste) (Décret n°2021-1516 du 23 novembre 2021 tendant à renforcer l’effectivité des droits des personnes victimes d’infractions commises au sein du couple ou de la famille (Journal officiel du 24 novembre 2021).

Mais il reste encore beaucoup à faire … ce n’est pas la guerre à faire, mais une bataille dans la guerre à remporter…

Et la première bataille, c’est de faire voter CETTE LOI INTEGRALE chapeautée par la Fondation des Femmes : 150 associations, ONGs et syndicats de la coalition féministe et enfantiste sont unis pour une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants.

Une union historique où féministes et  enfantistes mènent un même combat pour mettre fin aux  violences sexuelles. Des violences essentiellement masculines. Plus que jamais, il faut  contrer les résurgences des discriminations sexuelles, harcèlements, violences, masculinismes et patriarcat en tout genre.

STOP à l’omerta, le déni, la langue de bois, et une impunité qui continue de prévaloir.

Le gouvernement doit garantir la protection de ses citoyens et de ses enfants, socle des générations futures.

Conclusion

Il y a une exigence d’écoute et de disponibilité plus que cruciale pour l’enfance désormais, elle concerne d’abord les policiers puis les experts médicaux, les juges, lorsque l’enfant est victime.

Mais cela s’impose également aux parents, aux enseignants, au personnel de la petite enfance et aux éducateurs. Et ceux qui sont dans notre gouvernement.

Il faut que tous ces adultes qui sont au quotidien dans une position d’autorité, soient plus que jamais concernés et vigilants.  Il faut aussi qu’ils changent leur attitude face à l’enfance. Moins de coercition, de suspicion, laisser l’enfance s’exprimer.

Oui car l’autorité considère souvent que l’enfant est capricieux et que lui l’adulte, sait mieux que l’enfant, il sait ce qui est mieux pour lui et bien souvent il lui impose le silence.

Casser cette vision écornée de l’enfance, signifie rejeter cette forme de pédagogie stigmatisante et archaïque. Une vision primaire qui doit être remplacée par une vision plus empathique de la figure d’autorité face à l’enfance.

Car c’est bien cette vision-là, qui va autoriser justement la libération de la parole de l’enfant.

L’adulte va alors prendre réellement conscience de ses responsabilités et son écoute sera cruciale.

Cette nouvelle autorité permettra alors de mieux accompagner l’enfance tout en satisfaisant ses besoins.

S’agissant du cadre légal, il est possible de sortir du déni, de remettre la loi à sa place, d’être à la hauteur des enfants victimes et des adultes qu’ils sont devenus. C’est le sens des 82 préconisations formulées par le rapport de la CIIVISE.

La littérature et notamment la littérature contemporaine permet de révéler la réalité même quand cette réalité fait l’objet d’un déni ancien et puissant. C’est le cas des violences sexuelles faites aux enfants et notamment de l’inceste.

 Et pour conclure ce dossier qui a été très dur à faire pour moi en tant que maman activiste et experte genre, spécialisée sur l’Enfance de guerre, je vais sortir du territoire français et envoyer une pensée aussi car je ne peux faire l’économie de cela, aux enfants violés et tués dans le monde dans les guerres, instrumentalisés pour la faire et tous ceux qui meurent sous les bombes et dans les mains des « soldats ennemis » ayons aussi une pensée pour eux.

A tous les enfants torturés, violés, tués dans les geôles, consommés dans d’infames trafics dans le monde. UNE PENSEE d’amour et de lumière…

UFFP

UFFP la Fondatrice et Présidente FERIEL BERRAIES GUIGNY :
Tour à tour mannequin, criminologue, diplomate et journaliste, la franco tunisienne Fériel Berraies Guigny a lancé en février 2011, une Association loi 1901 du nom de United Fashion for Peace. Parmi les activités de l'Association, une Caravane de mode internationale qui met en avant la paix, la tolérance, le dialogue entre les civilisations par le biais de la mode et de l'artisanat éthique. Née dans la foulée du printemps arabe, cette Association réunit tous les artistes du monde pour la paix, désireux de donner de l'espoir dans des régions en crise ou en transition. Depuis le mois de mai dernier, le magazine en ligne a aussi vu le jour pour être le portevoix de tous ses combats pour une planète éthique. La première programmation de la Caravane de mode se fera prochainement en février 2012 en Afrique subsaharienne sous la thématique de l'éducation pour la paix à la Triennale de l'Education en Afrique. Sept pays ont été les Ambassadeurs, Tunisie, Maroc, Cameroun, Afrique du Sud, France/Niger et Burkina Faso.
Fériel Berraies Guigny dirige par ailleurs, depuis des années deux panafricains New African en co rédaction et New African Woman/ Femme Africaine qu'elle a crée pour le groupe de presse britannique IC publications. Elle a longtemps été journaliste correspondante presse pour la Tunisie.

UFFP Contenu rédactionnel webzine :
Magazine français pour une planète éthique. Se veut une plateforme internationale pour une mode éthique qui défend la paix, la tolérance, l'échange, le dialogue entre les civilisations par le biais de la culture, de la création et de l'artisanat. Rubriques : 'Planète éthique' - 'Le rendez-vous des entrepreneurs' - 'Ethnical Conso : beauté bio, manger éthique' - 'Ethical Fashion' - 'Eco Déco' - 'Culture éthique' - 'Eco Evasion' - 'Société et éthique' - 'Femmes d'Ethique' - 'Prix Ethique' - 'Paroles Ethique'.
Mission de l'Association UFFP :
La Caravane United Fashion for Peace est née ce mois de février passé dans la foulée du printemps arabe et suite au massacre de femmes ivoriennes dans le marché lors des affrontements civils dans le pays. C'est une Association loi 1901française, née du désir de rendre hommage a à tous ceux qui ont perdu la vie pour un idéal de paix dans le Monde, tous ceux qui ont été sacrifiés alors qu’ils recherchaient simplement la dignité humaine. Cette Association et plateforme internationale est apolitique, sans coloration religieuse ou ethnique, elle se bat pour la mode éthique, défend par le biais de la culture, de la création et de l'artisanat, la paix, la tolérance, l'échange, le dialogue entre les civilisations.
Dans le farouche désir de combattre pacifiquement les injustices sociales et économiques à l'encontre des peuples par la culture, elle entend véhiculer des messages d'humanité. Son slogan le beau au service de l'autre, permet des passerelles, des rencontres et l’ acceptation des diversités couture. L'esthétique pour l'éthique reste son credo.

United Fashion for Peace entend fédérer le meilleur de la création internationale dans le respect de la diversité, des us et des coutumes. Tout un symbole de paix aujourd'hui, alors que le Continent continue de subir les soubresauts de son histoire.
Investir dans la paix c'est investir dans les peuples
UFFP est une plateforme internationale destinée à valoriser la création éthique centrée sur le développement humain durable.
Pont couture entre les peuples du Monde, cette plateforme a pour vocation de faire la promotion d'une création éthique et sans frontières. Favoriser un jour le commerce équitable de ces produits, pouvoir faire venir les artistes sur Paris pour leur organiser des défilés et vendre leurs produits.
United Fashion for Peace, c’est un concept qui propose un défilé de mode « clés en main », une animation « décalée » à l’occasion d’une manifestation, d’un colloque, d’un forum, d’assises politiques, économiques, scientifiques.
United Fashion for Peace c’est la présentation d’artistes qui font vivre et revisitent une culture, c’est un témoignage de richesse et de savoir faire, c’est la promotion du développement durable avec l’ambition d’accéder à la conscience durable
United Fashion for Peace c’est un vecteur d'amour et le partage dans la création.
Pour les organisateurs il s'agit de créer un évènement mais aussi de véhiculer une philosophie de vie dans la création. Pour laisser quelque chose aux générations futures " loin des passerelles du luxe, UFFP est avant tout une histoire d'amour et d'amitié avec les peuples, leur création, leur identité et leur patrimoine au service de l'autre.

C'était une idée, elle est devenue un projet, aujourd'hui une Association qui a hâte de trouver des programmateurs, des sponsors et des partenaires afin de pouvoir sa première édition.
UFFP dans le Monde
UFFP est à la recherche de programmations dans le Monde, de partenaires et de sponsors qui souhaiteraient se rapprocher de l'éthique, du développement durable, de la préservation des Arts et métiers, des droits de l'homme, de la culture et de la parité, sans oublier le dialogue entre les civilisations qui sont les valeurs qu'elle véhicule.
A chaque programmation dans un pays où événement donné, sont mis en avant les créateurs du pays hôte qui sont dans l'éthique.
UFFP s'adapte à toutes les thématiques et les rencontres politiques, économiques, culturelles, développement, environnements, bio, bilatérales, multilatérales, fêtes d'indépendance, fêtes nationales, parité, jeunesse, droits de l'homme, ou encore pour médiatiser une problématique donnée de la région.
A terme, L'Association voudrait pouvoir faire également du caritatif, et organiser des ventes de charité, au profit d’une ONG ou association défendant des valeurs similaires et la mettre en avant à l'occasion d'un défilé programmé.
Siteweb: http://www.unitedfashionforpeace.com
contact: unitedfashionforpeace@gmail.com

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La promotion d’un pays passe par la mise en avant de ses valeurs, de ses atouts et par une communication à la fois ciblée, régulière et soutenue. La Côte d'Ivoire de la paix et de la réconciliation souhaite développer un tourisme culturel mais également donner une image positive d’une Afrique à la fois moderne et traditionnelle où les valeurs humaines, sociales et pacifiques prédominent.

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